Portrait du jour : Nathalie Baumhauer, l’auteure du thriller Klaus : Une enquête de Jarvis Brucester

« J’ai coutume de dire que l’on perd toujours quelque chose au cours de nos changements de vie, parfois une paire de lunettes, une autre fois c’est un album photo… Pourtant, ma nouvelle m’avait toujours suivie, fidèlement, sans qu’aucune feuille pourtant volante, ne vienne à s’égarer… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Aujourd’hui nous accueillons Nathalie Baumhauer l’auteure de Klaus : Une enquête de Jarvis Brucester où nous retrouvons le célèbre détective Jarvis Brucester …

Merci Nathalie pour ce moment de partage avec les fidèles lecteurs du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

« Je suis née en 1979 à Belfort.

Dès l’école primaire, j’avais un faible pour le français et me trouvais frustrée lorsque la consigne exigeait un quota de lignes dans une rédaction ; mon imagination me transportant, à cette époque déjà, au-delà des sentiers battus. En ce temps là, j’avais un faible pour les anciennes éditions de bandes dessinées de Tintin, celles qui fleuraient bon le temps passé.

J’avais alors 11 ans, lorsque j’ai commencé à écrire. D’abord de la poésie. Des carnets entiers aujourd’hui remisés quelque part dans ma maison, mais surtout dans un coin de ma tête. S’en sont suivies des histoires courtes, puis, en 1996, âgée de 17 ans, une nouvelle assez sombre qui allait former, bien des années plus tard, les contours de mon premier thriller, peut-être inconsciemment inspiré par « Le parfum » de Patrick Suskind, un livre pour lequel j’avais eu un véritable coup de cœur.

Fin des années 1990, je changeais totalement de registre et me lançais sur scène en tant que chanteuse, dans le groupe de musique de mon père, avant d’être repérée par un producteur avec lequel je signais un single chez Universal, sorti en 1999. J’ai assuré sa promotion sur scène, avec quelques dates en France, notamment un plateau NRJ, mais également sur l’île de la Réunion.

Quelques années plus tard, je faisais la connaissance de mon futur mari et, tel un signe du destin, ma nouvelle, écrite bien des années auparavant, me suivit dans nos nombreux déménagements.

J’ai coutume de dire que l’on perd toujours quelque chose au cours de nos changements de vie, parfois une paire de lunettes, une autre fois c’est un album photo… Pourtant, ma nouvelle m’avait toujours suivie, fidèlement, sans qu’aucune feuille pourtant volante, ne vienne à s’égarer. J’avais pris cela pour un signe. Sous l’impulsion de mon mari, je reprenais donc l’écriture de ce texte en 2013, soit 17 années plus tard, puis me lançais un pari fou : celui de le soumettre à une maison d’édition.

C’est finalement chez Editions Ex AEquo , dans les Vosges, que je signais un contrat d’édition pour « Le dépeceur », parut en 2014.

« Un privé est né », une nouvelle, préquelle en quelque sorte du Dépeceur, est sortie en 2015.

Aujourd’hui, après pas moins de trois ans d’écriture, vient de paraître « Klaus : Une enquête de Jarvis Brucester « , dans lequel on retrouve mon personnage principal ; Jarvis Brucester, détective privé de son état, plongé malgré lui, au cœur d’une affaire complexe et dérangeante qui, bien que relevant de la fiction, trouve son origine dans un contexte bien réel.

« Ce que nous faisons pour nous même disparaît avec nous. Ce que nous faisons pour les autres et le monde est immortel et demeure ». Albert PAINE

J’en ai trop dit ou pas »

Nathalie Baumhauer Auteure – Home | Facebook

Portrait du jour : Laurence Dionigi, l’auteure de l’Opération d’Encre et d’Azur

« Quand je portais des jupes plissées et des couettes, je voulais devenir astronaute. Je découpais toutes sortes d’articles qui traitaient des programmes aérospatiaux, j’essayais de percer la théorie du big bang ainsi que celle de la relativité… »

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Aujourd’hui c’est « le plus beau sourire de Nice » qui s’invite sur le blog pour le petit exercice autobiographique :  Laurence Dionigi l’auteure de l’ Opération d’Encre et d’Azur

