Nicole Canet – Au bonheur du jour, une galerie bien singulière

Nichée rue Chabanais, dans le quartier de l’Opéra à Paris, et donc aussi à deux pas de la gare Saint Lazare, la galerie d’art « Au Bonheur du Jour » est une galerie comme il n’en existe que très peu dans le monde. Elle est presqu’exclusivement consacrée à l’art gay et à l’expression homoérotique de la fin du XIXème siècle et du début du XXème.

La rue Chabanais fut longtemps le centre des plaisirs interdits à Paris. Jusqu’en 1946, elle hébergeait le plus célèbre bordel parisien, le Chabanais. Dans les années 70, avec sa voisine, la rue Sainte Anne, elle était au cœur du quartier gay de la capitale. Aujourd’hui, elle abrite toujours le plus ancien bar LGBT de Paris, La Champmeslée, et juste en face, la Galerie Au Bonheur du Jour, tenue par la dynamique Nicole Canet.

En dehors des périodes d’expositions, il faut prendre rendez-vous pour que Nicole Canet vous fasse découvrir ses collections très particulières centrées autour du nu masculin : peintures, illustrations et aussi photos anciennes originales du temps où la photo n’était pas encore numérique mais argentique ou albuminée…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Marc Devirnoy le 16 octobre 2018 sur le site de Gayviking

Marie Bonnevial : Communarde et syndicaliste (Dominique Segalen)

Institutrice très active lors des évènements de la Commune en 1871, Marie Bonnevial est révoquée de l’Instruction publique pour refus d’enseigner les matières religieuses. On lui doit la création du tout premier syndicat de l’Enseignement. Elle s’exile en Turquie pendant le gouvernement de l’Ordre moral et, dès son retour, s’installe à Paris. Condamnée en correctionnelle pour avoir participé avec Jules Guesde à l’organisation d’un Congrès ouvrier international, elle milite aux côtés de Jean Jaurès et contribue à la formation de plusieurs syndicats féminins. Elle est la première femme élue à la Bourse du Travail. Publiciste au journal La Fronde, elle s’implique dans l’organisation du mouvement socialiste, mutualiste et coopératif, participe à la fondation du Conseil national des femmes françaises où elle préside la Section du Suffrage et dirige la Ligue pour le droit des femmes à la suite de Maria Pognon. Initiée en 1894 et assumant de hautes responsabilités, elle deviendra le second Grand Maître de l’Ordre après Marie Georges Martin.

Graphiste et plasticienne, Dominique Segalen est auteur de cinq romans parus aux Éditions Luce Wilquin et d’une monographie : Marie Béquet de Vienne, une vie pour l’enfance, parue chez Conform Édition en 2013.

Sa passion pour la reconstitution historique lui permet de mettre en lumière les personnages et événements ayant marqué la genèse et la création de l’Obédience du Droit Humain.

Avec la contribution d’ Alain Michon (Préface)

  • Éditeur : Editions Detrad aVs (22 mai 2018)
  • Collection : Personnalités emblématiques du Droit Humain

 

Maria Pognon, une frondeuse à la tribune – (Dominique Segalen)

Peut-on écouter sans ciller les députés et sénateurs célébrer la liberté, l’égalité, la fraternité lorsque l’on est en incapacité juridique et civique, disposant d’aussi peu de droits que les enfants, les fous ou les criminels ? Comment surmonter sa frustration lorsque l’on est évincé des discussions et décisions importantes concernant son couple, sa famille, son quartier, sa ville ? L’idée d’un suffrage universel « masculin » est-elle acceptable, si l’on fait partie de l’autre moitié des citoyens, celle qui n’est jamais consultée ?

Maria Pognon et ses amies féministes ont vécu ces injustices et tenté d’apporter des réponses pertinentes à la prétendue « infériorité » des femmes. Journaliste, socialiste, présidente de la Ligue pour le Droit des Femmes et membre du Conseil d’administration de la Société française d’Arbitrage entre les Nations, Maria Pognon a participé entre 1889 et 1904 au long combat pour l’émancipation féminine sous la IIIe République aux côtés de Maria Deraismes et Georges Martin, comme les autres membres fondateurs de la première Loge mixte en France à l’origine de l’Ordre Mixte International Le Droit Humain.

Ce récit révèle son parcours, reconstitué d’après de nombreux documents d’époque.

