Belles de jour. Prostituées, clients et proxénètes, Le Sociographe, 2017, n°59.

Présentation du numéro : Les recherches sur ce thème se sont essentiellement intéressées aux trajectoires des personnes prostituées, en étudiant leurs comportements, leur passé sexuel, leur état de santé physique et mental, ainsi que les discriminations dont elles font l’objet.

Au sein de notre société, deux grandes approches de la prostitution s’opposent, selon que l’on considère celle-ci comme un choix librement exercé ou le résultat d’une violence contre les femmes.

Dans la première approche, les femmes (voir les hommes aujourd’hui) peuvent disposer librement de leur corps, la prostitution est un choix voulu, consenti. Elle est donc un métier comme un autre.

La deuxième perspective considère la prostitution comme une violence à l’égard des femmes et constitue une exploitation non seulement des femmes prostituées mais de l’ensemble des femmes présentées comme une « marchandise ». Ces dernières sont donc définies comme des objets sexuels destinés à répondre aux besoins des hommes, en tant qu’épouses ou comme prostituées.

Si les positions abolitionnistes souhaitent que l’on donne un statut officiel de travailleur aux personnes qui se prostituent, les tenants de la réglementation préfèrent que l’on installe la prostitution dans des lieux réservés, que l’on punisse les prostitués qui travailleraient en dehors ainsi que les clients. Il s’agit donc clairement pour ce numéro de dépasser les clivages habituels que pose la question de la prostitution en se proposant de mettre au cœur de la discussion des orientations qui, habituellement, ne cohabitent pas, sans parti pris ni équivoque.

Dossier coordonné par Anne-Françoise Déquiré (membre du Comité de rédaction, enseignante à l’Institut social de Lille)

Présentation de la revue : Le sociographe est une revue trimestrielle d’instituts de formation associés et d’établissements partenaires du travail social. Elle alimente et guide la recherche dans le travail social et médicosocial. Elle propose également la publication annuelle d’un hors-série.

écrire au sociographe : contact@champsocial.com

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Le guide juridique des femmes victimes de violences

On peut envoyer des tas de tweets et attendre l’indignation des jurés de Hollywood. Mais, avant toutes choses, savoir quoi faire ici et maintenant. Le GUIDE JURIDIQUE DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE de My-Kim Yang-Paya et Céline Marcovici ( Alma Editeur ) est également disponible en numérique.

Comment engager des poursuites ? Peut-on obtenir l’incarcération de l’agresseur ? A-t-on le droit, suite à des coups, de quitter le domicile ? Comment protéger l’enfant d’un père violent à l’endroit de sa mère ?, etc. Autant de questions auxquelles ce guide répond.

Le divorce par consentement mutuel date de 1975, la première campagne d’information sur les violences conjugales remonte à 1989 (plus de 200 000 femmes en sont victimes chaque année en France). Ce n’est qu’au xxie siècle que la nécessité de légiférer pour endiguer les violences physiques, sexuelles ou psychologiques dont sont victimes les femmes dans leurs couples, au travail ou dans leur vie quotidienne a été prise en compte. Depuis tout un train de réformes s’est ajouté dont la plupart sont ignorées ou mal comprises. C’est donc à une nécessité impérieuse qu’obéit la rédaction de ce guide juridique à la fois précis et grand public.

Les deux avocates qui signent ce livre répondent à toutes les questions que la victime, ses proches et l’entourage peuvent se poser. Elles montrent que les femmes qui sont la proie de violences disposent d’armes juridiques pour se défendre. En annexe, un lexique permet de comprendre la terminologie juridique parfois intimidante. Et les coordonnées des principales institutions et associations d’aide aux femmes victimes de violence permettent de savoir à qui s’adresser.

My-Kim YANG PAYA dirige l’Association Avocats Femmes et Violences créée en 1997 et Céline MARCOVICI en est la secrétaire générale. Elles sont toutes deux avocates à la Cour.

par My-Kim Yang Paya et Céline Marcovici

REVUE DE PRESSE

Le beau sourire de Marie Dubois (actrice Française)

Souvenir du beau sourire de MARIE DUBOIS actrice Française très connue dans les années 60 et qui nous a quitté le 15 Octobre 2014 a l’age de 77 ans.

