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Violences conjugales : la justice au pied du lit

Une femme est tuée tous les trois jours, en France, sous les coups de son conjoint. La question des violences conjugales avance aujourd’hui lestée de chiffres, mais aussi d’une belle mythologie : nous autres modernes serions les premiers à lutter contre elles …

L’affaire du meurtre d’Alexia Daval, en Haute-Saône, a été élucidée cette semaine, comme on le sait, lorsque son mari a finalement avoué qu’il en était l’auteur, après avoir affiché durant trois mois l’innocence d’une douleur extrême. Ainsi la lumière a-t-elle été braquée, devant l’opinion, sur le grand fléau des violences conjugales, comme cela avait été déjà le cas, notamment, en 2003, quand Marie Trintignant était morte sous les coups de son compagnon. Une femme est tuée tous les trois jours, en France, dans de pareilles conditions, et un homme tous les douze jours. Une femme sur dix, vivant en couple, est victime de violences physiques, sexuelles ou psychologiques. Et chacun voit bien que la façon dont une société affronte un tel phénomène a beaucoup à nous dire sur ses équilibres et ses déséquilibres. C’est en historienne des systèmes judiciaires que Victoria Vanneau, ingénieure de recherche au CNRS, mon invitée ce matin, s’est attachée à  ce sujet sur la durée de deux siècles, afin de rédiger un livre intitulé par antiphrase La Paix des ménages, mais sous-titré : Une histoire des violences conjugales du XIXe au XXIe siècle. Elle y démontre que les archives des tribunaux ont beaucoup à nous apprendre sur l’ensemble des drames dont ils ont eu à se saisir d’âge en âge et sur les évolutions de la manière dont, en face d’une société elle-même en mouvement, entre la morale et le droit, entre la justice pénale et la justice civile, ils ont tâché de maîtriser quelque peu le fléau dont il s’agit. Jean-Noël Jeanneney

Pour écouter le document sonore lire le billet le 3 février 2018 publié sur le site de l’émission France culture.

Concordance des temps par Jean-Noël Jeanneney

La paix des ménages – Histoire des violences conjugales, XIXe-XXIe siècles (Victoria Vanneau)

D’actualité ! Et d’ailleurs Jean-Noël Jeanneney ne s’y est pas trompé puisque Victoria Vanneau sera son invitée ce samedi dans l’excellente « Concordance des temps » sur France Culture ! N’hésitez pas à le commander dès à présent chez votre libraire préféré …

 Parution du livre le 3 mars 2016 – Devenue un « fait de société », la question des violences conjugales avance lestée de chiffres, mais aussi d’une « belle » mythologie : nous autres modernes serions les premiers à lutter contre elles, à les juger réprouvables et même à les punir. A l’heure où les historiens s’emploient à revisiter la place de l’Etat dans l’organisation des sociétés, ce livre est une contribution majeure à la compréhension historique de la place du droit et de la justice dans le processus de pacification des moeurs qui tenaille tant le XIXe siècle.

Nourri des centaines d’affaires de violences conjugales dont les tribunaux n’ont pas cessé d’être saisis, il souligne la difficulté de saisir ces violences bien particulières, pour les victimes notamment, il plonge le lecteur dans l’ambiance des tribunaux et il fait le pari de se placer au plus près des magistrats qui traitent ces affaires. Y apportant des arguments solides et historiquement fondés, il permet également d’alimenter les débats citoyens et d’aller à l’encontre de certaines idées reçues : les hommes battus existent aussi, le XIXe siècle ne fut pas que celui du « droit de correction » et peut-être, ayant fait de ces violences un « fait de droit » et non pas un « fait de société », savait-il mieux les punir qu’aujourd’hui.

Victoria Vanneau est historienne du droit et des institutions, spécialiste des violences de genre en droit pénal français et en droit pénal international. Ancienne chargée de mission au sein du ministère de la Justice, elle est ingénieur de recherche au CNRS (ISP/Mission de recherche Droit et Justice). Elle a enseigné au sein des universités de Paris-2, Rennes-1 et Angers. Elle a co-écrit Le Vase de Soissons n’existe pas & autres vérités cruelles sur l’histoire de France (Autrement, 2013) et est l’auteure de Le Chien ; Histoire d’un objet de compagnie (Autrement, 2014).

