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La photographie de la « Tondue de Chartres » – Musée Canavalet

Ajoutée le 13 févr. 2015 – Salon Bouvier – Mardi 3 février, de 14h à 15h

Les rencontres de Carnavalet vous proposent des conférences thématiques sur l’histoire de Paris et de ses habitants, à l’occasion d’une publication littéraire, d’une exposition temporaire ou autour des collections permanentes de nos 3 sites : le musée Carnavalet, la Crypte archéologique du Parvis de Notre-Dame, les Catacombes de Paris.

Gratuit
Mardi 3 février 2015 de 14h à 15h : LA TONDUE DE CHARTRES
Par Gérard Leray, co-auteur de La tondue 1944-1947

La photographie de la « Tondue de Chartres », prise par Robert Capa le 16 août 1944, est sans doute le document le plus représentatif de « l’épuration sauvage » qui a entaché la libération de la France au cours de l’été 1944. Or, elle a beau être mondialement connue, rares sont ceux qui connaissent l’histoire véritable de ses protagonistes.

Au fil d’un long travail de recherche, en France, en Allemagne et en Suisse, il a enfin été possible de reconstituer l’itinéraire familial et politique de cette femme martyrisée qui traverse, son enfant dans les bras, une foule vengeresse. Victime sacrificielle ou coupable avérée ?

Pour visionner ce document de « l’épuration sauvage » :

La Tondue de Chartres – photographie

la tondue 1944-1947Pour ceux qui l’ignorent  Gérard Leray est un acteur majeur de la vie citoyenne locale. Il a été du groupe fondateur de l’association « Énergies Citoyennes », il a fondé le journal l’Aiguillon et le site Internet « La Piquouse de rappel » devenu « La Piquouse 2 Rappel ». Militant écologiste, il a été le porte-parole départemental des Verts entre 2008 et 2011. Ce professeur d’histoire au lycée Jehan de Beauce à Chartres revient à ses amours en publiant son premier ouvrage « La Tondue 1944-1947 » aux éditions Vendémiaire. (date de parution 7 septembre 2011.)

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro

L'ombre d'une photographe, Gerda TaroParution du livre le 9 mars 2006 – Gerda Taro a longtemps été la grande oubliée du photo reportage. Dans les milieux de la photo et dans ceux liés aux recherches sur la Guerre d’Espagne, elle est surtout connue comme la compagne de Robert Capa, morte écrasée par un char sur le front de Brunete alors qu’elle n’avait que vingt-sept ans. C’est la première femme photo-reporter tuée au combat. Ses photos pour les journaux français de l’époque : Regards, Vu et Ce Soir, sont signées pour la plupart Capa et Taro.

Après sa mort, elles portent le copyright Robert Capa. Pendant une cinquantaine d’années, elles restent oubliées dans les archives du fonds Capa et de l’International Center of Photography de New York, dirigé par le jeune frère de Capa, Cornell Capa. Ce n’est qu’au milieu des années quatre vingt dix que le travail de recherche d’une allemande, Irme Schaber, les tire de l’oubli en même temps que leur auteur, Gerda Taro.

Figure emblématique du courage, de la liberté, de la beauté, il n’est pas étonnant que sa personnalité ait séduit François Maspero qui lui rend ici un magnifique hommage où se mêlent données biographiques et essai sur les milieux intellectuels, politiques et artistiques des années trente. Le livre aboutit en fait à une réflexion sur le rôle du photo-reportage dans le changement de l’information. En effet, ce que souligne Maspero à travers les figures ô combien séduisantes de Gerda Taro et de Robert Capa, c’est que l’utilisation du Leica et du Rolleiflex et de la télétransmission a permis de saisir l’actualité sur le vif.

La revue de presse Michèle Gazier – Télérama du 26 avril 2006

L'ombre d'une photographe, Gerda Taro...compagne de Robert Capa Dans Le Vol de la mésange, recueil de récits croisés comme autant de voix explorant le passé et le présent – comme un album d’images-souvenirs d’hommes et de femmes liés par l’histoire et l’amitié -, François Maspero intitule un chapitre «Gerda». Et c’est à cette même Gerda (Taro), photographe morte à Brunete, en Espagne, en 1937, quelques jours avant son vingt-septième anniversaire, qu’il consacre un autre livre, hommage à l’artiste, à la femme engagée et à la liberté qui fut le moteur de son existence. Reporter de guerre en Espagne, elle avait mis sa vie au service de la République, qu’elle était venue défendre avec ses objectifs et sa passion. D’elle, on ne retient souvent que sa relation amoureuse avec l’autre grand photographe de guerre, Robert Capa, mort quelques années plus tard sur un champ de mines au Vietnam. Leurs vies restent mêlées comme leurs photos,… François Maspero écrit, et dans ses mots d’une sobriété digne, d’un style dépouillé et clair – on pense parfois à Biamonti, dont il fut le merveilleux traducteur -, passent les images d’un demi-siècle de résistances et de douleurs. Au-dessus de cet univers d’ombre, comme un espoir, le regard de lumière d’un chat et le froissement d’ailes d’une mésange. La vie, en somme. 

La revue de presse Bernard Géniès – Le Nouvel Observateur du 6 avril 2006

Une jeune femme, née en 1910 à Stuttgart, fait ses premières armes de reporter-photographe aux côtés des républicains espagnols en lutte contre l’obscurantisme. Elle voulait témoigner. En juillet 1937, Gerda Taro est morte lors d’une opération militaire menée pour desserrer l’étau franquiste autour de Madrid. Compagne du photographe Robert Capa, cette femme «si belle qui se croyait invulnérable» a été oubliée. François Maspero lui redonne vie dans deux ouvrages. «Le Vol de la mésange» est un recueil de nouvelles marquées par les images de la guerre, depuis les années 1940 jusqu’à celles du conflit israélo-palestinien. Dans ces récits où la nostalgie, parfois, la violence et la mort, souvent, se croisent, il y a celui consacré, sous la forme d’un dialogue entre un photographe et une journaliste,… Le dialogue mené par ces deux personnages sert de prologue à «l’Ombre d’une photographe». Ici, c’est l’existence météoritique de Gerda Taro qui est retracée,… jusqu’à sa rencontre avec Andrei Friedmann, un exilé hongrois qui se fera appeler bientôt Robert Capa.

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro

Auteur : François Maspero

Genre : Photos

Éditeur : Seuil, Paris, France

Collection : Fiction Et Cie