Merci Laurence pour ce partage. Amitiés. Philippe

« Difficile de se définir quand on a 1000 passions…

Quand je portais des jupes plissées et des couettes, je voulais devenir astronaute. Je découpais toutes sortes d’articles qui traitaient des programmes aérospatiaux, j’essayais de percer la théorie du big bang ainsi que celle de la relativité. J’étais fascinée par le lancement de fusées, porteuses d’espoir, qui s’élançaient dans un brouhaha inquiétant vers de sombres contrées sans assurance d’un billet de retour. Le film « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick me marqua profondément par son lot de questions métaphysiques et sur son renvoi de l’homme à sa juste place dans l’Univers. D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Et vers où nous dirigeons-nous ? Et surtout… pourquoi ? C’est donc naturellement, que je me suis orientée vers un choix plus prosaïque, celui de devenir archéologue. Hélas, c’était sans compter sur la décision inflexible de mon professeur principal au lycée qui subordonnait la recherche et découverte des hommes préhistoriques à l’excellence en maths et sciences physiques ce qui n’était pas mon point le plus fort et ma passion visiblement pas suffisante pour envisager cette noble carrière.

Il est vrai que dès mon enfance, j’ai dévoré les livres pour la jeunesse, et ce goût pour la lecture ne m’a jamais quittée et s’est intensifié et diversifié au fil des ans. Après les classes prépa HEC, j’ai intégré une classique école de commerce parisienne sans réelles conviction ni motivation.

Diplôme en poche, je suis donc partie explorer le monde : 10 ans à l’étranger à enchaîner des métiers aussi différents les uns que les autres saisissant ainsi des opportunités de travail qui m’ont conduite en Espagne, au Chili, au Mexique et au Gabon. Décennie ô combien enrichissante, véritable école de la vie et de connaissance de soi ! La découverte de ces civilisations m’a donné envie de les décrire et de raconter des histoires.

Vers les années 2000, j’ai publié des chroniques hebdomadaires en espagnol dans un quotidien mexicain, La Voz del Caraibe, puis dans quelques revues locales de Cancun. De retour en France en 2002, j’ai rédigé plusieurs recueils de nouvelles sur le Mexique. Après une pause bébé et un premier roman, Enlivrée aux éditions L’Harmattan qui relate l’histoire d’une femme enceinte d’un livre, j’ai publié une pièce de théâtre, des sketches qui ont été joués, une nouvelle érotique, un album jeunesse, un essai qui explique l’absence imposée des femmes de l’histoire de l’Art et deux romans historiques qui se déroulent sur la Côte d’Azur pendant et après la période de la 2ème guerre mondiale. Le dernier en date, « Opération d’Encre et d’Azur » aux éditions Balland, aborde pour la première fois le thème de Monaco sous l’occupation, sujet encore tabou et polémique, le blanchiment d’argent, la route des rats et le recrutement de scientifiques nazis dès 1944. Il faut dire que depuis 14 ans, j’officie dans le milieu bancaire, véritable poumon économique, secteur aux multiples scandales et abus en tous genres et inexorablement nerf de la guerre.

Dans mon temps libre, j’anime des salons littéraires et culturels et donne des conférences qui me procurent une grande satisfaction.

Quel sera le thème de mon prochain ouvrage ? Aucune idée… je me laisse guider par la passion… affaire à suivre ! »

PUBLICATION D’OUVRAGES

Essai

– Les grandes oubliées de l’Art, Hommage aux sculptrices et aux peintresses, Ed. Ovadia, 2018

– Féminin en Art Majeur, Hommage aux femmes « artiste peintre », Ed.Ovadia, 2016

Roman

– D’encre et d’Azur, Ed.Balland, 2018

– La légende de la Baie des couleurs, Ed. Ovadia (à paraître en 2018) – publié en 2014 chez BDA

 Enlivrée, Ed. L’Harmattan, 2011

Jeunesse

– Série des Yanou pilou, personnage choisi comme mascotte officielle de l’Unesco-06.

Yanou pilou n’aime pas son beau-père, Ed. Pixygraph, 2017

Yanou pilou n’aime pas le nouveau travail de maman (à paraître en 2018)

Recueil de nouvelles

– Psyché et l’amour, Ed. Edilivre, 2013

– Tequila et Sombrero, nouvelles pimentées du Mexique d’aujourd’hui, Ed. Edilivre, 2011

– Saveurs mexicaines, Ed. Le Manuscrit, 2007

– Le train bleu, Ed. Le Manuscrit, 2005

– Arrêt à Teotihuacan, Ed. Le Manuscrit, 2004

Théâtre

– Les psychopathes professionnelles

– Petits sketches absurdes pour grands nigauds, Ed.Edilivre, 2013

– Le retour des Rhinocéros, Ed. Edilivre, 2012

Les collectifs :

– Les gourmandises littéraires, Ed.Mille plume, 2016

– Le pouvoir, Ed. Edilivre, 2014

– Villas historiques du pays niçois, Ed. BDA, 2012

ÉVÉNEMENTIEL

– Organisatrice de salons littéraires (Fémin’auteures à Antibes depuis 2012 – Salon du livre à Monaco depuis 2016)

– Recherche d’auteurs, contacts presse et auprès des libraires.