Éditeur : Anamosa

Victoria Vanneau – La paix des ménages, histoire des violences …

Quand les violences conjugales deviennent un crime (Eric Pincas)

Une longue histoire retracée dans les archives du Magazine Historia

Près de 225.000 femmes victimes de violences physiques ou sexuelles en 2016. Les chiffres sont accablants et justifient que le président Macron, lors de son discours pour la journée de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre dernier, ait fait observer une minute de silence pour les 123 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’année passée, avant d’annoncer une série de mesure destinées à lutter contre ce fléau.

En 2004, Historia dénonçait déjà l’histoire, hélas longue, des sévices endurés par les femmes. Les premières vraies mesures pour protéger les victimes datent de 1825… les dernières, alors, de 1994.

Eric Pincas dans mensuel 723 daté mars 2007 – Gratuit

Pour lire l’intégralité de l’article sur Historia.fr

La paix des ménages : Histoire des violences conjugales, XIXe-XXIe siècles

41tro0fzyZL._SX352_BO1,204,203,200_Parution du livre le 3 mars 2016 – Devenue un « fait de société », la question des violences conjugales avance lestée de chiffres, mais aussi d’une « belle » mythologie : nous autres modernes serions les premiers à lutter contre elles, à les juger réprouvables et même à les punir. A l’heure où les historiens s’emploient à revisiter la place de l’État dans l’organisation des sociétés, ce livre est une contribution majeure à la compréhension historique de la place du droit et de la justice dans le processus de pacification des moeurs qui tenaille tant le XIXe siècle. Nourri des centaines d’affaires de violences conjugales dont les tribunaux n’ont pas cessé d’être saisis, il souligne la difficulté de saisir ces violences bien particulières, pour les victimes notamment, il plonge le lecteur dans l’ambiance des tribunaux et il fait le pari de se placer au plus près des magistrats qui traitent ces affaires. Y apportant des arguments solides et historiquement fondés, il permet également d’alimenter les débats citoyens et d’aller à l’encontre de certaines idées reçues : les hommes battus existent aussi, le XIXe siècle ne fut pas que celui du « droit de correction » et peut-être, ayant fait de ces violences un « fait de droit » et non pas un « fait de société », savait-il mieux les punir qu’aujourd’hui.

Biographie de l’auteure : Victoria Vanneau est historienne du droit et des institutions, spécialiste des violences de genre en droit pénal français et en droit pénal international. Ancienne chargée de mission au sein du ministère de la Justice, elle est ingénieur de recherche au CNRS (ISP/Mission de recherche Droit et Justice). Elle a enseigné au sein des universités de Paris-2, Rennes-1 et Angers. Elle a co-écrit Le Vase de Soissons n’existe pas & autres vérités cruelles sur l’histoire de France (Autrement, 2013) et est l’auteure de Le Chien ; Histoire d’un objet de compagnie (Autrement, 2014).

  • Éditeur : Anamosa (3 mars 2016)

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson – En savoir plus

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 blog de Philippe Poisson

 

Lutter contre les violences conjugales – Féminisme, travail social, politique publique

Ce livre prend appui sur une enquête ethnographique menée auprès d’associations, de victimes, de professionnels et de personnalités politiques et universitaires actifs sur ces sujets. Il décrit la construction de la cause des violences conjugales, ainsi que les politiques publiques mises en œuvre, dans une démarche sociohistorique. Il met ainsi en lumière la porosité des espaces militant, universitaire et institutionnel.

Avec une préface de Rose-Marie Lagrave.

Avec le soutien de l’EHESS et de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.

Élisa Herman est sociologue, docteure de l’EHESS, chercheuse contractuelle au centre Max-Weber (CNRS-université Lyon 2). Elle étudie particulièrement le genre, le militantisme, les politiques publiques et le travail social. Ses recherches actuelles sont consacrées aux politiques sociales locales, aux EAJE (Établissements d’accueil du jeune enfant), aux jeunes scolarisés en ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) et à la parentalité.

Sommaire :

  • Les violences conjugales, politisation d’un nouvel intolérable
  • De la cause féministe aux politiques publiques : la continuité entre militantisme et institutions
  • Des associations diversifiées : carrières militantes et ancrages locaux
  • L’essor d’un groupe professionnel militant
  • Un travail social féministe
  • La force de la raison économique

Éditions : Presses Universitaires de Rennes

Domaine : Sciences humaines et sociales | Sociologie
Collection : Le Sens social