Marthe Richard et la fermeture des maisons closes

Le 4 septembre dernier, la députée La République en marche Valérie Gomez-Bassac provoquait le débat après un article dans le journal Var Matin : elle y proposait de rouvrir les maisons closespour assurer aux prostituées « les règles les plus élémentaires d’hygiène et de sécurité ». Une proposition qu’a pu inspirer la mort de Vanesa Campos, une prostituée trans tuée par balles le 30 août 2018 alors qu’elle travaillait au bois de Boulogne.

Un drame qui remet l’interdiction des maisons closes sur le devant de la scène. Votée dans l’après-guerre, cette Loi met alors un terme à un système datant de 1804, qui faisait de l’Etat « le plus grand proxénète de France ». La « Loi dite Marthe Richard », selon l’appellation officielle, ne porte pas le nom du parlementaire qui la déposa, mais celui d’une femme que rien ne prédisposait à devenir l’emblème de la fin des maisons de tolérance.

Retour sur un destin romanesque, celui de Marthe Richard, et sur la loi controversée qui porte son nom…

Invité : Thierry Schaffauser, est porte-parole du STRASS (syndicat du travail sexuel) travailleur du sexe et militant pro-prostitution. Titulaire d’un Master en Histoire du Genre à l’Université London Metropolitan, il participe, en 2009, à la création du STRASS. Il a fait paraître Les luttes des putes à La Fabrique éditions, 2014, et il tient depuis juillet dernier un blog sur le journal Libération intitulé « Ma lumière rouge ».

 AFFAIRES SENSIBLEdu lundi 24 septembre 2018 par Fabrice Drouelle

Marthe Richard et la fermeture des maisons closes – France Inter

Danielle Thiéry : « Durant ma carrière dans la police, j’ai accepté toutes sortes de missions car je voulais démontrer que rien n’est interdit aux femmes »

Retour sur l’émission du 12 avril 2018 – Entretien avec l’écrivaine Danielle Thiéry qui fut la première femme commissaire divisionnaire de la police en France et qui signe aujourd’hui un nouveau roman mettant en scène un tueur d’enfant, une variation terriblement réaliste de M le Maudit…

Danielle Thiéry : « Durant ma carrière dans la police, j’ai accepté toutes …

Jeudi polar avec Danielle Thiéry, écrivaine, ancienne commissaire divisionnaire de police, pour Féroce aux éditions Flammarion.

LE RÉVEIL CULTUREL par Tewfik Hakem

85 – Portrait du jour : Sylvie Anahory, historienne de l’art et romancière

« … L’incursion vers le noir est donc arrivé très tôt. Mes premiers textes, des nouvelles, sont assez dures me dit-on, imprégnées de corps meurtris, mais pas gore pour autant. J’essaie d’entraîner le lecteur, qui voudra bien me suivre, à imaginer au-delà du texte. C’est d’autant plus violent. L’imagination dépasse le texte et le lecteur fait sa part de création. J’aime beaucoup le suspense, en littérature comme au cinéma… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son  85ème Portrait du jour – Criminocorpus, le blog d’informations reçoit Sylvie Anahory, romancière auteure de « Aucune terre ne sera mienne » et Terres de sel

Bienvenue Sylvie sur le très sérieux  Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … 

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Sylvie Anahory -« J’ai écrit mon premier texte, illustré s’il vous plaît, vers l’âge de sept ans. Une histoire horrible et noire : la mort de Kiki, petit moineau parisien trouvé entre les roues d’une voiture. L’agonie fut lente : plus de vingt-quatre heures. Ce fait divers devait me marquer à jamais. La découverte des Oiseaux de Hitchcock fit le reste. Bref, les oiseaux et moi, une longue histoire noire ; de fait mon prochain roman évoque souvent les volatiles.

L’incursion vers le noir est donc arrivé très tôt. Mes premiers textes, des nouvelles, sont assez dures me dit-on, imprégnées de corps meurtris, mais pas gore pour autant. J’essaie d’entraîner le lecteur, qui voudra bien me suivre, à imaginer au-delà du texte. C’est d’autant plus violent. L’imagination dépasse le texte et le lecteur fait sa part de création. J’aime beaucoup le suspense, en littérature comme au cinéma.

