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La Mondaine

« Un policier est homme qui s’occupe d’abord de ce qu’il le regarde, puis ensuite de ce qui le regarde pas. » ~ Talleyrand

La Brigade de répression du proxénétisme, communément appelé La Mondaine, était chargé de surveiller le milieu de la prostitution. Très informé, cette cellule est rapidement au courant de ce qui se passe dans la vie privée de nombreuses personnalités. Quand fut elle crée ? Quel était son objectif ? Que savait-elle ? Réponses dans ce podcast de 2000 ans d’histoire.

Découvrez également le livre de l’invité: La Mondaine

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de 2000 ans d’Histoire

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Les brigades du Tigre

Martine Monteil, flic tout simplement

Flic tout simplement,« L’histoire de Martine Monteil, c’est d’abord celle d’une famille. Dans la sienne, on s’offre des pistolets comme d’autres des souvenirs de vacances.Elle possède ainsi un Smith & Wesson,que son père lui a ramené d’un séjour à New York. Il était flic, comme le grand-père et le mari de l’ancienne directrice centrale de la PJ.

Le parcours est exemplaire. À 25 ans, étudiante, la jeune femme, titulaire d’une maîtrise de droit et d’un diplôme de criminologie, voit une nouvelle porte s’ouvrir devant elle. L’école des commissaires de Saint-Cyr-au- Mont-d’Or, une bourgade au nord-ouest de Lyon, s’ouvre aux femmes.

Nous sommes en 1976.Naturellement, mais sans l’avoir vraiment planifié, elle se lance donc dans la préparation du concours, qu’elle obtient.

S’ensuivent neuf mois de cours où les filles, nouvelles dans les murs de l’école sont encore une minorité, « huit sur plus d’une centaine d’élèves ».Très vite, ce sont les premières patrouilles avec les policiers lyonnais puis les stages dans les différentes antennes de la Police nationale : renseignements généraux, sécurité publique, police judiciaire. C’est là que la jeune femme découvre vraiment le métier,au contact des hommes du commissariat » … ( Valentin Goux, le 30-10-2008 dans Valeurs Actuelles).

Trois grandes affaires

 
1992. Madame ClaudePatronne de la brigade de répression du proxénétisme, Martine Monteil apprend que « Madame Claude », autrefois à la tête d’un réseau de call-girls, a repris du service. Fernande Grudet, 69 ans, est interpellée et condamnée à trois ans de prison.

1997. Lady DiLe 30 août 1997, la princesse Diana, son amant Dodi Al-Fayed et leur chauffeur sont tués dans l’accident de leur Mercedes sous le pont de l’Alma, à Paris. La brigade criminelle conclut à un accident : le chauffeur, qui avait mélangé alcool et médicaments, roulait trop vite.

 
1998. Guy Georges –
Entre 1991 et 1997, sept femmes sont violées et poignardées par celui qu’on surnomme « le tueur de l’Est parisien ». Grâce à l’ADN, Guy Georges, 35 ans, est interpellé en 1998. Il a été condamné en 2001 à perpétuité, avec une peine de sûreté de vingt-deux ans.

Une vidéo d’appui : Dans les coulisses du 36 quai des orfèvres avec Martine Monteil – C à vous – 16/12/2014 :

Une psychologue à la brigade criminelle

Frédérique Balland, psychologue, a travaillé plus de onze ans dans la police nationale. Auteure du livre Au plus près du mal (Editions Grasset. Parait aujourd’hui) ; Stéphane Bourgoin, criminologue, spécialiste des tueurs en série. Auteur du livre Profileuse, une femme sur la trace des serial killers (édité en poche chez Points – 2011).

Pour accéder au site de la page de l’émission du 16 décembre 2015 : “L’heure du crime” :

Une psychologue à la brigade criminelle

De la « sergote » à la femme flic : Une autre histoire de l’institution policière (1935-2005)

Parution du livre le 24 avril 2008 : L’un des fondements de la division sexuelle du travail est de réserver aux seuls hommes le maniement des armes et d’interdire aux femmes l’accès aux métiers d’ordre qui font usage de la force. Dès lors, l’entrée des femmes dans l’institution policière constitue une rupture anthropologique qui met fin au monopole masculin de la force publique.

À partir d’un riche matériau d’archives et de récits de vie, le livre de Geneviève Pruvost montre qu’en France, il a fallu plus d’un demi-siècle de débats pour que les femmes passent du statut d’assistantes de police dévouées à l’enfance dans les années 1930 au statut de fonctionnaire de police à part entière. L’ouverture progressive de la police aux femmes, parce qu’elle transgresse les usages, est un levier pour explorer tout au long du siècle l’inédite collaboration entre police, travail social et féminisme réformiste, la dénonciation de la violence d’État par les policiers de la génération « 1968 », la constitution du féminisme d’État autour du principe d’égalité professionnelle, le rôle d’arbitrage joué par le conseil de l’Europe et les syndicats policiers, la fabrique médiatique de « battantes », enfin la place accordée aux minorités dans la police de proximité.

Cet ouvrage étudie les étapes successives de ce mariage improbable comme autant d’indices des changements qui ont affecté les rapports entre l’État et les citoyens, permettant à la fois de retracer une histoire du genre, du principe d’égalité, et de proposer une autre histoire de l’institution policière et du rapport à la violence.

Ancienne élève de l’École normale supérieure, Geneviève Pruvost est chargée de recherche au CNRS (CESDIP). Elle est l’auteure de Profession : policier. Sexe : féminin (Édition de la Maison des sciences de l’homme, 2007).

  • Éditeur : LA DECOUVERTE
  • Collection : Textes à l’appui