Les volontaires féminines FFL

¨Mai 1941. Camp de Camberley. Les volontaires féminines FFL recrutées par la Française Simone Mathieu, créatrice de leur unité, s’initient au port du masque à gaz. Elles étaient, à cette date, 126. N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

___________________________________________________________________________________________

ob_a93e53_1687livor« Pour les engagées volontaires « mili­taires », le général de Gaulle signe l’acte officiel de création le 7 novembre 1940 « du corps féminin des volontaires fran­çaises » qui prend le nom plus ad hoc, le 16 décembre 1941, de « Corps des volon­taires françaises ». Cette création est une innovation de la France libre qui répond au souhait de Françaises de s’engager. Parmi elles, l’ancienne championne de tennis, Simone Mathieu, une des premières à avoir demandé une inscription au sein des Forces françaises libres (FFL). Elle a servi au cours de l’hiver 1939-1940 dans le Women Military Service et, le 19 juin 1940, ayant eu connaissance par la presse de l’appel du général de Gaulle, propose ses services au général. Faute de réponse et parce qu’elle menace de s’engager dans l’armée anglaise, l’amiral Muselier, chargé de l’intérim de De Gaulle alors à Dakar, lui répond d’autant plus favorable­ment que depuis l’été il emploie, à son état-major, des jeunes femmes qui portent un uniforme bleu marine dont il a lui-même choisi le chapeau. 11 charge Simone Mathieu de la mise sur pied de ce corps des volontaires féminines constitué sur le modèle anglais de YAuxiliary Territorial Service (ATS) et avec lequel elle apprend le métier à l’École des cadettes britan­niques.

5296livor

Pour former cette unité, elle passe des annonces dans les journaux spécifiant que les candidates doivent avoir entre dix-huit et quarante-cinq ans au plus et avoir la nationalité française (de naissance ou par leur mariage). Destinées à dégager les combattants des tâches civiles, elles sont conductrices, mécaniciennes, infirmières, médecins, secrétaires, simples plantons, photographes, dessinatrices. Certaines sont affectées au chiffre, d’autres au service de guet sur les toits de Londres les soirs d’alerte, plus généralement à tous les postes où elles peuvent remplacer un homme. D’autres, plus rares, deviennent parachutistes afin d’effectuer des missions en France. Elles signent, comme les hommes, un engagement pour la durée de la guerre plus trois mois et suivent l’instruction et l’entraînement avec leurs collègues anglaises de l’ATS au camp de Bournemouth…

Pour en savoir plus voir 18 destins du 18 juin: portrait de Simonne Mathieu portrait-de-simonne-mathieu/

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google

blog de Philippe Poisson

Projet de documentaire sur Paul Sarrette et le maquis Louis – Laurence Delleur. Journaliste, réalisatrice

thumbnail_photomontage paul (jpg)

« Je vais me battre non pas pour un mot, pour la gloire ou un drapeau, mais pour vous, pour les hommes, les femmes et les enfants, pour que vous viviez sans connaître encore les horreurs d’une guerre. Ce que nous avons de plus précieux, notre être avec son existence, ses pensées, ses actions et sourires, est menacé d’esclavage, avec une vie autre, sans bonheur. Cela ne sera jamais parce que des jeunes gens comme nous ont sacrifié leur vie, parce qu’ils se sont battus jusqu’à la fin. »

Ces mots sont ceux de mon grand-oncle, Paul Sarrette, le frère de ma grand-mère maternelle. Il a écrit cette lettre à ses parents avant de sauter en parachute depuis l’Angleterre. Ses parents ne l’ont jamais revu.

Il y a quelques semaines j’ai fait mon baluchon et je me suis rendue dans cette magnifique région du Morvan. J’y ai rencontré des hommes et des femmes qui chacun de leur côté ont oeuvré pour que la mémoire du maquis Louis perdure.

Je suis réalisatrice de documentaires et j’ai pour projet d’honorer moi-aussi la mémoire de Paul et de ces maquisards qui n’ont pas hésité à risquer leur vie pour nous à travers un film.

thumbnail_photo paul balcon dossier cnc

Je voudrais vous raconter l’histoire de ce fils d’un architecte niçois, amateur de cigares et de jolies filles. L’histoire d’Amédée, de Contran, de Paul Saulieux, de Paul Sawyer, les pseudos de cet agent du SOE, un service secret anglais créé par Churchill. L’histoire d’un héros, chef à vingt-deux ans d’un maquis dans le Morvan fort de plus de mille hommes. L’histoire de Paul, décédé le 5 septembre 1944 par l’éclat d’une grenade lors d’un tir d’essai de mortier, à cinq jours de la libération de la ville voisine de Luzy.

Je voudrais vous raconter l’histoire d’un volet méconnu de la Résistance, celle des membres de la section française du SOE, le Special Operations Executive, un service secret créé par Winston Churchill dès 1940 pour soutenir le débarquement allié et freiner les Allemands dans leur retrait.

