Archives du mot-clé médecin

Madeleine Pelletier (1874 – 1939), une femme d’avant-garde

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« Portrait de la doctoresse Madeleine Pelletier, à son bureau ». Madeleine Pelletier (1864-1939), médecin, féministe, militante du droit à l’avortement, candidate aux élections législatives dans le XVIIIème arrondissement de Paris, en 1910. Photographie de Harlingue, 1910. Paris, Bibliothèque Marguerite Durand.

Une vie, une oeuvre par Irène Omélianenko

Il y a ce portrait en noir et blanc. Cheveux noirs coupés courts et jetés en arrière, costume d’homme, mâchoire volontaire : Madeleine Pelletier fait partie de cette première vague féministe de la fin du XIXe siècle et tout en elle respire la femme de combat et de conviction.

Médecin, première femme interne en France, Madeleine Pelletier est atypique, même dans le milieu des féministes…

Intervenants :

  • Christine Bard professeure des universités, spécialiste de l’histoire des femmes et du genre, université d’Angers ; elle a consacré un colloque en 1991 à Madeleine Pelletier.
  • Charles Sowerwine professeur émérite à l’université de Melbourne, Australie et professeur associé au centre d’histoire culturelle de l’université de Versailles – Saint-Quentin en Yvelines.
  • Felicia Gordon professeure émérite à Wolfson College, université de Cambridge, Grande-Bretagne.
  • Evelyne Rochedereux féministe, présidente de l’association CYBEL, a fait poser une plaque à la mémoire de Madeleine Pelletier rue de Gergovie à Paris.
  • Florence Sitoleux documentariste. Elle prépare un documentaire audiovisuel sur Madeleine Pelletier et nous mène sur ses traces à Perray-Vaucluse, asile où elle est morte.
  • Michel Caire psychiatre et historien.

Pour en savoir plus lire le billet publié le 30 septembre 2017 sur le site de l’émission de France culture

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film « Les Innocentes »

51b6edilpal-_sx315_bo1204203200_Parution du livre le 16 février 2017 – L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à  » kidnapper  » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

  • Éditeur : XO
  • Collection : HORS COLLECTION

Lou de Laâge dans le film "Les Innocentes"

Lou de Laâge dans le film « Les Innocentes »

Lou de Laâge est une actrice française, née à Bordeaux, le 27 avril 1990. Elle appa­raît pour la première fois aux yeux du grand public en 2008 lorsque, âgée de 18 ans, elle tourne dans la série Les Petits meurtres d’Aga­tha Chris­tie. En 2009, elle tourne une publi­cité en tant que mannequin, pour la marque Bour­geois. La même année, elle endosse le rôle de Pauline, dans six épisodes de la série télé 1788…Et demi.

En 2011, sa carrière sur grand écran démarre avec le film, J’aime regar­der les filles, du réali­sa­teur Frédé­ric Louf. Lou de Laâge incarne le person­nage de Gabrielle, jeune étudiante issue d’un milieu aisé pari­sien. La même année, elle est au casting du film de Thomas Bardi­net, inti­tulé Nino. En paral­lèle, on la retrouve aux côtés de Bruno Solo et Claire Keim dans une série télé, La Nouvelle Blanche-Neige, diffu­sée sur France 2.

Lou de Laâge conti­nue d’étof­fer ses acti­vi­tés avec le théâtre dès 2012, en jouant dans la pièce Il était une fois…le petit Poucet, de Gérard Gelas, mise en scène par Emma­nuel Besnault. La comé­dienne enchaîne l’an­née suivante avec deux pièces, Entrez et fermez la porte, et C’est tout pour cette nuit, ainsi que deux télé­films : Alias Cara­calla, et Anna Karé­nine. Mais c’est à partir de 2013 que Lou perce véri­ta­ble­ment au cinéma en parta­geant l’af­fiche de Jappe­loup, avec  entre autres, Guillaume Canet et Daniel Auteuil. Sa pres­ta­tion lui vaut une première nomi­na­tion pour le César du meilleur espoir fémi­nin. Au même moment, elle campe le person­nage de Noga, dans le film Des gens qui s’em­brassent, signé Danièle Thomp­son. Elle côtoie au casting Kad Merad, Monica Bellucci et Max Boublil. L’an­née 2014 est toujours aussi char­gée pour la jeune femme avec au programme deux pièces de théâtre, et surtout un film, le très attendu, Respire, de Méla­nie Laurent, avec José­phine Japy. Source :  Biographie établie sur le site Gala

Quelques liens utiles :

Les Innocentes – Criminocorpus

Cinéma : l’héroïne du film « Les Innocentes » est … – Criminocorpus

La véritable histoire de Madeleine Pauliac, l’héroïne du film « Les …

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« Le Roman d’Elsa » : Sur le chemin de l’émancipation au début XXe siècle ?