– Animatrice de tables rondes

– Conférencière (thèmes : l’absence des femmes dans l’Art, la Côte d’Azur sous l’occupation, la littérature sud-américaine, la littérature érotique).

FORMATION

2018 Chargée en communication événementielle (en cours) – Cerfpa formation

2017 Accréditation de suivi du Mooc de l’école du Centre Pompidou sur l’art contemporain

1989-1992 Diplôme d’Experte en management de l’Ecole Supérieure de Gestion de Paris (ESG)

Etablissement et diplôme reconnus par l’Etat (niveau Bac +5) après classe prépa HEC

PUBLICATION DANS LA PRESSE

– Publications ponctuelles :

* Le Patriote, hebdomadaire niçois

* Lou Sourgentin, mensuel franco-niçois

* FAL-Mag, magazine bimensuel de l’association France Amérique Latine (2003-2004)

– Au Mexique (années 2001 – 2002) :

* Le quotidien « La Voz del Caraibe »

* La Cronica

* Le magazine littéraire « Tropo a la Uña »

CHRONIQUEUSE RADIO

– 2014 – 2015 : VIP RADIO ONLINE – http://vipradioonline.radio.fr (chronique ponctuelle)

– Eté 2010: TOP RADIO / RADIO VALLEES – FM 97.5

– 2005- 2010 : RADIO FREQUENCE K – FM 103.4 (émission littéraire hebdomadaire)

LANGUES ETRANGERES

Espagnol : courant – Anglais : intermédiaire – Italien : débutant

VIE ASSOCIATIVE

  • Membre de l’UPF (Union Internationale de la Presse Francophone)

  • Présidente de l’association Solidarity for the Future – Unesco 06

  • Membre de l’association Nouv’Elles (ex-Femmes 3000)

L’affaire Clinton-Lewinsky : La vérité si je mens

C’est l’histoire d’un adultère et d’une démocratie américaine qui perd la tête; nous sommes en 1998 quand naît ce scandale politico-médiatique à la Maison Blanche. Invité notre confrère Philippe Reltien qui était correspondant à Washington pour Radio France de 1990 à 2001.

AFFAIRES SENSIBLES du mercredi 6 juin 2018 par Fabrice Drouelle

Pour en savoir plus sur le site de France inter

Portrait du jour : Evane Luna auteure du livre de critique historique « Les trois épouses du roi Robert II le Pieux » ..

 « Explorer l’Histoire, pour moi c’est faire un travail critique à la recherche de la vérité, si tant est qu’on ne puisse jamais l’atteindre et fouiller dans tous les recoins de la mémoire, là où il n’est jamais bon d’aller, un peu à la manière d’un détective. »

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Aujourd’hui nous accueillons Evane Luna  auteure du livre de critique historique Les trois épouses du roi Robert II le Pieux : Suzanne …et passionnée par l’Histoire, l’art et les civilisations anciennes, et aussi le monde des romans noirs, policiers et fantastique

Merci Eva pour la spontanéité avec laquelle tu t ‘es pliée à ce petit jeu d’écriture pour les fidèles lecteurs du site criminocorpus. Ph.P.

« Passionnée par l’Histoire, l’art et les civilisations anciennes, et aussi le monde des romans noirs, policiers et fantastiques, j’ai suivi des études en Histoire médiévale à la Sorbonne.

Explorer l’Histoire, pour moi c’est faire un travail critique à la recherche de la vérité, si tant est qu’on ne puisse jamais l’atteindre et fouiller dans tous les recoins de la mémoire, là où il n’est jamais bon d’aller, un peu à la manière d’un détective. Mais c’est aussi un grand voyage dans l’imaginaire individuel et collectif. Je me penche toujours avec intérêt accru sur l’histoire criminelle et l’histoire des femmes.

