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Casque d’or prostituée à 14 ans pour 10 sous la passe

Alexandre Dupouy redonne vie à celle qui fut sur le trottoir dès 14 ans, avant de mourir dans l’oubli en 1933 : Casque d’or. Mais l’histoire vraie de cette prostituée lui offre surtout l’occasion de s’attaquer à un sujet plus que sulfureux… 28 août 2016 – (Photographie à la une : Amélie Élie (la vraie casque d’Or) et Simone Signoret dans le rôle de Casque d’Or au cinéma)

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le blog d’Agnès Giard Liberation

A propos du blog d’Agnès Giard :

Les 400 culs

Agnès Giard. Auteure de livres, journaliste et docteur en anthropologie, Agnès Giard a d’abord travaillé sur les nouvelles technologies, les artistes underground et la culture populaire japonaise avant de s’intéresser aux sexualités. En 2000, elle devient correspondante du magazine japonais SM Sniper et y collabore pendant plus de dix ans. En 2003, elle publie un livre d’art au Japon : Fetish Mode puis entame une série de recherches qui seront publiés en collaboration avec des artistes contemporains japonais tels que Tadanori Yokoo, Makoto Aida, Toshio Saeki, etc. Son premier ouvrage, L’Imaginaire érotique au Japon, traduit en Japonais, est classé au 4e rang des meilleures ventes de livres étrangers. Suivent un dictionnaire (Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon) puis un livre de design répertoriant objets de culte, gadgets et sextoys étonnants (Les Objets du désir au Japon). Agnès Giard publie ensuite, grâce à la Villa Kujoyama, une anthologie critique : Les histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines. Le prochain livre à paraître – fruit de trois ans d’enquête dans le cadre d’un doctorat à l’Université de Nanterre – portera sur les love dolls… prélude à de nouvelles recherches sur le lien entre les poupées, l’amour et la mémoire au Japon. Agnès Giard est maintenant chercheuse rattachée à l’Université de Paris Ouest, laboratoire Sophiapol (EA 3932), groupe de recherches « socio-anthropologie de la sexualité ».

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nIndépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

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Casque d’or prostituée à 14 ans pour dix sous la passe

Alexandre Dupouy redonne vie à celle qui fut sur le trottoir dès 14 ans, avant de mourir dans l’oubli en 1933 : Casque d’or. Mais l’histoire vraie de cette prostituée lui offre surtout l’occasion de s’attaquer à un sujet plus que sulfureux …

Pour en savoir plus voir le billet publié par le 28 août 2016 sur le site Libération

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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Moi, Lilou, hors-la-loi par amour

Moi, Lilou, hors-la-loi par amour Parution du livre 12 juin 2014 – La cavale, les barreaux, les gardes à vue ont rythmé une vie entière. Celle de Lilou.

Cette Bordelaise a ainsi vécu, comme elle le dit si bien, dans la «marginalité», à l’ombre de la loi et des conventions. Un parcours au ban de la société sur fond de violence, d’histoires d’amour tumultueuses, avec pour point de départ une enfance difficile passée à écumer les foyers.

Compagne de détenue à vingt ans à peine, la jeune femme s’est retrouvée très vite prisonnière d’un engrenage : la clandestinité, la prison, la soumission. Elle se mariera au parloir à deux reprises et sera forcée de repartir de zéro après les saisies effectuées lors des perquisitions.

Comment les rencontres influencent-elles le cours d’une vie ? Pourquoi reste-t-on en couple avec un voyou ? Est-ce possible de fuir, de retrouver le contrôle de sa vie ? Comment se retrouve-t-on forcée d’accepter l’impensable ?

En confiant son témoignage à Claire Bauchart, Lilou, attachante et sincère, lève le voile sur son histoire hors-norme, révélant un milieu avec ses codes et ses propres lois.

Un livre dont la vérité crue ne vous laissera pas indemne.

Biographie des auteures :

Lilou, 62 ans, vit près de Bordeaux. Solidaire jusqu’au bout, elle continue de rendre visite au parloir à Henri, le deuxième homme qu’elle a épousé en prison.

Claire Bauchart est diplômée de Sciences Po Paris. Elle a notamment travaillé à Europe 1 et iTélé avant de se tourner vers la réalisation de documentaires portant sur des thèmes sociétaux.

