Archives du mot-clé Résistance

Marie-Madeleine Fourcade, chef de réseau dans la résistance

Marie-Madeleine Fourcade fut la seule femme ayant dirigé un grand réseau de la résistance. Un réseau étendu à toute la France et riche de 1 500 agents, il porte le nom d’Alliance. Créer un réseau de résistance : comment retenir les femmes et les hommes qui pouvaient en faire partie ?

« Rien dans le parcours de cette jeune femme de la haute bourgeoisie, élevée au couvent des Oiseaux et pianiste avertie, ne préfigure un tel destin », écrit l’historien Max Lagarrigue. Elle dirigea seule un réseau étendu à toute la France. Riche de 1 500 agents, principalement issus de la fonction publique, de l’armée et des professions indépendantes, composé de 25 % de femmes, Alliance fut d’une redoutable efficacité.

Par Eugénie Alecian – Avec Marie-Madeleine Fourcade – Réalisation Noureddine Saoudi

LES NUITS DE FRANCE CULTURE par Philippe Garbit

Pour écouter le document sonore du 14 février 2018 sur France culture

Adrienne Bolland, aviatrice intrépide et féministe

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Aviatrice française, Adrienne Bolland a été la première femme à passer la Cordillère des Andes en avion dans des conditions rocambolesques. Engagée et humaniste, elle a notamment pris position pour le droit de vote des femmes et s’est investie en Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site L’histoire par les femmes

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Vous pouvez également retrouver mon activité sur le

Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

criminocorpus.hypotheses.org/

Criminocorpus poursuit son enquête au service de l’identification judiciaire de la préfecture de police de Paris et vous propose, à travers la mise en ligne de 4 nouveaux documentaires, de découvrir différents aspects du… Articles et comptes rendus de la revue Criminocorpus / Coups de coeur de la rédaction. 17 octobre …

Seize femmes d’élite : de la Résistance à l’Assemblée nationale

Le livre. Depuis 1993, chaque nouvelle législature bat le record de la précédente. En 2017, ce sont 224 femmes qui ont été élues à l’Assemblée nationale, représentant 38,8 % des députés ; en 2012, elles n’occupaient qu’un quart de l’Hémicycle, contre à peine plus de 18 % en 2007. Au regard de ces vingt dernières années, la place des femmes au sein de la représentation nationale semble acquise et le mouvement de la féminisation du monde politique enclenché de manière inéluctable.

Michèle Cointet, spécialiste de la seconde guerre mondiale et particulièrement de Vichy, vient nous rappeler non seulement qu’il n’en a pas toujours été ainsi, mais, surtout, à quel point cette voie fut difficile à ouvrir pour les seize pionnières, ces « seize femmes d’élite ». A partir de novembre 1943, dans la France libre d’Alger puis installée dès 1944 à Paris, l’Assemblée consultative provisoire fut la première à accueillir des femmes, désignées par le Conseil national de la Résistance.

Ce changement vient d’un homme

Peu de temps après leur passage, la voie s’était déjà refermée, dès après la légalisation du droit de vote féminin, le 21 avril 1944 ; de 5,6 % de femmes dans la première assemblée constituante de 1945, le taux a chuté à 1,4 % en 1958 pour ne remonter à 4,3 % qu’en 1978 et dépasser les 10 % qu’à partir de 1997. « Le changement n’est jamais qu’une étape à consolider, un édifice dont il faut sans cesse entretenir les fondations et qui a besoin d’être agrandi » , rappelle l’auteure, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’université de Tours.

En 1944, ce changement vient d’un homme, Charles de Gaulle, « véritable créateur du droit de vote des Françaises », prérequis indispensable pour obtenir celui d’être éligibles. Le général veut « restaurer la République » et « marquer la rupture avec un monde politique archaïque » ;« la Résistance engendre une république renouveléeLes…

En savoir plus sur  Seize femmes d’élite : de la Résistance à l’Assemblée nationale 

« Pour la sauvegarde du Fort de Romainville et la création d’un musée de la résistance des femmes »

Durant la seconde guerre mondiale, le Fort de Romainville (Seine‐Saint‐Denis) fut un des principaux camps d’internement utilisés par les Nazis en France. Ainsi, de 1940 à 1944, 7 000 personnes, dont une moitié de femmes, y furent détenues, huit sur dix furent déportées et deux cents fusillées.