Ma formation d’historienne de l’art me permet d’aiguiser le regard sur des détails a priori sans importance, mais qui se dévoilent par la suite. J’utilise donc la description pour développer la trame narrative et valoriser le suspense. Progressivement je m’oriente vers une écriture qui développe le suspense. Mes autres formations en histoire et anthropologie m’aident à circonscrire le texte dans un contexte historique pour lequel j’effectue de nombreuses recherches avant de rédiger. Mes premiers romans « Aucune terre ne sera mienne » et Terres de sel,sont fortement ancrés dans l’histoire (Guerre d’Espagne pour le premier et le Béarn de la fin du XVI à la fin du XIX siècle). Le prochain se déroulera à Paris, en 1960. En parallèle je rédige également un polar historique avec plusieurs périodes mêlées. »

Marie Moinon, résistante – Bibliothèque François Villon

Conférence par André Krol et Odile Mercier de l’association Histoire et Vies du 10e.

Marie Tible épouse à Paris Jean Moinon avec qui elle reprend en 1930 un restaurant au 19 de la rue du Buisson-Saint-Louis. C’est là qu’ils seront arrêtés par la Gestapo le 22 janvier 1944. En effet, en juillet 1943, Jean était entré dans le mouvement de Résistance (le SOE) et Marie le secondait. Elle sera déportée au camp de Ravensbrück et gazée le 5 mars 1945.

Dans le cadre de la 23e Saison interculturelle du 10e : « Les Femmes dans la cité » du collectif d’associations Ensemble nous sommes le 10e, venez redécouvrir la vie de Marie Moinon, figure historique de l’arrondissement.

Retrouvez tout le programme de cette 23e Saison ici.

La Polonaise : Cette immigree qui a evite un second Oradour (Alain Michalak)

Parution du livre le 2 juin 2016 – 10 juin 1944 : le plus important massacre nazi en Europe de l’Ouest fait 642 victimes à Oradour-sur-Glane. Mais voici un fait méconnu : au même moment, une seconde commune, Saillat, aurait dû rejoindre Oradour dans l’horreur. Partie à la même heure de Saint-Junien, une autre compagnie SS de la « Das Reich » a elle aussi une terrible mission de mort à accomplir. À sa tête le lieutenant Kleist de la Gestapo de Limoges, épaulé par 7 miliciens spécialistes de la traque des résistants. Son ordre : fusiller le directeur de la papeterie de Saillat ainsi que les 150 ouvriers au prétexte que 75 d’entre eux sont des résistants. Les SS sont déterminés à accomplir leur mission. Dès leur arrivée ils encerclent la papeterie et abattent un homme. Pourtant, ces SS dressés à obtempérer et à tuer repartent vers 19h sans avoir exécuté leur ordre. Pourquoi ont-ils désobéi à Saillat ? Parce qu’une immigrée polonaise fait preuve d’un culot incroyable. Appelée par Kleist qui veut l’interroger, elle livre un duel verbal acharné pour le convaincre de l’innocence du directeur et de l’absence de résistants dans le village. Ils sont pourtant très nombreux et parmi eux, son mari Léon, caché au même instant dans la papeterie. Si cette journée dramatique est le cœur de ce livre, il est indispensable de la replacer dans son contexte historique. C’est pourquoi l’auteur retrace le long périple de ses ancêtres qui ont traversé trois guerres. Ils naissent dans une Pologne occupée, vivent la Grande Guerre 14/18 dans des circonstances étonnantes, puis la guerre polono-russe. Arrivés dans le nord de la France fin 1928, ils fuient à l’arrivée des troupes allemandes en 1939 et s’installent provisoirement à Saillat. Au cours de ses longues recherches pour reconstituer cette histoire, l’auteur découvre avec stupéfaction l’étrange secret concernant la guerre 14/18, que par prudence, son grand-père a caché à sa famille jusqu’à la fin de ses jours… Ce livre est aussi un hommage aux soldats polonais qui se sont battus aux côtés des français au cours des 2 guerres mondiales ainsi qu’au réseau de résistance P.O.W.N auquel appartenaient Henri et Léon Orlowski, le fils et le mari de la Polonaise. L’historienne Janine Ponty, spécialiste des polonais de France, dénombre 18.000 résistants actifs au moment du débarquement. C’était la deuxième plus importante organisation de résistance contre l’occupant allemand en France. Environ 5.000 Résistants polonais tomberont au combat ou seront déportés. Leur devise était : « Pour notre liberté et pour la vôtre ». L’amitié Franco-Polonaise est ancestrale… Tous les personnages de ce livre ont existé. Tous les faits relatés sont authentiques et étayés par des preuves déposées au Centre de la Mémoire d’Oradour…

Petit fils de « La Polonaise », Alain Michalakrapporte pour la première fois, les propos tenus par sa grand-mère à Kleist. Il les tient de sa propre mère, qui elle aussi, a vécu ces événements. Preuves et témoignages inédits à l’appui, il détaille les coups de bluff de son aïeule pour sauver les habitant de Saillat et les résistants. Le plus stupéfiant et risqué étant celui qui a sauvé la vie du directeur de la papèterie… Autodidacte, il a d’abord exercé des des fonctions commerciales pendant 16 ans. Il s’est ensuite reconvertit comme rédacteur concepteur en marketing (copywriter) durant 27 ans en menant en parallèle une activité d’auteur dans le domaine du développement personnel dans la VPC.

