Archives du mot-clé prostituées

« Les auxiliaires de la guerre à l’époque moderne (cantinières, vivandières, prostituées) » 

Communication de Marion Trévisi, maître de conférence à l’Université de Picardie – Jules Verne, prononcée le 14 janvier 2016 lors des journées d’étude « La guerre et les femmes » organisées dans le cadre du programme de recherche « Guerre et société » soutenu par la Fondation Simone et Cino del Duca et l’Académie des sciences morales et politiques.

Marion Trévisi est maître de conférences en histoire moderne à l’université de Picardie Jules Verne (Amiens). Spécialiste d’histoire de la famille, elle s’est intéressée aux solidarités familiales et au rôle des femmes dans les familles françaises du XVIIIe siècle. Elle poursuit désormais une enquête de grande ampleur sur les femmes et la guerre à l’époque moderne…

Gravure : Françaises sous l’uniforme, 1852-1993 – Cantinière-vivandière du 16e régiment d’infanterie. Derrière elle un fourgon réglementaire.

Pour en savoir plus sur le site de Canal Académie

Belles de jour. Prostituées, clients et proxénètes, Le Sociographe, 2017, n°59.

Présentation du numéro : Les recherches sur ce thème se sont essentiellement intéressées aux trajectoires des personnes prostituées, en étudiant leurs comportements, leur passé sexuel, leur état de santé physique et mental, ainsi que les discriminations dont elles font l’objet.

Au sein de notre société, deux grandes approches de la prostitution s’opposent, selon que l’on considère celle-ci comme un choix librement exercé ou le résultat d’une violence contre les femmes.

Dans la première approche, les femmes (voir les hommes aujourd’hui) peuvent disposer librement de leur corps, la prostitution est un choix voulu, consenti. Elle est donc un métier comme un autre.

La deuxième perspective considère la prostitution comme une violence à l’égard des femmes et constitue une exploitation non seulement des femmes prostituées mais de l’ensemble des femmes présentées comme une « marchandise ». Ces dernières sont donc définies comme des objets sexuels destinés à répondre aux besoins des hommes, en tant qu’épouses ou comme prostituées.

Si les positions abolitionnistes souhaitent que l’on donne un statut officiel de travailleur aux personnes qui se prostituent, les tenants de la réglementation préfèrent que l’on installe la prostitution dans des lieux réservés, que l’on punisse les prostitués qui travailleraient en dehors ainsi que les clients. Il s’agit donc clairement pour ce numéro de dépasser les clivages habituels que pose la question de la prostitution en se proposant de mettre au cœur de la discussion des orientations qui, habituellement, ne cohabitent pas, sans parti pris ni équivoque.

Dossier coordonné par Anne-Françoise Déquiré (membre du Comité de rédaction, enseignante à l’Institut social de Lille)

Présentation de la revue : Le sociographe est une revue trimestrielle d’instituts de formation associés et d’établissements partenaires du travail social. Elle alimente et guide la recherche dans le travail social et médicosocial. Elle propose également la publication annuelle d’un hors-série.

écrire au sociographe : contact@champsocial.com

Pour en savoir plus sur Champ social

A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées : mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

putain-bonne-soeur« On ne peut traverser le pont d’Avignon sans rencontrer deux moines, deux ânes et deux putains. » Ce célèbre adage médiéval témoigne de la vitalité du « plus vieux métier du monde »dans la cité des papes. Mais bien d’autres villes de France peuvent se targuer d’une telle réputation. S’il est certain que l’Église et l’État exploitaient les bordels et prostituées déclarées, rien n’atteste qu’ils géraient la totalité des 3000 bordels parisiens du 15e siècle, et des 40 000 prostituées parisiennes du 18e siècle, pour la plupart clandestines…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le lien suivant A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées

Bucoliques et emmurées, les prostituées et le régime de Vichy

tgs_010_l204L’incertitude des heures de la guerre, puis de la collaboration, la gêne matérielle des femmes seules mêlée à l’abstinence sexuelle forcée devaient susciter des « vocations », provoquer quelque « engagement » dans la prostitution pour la durée de la guerre. L’absence d’hommes, d’ami, de fiancé, d’amant, de mari, mais également de père imposait au surplus, par cette forme de « dévirilisation sociale », de libérer des comportements que la présence masculine aurait tempérés  Olivier (2002).

En permettant à de jeunes gens d’assouvir leurs besoins sexuels, la prostitution les retarderait dans le mariage ; ce « fléau » est à ranger parmi les causes de la dénatalité. Plus encore, dans ce régime qui s’efforce de moraliser la vie sociale, la prostitution est une impiété : immoralité de celles qui vendent ce qu’elles ne devraient offrir qu’à leur époux, uniquement dans un but de conception, amoralité de ceux qui organisent cet odieux commerce. Fort d’une entreprise ambitieuse de « Rénovation Nationale », l’État français se targue d’une réforme profonde de la législation de la prostitution  Les mutations de la réglementation de la prostitution…. Les pratiques observées s’en trouvent alors bouleversées, tantôt clandestines, fuyant la proscription réglementaire, tantôt tolérées, profitant au contraire de la corruption du système.

