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« Brisées » : Court métrage – Souvenirs en animation de la plus grande prison pour femmes de l’ex-RDA.

À partir des témoignages d’anciennes détenues, un film sur les conditions de vie dans la prison pour femmes la plus connue de RDA… Un court métrage d’animation qui avait été présenté au Festival d’Annecy 2016.

7 minDisponible du 27/01/2018 au 03/02/2018

Générique : 

Production : Die Kulturingenieure

Réalisation : Alexander Lahl – Volker Schlecht

Scénario : Alexander Lahl – Volker Schlecht

«Brisées» de Alexander Lahl et Volker Schlecht | ARTE Cinema

La Résistance et Juliette Gréco

 Par · 7 février 2017

 Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la chanteuse et actrice Juliette Gréco.

L’occasion pour le blog Crimino de revenir sur une période de la vie de cette grande dame : celle de la Résistance :

Juliette Gréco en 1954Juliette Gréco en 1954« Si Juliette Gréco n’a pas connu la rafle, sa mère, résistante, ainsi que sa sœur, ont été déportées au camp de Ravensbrück.Je me souviendrai toujours de cette journée de 1943, en Dordogne où nous habitions avec notre mère, une résistante très active qui faisait passer des familles juives en Espagne par le chemin de Bordeaux. J’avais 15 ans et je revenais du lycée avec ma sœur Charlotte, mon aînée de deux ans et demi. En arrivant, nous trouvons la maison dévastée.

Aucune trace de maman mais tous les tiroirs, les objets, les lettres sont éparpillés sur le sol. Nous apprenons par une voisine que maman a été arrêtée dans l’après-midi et emmenée directement à la Gestapo de Périgueux. Ma sœur et moi décidons de nous y rendre. Nous lui préparons une valise avec des vêtements chauds et, dans ma naïveté, je lui confectionne même un gâteau! A la Gestapo, nous sommes reçues par un gradé qui prend la valise, nous pose tout un tas de questions et nous laisse repartir.

Dans la rue, nous avons l’impression d’être suivies. Nous nous nous mettons à courir comme des folles en direction de la gare et sautons dans le premier train. Il allait en direction de Paris. Dans un des wagons, nous reconnaissons l’homme qui nous suivait dans la rue. Nous faisons comme si de rien n’était… »

Pour en savoir plus voir le billet publié  sur le site de Paris Match| Publié le 08/03/2010 à 18h25 Propos recueillis par Caroline Rochmann Paris Match

Juliette GRECO l’adolescence pendant la guerre – Vidéo Ina.fr

Juliette GRECO à propos de sa soeur et sa mère – Vidéo Ina.fr

Juliette GRECO à propos de ses retrouvailles avec sa soeur et sa … – Ina

Juliette GRECO à propos de son emprisonnemen pendant la guerre …

16472841_1240226999348400_5408289527030608011_nDans la France d’après-guerre, elle côtoie Simone de Beauvoir, Boris Vian, Miles Davis et Jean-Paul Sartre. Ce dernier lui écrit sa première chanson « La Rue des Blancs-Manteaux ». Son premier album « Je suis comme je suis » écrit par Jacques Prévert et Joseph Kosma sort en 1951.

En parallèle, elle mène une carrière d’actrice qui débute avec des seconds rôles comme dans « Orphée » de Jean Cocteau (1951). Puis elle se rend à Hollywood, pour y interpréter quelques rôles dans des films tels que « Les Racines du ciel » de John Huston avec Errol Flynn et Orson Welles (1958). A son retour en France elle rencontre Serge Gainsbourg qui lui écrit une dizaine de chansons dont « La Javanaise » (1963). Son rôle dans la série « Belphégor » (1965) et son tube « Déshabillez-moi » (1968) font d’elle une des artistes préférées des français.

Elle est nommée chevalier de la légion d’honneur le 23 octobre 1984, Officier de la Légion d’honneur en 2003, Commandeur de l’Ordre national de la Légion d’honneur en 2012 et Grand officier de l’ordre national du mérite en 2015. © Photographie Sam Lévin

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Mireille Balin : la beauté d’une star foudroyée

En pleine période d’émancipation de la femme, cette fille de bourgeois sans histoire n’hésitera pas à affronter les foudres familiales pour se lancer dans le cinéma. Mais sa carrière foudroyante sera stoppée net au sortir de la Seconde Guerre mondiale : elle paiera au pris fort son amour pour un officier de l’armée allemande. C’est une femme brisée et oubliée de tous qui finira sa vie dans la misère et la désespérance …

balin_mireille02… Le 25 août 1944, Paris est libéré.Mireilleet Birl tentent de rejoindre la frontière italienne, espérant se réfugier au Moyen-Orient. Le 28 septembre 1944, ils sont repris par un groupe de partisans FFI. Séparée de son amant, la jeune femme, battue et violée, échoue à la prison de Nice. Nul ne sait ce qu’il est advenu de Birl Desbok.