Le maquis Louis a été l’un des plus grands maquis du Morvan. Il a reçu près de vingt parachutages par les Anglais, leur apportant les armes et l’argent dont les autres maquis de la région manquaient parfois. Paul n’a pas hésité d’ailleurs à soutenir les autres maquis via le colonel Roche, chef des FFI de la Nièvre. (Ci-dessous la seule photo que nous ayons de Paul Sarrette au maquis). 

thumbnail_photo paul maquis dossier cnc

La sœur de Paul, ma grand-mère, est toujours en vie, la fiancée de Paul également. J’ai retrouvé ces deux derniers mois pas moins de cinq anciens maquisards du maquis Louis encore en vie, qui ont connu Paul. Ils ont tous plus de 90 ans. Aussi, il n’y a pas de temps à perdre pour recueillir leur témoignage. J’ai donc lancé un crowdfunding pour pouvoir financer les premiers tournages avant qu’il ne soit trop tard…

Je dispose également d’archives précieuses : la famille de Paul a conservé ses lettres, ses photos, leur correspondance après-guerre avec les camarades de Paul au maquis.

Enfin, l’école primaire de Chiddes dans la Nièvre va porter le nom de Paul en avril prochain. Ce sont les élèves qui ont souhaité lui rendre cet hommage.

Aujourd’hui je souhaite réaliser ce projet personnel mais qui, je le crois, aborde des valeurs universelles. Tous les témoignages de gens qui ont connu de près ou de loin le maquis Louis sont les bienvenus.

Laurence Delleur,  laurencedelleur@gmail.com

Lien vers le crowdfunding que j’ai lancé

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-heros-de-la-famille-paul-sarrette-chef-d-un-maquis-de-mille-hommes-a-22-ans

 

La reconnaissance du rôle de la femme dans l’histoire de l’art – Conférence de Laurence DIONIGI

La reconnaissance du rôle de la femme dans l’histoire de l’art – Conférence de Laurence DIONIGI à la Maison de France au 42 rue Grimaldi à Monaco le 13 février 2019 à 18 heures 30

4 – Portrait du jour : Laurence Dionigi,  l’auteure de l’Opération d’Encre et d’Azur

Laurence DIONIGGI

Les clients

Le Conseil Constitutionnel examine aujourd’hui un recours contre la loi d’avril 2016 qui pénalise les clients de prostitués. Pour payer leur « faute », ils peuvent s’acquitter d’une amende de 1 500 € ou bien participer à un stage de deux jours (180 €), de sensibilisation à l’achat d’actes sexuels.

Pour écouter le document sonore sur le site de l’émission France culture

Pénaliser la prostitution ? Le débat (bien posé) par le XIXe siècle

La loi de 2016 sur la prostitution mettant en place la pénalisation du client, est examinée aujourd’hui par le Conseil constitutionnel.

Dans nos archives, Yannick Ripa revient sur l’histoire de la bataille pour l’abolition de la prostitution commencée dès le XIXe siècle.

A lire en accès libre :

« Comment on a abolit les maison closes », Yannick Ripa, L’Histoiren°383, janvier 2013.

Pour aller plus loin :

le dossier « Prostitution. De la tolérance à la prohibition »L’Histoire n°383, janvier 2013.

« Les sarments de la colère » de Christian Laborie.

L’amour impossible de deux adolescents – Adrien, paysan ; Camille, petite-fille d’un marquis – unis par la passion de la vigne et du vin, dans les terres languedociennes.
Sur trois générations, au milieu du XIXe siècle, une nouvelle saga cévenole signée Christian Laborie.
Fin du XIXe siècle, Adrien est paysan, Camille est la petite-fille d’un marquis. Il est pauvre, elle est l’héritière du riche domaine de Frontillargue. Ils s’aiment envers et contre tout, et ne rêvent que de vivre ensemble. Mais leurs parents s’affrontent… Tout oppose Adrien et Camille, vingt ans, et pourtant un secret les unit depuis l’enfance. Lorsque Adrien part cinq longues années pour l’armée, Camille est mariée de force.

Dès lors, enrôlés dans un tourbillon de passions folles, les amoureux chercheront par tous les moyens à se retrouver.
Tandis que le destin s’acharne sur les vignes et sur leurs familles.

Tandis qu’au loin gronde la révolte des gueux qui conduira à la guerre du vin…
Collection : Terres de France
Date de parution : 07/02/2019
b389fd285a313533373937313434303635343231Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de trente ans. Il a notamment publié Les Rives Blanches, puis la grande saga de la famille Rochefort, qui comprend Les Rochefort, L’Enfant rebelleLe Goût du soleilLa Promesse à Elise et L’Héritier du secret. Tous ont paru aux Presses de la Cité.

La collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

18423997_10213071194085136_8103015401728303060_nLe succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

Clarisse Enaudeau présente la collection Terres de France – YouTube

Collection Terres de France l Accueil

Corinne Javelaud : un nouveau roman « Les sœurs de Biscarrosse »

A vos marques ! Mon nouveau roman « Les soeurs de Biscarrosse » (City editions – Terres d’Histoires) sortira Mercredi 23 Janvier et Sud-Ouest Biscarrosse vous en donne un avant goût ! Un grand merci les Landes pour ce bel accueil ! 😍

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud se consacre à l’écriture. Elle a publié plusieurs romans, notamment La demoiselle du mas du RouleLa dame de la Villa SaphirL’oubliée de la Ferme des brumes et L’insoumise de Carennac (Terre d’Histoires). Elle a par ailleurs reçu le prix de l’Académie des Belles Lettres et Beaux-Arts…