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Les Ouvrières de la République : Les bonnetières de Troyes sous la Troisième République

Les Ouvrières de la République : Les bonnetières de Troyes sous la Troisième RépubliqueParution du livre le 9 septembre 2010 – Ce livre examine les effets du capitalisme industriel et commercial sur la vie ouvrière pendant la Troisième République. Le choix d’une relativement longue durée, centré sur la micro-histoire de la ville de Troyes et de sa région, permet à Helen Harden Chenut de tracer dans sa complexité les rapports entre les travailleurs du textile, femmes et hommes, et les patrons sur quatre générations. L’attention portée au travail des ouvrières, enrichi par des témoignages oraux, donne de nouveaux éclairages sur la féminisation de la main-d’œuvre, la dévalorisation progressive du travail féminin et l’inégalité des salaires.

Biographie de l’auteure :

Helen Harden Chenut est historienne des mouvements sociaux et de l’histoire des femmes en France et en Europe, sujets qu’elle a enseigné au département d’histoire à l’université de Californie Irvine. Elle a fait ses études universitaires aux États-Unis et soutenu son doctorat à l’université de Paris VII. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire du féminisme français et l’opposition des élites masculines au suffrage féminin pendant la Belle Époque.

  • Éditeur : PU Rennes (9 septembre 2010)
  • Collection : Histoire

Voir en ligne : Sommaire en ligne sur le site des Presses universitaires de Rennes

Pour en savoir plus, une vidéo repérée sur le web :

Les bonnetières de Troyes

Martha Desrumaux. Une femme du Nord, ouvrière, syndicaliste, déportée, féministe

Date de parution du livre le 10 octobre 2006 – – Dès son enfance, Martha Desrumaux fut de tous les combats : ouvrière du textile à l’âge de 10 ans, lorsque le travail des enfants était encore chose courante en France. Elle adhère à la CGT dès l’âge de 13 ans ! Son tempérament et sa clairvoyance l’amènent à diriger sa première grève à 20 ans, alors qu’elle ne sait encore ni lire ni écrire. A une époque (lointaine ?) où les femmes en politique font office de curiosité exotique, elle gagne rapidement des responsabilités syndicales à un niveau national, et devient une figure de proue du mouvement ouvrier lors du Front populaire.

Martha Desrumaux fut alors de tous les combats, y compris les plus précurseurs : cette pionnière du féminisme exigea ainsi un salaire égal aux hommes pour les ouvrières, et lutta pour que les femmes puissent obtenir des postes à responsabilités. Son action dans la Résistance lui valut d’être déportée durant la guerre, avant qu’elle ne devienne l’une des premières femmes députées à la Libération.

Aujourd’hui, ce sens de l’engagement, quelle que soit notre condition d’origine, reste on ne peut plus d’actualité et peut toujours nous inspirer. Pierre Outteryck, professeur d’histoire en université, a publié une biographie de cette grande dame aux éditions locales et militantes du Geai Bleu.

Pierre Outteryck

Éditeur : Éditions Le Geai Bleu