Rapatriée à la prison de Fresnes, Mireille Balin est interrogée. Sa libération, en janvier 1945, laisse penser que l’on ne put lui reprocher que sa liaison sentimentale avec un officier d’une armée devenue ennemie et sa participation au film de Genina. Mais, en 1945, cela n’était pas une broutille. Recluse dans son appartement de l’avenue d’Iéna, contrainte à vendre les derniers objets de valeur qu’il lui restait, abandonnée de (presque) tous, elle ne tarde pas à s’adonner à la boisson…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site L’encinémathèque

ob_544e44_mireille-balin-la-star-foudroyee-livreParution du livre 22 avril 2014 – L’auteur, Frank Bertrand, nous dévoile dans cet ouvrage les blessures secrètes d’une femme terriblement émouvante alors que pour des milliers de cinéphiles, MIREILLE BALIN restera l’inaccessible vamp de Pépé le Moko et de Gueule d’amour. La pin-up du cinéma d’après guerre. Inoubliable star de l’entre-deux guerres et après avoir été la vedette d’une trentaine de films, Mireille Balin, subit, en 1945, les foudres des comités d’épuration pour avoir trop aimé un bel officier de la Wehrmacht. Malade, ruinée, prématurément vieillie, l’actrice fera une ultime apparition dans La dernière chevauchée, et jusqu’à sa mort, en 1968, elle mènera une vie solitaire, partagée entre l’errance et la réclusion. Née à Monte-Carlo, elle revient dans le Sud, à Cannes puis retourna finir sa vie à Paris. Destin fulgurant, tragédie moderne en forme de romantique lamento, la carrière cinématographique et la vie amoureuse de cette sublime étoile sont enfin mises en lumière grâce à seize cahiers d’écolier que l’un des trois principaux personnages de cette mystérieuse histoire découvre un jour, « par le plus grand des hasards » … Les grands films avec Jean Gabin, Tino Rossi, les grands films des années 40/50 avec des actrices superbes, films d’amour mais Mireille Balin aime un Allemand à la fin de la guerre: déchéance et persécutions…

  • Auteur : Frank Bertrand
  • Éditeur : ÉDITIONS VAILLANT

 

Triste fin d’une star déchue :

En 1961, Mireille Balin est alors recueillie par l’association «La roue tourne» qui lui permet d’avoir un toit pour  s’abriter. Elle meurt dans la misère totale et dans l’oubli le 9 novembre 1968. Sans l’aide de l’association, elle aurait été enterrée dans la fosse commune.

Elle repose maintenant au cimetière de Saint Ouen, carré 31, et depuis 1973 elle n’est plus seule. Un autre acteur célèbre est venu la rejoindre : il s’agit de Jean Tissier.

Triste histoire, n’est-ce pas ?

Un livre a été publié sur la vie de cette actrice. Il s’agit de « Mireille Balin ou la beauté foudroyée» paru aux Éditions de la Manufacture en 1989 et écrit par Daniel Arsand. Hélas, ce livre est devenu introuvable ! »

Une vidéo d’appui sur Youtube

Juliette Gréco : « Cela fait 88 ans que je suis en guerre »

Article de presse repéré sur le site du Monde 06.12.2015 à 07h33 | Par Annick Cojean (propos recueillis par)

« … Si on ne m’avait pas aimée, c’est la base de tout. Si la grande comédienne Hélène Duc ne m’avait pas recueillie, comme si j’étais son enfant, et tenue à bout de bras. C’était la première fois que l’on m’aimait ainsi. Et c’était me mettre au monde une deuxième fois. J’ai débarqué chez elle un matin de 1943. J’avais 16 ans. Je sortais de la prison de Fresnes, j’étais seule et paumée. Ma mère, qui était engagée dans la Résistance, m’avait toujours dit d’aller chez Hélène s’il arrivait quelque chose. Elle avait été mon professeur de Français à Bergerac, et déjà, elle m’avait prise en tendresse, moi qui ne parlais guère et que ma mère n’aimait pas. Alors ce matin-là, j’ai couru chez elle dans ma robe bleu marine et mes souliers en raphia. Et elle m’a ouvert les bras.

Votre mère et votre sœur avaient été déportées à Ravensbrück.

Je ne le savais pas encore. Ma mère avait été arrêtée puis emprisonnée à Périgueux et Charlotte et moi avions sauté dans un train vers Paris. Mais nous avions été suivies. Et alors que ma sœur s’apprêtait à traverser la place de la Madeleine pour me rejoindre dans un bistrot, une grosse Citroën a pilé net devant elle, et trois hommes l’ont saisie et jetée dans la voiture. Je suis sortie comme une fusée et j’ai tambouriné sur la vitre. Charlotte a dû dire : c’est ma sœur. Et j’ai été embarquée par la Gestapo. Avant d’arriver au siège, Avenue Foch, j’ai échangé discrètement mon sac avec le sien. Je me doutais bien qu’elle transportait des papiers compromettants. Puis, en attendant d’être interrogée, j’ai demandé à aller aux toilettes et je les ai fait disparaître dans la cuvette des WC. Cela n’a servi à rien. Au petit matin, on était toutes les deux transférées à la prison de Fresnes. Je n’en suis sortie que parce que j’étais très jeune et pas juive… »

Pour en savoir plus sur le site du Monde :

Juliette Gréco