J’ai eu la chance de pouvoir m’occuper de deux petites maisons d’éditions (Noir délire et Cavalier Vert). Si je devais maintenant avec le recul, faire le tour des auteurs qui m’ont le plus fasciné, je dirais Emily Brontë, Charles Baudelaire et Edgar Allan Poe, pour les romans et la poésie, Carl Yung et Frédéric Nietzsche pour les penseurs et Jim Thompson sur les chemins de l’obsurité. C’est avec une envie furieuse de raconter des histoires, créer des personnages ou m’attacher à des histoires réelles que je me suis mise à l’écriture depuis quelques années entrecoupées de périodes où je me consacre davantage à l’illustration. Un premier recueil poétique sort en 2017 sur les femmes : « Folles sanguines » aux éditions Granit, avec des illustrations de mon amie Marie Jacqueline Brunet et un livre de critique historique sur le rôle des reines au XIe siècle « Les trois épouses de Robert II le Pieux » aux éditions Histoire et critique. « Folles sanguines », ce sont 23 poèmes en forme de cris, dont « Matisse », primé au festival Godepoesia et traduit en catalan où l’on croise des personnages historiques comme la reine Jeanne la folle, ou encore la comtesse Erzébeth Bathory, mais aussi d’étranges poupées et des petites filles sur les bords de routes américaines.

Puis viennent deux livres illustrés sur les proverbes et les chats « Des chats et des proverbes », aux éditions Arts et Peinture Pigalle, et « Des chats et des proverbes » aux éditions Koikalit. Un amour des félins qui ne se dément pas puisque je finis actuellement un second recueil de textes poétiques illustrés où j’emmène le lecteur au cours de 12 nuits de l’Antiquité à la Belle Epoque, en passant par le Moyen-Age et la Renaissance, en compagnie de chats inquiétants. Le recueil qui doit sortir aux éditions Granit s’appellera « Nocturnes de chats ». Histoire et légendes sur les chats s’y mêlent pour une célébration de la nuit. On y rencontre le peintre-poète préraphaëlite Gabriel Rossetti et sa muse Jane Burden, la courtisane Veronica Franco, le dessinateur Steinlein et les poètes du cabaret du Chat noir, la déesse Bastet et même le diable en personne dans le Paris du XVe siècle ».

« Un tueur en héritage », premier tome de la trilogie « Nom de code » : Le polar choc de Gilles Delmotte 

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 « Aux US, il m’arrivait d’aller nager dans les clubs sportifs H24 à trois heures du matin. J’en ai aussi profité pour écrire dans les halls désertés des hôtels de luxe. J’y ai rencontré des âmes égarées, des artistes méconnus et des voyageurs ivres. Partout le monde brille de cette même beauté et partout il souffre des mêmes maux… »

 Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Gilles Delmotte est un pilote de ligne vivant dans le Moyen Orient depuis plus de dix ans.

Sa passion pour l’aviation lui a fait parcourir le monde depuis ses début dans les années quatre-vingt. Mais au travers de ses voyages dans ces horizons lointains, il a entretenu sa passion pour la photographie et la littérature.

Son travail photographique a été reconnu lors de ses nombreuses expositions à Dubai. Le prix d’honneur de la compétition d’Abu D’abi lui a été décerné en 2010 pour son image, Le prince du soleil…

Merci Gilles pour la spontanéité avec laquelle vous vous êtes plié à ce petit jeu d’écriture pour les fidèles lecteurs du site criminocorpus. Ph.P.

Rencontre avec l’auteur de roman policier Gilles Delmotte pour son livre « Un tueur en héritage », premier tome de la trilogie « Nom de code », paru aux PAVILLON NOIR en mai 2018 Un Tueur en héritage (Gilles Delmotte) – Criminocorpus

« Né en 1970, je viens du nord. Depuis l’enfance, les avions et navires qui quittent leur port me font rêver. Où vont-ils et quels étranges mondes vont-ils y découvrir ? Mon père me finança ma licence de pilote à dix-huit ans. Mes premiers jobs me firent surveiller des autoroutes en monomoteur à 200 mètres d’altitude ou transporter des passagers sur des vieux coucous branlants. En 2002, j’ai rejoint une grosse compagnie du Moyen-Orient sur Boeing 777. Mon premier vol me fit traverser l’océan Indien pendant dix heures avant d’atteindre Perth. La ville semblait perdue dans l’immensité australienne, minuscule îlot habité dans un désert aride. Quelques jours plus tard, je me posais à New York après un survol à basse altitude de la ville. La vie de pilote est spéciale, décalée et solitaire. Je me réveillais souvent à minuit pour à errer dans villes endormies. Avec le temps, j’avais pris d’étranges habitudes comme de m’entraîner au triathlon au milieu de la nuit. Aux US, il m’arrivait d’aller nager dans les clubs sportifs H24 à trois heures du matin. J’en ai aussi profité pour écrire dans les halls désertés des hôtels de luxe. J’y ai rencontré des âmes égarées, des artistes méconnus et des voyageurs ivres. Partout le monde brille de cette même beauté et partout il souffre des mêmes maux.