Le Fort de Romainville fait aujourd’hui l’objet d’un projet d’urbanisation porté par la Métropole du Grand Paris et le Maire des Lilas qui pourrait faire disparaître les traces de cette histoire. 

L’histoire du Fort de Romainville doit être respectée et la mémoire des femmes et des hommes qui y furent enfermés, fusillés ou déportés doit être perpétuée.

Avec le « comité de soutien pour la sauvegarde du fort de Romainville pour la création d’un musée de la résistance des femmes » regroupant de nombreuses associations, amicales et personnalités du monde de la Mémoire de la Déportation et de la Résistance, nous demandons que :

La caserne historique et les casemates où furent emprisonnés les résistants hommes et femmes, ainsi que le lieu du massacre de 1944, soient préservés,

La cour du Fort, ancienne cour des détenue.e.s, soit également conservée dans son périmètre actuel,

Une partie des bâtiments existants soit utilisée pour la création d’un musée de la résistance des femmes, car il n’existe à ce jour, aucun lieu mémoriel dédié au rôle des femmes dans la résistance, qu’elles soient ou non passées par Romainville. Sauvegarde du Fort de Romainville

Les graffitis du fort de Romainville – Criminocorpus

Le fort de Romainville : des traces du camp d … – Criminocorpus

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On a oublié le fort de Romainville. Les camps de Compiègne (pour les résistants et les « politiques ») et de Drancy (pour les juifs), symbolisent aujourd’hui l’internement et la déportation dans la France occupée. Mais qui se souvient qu’en 1940, les Allemands installèrent à Romainville un de leurs principaux camps d’internement. De 1940 à 1944, 7 000 personnes (dont une moitié de femmes) y furent détenues : huit sur dix furent déportées, deux cents fusillées. De là partit, le 24 janvier 1943, le premier convoi de résistantes et de prisonnières politiques envoyées à Auschwitz, celui des « 31 000 », passé à la postérité grâce à Charlotte Delbo. Là tombèrent, en août 1944, les onze derniers massacrés de la région parisienne. L’histoire mérite de s’attacher à Romainville, et d’abord parce que le fort fut au cœur des politiques répressives de l’occupant. Il en a accueilli, simultanément ou successivement, toutes les victimes : les étrangers, les juifs, les prisonniers de guerre dès 1940 ; les premiers résistants et les premiers otages à partir de 1941 ; les femmes, restées seules détenues en 1944… À partir d’archives et de témoignages, Thomas Fontaine retrace ici les conditions de détention des prisonniers de Romainville. Des documents exceptionnels illustrent ce récit : registre original des détenus, fiches d’internés, photographies de détenus, lettres clandestines, dessins, objets et graffitis réalisés sur les murs des casemates. Cet ensemble remarquable est un hommage aux valeurs et au courage des oubliés de Romainville, antichambre de la mort et de la déportation… L’intégralité des droits d’auteur sera reversée à la Fondation pour la mémoire de la déportation.

Thomas Fontaine, historien, a participé à la réalisation du Livre-mémorial des déportés partis de France arrêtés par mesure de répression, publié en 2004 par la Fondation pour la mémoire de la déportation. Il prépare actuellement une thèse sur les déportés par mesure de répression. Il est l’auteur des Oubliés de Romainville. Un camp allemand en France, 1940-1944 (Tallandier, 2005)…

Jeannie de Clarens : une grande figure de la Résistance et du réseau Alliance

arton6307-320x320Ouest-France – L’espionne de la Résistance Jeannie de Clarens est née à Saint-Brieuc le 1er avril 1919. Décédée la semaine dernière, elle avait transmis à Londres des informations sur les bombes volantes allemandes V1 et V2 pendant la Seconde guerre mondiale.

Jeannie de Clarens, ancienne espionne de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, est décédée à 98 ans la semaine dernière. Née à SaintBrieuc le 1er avril 1919, elle avait transmis en 1943 à Londres des informations très précises sur les bombes volantes allemandes V1 et V2.

Arrêtée, Jeannie de Clarens, née Rousseau, avait été déportée au camp de Ravensbrück en Allemagne.

