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159 – Portrait du jour : Véronique Duvillier, peintre, saxophoniste … et auteur du roman « Le Carnet de croquis »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson, membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 159ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Véronique Duvillier artiste peintre et écrivain, auteur d’un roman Le Carnet de croquis qui nous plonge à Rabat des années 30 à 60. Le Carnet de croquis s’inscrit aussi dans une littérature engagée, dénonçant la condition des femmes du début du XXe siècle, et le combat mené pour acquérir droits et dignités, à l’instar des rabatais face à l’attitude scandaleuse du gouvernement français.

Véronique Duvillier, formée aux Beaux-Arts de Paris, passionnée d’Histoire, se définit comme une « multiste » : peintre, saxophoniste, elle a pratiqué la danse et le théâtre pendant vingt ans.

Elle vit depuis quelques années en Guadeloupe, où la douceur du climat lui permet de s’adonner à l’écriture.

Cinquième génération d’artistes peintres, petite nièce de René Duvillier, elle signe avec Le Carnet de croquis, son premier roman, en hommage à sa grand-mère trop tôt disparue.

Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/veronique.duvillier.16

Interview Philippe Poisson – 29 mars 2019 – Pour le carnet Criminocorpus – Portrait du jour

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1 – Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre première publication ?

A titre personnel, j’écris depuis mon adolescence, de la poésie, et des articles de presse pour une association. A titre professionnel, je n’ai jamais cessé d’écrire et ma plume s’est aiguisée au rythme de mon métier de cadre dans l’administration.

L’écriture, un exutoire, une revanche sur les angoisses, une libération des non-dits et des tabous, une résilience enfin, depuis la découverte d’un handicap, m’est devenue indispensable. J’alterne volontiers avec la peinture, autre passion depuis trente ans, canalisatrice de réflexion, et bien sûr la lecture.

Je me définis d’ailleurs, comme une « multiste » : peintre, saxophoniste, j’ai pratiqué la danse et le théâtre pendant vingt ans et je vis depuis quelques années en Guadeloupe, où la douceur du climat me permet de m’adonner à l’écriture. Cinquième génération d’artistes peintres, petite nièce de René Duvillier, je signe avec Le Carnet de croquis, mon premier roman, en hommage à ma grand-mère trop tôt disparue.

Le Carnet de Croquis, mûrissait depuis longtemps dans ma tête et mon cœur, répondant à une volonté de découvrir mes racines de fille et petite-fille de « Pieds-Noirs marocains » – on dit d’ailleurs « Troncs de figuier » pour le Maroc.

D’abord, accessible sur le site de lecture gratuite Wattpad, les retours positifs des bibliomanes m’ont montré l’évidence d’une publication, vœu réalisé en janvier 2019.

2 – Avez-vous des thématiques de prédilection ?

Je suis tout d’abord une passionnée d’Histoire – architecture, art, livres -, et au-delà d’une histoire familiale, mon premier roman s’inscrit dans la Grande Histoire, celle du Maroc colonisé, de la Politique Française, du Protectorat, des événements de la Seconde Guerre Mondiale.

La psychologie humaine, ensuite, reste un sujet d’intérêt, et mes personnages, bourreaux ou victimes, psychopathes ou torturés, traduisent ma curiosité pour les arcanes du cerveau, et de l’âme.

3 – Que pouvez-vous nous dire à propos de votre premier roman ?

Le Carnet de croquis, c’est l’histoire de Suzanne, qui déroule l’écheveau de son destin qui l’emmène loin de Paris à Rabat des années 30 à 60. Fille d’un bourgeois et artiste peintre, la jeune femme nous fait découvrir sa passion pour l’art, et ce pays exotique, lieu de son parcours initiatique. À la fois poétique et propice à la rêverie, le Maroc nous révèle toute sa dureté en ces temps tourmentés de protectorat et de seconde guerre mondiale. Le Carnet de croquis s’inscrit aussi dans une littérature engagée, dénonçant la condition des femmes du début du XXe siècle, et le combat mené pour acquérir droits et dignités, à l’instar des rabatais face à l’attitude scandaleuse du gouvernement français.

4 – Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui, plusieurs : un recueil de nouvelles policières pour lequel j’ai mis un point final, est parti vers des maisons d’éditions, un deuxième roman est en cours d’écriture – un policier dont l’intrigue se passe en Belgique, et deux projets : un recueil de poésies et tableaux, et la suite du Carnet de Croquis.