Dans cet univers romanesque, mon esprit a forgé des mondes mystérieux. C’est durant un voyage dans le grand Ouest américain qu’Un tueur en héritage a vu le jour. Traversant les villages perdus du Nevada, le sentiment d’abandon qui y régnait m’avait impressionné. Tout y inspirait l’oubli, la fin, la mort. On aurait pu disparaître dans ces ruelles désertées ou même s’y battre à l’arme lourde sans que personne n’en sache rien. Peu à peu, le scénario prit place. Un homme pris au piège par des puissants qui utilisent une force démesurée. Les personnages s’y sont intégrés naturellement. Ces puissants doivent être en relation avec l’industrie de l’armement. Noyés dans les six cents milliards de dollars du budget de la défense américaine, ces hommes ont perdu toute vertu et toute morale. Je les imagine corrompus par une carrière de marchand de mort, vide de toute humanité et prêt à tout pour protéger leurs sales secrets. La trilogie Nom de code met en scène quatre magnats qui, durant toute leur vie, ont tissé des liens irrécusables pour établir leur pouvoir. Les lobbyismes de leurs empires ont influencé chaque gouvernement. Ils tiennent les rênes du pouvoir et personne ne peut les inquiéter. Mais une dispute éclate sur leur fin. L’un d’eux décide alors de se venger avec cette même ingéniosité qui a fait leur puissance. Pour se faire, il embauche secrètement un ancien soldat à qui il confie un dossier, tout en s’assurant que ces anciens amis prennent connaissance de cette étrange opération.

Nom de code est écrit sur le concept d’une aventure simple masquant une affaire machiavélique. J’aime ces scénarios qui surprennent sans tomber dans le burlesque. Il faut du réalisme, de l’ingéniosité et de l’imagination pour assembler une trame comme une mécanique de précision. Les personnages d’Un tueur en héritage sont torturés par leurs passés. Tout comme nombres d’hommes de pouvoir, ils se compromettent dans leurs complots et autres trahisons qui finissent par les perdre. Leurs actes, dictés par une logique malsaine, les amènent à prendre des risques avant que leurs tentatives de sauvetage désespérées ne les embourbent un peu plus. L’histoire s’est mise en place étape par étape. Il me fallait des rôles secondaires que j’ai trouvés dans l’actualité. À l’image du hacker Garry McKinnon qui avait piraté le Pentagone durant 13 mois en 2001, effaçant des fichiers sensibles et paralysant l’approvisionnement en munition de la flotte Atlantique. Comme les autistes-Asperger que l’on trouve à la Silicon Valley, j’ai imaginé Jeffrey, génie informatique, personnage naïf et attachant qui peine à comprendre les réactions de ses contemporains. Il me fallait aussi un agent du FBI à la dérive, celle-ci ne fut pas difficile à trouver. Enfin, un héros sensible et dur à la fois, à la personnalité effritée et aux réactions imprévisibles. Là encore, un profil psychologique commun aux vétérans d’Afghanistan. Mon scénario était en place, il ne restait plus qu’à l’écrire.

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Cliché photographique du cockpit de l’avion piloté par Gilles Delmotte prise au large de la Nouvelle-Zélande au lever du jour. Mon copilote, Mitchell Douglas, deviendra l’un des personnages machiavéliques de Nom de code. 

L’actualité de ce monde troublé est une source d’information inépuisable. L’ingéniosité criminelle s’y étale sans interdits. Nom de code s’en inspire, c’est le roman de nos sociétés décadentes depuis leurs origines. Notre résilience est la clé de l’humanité, celle qui nous a permis de survivre à toutes ces tragédies. Mon héros affrontera la folie dévastatrice de puissants dévorés par l’angoisse de tout perdre. Y survivra-t-il ? La réponse dans Un tueur en héritage. Alors bonne lecture et à bientôt ! »