Extrait du  livre : 

– À toi de jouer, Annie !

Ma copine de galère fronça les sourcils, se gratta la tête pour la cinquantième fois de la journée et poussa un long soupir.

– Ça daille les filles, j’ai encore perdu…

– Pour une fois que ce n’est pas moi ! renchérit Delphine, mordillant nerveusement sa lèvre inférieure, déjà sérieusement blessée par des nuits entières d’angoisse.

Graziella, une grande Argentine d’une trentaine d’années à la chevelure sombre, nous toisa avec amusement.

– ¡ Vosotras las Francesas, no estaís las reinas de las cartas ¡

– Oh, ça va Graziella ! lançai-je d’un ton amusé. Je te rappelle que vous êtes assises sur mon lit las Argentinas. Alors restez polies !

Je les aimais bien ces Argentines, de braves filles. Nous passions notre temps à nous chamailler amicalement.

– ¡ Vale, vale ! poursuivit Olga, la petite du groupe, dix-neuf ans à peine. Elle était sage, toujours en train de tenter de calmer nos esprits de plus en plus volcaniques.

Enfermées depuis des jours, des mois, voire des années pour certaines, nos susceptibilités étaient mises à rude épreuve. Et l’humidité ambiante de notre dortoir, teintée d’une odeur de moisissure, n’avait rien pour arranger les choses. La nuit, nous tentions sans succès de trouver le sommeil sur de vieilles couvertures piquantes, aussi fines que du papier à cigarette. Nos lits étaient en fer. À croire que leur seule vocation était, non pas de nous permettre de dormir, mais de nous massacrer les vertèbres. Je me réveillais tous les matins avec des douleurs féroces au cou, cassé par un oreiller plus dur que du béton. Quant aux draps, nous n’en avions même pas !

Puis il y avait cette puanteur ambiante… Mélange de sueur, de renfermé, de crasse, de sang… Oui, de sang. Car, en plus de la cinquantaine de filles avec qui je partageais ce dortoir insalubre aux vitres cassées, j’avais le droit régulièrement à la visite de colocataires inattendus : des rats qui pullulaient, des colonies entières de rongeurs d’égouts qui s’infiltraient parmi les canalisations centenaires de cette prison barcelonaise où je croupissais depuis plusieurs semaines.

Croupir. Ce mot n’est pas choisi au hasard. Lorsque l’on a le droit de se laver qu’une fois par semaine, toutes à poil en même temps dans des douches communes, que l’on est plus de cinquante à se partager trois savonnettes, parfois même une dizaine à utiliser la même brosse à dents, que l’on supporte des toilettes turques, que l’on ne mange rien à part du pain rassis, de la soupe froide sans goût, on ne vit pas, on croupit. D’ailleurs, l’administration pénitentiaire avait décidé de nous couper les cheveux pour tenter d’éradiquer une redoutable invasion de poux. Toutes à la garçonne ! Si mon pépère savait cela ! Lui qui aimait tant mes longs cheveux bruns !

Genre : Documents Essais d’actualité

Éditeur : Michalon, Paris, France

Collection : Témoignage

Une vidéo d’appui pour la présentation du livre (Librairie Mollat) :

Lilou

Dessins de Steinlen sur les prostituées à la prison Saint-Lazare

En complément de l’exposition « Splendeurs et misères », les dessins de Steinlen sur les prostituées à la prison Saint-Lazare sont à découvrir salle 68.

Ces œuvres attestent de l’engagement de l’artiste en faveur des démunis et des marginaux dont il restitue la dignité :

http://bit.ly/1ko5aDR
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In addition to the exhibition « Splendour and Misery », you can see, room 68, the drawings of Steinlen about the prostitutes at Saint-Lazare prison.

These works attest to the illustrator’s commitment to the destitute and the marginalised, whose dignity he restored :

http://bit.ly/1MDv65c

Illustration :

Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923)
Les désarmées : agent empoignant une fille (détail)
Musée d’Orsay, conservé au département des Arts Graphiques du musée du Louvre
Legs Colette Desormière-Steinlen, fille de l’artiste, 1970
© RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Gérard Blot