Le journal américain New York Times a relayé l’information de son décès dans un article du 29 août, titrant : « Jeannie Rousseau de Clarens, vaillante espionne pendant la Seconde Guerre mondiale, décédée à 98 ans ».

Jeannie rousseau de clarens, valiant world war ii spy, dies at 98 …

French Allied intelligence agent Jeannie Rousseau Died at 98 …

Récit de résistance d’une femme centenaire : Yvette Lundy

« Le corps est nu et le cerveau tout à coup est en guenille : on est comme un trou, un trou plein de vide, et si on regarde autour, c’est encore du vide. » Yvette Lundy

Yvette Lundy est institutrice de 28 ans lorsqu’elle est arrêtée le 19 juin 1944 pour avoir fait de faux papiers. Dans son témoignage, elle évoque les conditions de son interrogation dans les locaux de la Gestapo de Châlons. Déportée à Ravensbrück, elle sera libérée par les soviétiques le 21 avril 1945. Reprenant alors son métier d’institutrice, ce n’est qu’à partir de 1958 qu’elle commencera à témoigner devant des milliers d’écoliers de la région Champagne-Ardenne…

Le 19 juin 1944, la Gestapo vient arrêter Yvette Lundy pendant sa classe, signant le prologue d’un périple inimaginable pour cette jeune femme d’alors 28 ans. Âgée aujourd’hui de 101 ans, elle incarne toujours l’engagement total pour la liberté…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 mai 2017 |Fanny Lattach – Agence France-Presse | Europe

VIDEO – Yvette Lundy fête ses 100 ans : « Je n’ai pas vu le temps passer »

Yvette Lundy, un livre pour se souvenir – France 3 Grand Est

Publication du livre le 1er janvier 2012 – « La résistance commence par un état d’ esprit. Les actes suivent. Mon idée de la résistance n ‘est pas de mourir en martyre sur l ‘autel d’ une France libérée, j ‘ai vingt ans et j ‘aime trop la vie pour m ‘offrir en sacrifice. J’ai plutôt en tète de pourrir la vie des allemands comme ils pourrissent la notre jusqu’ a ce qu’ils plient bagage ! Et les occasions ne manquent pas pour peu qu ‘on ait un peu d ‘imagination…

Éditeur : LB-COM

Une femme dans la Résistance

Parution du livre le 25 mars 2017 – Un cadavre est découvert, lors des travaux de rénovation d’une vieille ferme, dans une vallée à quelques kilomètres de la Côte de Granit rose. « Janine » – son pseudonyme dans la clandestinité –, institutrice en retraite, raconte ce que fut son rôle dans la Résistance. Elle est la seule encore en vie à savoir pourquoi un jeune homme a été enterré à cet endroit en 1944, et qui il est. C’est l’occasion pour elle d’évoquer, entre autres péripéties, comment elle est devenue agent de liaison d’un mouvement de résistance, comment elle s’est occupée d’aviateurs alliés en attente de rapatriement vers la Grande-Bretagne. On assiste aussi à une sombre affaire – l’assassinat d’un couple de résistants – qui ne sera élucidée que bien des années après la guerre. Il s’agit enfin d’une longue histoire d’amour née dans la clandestinité, vécue jusqu’au bout avec rage et passion. Un roman palpitant, un document passionnant…

La Gidouille – Éditeur de livres – Publier des ouvrages d’auteurs inspirés d’horizons divers, sans préjugé ni tabou. L’empathie avec les auteurs et l’émotion dégagée par le texte sont les seuls critères retenus.

Le choix va vers des romans, de préférence courts et denses, ou des nouvelles, qui côtoient les titres de la collection « Vive voie », récits de vies ou de tranches de vie méritantes, insolites, pittoresques ou remarquables, mais toujours enrichissants.

Alain Lozac’h, installé en Bretagne près de Saint-Brieuc, passionné d’histoire, est l’auteur d’une quinzaine de livres. Plusieurs de ses ouvrages sont consacrés au patrimoine et aux aventures maritimes (Ports de Bretagne, La Pérouse, Jim Hawkins).Le thème de la seconde guerre mondiale est également un de ses sujets de prédilection, qu’il traite à travers des domaines aussi variés que ceux de la Résistance, de la spoliation des œuvres d’art, des pilotes de la France Libre, etc.