Archives du mot-clé Rudolph de Patureaux

Etienne et Violette Szabo. Les époux de la France libre

47295552_1931082597014111_7405461063635828736_nEtienne et Violette Szabo. Les époux de la France libre. Fin juillet 1940, Etienne, de la 13ème DBLE, rescapé de Narvik, engagé de frais chez les FFL est invité (comme d’autres volontaires) dans une famille britannique. Le hasard l’emmène chez une famille franco-anglaise, les Buschell-Leroy. Il y découvre Violette. 19 ans. 10 ans de moins que lui. Coup de foudre immédiat. Mariage…le 21 août, devant le futur général Koenig! Peu de temps après Etienne, d’origine hongroise, dans la Légion depuis 1930, un vrai baroudeur, sergent-chef, part en Afrique. Il fera les campagnes du Cameron et d’Érythrée. Les deux tourtereaux se retrouvent au Caire l’été 1941, permission venu de nulle part, après la campagne de Syrie. Lune de miel près des pyramides. De son côté, Violette est devenue une ATS (Assistant territorialy service), comme opératrice de la DCA. Après ce moment heureux, chacun va se battre à nouveau. Etienne à Bir-Hakeim. Violette contre la Luftwaffe. De leur amour, va naître Tania, le 8 juin 1942. Hélas, à El Alamein, le 24 octobre 1942, Etienne est tué à la tête de ses hommes. Folle de chagrin, Violette quitte l’ATS pour entrer au contre-espionnage britannique et servir en zone occupée. Nom de guerre : « Louise ». Si sa première mission s’effectue normalement (avril 1944), la seconde, en Haute-Vienne (juin 1944) est un échec. Blessée, arrêtée, interrogée, torturée, elle est déportée le 08 aout 1944 à Ravensbrück. Violette sera exécutée le 05 février 1945.

La petite Tania recevra plusieurs décorations au nom de ses deux parents à la Libération, notamment la légion d’honneur et la King George Cross. Les Britanniques consacreront un film à Violette (1958). Que dire de plus…Rudolph de Patureaux Ecrivain

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Denise Ferrier. L’ange d’Alger

Denise Ferrier. L’ange d’Alger. En 1943, Denise, sportive accomplie, bachelière, voit en Algérie le retour de la France en arme. Obéissant au mot d’ordre du général Merlin voulant des femmes aux armées pour les tâches de soutien, elle s’engage et va devenir conductrice ambulancière. De son propre aveu, à la formation militaire (au 27eme régiment du train), elle mangea du sable par les trous de nez. Devenue aspirant, son premier « combat » sera l’île d’Elbe (juin 1944) au sein de la 2eme compagnie ambulancière du 25eme bataillon médical, avec 7 autres filles. Sa bravoure au feu pour secourir les blessés recevra une citation. Puis ce sera le débarquement de Provence. De Toulon a l’Alsace, sans jamais se reposer, elles et ses consœurs découvrent les mines, les morts, les pertes amies. Denise suit le RIC Maroc partout. Deuxième citation en novembre 1944. Il fait froid. Des ambulancières sont grièvement blessées. D’autres tombent aux mains de l’ennemi. Peu ou pas de permissions. Arrive le 24 janvier 1945, Denise est épuisée. Elle n’arrive plus à sourire. Allant prendre son petit-déjeuner, un obus vint détruire sa vie de 20 ans…rue Adolf Hitler, à Richwiller.

Sa section se nommait « franchise et vaillance ».

Remerciement à Jean-Marc Munch pour la documentation.

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Yolaine Dagnan dite « Moustique » et Jacqueline Bardet, deux marinettes infirmières au chevet des gars de Leclerc

40438915_1810242052431500_2748386616803328000_nYolaine Dagnan dite « Moustique » et Jacqueline Bardet, deux marinettes infirmières au chevet des gars de Leclerc. J’ai découvert la photo de gauche en faisant mes recherches pour écrire mon tome 6. L’image de joie de ces jeunes femmes de 20 ans et plus qui ont osé tout quitter pour le pays est confondante. Elles faisaient partie des 9 jeunes femmes ayant intégré le 7 mai 1944 le régiment blindé des fusiliers marins de la 2eme DB (2eme cie médicale, médecin-capitaine Gillot). Au front comme les hommes, risquant le même éclat d’obus, la même mitraille, elles chevauchèrent vers Paris. Il y a peu de documentation facile d’accès sur elles. Mais on ne pouvait pas ne pas leur rendre hommage. Vous les retrouverez dans le t.6. Yolaine et Jacqueline continuèrent leur carrière d’infirmière en Indochine.

Merci à Pauline Brunet pour son aide amicale. 