9782258133198Parution du livre en février 2017 – 1900. Elsa Samuelson, issue de la grande bourgeoisie parisienne, veut devenir médecin. En échange d’un mariage arrangé avec un aristocrate désargenté, elle verra sa détermination récompensée. Au point de sacrifier sa vie de femme et de renoncer à la maternité ?

De sa beauté, Elsa Samuelson n’est pas consciente. De sa détermination, elle sait qu’elle peut tirer le meilleur. En ce début du XXe siècle, l’époque sied aux pionnières. Mais comment convaincre son père, riche banquier parisien, de sa volonté d’être médecin ? Elle accepte d’épouser Adrien de Longeville, un aristocrate désargenté ; en contrepartie, elle poursuivra ses études. Dans un domaine où il y a tant à faire pour les futures mères, et particulièrement celles des quartiers populaires, Elsa se sent investie d’une mission. Sa vocation est là, auprès d’elles, en souvenir d’une douleur jamais cicatrisée…

Au point de sacrifier sa vie de femme, de renoncer à l’amour, à Théo, cette rencontre qui tient du miracle, à la maternité ?

Geneviève Senger

Geneviève Senger

Née à Mulhouse, au cours d’un été brûlant, j’ai découvert à mon entrée à l’école primaire Nessel ( une antique bâtisse aux odeurs de bois et d’encre qui fut démolie quelques années plus tard ) que les mots écrits pouvaient se déchiffrer : l’univers enfin prenait sens. Ce n’était plus un chaos incompréhensible. Quelque part, dans le silence des livres, existaient des éléments capables de l’ordonner.L’enfant que j’étais en fut éblouie. Cet émerveillement est toujours en moi. Je n’ai jamais cessé de lire, de chercher, de comprendre. D’écrire. Des romans. Pour raconter des histoires, simplement. Pour donner à voir, à sentir, à vibrer. Pour consoler, aussi. Pour essayer de comprendre, toujours.

Je vis à Strasbourg, ville d’art et d’histoire, cœur de l’Alsace et aussi cœur de l’Europe. Je travaille également pour un journal local. Mais tout cela n’est qu’apparence : en réalité, j’habite les mots. Geneviève Senger

 

 

photo_clarisse_enaudeauChaque roman de la collection Terres de France est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée. Clarisse Enaudeau présente la collection Terres de France – YouTube

Les brutes en blanc

1540-1Parution du livre le 5 octobre 2016 – « Vous n’avez rien à dire. Le médecin, ici, c’est moi ! »

Cette phrase, trop de patients l’ont entendue et l’entendent encore de la bouche d’un médecin.

Pour quelles raisons, lorsque nous consultons, avons-nous trop souvent la sensation de n’être ni écoutés ni entendus, mais au contraire négligés, observés comme un cas clinique de plus ? Pourquoi pensons-nous que c’est « un mauvais moment à passer » ?

Formation des médecins ? Hiérarchie des professions de santé ? Idéologie du monde médical ? D’où vient le problème ?

Martin Winckler, qui fut sous son vrai nom médecin généraliste de campagne, répond. Il nous raconte comment les facultés de médecine françaises fabriquent des praticiens qui sont avant tout des techniciens, et non des soignants. Il nous explique aussi ce que devrait être la relation entre patient et soignant.

Winckler Martin (Auteur)

Éditions Flammarion

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En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 
 

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google+ 50 759

 blog de Philippe Poisson

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Nicole Girard-Mangin, première femme médecin sur le front

Féministe et d’un courage indomptable, Nicole Girard-Mangin a exercé son métier dans les pires conditions, affrontant l’horreur de Verdun et le scepticisme de la hiérarchie militaire.

Le médecin-capitaine en tombe à la renverse. L’élégante blonde qui se tient devant son bureau, en chapeau et tailleur civil, lui tend une feuille de convocation. La France mobilise. Le toubib doit transformer le centre de cure de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne) en hôpital militaire ! « Nom d’un chien ! rugit-il. J’avais demandé le renfort d’un médecin auxiliaire, pas d’une midinette. » Son interlocutrice, Nicole Girard-Mangin, a 36 ans. C’est une féministe, divorcée, mère d’un fils en bas âge. Elle en a vu d’autres. Sans se laisser démonter, elle présente ses diplômes de médecine et ­réplique : « Vous m’en voyez désolée, mais je suis affectée dans votre établissement et je me sens parfaitement apte à remplir les fonctions qui m’incombent. » Spécialiste reconnue de la ­tuberculose, elle aurait pu rester à l’hôpital Beaujon, à Paris ; elle a choisi de servir dans les ­armées. Probablement a-t-elle eu un peu de chance…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site Paris Match

Parution du livre le 7 avril 2011 – Originaire de la Meuse, Nicole Mangin (1878-1919) est admise – malgré la misogynie de l’époque – à la faculté de médecine à Paris.