Sommaire

Préface

Préambule1 – Une Honfleuraise
2 – Rencontres décisives
3 – Le congrès féministe international de 1892
4 – Revendications
5 – Fondation de la Grande Loge Symbolique Écossaise le Droit Humain
6 – Réseau républicain et groupe parlementaire
7 – Funérailles de Myrtile Rengnet
8 – Actions communes
9 – Le congrès féministe international de 1896
10 – Le Journal La Fronde
11 – L’égalité hommes femmes – La femme citoyenne
12 – Le travail des femmes Premiers syndicats féminins
13 – Le poids de la religion et de la justice
14 – La recherche de paternité
15 – Conférences
16 – Le Congrès féministe international de 1900
17 – Échos du congrès
18 – Notoriété
19 – Le Conseil national des femmes françaises
20 – L’arbitrage international et l’engagement pacifiste
21 – La Ligue Française pour le Droit des Femmes
22 – Exil à Nouméa
23 – La communauté française de Sydney
24 – Villa France

Biographie : Graphiste et plasticienne, Dominique Segalen (photographie à la une) est auteur de cinq romans parus aux Éditions Luce Wilquin et d’une monographie : Marie Béquet de Vienne, une vie pour l’enfance, parue chez Conform Édition en 2013.

Sa passion pour la reconstitution historique lui permet de mettre en lumière les personnages et événements ayant marqué la genèse et la création de l’Obédience du Droit Humain.

Parution : juin 2015
Éditeur : Detrad aVs

« Bretonnes et Résistantes » d’Isabelle Le Boulanger

Parution en octobre 2018 – L’ouvrage « Bretonnes et Résistantes » d’Isabelle Le Boulanger sort à partir de la semaine prochaine dans toutes les bonnes librairies. Cette recherche s’appuie sur l’analyse des 1173 dossiers de cartes de combattant volontaire de la Résistance, conservés dans les archives départementales des cinq départements bretons.

On ne peut que vous conseiller de vous le procurer !

Cet ouvrage est à la fois un livre d’histoire et un hommage aux résistantes bretonnes

Cette recherche s’appuie sur l’analyse des 1173 dossiers de cartes de combattant volontaire de la Résistance, conservés dans les archives départementales des cinq départements bretons.

Ce panel permet à la fois de mettre en lumière une majorité d’ « oubliées » de l’histoire et de décrypter les spécificités de la résistance féminine.

Singularités et ressemblances surgissent de ces parcours de femmes demeurés pour la plupart anonymes et qui ont œuvré dans la Résistance sans avoir commis d’actes particulièrement héroïques, sauf exception. Alors que rien ne les prédestine à jouer un rôle actif dans la clandestinité, elles s’engagent le plus souvent dans le sillage de leur père, de leur mari ou de leur frère. Une fois leur décision prise, elles assument toutes les conséquences de leurs actes clandestins, y compris le risque de mourir. 431 feront l’objet d’au moins une arrestation, 201 seront déportées en Allemagne et parmi elles, 33 ne reviendront pas.

L’index proposé dans la seconde partie présente en quelques lignes l’itinéraire de ces 1173 résistantes bretonnes. Citer leur nom à toutes, sans exception, quelle que soit l’importance de leurs actions dans la résistance, s’est imposé pour honorer leur mémoire.

Éditeur : COOP BREIZH

Auteure : Isabelle Le Boulanger (photographie à la une), est enseignante et chercheure associée au Centre de recherche bretonne et celtique de l’université de Brest. Ses études portent sur l’histoire des mentalités bretonnes à l’époque contemporaine, en particulier l’histoire des femmes et des enfants.

Elle soutient sa thèse dirigée par Christian Bougeard à l’université de Brest en 2010. Elle porte titre L’abandon d’enfants au XIXe siècle : pratiques, modalités, enjeux : l’exemple des Côtes-du-Nord (1811-1904)2. Pour cette étude, Isabelle Le Boulanger a étudié 3000 documents d’archives : procès verbaux d’exposition et d’admission des hospices pour les enfants déposées dans les tours. En 1811, un décret impérial officialise le système des tours d’abandon. Il s’agit de cylindre pivotant installés dans un mur extérieur de l’hospice. L’enfant est déposé, le tour pivote mettant ainsi le nourrisson à l’intérieur du bâtiment, au chaud. Ce système permettait un abandon anonyme pour la mère et sûr pour le nourrisson. Une loi en 1904 met fin à ce système3.

En 2015, elle publie Enfance bafouée. La société rurale bretonne face aux abus sexuels du XIXe siècle. Pour cet ouvrage, elle étudie 349 dossiers de procédures, pour abus sexuels4… Pour en savoir plus sur Isabelle Le Boulanger – UBO

93 – Portrait du jour : Claire Bergeron, auteure du roman « Les amants maudits de Spirit Lake »

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

« … Femme passionnée, optimiste et avide d’autonomie, elle ne présente aucune résistance aux changements, et comme elle se plaît à le répéter, elle tourne facilement les pages de sa vie pour entrer de plain-pied dans de nouveaux chapitres.