Profils Gilles Delmotte | Facebook

Le prix Clemenceau, premier concours d’éloquence du ministère des Armées

Le prix Clemenceau, premier concours d’éloquence du ministère des Armées, s’est déroulé, le 6 juin 2018, à l’hôtel des Invalides, en présence de Florence Parly, ministre des Armées. Sept candidats, issus d’écoles prestigieuses, militaires et civiles, ont traité librement un sujet précédemment donné. Tous les sujets étaient tirés de citations de Georges Clemenceau, en hommage au « Père la Victoire » pour le centenaire de la Grande Guerre. Le 1er prix pour l’élève officier Emma Zimmermann, Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, avec le sujet « Quand on est jeune, c’est pour la vie. »

ConcoursEloquence – 1er prix pour l’élève officier Emma Zimmermann

Portrait du jour : La romancière Corinne Javelaud

« Le patrimoine historique et culturel permet aussi de décoder le message des civilisations qui y sont nées, et durant une quinzaine d’années je me suis régalée de rencontres et de riches expériences sur le terrain qui m’ont construit »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud se consacre à l’écriture. Elle a publié plusieurs romans, notamment La demoiselle du mas du RouleLa dame de la Villa SaphirL’oubliée de la Ferme des brumes et L’insoumise de Carennac (Terre d’Histoires). Elle a par ailleurs reçu le prix de l’Académie des Belles Lettres et Beaux-Arts.

Aujourd’hui nous accueillons la romancière Corinne Javelaud – Wix.com  qui nous parle de sa « grande histoire d’amour avec le roman » pour le plus grand bonheur des fidèles lecteurs de Criminocorpus.

Merci Corinne de vous être pliée à ce petit jeu d’écriture. Ph.P.

Corinne Javelaud – « Si écrire a toujours été une évidence, ce n’était pourtant pas ma priorité au moment de choisir une orientation professionnelle. Peut-être me manquait-il la maturité, le vécu, la connaissance ? J’avais besoin de grandir, de m’ouvrir au monde et d’essayer de le comprendre. Sans l’ombre d’une hésitation, j’ai choisi d’entreprendre des études de tourisme parce que, curieuse, indépendante et intuitive, je me projetais totalement vers l’un de ces métiers où l’on sillonne le monde en accompagnant des circuits ou en montant des projets touristiques. Le patrimoine historique et culturel permet aussi de décoder le message des civilisations qui y sont nées, et durant une quinzaine d’années je me suis régalée de rencontres et de riches expériences sur le terrain qui m’ont construite. J’ai toujours eu beaucoup d’imagination et face aux paysages époustouflants que j’ai eu la chance de découvrir, je me suis souvent prise au jeu de la rêverie et de la méditation en inventant des histoires et des personnages, j’éveillais mon esprit romanesque…Sans doute que la vie ne me suffisait pas. Cela reste un mystère.

Si j’ai écrit un premier roman qui n’a jamais été édité, où je relatais une histoire complètement folle que j’avais vécue, j’ai alors vite compris que j’avais attrapé le virus de l’écriture ! De tous temps, j’avais consigné des notes sur des carnets, des impressions de voyage, de manière convulsive et je réalisais que peut-être, avec de la persévérance, une bonne dose de travail, un peu de chance…. Alors j’ai pensé « Donne-toi la permission d’être une débutante » car j’avais bien l’intention de me surpasser.

Même si j’avais franchi un premier pas, la route a été longue et semée d’embuche car on ne devient pas romancière en claquant des doigts. Les exigences d’écriture réclament un entrainement régulier. Même si la récompense, ce sont les personnages qui permettent de disposer de mille vies dans une liberté de création incroyable, cela réclame une sacrée dose de travail !

Bien que publiant pour une ligne éditoriale Histoire/Terroir, l’éventail de sujets possibles est vaste et je n’aurais pas assez d’une vie entière pour creuser le sillon de tous mes projets.

Si j’ai débuté mon patchwork en douceur, je n’ai depuis jamais cessé d’assembler les petits morceaux de ma grande histoire d’amour avec le roman. Je suis convaincue aujourd’hui que ma première vie m’a enseigné les fondamentaux qui animent ma plume de romancière. »

Elle publie dans la collection « Terres d’Histoires » de City Editions – Hachette distribution

2014 « La demoiselle du mas du roule » repris par France Loisirs en 2015 et en livre de poche en 2016

« La dame de la villa saphir » 2015 (City Editions)

« L’oubliée de la ferme des brumes » 2016, repris par France Loisirs en 2017

« L’insoumise de Carennac » 2017 (Terres d’Histoires – City Editions)

« Les amants maudits de Venise » Janvier 2018 – City poche (Prix des Belles Lettres et Beaux Arts du Pays de Caux en 2009)

« Un été d’orage » Mars 2018 ( City Editions – Terres d’Histoire