Archives du mot-clé Priscille Lamure

Après-guerre, les « pin-up » provoquent la répulsion des journaux progressistes (Priscille Lamure)

À la fin des années 1940 les « pin-up » débarquent en France, où elles reçoivent un accueil glacial : entre dénonciation de la corruption des mœurs et critique du modèle capitaliste, les journaux de gauche récusent cette démonstration d’« arrogance américaine ».

Un corps aux mensurations parfaites, des jambes interminables, une crinière soigneusement domptée et un regard de velours : voici le cliché fantasmé qu’incarne la « pin-up », une représentation idéalisée de la femme qui voit le jour aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle.

Quelques décennies plus tôt, à la fin du XIXe siècle, les premiers magazines érotiques avaient fait leur apparition dans la presse américaine, ainsi qu’en Europe. L’invention de nouvelles techniques d’impression et la photo-mécanisation des images avaient alors permis la diffusion massive de photographies suggestives pour le plus grand plaisir de la gent masculine…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Priscille Lamure le 13 mars 2019 sur le site de Retronew

Priscille Lamure, débusque dans Gallica perles et drôleries historiques. Son blog, Savoirs d’Histoire, lui permet de partager ses trouvailles pour notre plus grand bonheur.

Grande curieuse et passionnée d’histoire depuis l’enfance, elle a commencé son parcours professionnel par une carrière de danseuse à Paris avant de reprendre des études, à l’âge de 24 ans, dans le but de se consacrer à son amour pour l’histoire, les arts et la culture. Depuis l’été 2015, elle tient le blog Savoirs d’Histoire sur lequel elle traite avec humour l’histoire, mais aussi de culture et de littérature. Depuis le début de l’année, elle contribue également aux publications de RetroNews

Céleste Mogador et l’origine du French Cancan

Au milieu du XIXe siècle, la danseuse française Céleste Mogador rend célèbre une danse affriolante, le « cancan ». Celle-ci s’apprête à rencontrer un grand succès outre-Manche sous le nom de French Cancan.

Née en 1824 dans une modeste famille parisienne, la jeune Céleste Vénard quitte tôt le domicile familial pour échapper à l’emprise violente de son beau-père. Recueillie par une prostituée, Céleste devient à son tour une « fille publique », vivant parmi celles que l’on appelle alors les Lorettes…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Priscille Lamure le 7 novembre 2018 sur le site de Retronews

« L’époque 1895 revivra, ce soir, au bal Toulouse-Lautrec », photo tirée de L’Intransigeant, 1935 – source : RetroNews-BnF

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Priscille Lamure, débusque dans Gallica perles et drôleries historiques. Son blog, Savoirs d’Histoire, lui permet de partager ses trouvailles pour notre plus grand bonheur.

Grande curieuse et passionnée d’histoire depuis l’enfance, elle a commencé son parcours professionnel par une carrière de danseuse à Paris avant de reprendre des études, à l’âge de 24 ans, dans le but de se consacrer à son amour pour l’histoire, les arts et la culture. Depuis l’été 2015, elle tient le blog Savoirs d’Histoire sur lequel elle traite avec humour l’histoire, mais aussi de culture et de littérature. Depuis le début de l’année, elle contribue également aux publications de RetroNews

 

L’apparition des premières poupées gonflables – Presse RetroNews-BnF

Dès le XVIIe siècle, les marins hollandais qui restaient des mois durant en pleine mer avaient coutume, pour pallier l’absence de femmes à bord du navire, de fabriquer des poupées grandeur nature à partir de bouts de chiffons rapiécés. Ces simulacres de femmes étaient appelés « dames de voyage » ou « dutch wives », et tenaient compagnie aux marins esseulés pendant leurs longues traversées.

À la fin du XIXe siècle, grâce à l’invention du caoutchouc vulcanisé, on vit peu à peu apparaître dans la France de la Belle Époque des poupées à gonfler féminines commercialisées à destination des adultes.

Ces « femmes artificielles », dotées de cheveux, étaient alors vendues au marché noir à des prix exorbitants. C’est notamment à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris en 1900 que les premiers modèles de poupées de caoutchouc furent proposés aux riches visiteurs par certains camelots parisiens. Ces derniers étaient alors traqués avec vigueur par la police pour vente d’objets à caractère pornographique et pour atteinte aux bonnes mœurs.

Lors de son procès pour vente d’images lubriques, le célèbre camelot Napoléon Hayard (Léon Hayard, de son vrai nom), connu des Parisiens sous le nom d’« Empereur des camelots », profita de ces histoires de femmes en caoutchouc pour narguer la police, qui peinait à traquer les vendeurs au coin des rues.

Un article du journal La Justice, rapporte ainsi, en octobre 1900, que Napoléon Hayard aurait affirmé, pour provoquer l’ire de la police et l’hilarité de l’assemblée …

Pour en savoir plus sur lire le billet publié par Priscille Lamure le 12 février 2018 sur le site de retronews

« Jusqu’où peut-on descendre son maillot de bain sans risquer des poursuites judiciaires ? » – 1928, Le Journal.

Au sortir de la Première Guerre mondiale, au cours des fameuses Années folles, les mœurs et usages évoluent radicalement par rapport au siècle précédent. Après les horreurs de la guerre, les Français ont envie de faire la fête, de profiter pleinement de la vie, et les codes traditionnels s’en trouvent bouleversés. C’est à cette époque que se développe le tourisme balnéaire.

Auparavant, on se rendait dans les stations balnéaires des côtes françaises dans un but thérapeutique. Il s’agissait alors d’un loisir principalement réservé à l’élite consistant à se remplir pleinement les poumons d’air salin et à se tremper quelques instants dans l’eau de mer qui avait, disait-on, la vertu de « soigner tous les maux ».

Mais à partir des années 1920, les plages françaises commencent à accueillir une foule nouvelle de touristes et de vacanciers venus profiter de la saison estivale pour s’y délasser. Aller à la plage devient alors une véritable mode et une attraction touristique. Dès lors, ceux qui peuvent s’offrir quelques semaines de vacances  – les congés payés n’existent pas encore – profitent du chemin de fer pour se rendre en quelques heures dans les « villes d’eaux »…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Priscille Lamure le 17 janvier 2018 sur le site de Retronews.