Son mantra dans l’existence : « Je veux vivre ma vie comme j’aimerais la lire quand sera venu le temps des souvenirs. »… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour notre 93ème Portrait du jour – Criminocorpus nous recevons la romancière québécoise, Claire Bergeron dont  son cinquième roman : Les amants maudits de Spirit Lake  sortira en France au début 2019, aux Éditions De Borée. A ce sujet lire le documentsur https://criminocorpus.hypotheses.org/65046

Depuis la parution de son premier roman, Sous le manteau du silenceClaire Bergeron a eu le grand bonheur de publier plusieurs titres à travers le monde : au Québec, en Europe, en Afrique du Nord et en Chine. En 2016, elle a publié Les amants maudits de Spirit Lake et dirigé le collectif Aimer, encore et toujours. Après Ciel de guerre sur nos amours ( 2017) … elle a présenté Les enfants de Putainville, dans lequel, une fois de plus, elle tire de l’ombre une page intrigante de notre histoire …

Bienvenue Claire sur les pages de notre carnet pour le bonheur de nos lecteurs. Ph.P.

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« Romancière québécoise, Claire Bergeron est née en Abitibi dans une famille aisée où les études étaient une priorité. Diplômée en sciences infirmières de l’Université Laval de Québec, elle a travaillé auprès des tuberculeux de 1967 à 1975. Après la naissance de ses deux enfants, une fille et un garçon, elle fut toujours très impliquée dans son milieu de vie. Du conseil municipal à la tâche de marguillier, en passant par la direction de la maison des aînés, elle fut également maîtresse de poste et propriétaire d’une entreprise de transport de bois de sciage.

En 1991, suite à un déménagement dans la région de Montréal, elle revient à sa profession d’infirmière. Mais la vie en avait décidé autrement : un grave accident d’automobile, qui a failli l’entraîner dans la mort, l’oblige à se réorienter ailleurs. Consciente de cette deuxième chance offerte par la vie, elle seconde son fils dans la fondation de Bureau de Conférenciers Orizon, devenu aujourd’hui le plus important dans son domaine à Montréal.

Retraitée en 2008, elle peut enfin se livrer à ses passions de toujours : l’histoire et l’écriture. Son premier roman : Sous le manteau du silence, propulse sa carrière en Europe, en Afrique du Nord, et jusqu’en Chine.

C’est son cinquième roman : Les amants maudits de Spirit Lake, qui la mènera en Ukraine, avec une traduction dans cette langue, et qui sortira en France au début 2019, aux Éditions De Borée.

Femme passionnée, optimiste et avide d’autonomie, elle ne présente aucune résistance aux changements, et comme elle se plaît à le répéter, elle tourne facilement les pages de sa vie pour entrer de plain-pied dans de nouveaux chapitres.

Son mantra dans l’existence :  « Je veux vivre ma vie comme j’aimerais la lire quand sera venu le temps des souvenirs ». »

Claire Bergeron – Auteure : Accueil : https://clairebergeron.com/

Bibliographie

Sous le manteau du silence (2011)

Sous le manteau du silence, Éditions JCL, ISBN : 978-2-89431-445-6

Sous le manteau du silence, France Loisirs, ISBN :978-2-298-04821-6

Sous le manteau du silence, Québec Loisirs ISBN : 978-2-89666-088-9

Sous le manteau du silence, Éditions De Borée, ISBN : 978-2-8129-0843-9

Sous le manteau du silence, Éditions Gabelire, ISBN : 978-2-37083-020-3

Sous le manteau du silence, Guy-St-Jean, collection Focus, ISBN :978-2-89758-485-6

La promesse d’Émile (2012)

La promesse d’Émile, Éditions JCL, ISBN :978-2-89431-464-7

La promesse d’Émile, France Loisirs et Québec Loisirs : ISBN : 978-2-298-05842-0

Quand les femmes étaient des ombres (2014)

Quand les femmes étaient des ombres, Éditions Druide, ISBN : 978-2-89711-105-2

Quand les femmes étaient des ombres, Québec Loisirs, ISBN 2978-2-89666-312-5

Une justice à la dérive (2015)

Une justice à la dérive, Éditions Druide, ISBN : 978-2-89711-183-0

Une justice à la dérive, Québec Loisirs, ISBN : 978-2-89666-377-4

Les amants maudits de Spirit Lake (2016)

Les amants maudits de Spirit Lake, Éditions Druide, ISBN : 978-2-89711-262-2

Les amants maudits de Spirit Lake, Québec Loisirs, ISBN : 978-2-89666-433-7

Ciel de guerre sur nos amours (2017)