En écho au travail pionnier d’Insa Meinen, mené notamment à partir des archives de la Wehrmacht, cet article, également issu d’une recherche inédite, voudrait considérer, à partir de documents émanant de diverses administrations françaises, des expériences vénales singulières, un contrôle des corps inédit, inhérents à la période de l’occupation et au régime de Vichy. Afin de clarifier le propos, de déconstruire les qualifications officielles distinguant les prostituées  Dès 1940, le secrétaire d’État à l’Intérieur Marcel…, le lecteur cheminera ainsi parmi les différents lieux d’exercice de la vénalité – extérieurs, hôtels, intérieurs privés, maisons de tolérance – afin de donner une plus grande lisibilité à la spécificité des pratiques vénales d’alors. – (Photographie à la une : Bordel allemand dans une synagogue de Brest – PHOTO © BArch, Bild 101II-MW-1019-07. DIETRICH – Ce n’est pas exactement une synagogue, mais un mikvé (bain rituel juif). La scène se passe en 1940 à Brest. On voit deux soldats allemands s’apprêtant à entrer dans un bordel. Un troisième, hilare, regarde le photographe en levant le pouce, comme pour dire : «Super !»)

Cyril Olivier, docteur en histoire, est l’auteur d’une thèse portant sur les Femmes de « mauvaises vies » dans la France de la Révolution Nationale (1940-1944), sous la direction de Frédéric Chauvaud. Spécialiste de la France de Vichy et de l’histoire de la sexualité, il a publié de nombreux articles portant sur les questions du genre et des sexualités féminines. Notamment dans les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique (« Du charivari au désordre judiciaire. L’irrémissible sexualité », n?84, 2001, pp. 59-72), dans Histoire et société. Revue européenne d’histoire sociale (« Représentations et pratiques d’une expérience sexuelle anomique (1940-1944). Un itinéraire bisexuel dans le Poitiers des années noires », n?3, 2002, pp. 40-44), dans Clio, Histoire, Femmes et Sociétés (« Un proxénète écrit à Suzy », 17, pp. 115-136). Enseignant du supérieur à Bordeaux, est chercheur-associé de l’Équipe Simone Sagesse (Savoirs sur le Genre et rapports Sociaux de Sexe – EA 3053) de l’Université de Toulouse-le Mirail.

Travail, genre et sociétés 2003/2 (N° 10) Pages : 270 ISBN : 9782747548878 DOI : 10.3917/tgs.010.0055 Éditeur : La Découverte

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site cairn

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google+ 51 636

blog de Philippe Poisson

Les prostituées issues des archives du Haut-Rhin

prostituc3a9es68Si vous prenez le sujet en cours de route, ce billet fait suite à deux autres. Il s’agit de l’énumération de prostituées que l’on retrouve dans la sous série 4M aux archives départementales du Haut-Rhin.   Une version provisoire d’un premier dépouillement existait déjà dans ma rubrique téléchargement. Voici, non pas la version finale, mais la version enrichie. Je n’aime pas ce qui est statique. Une fin voudrait dire, que je me contente d’ un travail de compilation à l’identique dans l’hypothèse d’être capable de restituer la matière archivistique qui elle-même comporte des erreurs sur l’orthographe des patronymes, les dates ou les lieux de naissance de ces filles…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site d’ Elsasser Wurtzle

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Spécialisé sur l’enseignement de l’histoire pénitentiaire et l’histoire des bagnes coloniaux, il a notamment mené avec Marc Renneville des entretiens avec le surveillant militaire Émile Demaret (à lire sur le site).  En savoir plus

Philippe poisson – Google+

 blog de Philippe Poisson

Prostituées à la maison-close “Le petit moulin rouge”, portraits et destins

 

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Ce sont des dizaines de petites photographies d’identité, collées à la gomme arabique sur un cahier. Case par case, nous découvrons des visages de femmes, toutes entre 20 et 45 ans, unies par un même et commun destin: prostituées au Petit moulin rouge, rue du Cheval Blanc, à Saint-Amand.

Ne me demandez pas comment ce registre est un beau jour arrivé à la rédaction du quotidien local le Berry républicain. Prêté par un collectionneur, sauvé d’une benne à papier où ont fini tant d’archives contemporaines, j’ai eu la chance de pouvoir le feuilleter entièrement et, plus que les informations sociologiques qui auraient du attirer mon regard d’historien, ce sont d’autres regards qui m’ont happé. Des regards joyeux, mutins parfois, indifférents, résignés, effondrés, ceux de filles, de femmes, venues vendre leur corps ou leur force de travail sous les ordres de mme Olga, dont la devise, afin que chacun puisse rentrer chez lui l’attitude, à défaut de la conscience, tranquille, était “ discrétion, sécurité”…

Pour en savoir plus, voir le billet publié sur le site d’ Olivier Trotignon, historien et médiéviste

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

La fabuleuse histoire d’Edmond Locard, flic de province

Six anecdotes croustillantes du Paris libertin d’antan

030041-352x500Dans son Guide historique du Paris libertin qui vient de paraître aux éditions la Musardine, le journaliste spécialisé en urbanisme Marc Lemonier raconte comment la capitale a gagné ses galons de ville de tous les plaisirs. Des luxueux bordels aux sordides bas fonds, l’ouvrage mêle anecdotes en dentelle et grande Histoire, quartier par quartier. 6 Extraits de ces promenades nostalgiques… (Les photos sont extraites du fond du collectionneur Alexandre Dupouy de la librairie, Les Larmes d’Eros, spécialisée d’art érotique (Curiosa). 58, rue Amelot, 75011 Paris)

Pour lire l’intégralité de cet article sur le site « Paris Derrière », voyez le lien suivant :

Paris libertin d’antan