Tout en se consacrant aux soins des malades dans divers services hospitaliers, elle se livre à des recherches dans les domaines de la tuberculose et du cancer. Mais Nicole Mangin est surtout une femme en avance sur la mentalité de son temps et qui rejoint les idées du féminisme par sa volonté de s’imposer dans un métier particulièrement fermé aux femmes : la médecine. C’est la Première Guerre mondiale qui lui donnera sa chance et qui la projettera au premier plan, à Verdun, où elle servira dans divers hôpitaux du front et où elle pratiquera la chirurgie sur les soldats français ayant subi les assauts et bombardements allemands.

C’est aussi le fonctionnement du Service de santé de l’armée française qui est décrit par l’auteur au cours de ces mois vécus par Nicole Mangin dans l’enfer de Verdun. En octobre 1916, le Commandement lui confie la direction de l’hôpital-école Édith-Cavell pour infirmières à Paris et la nomme médecin-capitaine. Elle y travaillera sans relâche jusqu’en mai 1919, traitant les malades de la grippe espagnole.

Démobilisée à l’issue de la guerre, elle décède le 6 juin 1919, à 41 ans, après avoir absorbé une dose létale de médicaments.

Biographie de l’auteur  en 2011 …

Jean-Jacques Schneider est médecin généraliste.

Ses passions se partagent entre la médecine, les sciences et l’étude de la Grande Guerre. Moins que l’écoulement de ses événements historiques, ce sont les mutations de la société française et certains faits volontairement occultés ou tombés dans l’oubli – du fait de la modestie de leurs auteurs ou de leurs proches – qui retiennent son attention. Il est l’auteur de l’ouvrage « Le Service de santé de l’armée française » à Verdun en 1916 (Serpenoise, 2008).

En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

L’incarcération des jeunes : les colonies pénitentiaires au XIXème siècle

L’Affiche Rouge – Aragon par Léo Ferré

La sage-femme ou le médecin : une nouvelle conception de la vie

La sage-femme ou le médecin : une nouvelle conception de la vieParution du livre le 11 mai 1988 – La sage-femme ou le médecin : Une nouvelle conception de la vie – Jacques Gélis, édité par Fayard, 560 pages. Dans la société traditionnelle, l’accouchement se passe entre femmes : la matrone, mémoire du village, héritière de petits secrets, assiste les femmes en couches. Mais dès le XVIe siècle, ses pouvoirs, réels et symboliques, la rendent suspecte aux yeux de l’Église qui la place sous surveillance. Peu à peu les pratiques évoluent, et l’État, soucieux de sauvegarder les populations, cherche à la remplacer par une jeune femme sage, instruite des règles élémentaires d’hygiène et obéissant au corps médical. Au XVIIIe siècle, l’Europe entière envoie ses sages-femmes à l’école. En France, Mme Du Coudray parcourt le royaume pendant vingt-cinq ans avec son célèbre mannequin. Sa méthode fait merveille. Avec l’appui du pouvoir royal elle organise dans les grandes villes des cours d’accouchement qui, après son passage, sont placés sous la responsabilité de chirurgiens-démonstrateurs. En se multipliant, les cours consacrent officiellement le rôle des accoucheurs. Levret, Baudelocque, Smellie sont les principales gloires de cette Europe de l’obstétrique où circulent les hommes et les idées. Une science des accouchements se constitue non sans tâtonnements, suscitant débats et controverses sur les mécanismes de la conception et les techniques opératoires. Le passage de la sage-femme au médecin représente un tournant décisif dans l’histoire des femmes. Il traduit aussi un bouleversement de la conception de la vie et l’apparition d’une nouvelle conception du monde. Au fatalisme d’autrefois fait place une aspiration à soigner le corps souffrant et menacé, alors que s’affirme le désir d’avoir des enfants non plus seulement pour assurer la permanence du cycle vital mais pour les aimer et en être aimé. Format 21,5×13,5 cm.

Valérie André, un destin exceptionnel : Médecin, parachutiste, pilote, puis première femme militaire à devenir générale

(Repéré sur le site europeenimage – Publié le 07.03.2015)

Vidéo : Médecin, parachutiste, pilote, puis première femme militaire à devenir général, Valérie André est une légende des armées et de la France. Pour ce numéro spécial « 8 mars, journée internationale de la femme », le Journal de la Défense (#JDef) a recueilli son témoignage exceptionnel au Musée de l’Air et de l’Espace. « Tout a commencé par un rêve de petite fille de 10 ans, volant tel un astre… ». (© DiCoD, Ministère de la Défense, France)

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Valérie André, un destin exceptionnel

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