Ciel de guerre sur nos amours, Éditions Druide, ISBN : 978-2-89711-335-3

Ciel de guerre sur nos amours, Québec Loisirs, ISBN : 978-2-89666-482-5

Aimer, encore et toujours (2017)

Aimer, encore et toujours, Éditions Druide, collectif, ISBN : 978-2-89711-304-9

Aimer, encore et toujours, Québec Loisirs

Les enfants de Putainville (2018)

Les enfants de Putainville, Éditions Druide, ISBN : 978-2-89711-414-5

Les enfants de Putainville, Québec Loisirs, ISBN : 978-2-89666-516-7

En Arizona, des détenues protestent contre l’absence des produits d’hygiène de base

L’administration pénitentiaire, qui est l’une des mieux financées de l’État, demeure indifférente aux pénuries de papier toilette.

Dans la prison de Perryville, en Arizona, la dignité des prisonniers et prisonnières n’est pas une priorité pour l’administration. Des lettres envoyées récemment par deux détenues témoignent des conditions précaires dans lesquelles elles sont maintenues, privées des produits d’hygiène de base.

«Je suis arrivée à court de papier toilette le dimanche 9 septembre, et bien que j’en aie continuellement demandé, on m’a dit qu’il n’y en avait plus. Ils avaient des serviettes hygiéniques, que j’ai utilisées à la place, jusqu’au lundi 1eroctobre, quand il n’y en avait plus. J’ai alors dû utiliser un gant de toilette jusqu’au mercredi matin», écrit une femme…

Repéré par Léa Polverini — 14 octobre 2018 sur le site Slate

« Affaires de famille » : récit glaçant d’une jeune capitaine de police du quotidien au sein d’une brigade territoriale de la protection de famille

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Dans son ouvrage « Affaires de famille », édité par Le Cherche- Midi, moitié carnet de bord, moitié journal intime, Agnès Naudin nous propose une immersion au sein de sa brigade, qu’elle a intégrée, en tant que capitaine, en 2016. Elle y fait retour sur trois dossiers emblématiques : un bébé maltraité par une nourrice, le calvaire d’une enfant victime d’un viol intrafamilial et celui d’une femme ayant subi un viol conjugal. L’auteur passe en revue, sans filtre, les autopsies, interrogatoires, mais aussi ses réactions personnelles d’une jeune femme policière de 33 ans. Car derrière ces histoires elle dévoile ses propres tourments et sa vie privée.« En écoutant Agnès Naudin parler de son livre, tantôt sur les plateaux de la télévision, tantôt sur les ondes radiophoniques, j’ai eu immédiatement envie de le découvrir et de plonger dans cette réalité si brutale, racontée avec un détachement déroutant.

A l’entendre, elle a écrit ce livre pour expliquer comment une personne peut en arriver là et que le pire n’arrive pas qu’aux autres, quels que soient les milieux sociaux-culturels.

En découvrant, derrière les affaires que l’auteur nous relate, les personnes, les situations familiales complexes, et souvent la maltraitance et la violence, nous nous disons que nous sommes bien loin de l’opportuniste arrogance des revendications de starlettes américaines et de leurs consœurs partout dans le monde. Grâce à ce livre nous côtoyons la vraie vie, avec de vraies souffrances et de vraies victimes, et celle d’ une jeune capitaine de police qui poursuit son sacerdoce. »

RUBRIQUE ŒIL EN EVEIL de Krystyna Kowalska pour le carnet criminocorpus

Krystyna Kowalska – « A Varsovie, mon père avait menacé de se tuer pour pouvoir épouser ma mère. J’avais failli faire mourir ma mère en venant au monde. Ma vie débutait donc comme un mélodrame plutôt qu’une chanson douce. Est-ce pour cela que ma vie oscille depuis entre le romanesque et le juridique, le  romantique et le judiciaire ? Jugez plutôt.

Enfant, je n’aimais ni les bonbons, ni les chocolats, ni les jouets, ma poupée Monika mise à part. Ça tombait bien : mon père ne m’offrait que des livres, des livres, toujours des livres et …mangeait mes bonbons ! D’où mon amour des lettres et tout particulièrement des lettres françaises, depuis l’âge de 15 ans, après la rencontre d’une professeur tout droit sortie de l’époque « fin de siècle ». Cinq ans après, me voilà à Paris, sur les bancs de la Sorbonne, où ma dissertation sur les digressions dans Les Misérables de Victor Hugo, qu’habituellement, les lecteurs peu scrupuleux évitent avec allégresse, a failli être publiée. Pour en savoir plus sur :

https://criminocorpus.hypotheses.org/59672