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Margot Duhalde, la pilote de la France libre

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Margot Duhalde, la pilote de la France libre. Quand on est basque, que l’on a 20 ans et que l’on pilote depuis 4 ans déjà, dans un pays, le Chili, « peu connu pour son féminisme », il va sans dire que l’on a un caractère bien trempé. Ce fut un pilote français, César Copetta qui initia l’adolescente à l’art aérien. En 1941, elle prit une décision, celle de se mettre au service de sa patrie d’origine. La France! Elle voulait servir de Gaulle. Elle débarqua crânement au consulat de France et se présenta comme pilote (elle avait 50 heures de vol…). Elle y cacha même son astigmathie. Mai 1941, elle embarqua pour Liverpool. Arrivée en Angleterre, les FAFL ne voulurent pas d’elle. Pas de femme pilote. Mais la RAF, qui avait besoin de femmes convoyeuses d’avion…accepta sa candidature et après une dure formation, elle devint la seule française membre de l’Air Transport Auxiliary (ATA), unité « féminine » chargée de convoyer les avions neufs ou réparés pour le compte de la Royal Air Force. Il faut aller vite, très vite pour donner les avions aux collègues masculins. Margot et ses consœurs devaient se « transformer » presque tout seules (on leur fournissait juste l’épais manuel) d’un type d’avion à un autre. Margot Duhalde qui, selon la légende dit avion avant maman convoya…1.500 zings anglais ou américains et de tous types, chasseurs, bombardiers, avions de transport et d’instruction. Spitfire, Hurricane, B-17…

C’est à l’automne 1944 que le général de Gaulle signa un décret autorisant les femmes pilotes dans l’armée de l’air. Après guerre, décorée de la légion d’honneur en 1946 (enfin la reconnaissance), Margot repartit au Chili. Elle connut une dizaine d’accidents pendant la guerre. En 2006, Margot Duhalde fut promue commandeur de la Légion. Elle vola pour la dernière fois à 86 ans. Cette grande dame qui avait mis son coeur et sa jeunesse au service de la patrie de ses parents est décédée en février 2018.

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Les Filles de la DB.

Rudolph de Patureaux Écrivain – Septembre 1944. La 2eme DB patauge dans la boue lorraine. Photo prise à Flin. Temps calme sur le front pour les marinettes Jeanne Andréi, et les deux Jacqueline, Bardet et Cadoret. Sans oublier le chien Mirabelle. Le véhicule est un Dodge WC54. Peu nombreuses (voir mes autres posts à leur sujet), ces femmes vivaient souvent dans des conditions de bivouac… celles des hommes, qui deviendront monstrueuses avec l’hiver 44. Encore aujourd’hui, Toutes les 3 continueront leur engagement en Indochine.elles restent trop méconnues. Alors j’ai bien l’intention de les faire « revivre » dans les derniers tomes de la saga Un Français dans la tourmente.

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Louise-Marie Lemanissier. La toubib des free french

42611668_1842338869221818_1105886385740447744_nLouise-Marie Lemanissier. La toubib des free french. En juin 1940, les époux leManissier, chacun médecin, elle biologiste, quittent la France pour Londres. Madame ne s’est pas résolu à laisser son mari partir seul. A l’arrivée elle est séparée de son mari. Internement avec d’autres civils français. Son mari est vite nommé médecin officier et dès lors pour Louise tout devient possible. Elle sera de la grande aventure. Les deux époux changent de nom pour préserver leur famille en France. Ils deviennent les Asquins. Louise sera la seconde engagée féminine de la France libre. Elle servira en infirmerie à Londres et en 1941 elle va en Syrie avec son mari pour coordonner l’échelon médical de la campagne de juin-juillet 1941 contre les troupes fidèles à Petain. L’ambulance de campagne financée par deux américaines se nomme Hadfield-SPears, du nom des mécènes . Le couple lui adjoint deux camions chirurgicaux faits maison. Puis ce sera la campagne de Libye, Bir-Hakeim, ou Louise servira 4 mois juste avant l’attaque allemande. Ensuite, elle assistera les blessés après la fuite de la forteresse des sables de Koenig. Puis notre toubib free french continuera sa lutte dans les hôpitaux en Syrie, le commandement refusant de la renvoyer au front.Louise, par son courage et son abnégation, en première ligne, sauva bien des blessés grâce à son intervention précoce, au plus près des combattants, risquant comme eux, sa peau.

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Lucie Deplancke. Rochambelle

Lucie Deplancke. Rochambelle. En 1943, Lucie, une parisienne, vit au Maroc. Elle y tient une boutique de vêtements. Son mari est aviateur et au front. Elle décide de tout quitter pour rejoindre le groupe d’infirmières des rochambelles, nouvellement créé. Elle sera conductrice d’ambulance. Elle débarque en France en août, libère Paris et prend la route de l’est. Le 31 octobre 1944, c’est le drame. Alors que Edith Schaller, sa coéquipière descend de l’ambulance pour traiter des blessés du 501eme RCC, aux environs d’Hablainville, Lucie et l’ambulance Gargamelle 2 sautent sur une mine. Le véhicule se retourne comme une crêpe. Lucie est grièvement blessée (pas loin d’elle le caporal Louis Fleuret meurt sur le coup). Elle ne pourra poursuivre sa mission. Extraite de l’ambulance elle aura la force de dire : : « Ma pauvre bagnole! Je vais me faire engueuler par Toto » (allias Suzanne Torrès, officier second des rochambelles).

On retrouvera Lucie en Indochine. Elle est morte en 1985.

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