Archives du mot-clé Sexe

CONVERSATION FÉMINISTE : Droit des travailleuses du sexe, droits pour tout-es : un enjeu féministe majeur

Les lois criminalisant les travailleuses du sexe pénalisent les femmes les plus vulnérables et précaires d’entre nous. Pourtant, au nom d’idéologies bourgeoises humanitaires se prétendant féministes, les politiques répressives de font de plus en plus virulentes envers elles. Mais à qui profitent les chasses aux putes, et quelles conséquences ont-elles sur les personnes concernées ?

La projection du film documentaire EMPOWER Perspectives de Travailleuses du sexe de Marianne Chargois, suivie d’une rencontre-discussion avec Giovanna Rincon (Trans-féministe-séropo et travailleuse du sexe, Directrice de l’association Acceptess Transgenres) et Anaïs (Travailleuse du sexe, porte-parole du Strass – Syndicat du Travail Sexuel) ouvriront une réflexion sur la place fondamentale des travailleuses du sexe dans les luttes féministes.

CONVERSATION FÉMINISTE : Droit des Travailleuses du Sexe, droits pour Tout-es : un enjeu féministe majeur – Vendredi 8 Mars – 15h 17h30

Le sexe, enjeu crucial en temps de guerre

Dans le cadre d’une série consacrée à l’Histoire de la sexualité, en 4 épisodes, la Fabrique de l’histoire diffusait en 2007 un documentaire sur la sexualité en temps de guerre. Anaïs Kien, pour ce deuxième volet sur la sexualité et ses non-dits, avait réalisé un documentaire au Musée des Invalides à Paris qui proposait l’exposition Amours, guerres et sexualité. Comment s’aimer en temps de guerre ?

Le Général Robert Bresse et les historiens, commissaires de l’exposition Danièle Voldman, François Rouquet et Fabrice Virgili, répondaient à la question en abordant des thèmes aussi variés que la mobilisation, la séparation, la frustration liée à l’absence de l’autre, les bordels militaires, les maladies vénériennes décimant des divisions entières, les permissions, la surveillance des épouses et concubines et les violences sexuelles.

Le témoignage du général Bresse, directeur du musée de l’Armée, démontrait à quel point la question de la sexualité en temps de guerre est cruciale. Il livrait une partie de son expérience lorsqu’il dirigeait des régiments en Nouvelle Calédonie et en ex-Yougoslavie … (Illustration à la une, bande défilante : Le B.M.C. (bordel militaire de campagne) au Maroc en 1905. Crédits : Enri collection Yli. – Sipa)

Pour en savoir plus écouter le document sonore de 54 minutes sur le site de l’émission France culture

Intervenants :

“Haramiste” : quand deux filles voilées parlent de sexe…

344647C’est peut-être l’une des scènes de cinéma les plus drôles depuis un paquet de mois : le quasi-plan fixe, frontal, qui ouvre Haramiste, le moyen métrage d’Antoine Desrosières, visible en salles (pas beaucoup), mais aussi en replay sur Arte (plus accessible). Deux ados musulmanes, portant voile et long vêtement, attendent leur mère, assises sur un bout de béton dans une banlieue grise, se font aborder par un mec, le « bâchent », parlent alors entre elles de sexe avec les mots crus que semblaient contredire (on s’illusionne facilement) leur tenue. L’une est nettement plus délurée que l’autre…

Haramiste, Un film d’Antoine Desrosières
Écrit par Antoine Desrosières, Anne-Sophie Nanki, Inas Chanti et Souad Arsane
Avec Inas Chanti et Souad Arsane : Bande annonce

Le film complet sur vimeo

Le sexe sous le nazisme : une libération avant l’heure ?

En matière sexuelle, le nazisme défendit des positions étonnantes, dont certaines se retrouvent aujourd’hui, certes soutenues par d’autres arguments, dans les discours les plus progressistes : éducation sexuelle pour les jeunes, combat contre le monopole de la famille traditionnelle, promotion d’une gestation distincte de la maternité… Cette curiosité n’est pas fortuite : elle révèle l’impasse où conduit toute conception rationalisée du corps, ainsi que la vacuité du concept de « libération » sexuelle…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site Philitt

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Spécialisé sur l’enseignement de l’histoire pénitentiaire et l’histoire des bagnes coloniaux, il a notamment mené avec Marc Renneville des entretiens avec le surveillant militaire Émile Demaret (à lire sur le site)En savoir plus

Philippe poisson – Google+

 blog de Philippe Poisson

La chair interdite – Diane Ducret

hqdefaultVidéo ajoutée le 29 sept. 2014 – « Chair interdite depuis la naissance de la civilisation, le sexe des femmes nourrit les peurs des hommes, leur fournit plaisir et naissance, attise le désir autant que la haine. Tantôt exilé, maudit, conspué ou consacré, mutilé autant qu’embrassé, il aura toujours quelque chose à se reprocher. Il a dicté ses lois et ses désirs à l’histoire de l’humanité. Quand bien même certains hommes, certaines politiques ou religions tentaient de lui prescrire leurs volontés, leurs fantasmes, leurs interdits. »

Des sulfureuses déesses antiques à la découverte du Point G sous la menace des nazis, des malheurs de Voltaire face aux ceintures de chasteté, à la création de Playboy en passant par les tondues singulières de la Libération, Diane Ducret, l’auteur de Femmes de dictateur, raconte le sexe féminin. Un livre cru, troublant, passionnant : l’énigme d’une source de séduction et d’effroi enfin dévoilée.

Pour visionner le document La chair interdite

LA_CHAIR_INTERDITE_couv_DUCRET+4Parution du livre le 1er octobre 2014 – Le sujet du livre : le sexe des femmes dans tous ses états, au travers de l’histoire, et la perception que les hommes en ont. Aimé, cajolé, hygiénisé, moralisé, mutilé, ou détesté, le sexe des femmes n’a cessé de nourrir leur peur, d’alimenter leurs délires et leurs désirs. Artistes, théologiens, médecins, politiques, femmes elles-mêmes, tous l’ont représenté, révélé au fil des siècles. Mais peu l’ont respecté.

Qu’en est-il aujourd’hui ? De la censure à la licence, de la symbolique à la répression, le corps de la femme comme champ de bataille ou source de plaisir. Pour tout dire ou presque du féminin sans détour, pour mieux éclaircir le mystère qui l’entoure, foisonnant d’anecdotes, La chair interdite est avant tout un livre d’histoires de femmes.

Sommaire :

  • DIVIN ABYSSE
    • Deux siècles moins le quart avant Jésus Christ
    • La pucelle à l’oreille
    • Colomb n’a pas découvert l’Amérique
  • INDOMPTABLE ORGANE
    • La guerre des boutons de rose
    • Kama-sutra royal pour Victoria
    • Des poilus aux poilues
  • DIFFICILE LIBERTÉ
    • Le point de non-retour
    • Belles plantes carnivores
    • Gorges chaudes pour guerre froide

Biographie de Diane Ducret : Auteur de films documentaires culturels et animatrice d’émissions dédiées à l’histoire, Diane Ducret est écrivain et essayiste. En 2011, elle publie son premier livre, Femmes de dictateur (éditions Perrin), best-seller en France, en Russie, en Pologne, en Turquie, et traduit dans dix-huit langues. Suivront Femmes de dictateur 2 et un roman Corpus Equi.

« Corps noirs et médecins blancs. Entre race, sexe et genre : savoirs et représentations du corps des Africain(e)s dans les sciences médicales françaises (1780-1950) », Thèse, sous la direction d’Anne Carol, Aix-Marseille Université, 2014.

A la croisée de l’histoire du corps, de la race, du genre, de la médecine et de l’histoire coloniale, cette thèse analyse la construction des savoirs et des représentations du corps des hommes et des femmes noirs d’Afrique subsaharienne dans la littérature médicale française des années 1780 aux années 1950.

Le corps des Africain-e-s suscite un intérêt nouveau dans la littérature médicale européenne à la fin du XVIIIe siècle. Dans un contexte de taxinomie raciale et d’expansion coloniale, l’altérité sexuelle, raciale, biologique et culturelle que revêt le corps noir fascine les savants. Les descriptions de l’anatomie africaine évoluent en fonction des controverses scientifiques dominantes, des découvertes médicales et du contexte politique. Le corps noir est étudié jusque dans ses profondeurs, depuis l’épiderme jusqu’aux tissus et organes internes, afin de répondre aux grands questionnements sur les origines de l’humanité mais aussi afin de délimiter les contours de la différence raciale et d’établir le degré d’altérité des Africain-e-s par rapport aux Européen-ne-s. Ces études sur les corps permettent aux médecins d’élaborer des théories sur l’âme noire, la sexualité, les mœurs et les sociétés africaines, dans une dialectique constante entre inné et acquis, nature et culture, sauvagerie et civilisation, excès et tempérance…

Pour en savoir plus et lire l’intégralité de cet article voir le billet publié par Delphine Peiretti-Courtis sur le site de la revue de l’ Association Mnémosyne

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