Grande actrice française, Marie Dubois a suivi le cours de la Rue Blanche avant de jouerdans plusieurs pièces et à la télévision. François Truffaut la remarque et elle obtient un rôle dans Tirez Sur Le Pianiste en 1960. Elle tourne ensuite avec les plus grands acteurset réalisateurs de son époque, de Jean Gabin à Jean-Paul Belmondo , de Jean-Luc Godard à Louis Malle. Son rôle le plus célèbre est celui de la jolie blonde Juliette dansLa Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury avec Louis de Funès et un Bourviltotalement séduit. Malade , elle se fera plus rare à partir des années 1970 malgré debelles apparitions dans Garçon ! (1983) de Claude Sautet ou Les Caprices D’Un Fleuve(1996) de Bernard Giraudeau.

La violence féminine (Liliane Daligand)

Parution du livre le 28 octobre 2015 – Parler de la violence féminine provoque toujours un malaise tant il est difficile d imaginer la femme en criminelle… Lorsque c est le cas, elle est aussitôt traitée comme un cas unique, voire comme une victime.

Pourtant, la majorité des cas de maltraitance des enfants au sein de la famille est le fait des mères, et la délinquance des adolescentes est en nette progression, y compris pour des actes d agression à caractère sexuel. Quant aux hommes battus, ils sortent de leur silence. Les médias font un large écho aux crimes les plus spectaculaires, infanticides répétés, actes de barbarie guerrière… Sans compter les agressions quotidiennes souvent plus discrètes, verbales ou psychologiques, mais courantes au bureau ou à l école, qui peuvent provoquer d immenses dégâts.

Alors, faut-il en finir avec un tabou : la figure de la femme protectrice et aimante ? Ou, comme Liliane Daligand, se demander, en allant au-delà des statistiques, des faits et des études théoriques, ce qui a changé pour que cette violence, qui a peut-être toujours existé, éclate maintenant au grand jour ?

S’appuyant sur les expertises qu elle a été amenée à réaliser, l auteur éclaire les ressorts de cette violence, une violence que nous maîtrisons, mais qui n en reste pas moins enfouie en chacun de nous, hommes et femmes.

Docteur en médecine et en droit, Liliane Daligand est professeur de médecine légale et de droit de la santé à l’université Lyon I, psychiatre des hôpitaux au CHU de Lyon où elle est responsable des urgences psychiatriques et d’une unité d’accueil de victimes. Expert près la cour d’appel de Lyon, elle préside l’association VIFF-SOS Femmes, qui accueille et héberge des femmes et enfants victimes de violences à Villeurbanne. Elle est l’auteur de Violences et Victimes (Méditions, 1993

  • Éditeur : ALBIN MICHEL
  • Collection : ESSAIS DOC.

Liliane Daligand : « Parler de la violence féminine reste un sujet tabou »

« En France, il y a les trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie » – Isabelle Adjani –

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« En France, il y a les trois G: galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l’une à l’autre en prétextant le jeu de la séduction fait partie des « armes de l’arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. »

Laissons savoir à ces messieurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices, ou les ingénieures, les commerciales, les institutrices, les mamans ou les putains sont toutes libres de baiser, libres d’avorter.

Et libres de parler ! – Isabelle Adjani –

Affaires de harcèlement sexuel : à quoi servent les médias ?

Des révélations sur le producteur américain Harvey Weinstein au débat entre Christine Angot et Sandrine Rousseau en passant par la Une des Inrocks sur Bertrand Cantat, des affaires bien différentes mais qui interrogent sur le traitement médiatique du harcèlement et des violences faites aux femmes.

C’est le sujet qui a scandalisé tout le monde, fait la Une de tous les journaux, tourné en boucle sur les chaînes d’info au rythme des révélations, et suscité une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux des Etats-Unis à la France: L’affaire Weinstein, du nom de ce producteur de cinéma américain accusé d’avoir violé et agressé des dizaines d’actrices et d’avoir instauré un système qui a permis une véritable omerta… Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de France culture.

La Fabrique médiatique par Caroline Broué

Pourquoi la violence faite aux femmes

Mis en ligne le 13 octobre octobre 2017 – Alors que des hommes cèdent à leurs « pulsions irrépressibles et licites » selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s’étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?

heSam Université

Conférences

Un débat enregistré en 2014.

Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de « L’échange économico-sexuel »

Éliane de Latour, IRIS/EHESS

Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS

Françoise Héritier, anthropologue, professeure honoraire au Collège de France.

Pour en savoir plus sur France culture