Le bagne de Rochefort (1767-1852). Une nouvelle exposition proposée par Abigaëlle Marjarie…

00-vignette-bagne-rochefort.jpg__250x327_q85_crop_subsampling-2_upscaleLe bagne de Rochefort (1767-1852). Une nouvelle exposition proposée par Abigaëlle Marjarie, à découvrir sur Criminocorpus,

Abigaëlle Marjarie a suivi une formation en master de « Direction de projets ou établissements culturels, parcours développement culturel de la ville » à l’université de La Rochelle (2016-2018). Elle a réalisé dans le cadre de cette formation une exposition sur l’histoire du bagne de Rochefort (1767-1852)

(Rochefort, entrée de l’Arsenal (détail), C. Louis Mozin, Musée Hèbre de Saint Clément, inv. BA 22-134)


					

84 – Portrait du jour : Sandra Noël, auteure du polar « Serial Kloster »

« … Dans un couvent de sœurs franciscaines en Bavière, Sœur Annette découvre le corps démembré du père Schmidt dans le monte-charge. Lorsque la jeune novice Benedikta est à son tour retrouvée inanimée dans sa chambre, l’évêque du Vatican décide d’envoyer son agent Helmut Falk pour mener l’enquête en toute discrétion… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son  84 ème Portrait du jour – Criminocorpus, le blog d’informations reçoit Sandra Noël auteure de roman policier résidant en Alsace.

Elle participe régulièrement à des manifestations littéraires avec 5 – Portrait du jour : Benoit Herbet, l’auteur du roman

Bienvenue Sandra sur le très sérieux  Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … 

http://www.sandranoel.fr

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« Sandra Noël est originaire de Charleville-Mézières, ville natale du célèbre poète Arthur Rimbaud. Passionnée de littérature et de langues étrangères depuis son plus jeune âge, elle a poursuivi des études de Lettres et Civilisations à Reims. Depuis 2010, elle vit à Illkirch en Alsace et participe à des ateliers d’écriture créative. Serial Kloster est son premier roman policier. En mars 2017, son livre obtient la mention spéciale polar du prix du salon de la Krutenau. Son deuxième roman policier Apocalypse 6-12 : un jour, je te retrouverai paraîtra courant octobre 2018. Il reprend le héros de Serial Kloster
et se déroule en partie en Alsace.

PRÉSENTATION DE SERIAL KLOSTER :

serial-kloster-708606-264-432Dans un couvent de sœurs franciscaines en Bavière, Sœur Annette découvre le corps démembré du père Schmidt dans le monte-charge. Lorsque la jeune novice Benedikta est à son tour retrouvée inanimée dans sa chambre, l’évêque du Vatican décide d’envoyer son agent Helmut Falk pour mener l’enquête en toute discrétion. Le FPI (faux prêtre infiltré) va découvrir plusieurs crimes odieux qui ont un lien étrange. En effet, les victimes ont été amputées de leurs pieds. Les lettres tatouées sur leurs bustes seraient-elles la clef de l’énigme ?

PRÉSENTATION D’APOCALYPSE 6-12 : UN JOUR, JE TE RETROUVERAI

Après la disparition d’un prêtre dans une paroisse d’Augsburg, le Vatican envoie Helmut Falk, son officier des services secrets, pour enquêter. Dans le même temps, des cambriolages ont lieu dans le voisinage. Convaincu que ces faits ont un lien avec la disparition du père Rödel, Helmut fait appel à son frère Josef, médecin légiste, pour résoudre ces affaires. Un élément important pour l’enquête va mener notre protagoniste jusqu’en Alsace : un exemplaire du Nouveau Testament qui porte d’étranges annotations sur les versets de l’Apocalypse. Un lourd secret enfin dévoilé va alors lui permettre de dénouer ce mystère… »

couverture-alpha-apocalypse

Cet article sera publié prochainement dans la rubrique PORTRAIT DU JOUR du  très sérieux Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …