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Prise de possession (Louise Michel)

Parution du livre le 3 mai 2017 – La brochure-brûlot de Louise Michel intitulée Prise de possession, paru en 1890, est pour la première fois rééditée dans son intégralité et dans son originalité. Dans la nouvelle édition que voici, le texte original a pu être restauré grâce à de nouvelles sources. Le sens lui est ainsi rendu, et la métamorphose, en maints endroits, ne manque pas de sel. Écrite fin 1889, au carrefour de l’activité propagandiste de la femme de tribune et de l’écriture autobiographique et feuilletonesque, cette brochure veut « chauffer » le public et en appelle pour cela, contre la République bourgeoise, à la grande date-centenaire de 1789. Une Louise Michel vivante, à la fois vibratile et tragique, apparaît, suspendue à la fois aux feuilles du jour, à l’actualité, et aux mythes immémoriaux de la lutte prométhéenne contre la Force. Son discours anarchiste résonne d’une vigueur citoyenne qui ne pourrait être plus actuelle.

« Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fût possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier, chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout.

La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple !

Si elle gêne, on ne la suit pas, voilà tout ; on prétend qu’elle est contre la loi et s’il [n’] en existe aucune, on en fabrique ou on en démarque à volonté comme les écrivains sans imagination démarquent un chapitre de roman.

Le suffrage, dit universel, c’était le dernier espoir de ceux qui voulaient faire vivre encore la vieille société lépreuse, il n’a pu la sauver et la voilà, la marâtre, la parricide, étendue sur la table de dissection, si putréfiée déjà qu’il faut enterrer le cadavre, autour duquel, semblables aux chœurs antiques, gémissent ou vocifèrent toutes les douleurs qu’elle a causées.

N’y a-t-il pas assez longtemps que la finance et le pouvoir font leurs noces d’or à l’avènement de chaque nouveau gouvernement ; c’est depuis toujours, tandis que lourds et mornes les jours s’entassent comme le sable sur les foules, plus exploitées, plus misérables que les bêtes d’abattoir. » 

Louise Michel – Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle demeure aujourd’hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

Édition établie, annotée et présentée par Claude Rétat.

Éditeur : L’Herne

Sylvie Testud : une actrice idéale pour incarner Louise Michel, communarde, féministe, anticolonialiste, écologiste…

19231472Séquence rétro cinéma Crimino – Sylvie Testud est idéale pour incarner cette femme en noir dont la sobriété contrastait avec son immense générosité.

Il y a dans la vie de Louise Michel tant de combats, que son destin en paraît surnaturel. Proche de Clemenceau et de Victor Hugo, elle fut héroïne de la Commune, féministe, anticolonialiste, écologiste… Le film de Solveig Anspach est à cette image: à peine croyable tant les grandes idées s’y télescopent à la vitesse de la lumière. Et pour que cela tienne en quatre-vingt-dix minutes, la réalisatrice élude la forme linéaire du biopic en se concentrant sur une période de synthèse qui semble contenir toutes les autres: le temps de sa déportation en Nouvelle-Calédonie. Sylvie Testud est idéale pour incarner cette femme en noir dont la sobriété contrastait avec son immense générosité. D’une esthétique austère, à mille lieues de toute luxuriance, le film gagne en pédagogie ce qu’il perd en relief. La faute sans doute à la double nature de cette production prévue pour une diffusion ciné et télé.  (Louise Michel, la rebelle, Sylvie Testud, parfaite (Studio Ciné Live) – l’express.fr/culture

Louise Michel La Rebelle

 

926ec030f29f83ce5318754fdb631a33-2Née d’une mère comptable d’origine italienne et d’un père qui les abandonne lorsqu’elle a deux ans, Sylvie Testud grandit dans le quartier populaire de la Croix-Rousse à Lyon. Très tôt fascinée par le cinéma, la jeune fille s’identifie notamment au personnage d’ado complexée incarné par Charlotte Gainsbourg dans L’ Effrontée. Montée à Paris pour suivre des études d’histoire, elle se lance bientôt dans la comédie en intégrant la classe libre du Cours Florent puis le Conservatoire, où elle a pour professeurs Jacques Lassalle et Catherine Hiegel. Elle fait sa première apparition à l’écran en 1994 dans Couples et amants.

La même année, Sylvie Testud est engagée pour une coproduction franco-allemande, Maries Lied. Mais les Français se retirent du projet, et l’actrice est promue, lors de la sortie de ce film remarqué, jeune espoir du cinéma d’outre-Rhin. Pour les besoins de Jenseits der Stille, elle apprend la langue de Goethe, mais aussi la clarinette et le langage des signes, une performance qui lui vaut l’équivalent allemand du César de la Meilleure actrice. C’est en 1999 que les Français découvrent le sourire malicieux de Sylvie Testud dans Karnaval, la chronique dunkerquoise de Thomas Vincent. Choisie par Akerman pour être l’héroïne de La Captive (2000), adaptation de La Prisonnière de Marcel Proust, elle apparaît ensuite chez Jacquot et Oliveira

Pour lire la biographie complète : http://Sylvie Testud : Sa biographie – AlloCiné

9782846211802_1_75La vie romancée de Louise Michel, depuis son enfance, ses illusions d’institutrice jusqu’à son insolent courage de communarde puis de déportée en Nouvelle-Calédonie

2747520099rLOUISE MICHEL L’INDOMPTABLE

Paule Lejeune
HISTOIRE EUROPE France

Il s’agit ici de réinsérer la Résistante dans sa quotidienneté. On la suit, pour mieux comprendre, de son village de Haute-Marne à sa déportation en Nouvelle-Calédonie ; on la voit entrer dans l’Histoire, en spectatrice enthousiaste d’abord, puis en protagoniste indomptable parce que certaine de la justesse de la cause qu’elle défend. On l’écoute parler avec sa fougue, avec son humour de ce qu’elle a vécu, anonyme petite institutrice de campagne, communarde, le fusil à la main.

9782253152163-gEn politique on sait ce que valent, le plus souvent, les amitiés. Celle qui unit Louise Michel et Georges Clemenceau demeure un exemple passionnant de constance, au cœur d’événements fort mouvementés. Ils firent connaissance pendant le siège de Paris, à Montmartre. Clemenceau, âgé de trente ans, était le maire de cette commune misérable où Louise Michel, quarante et un ans, avait créé une école pour enfants pauvres. L’un et l’autre, admirateurs de Blanqui – et de sa devise « Ni Dieu ni maître » -, avaient la même ardeur libertaire.

Combattante anonyme de la Commune, Louise Michel se « révéla » par son éloquence lors de son procès à Versailles. Spécialiste du mouvement anarchiste, et profondément attaché à cette période, Michel Ragon est le premier, dans Georges et Louise, à faire resplendir cette amitié. C’est sur le tard, à propos des attentats anarchistes de Ravachol et Cie, que Georges et Louise commencèrent à avoir une attitude divergente. « Comme si un moyen pacifique contre la bêtise ou la méchanceté était possible! » s’exclamait-elle. Divergence aggravée à propos de Dreyfus. Il prit parti pour le capitaine. Et publia « J’accuse…! » de Zola, dans son journal L’Aurore. Elle ne se mêla pas de l’Affaire qui, à ses yeux, ne concernait que des ennemis de classe. Des bourgeois, des militaires.

Mais ces désaccords n’entamèrent jamais le respect ni la confiance qu’ils avaient l’un pour l’autre. Quand Louise meurt, en 1905, Clemenceau, sénateur, n’en est qu’au début de son reniement. Sa vieille amie, irréductible adversaire de toute forme de pouvoir, ne verra pas comment, une fois au gouvernement, il trahira leur idéal commun. Mais il se montrera digne d’elle quand, en 1919, il refusera de porter plainte contre un anarchiste qui l’avait pris pour cible, à coups de revolver. Elle avait agi de même à l’égard d’un homme qui avait tenté de l’assassiner.

http://dutron.files.wordpress.com/2008/12/michel-ragon.jpgMichel Ragon nous entraîne dans une formidable série d’aventures vécues au nom de la justice et de la dignité. Mais son livre aurait aussi bien pu s’intituler « Louise, Georges et Henri », car Henri Rochefort a également fait preuve d’une infatigable amitié à l’égard de « la nonne rouge ». Une amitié née en Nouvelle-Calédonie où ils avaient été l’un et l’autre déportés. Henri, marquis de Rochefort-Luçay, apporta toute sa vie un soutien moral et matériel – car il avait un grand cœur et une immense fortune – à Louise Michel.

Un autre marquis, de Talleyrand-Périgord, était prêt à s’occuper de la vieille mère bien-aimée de « la sainte laïque». Avec Kropotkine, qui était prince, et la duchesse d’Uzès, ils firent partie de ces aristocrates dont Louise n’eut jamais à se plaindre. Elle compta même parmi ses défenseurs Mauté de Fleurville, beau-père de Verlaine. Exilée à Londres, elle trouvait d’ailleurs la reine Victoria sympathique. Paradoxe, parmi d’autres, d’une militante devenue une gloire internationale. Les organisateurs de ses dernières tournées de conférence recouraient aux méthodes de Barnum pour attirer le chaland et elle était parfois dépassée par les événements… Michel Ragon nous raconte tout cela avec la chaleur communicative qui le caractérise. Et sans cacher sa préférence pour les anars.

La déportation de Louise Michel en Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880. Franck Ferrand reçoit Michel Pierre, spécialisé dans l’histoire pénale

Michel Pierre, historien

Michel Pierre, historien

Franck Ferrand nous emmène sur les traces de l’une des figures tutélaires de la Commune : la célèbre Louise Michel. En compagnie de Michel Pierre, spécialisé dans l’histoire pénale, Franck Ferrand revient sur un épisode capital de sa vie : sa déportation en Nouvelle-Calédonie, de 1873 à 1880. C’est l’occasion d’évoquer cette fameuse colonie pénitentiaire, mais aussi les beautés et les trésors de la Nouvelle-Calédonie.

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de l’émission « Au coeur de l’Histoire » europe1

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nIndépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 157 458 visiteurs uniques au 24 novembre 2016

philippe poisson – Google+ 52 830

Louise Michel : louve et agneau (1830-1905) .

x510_louise_michel_caricature_commune-jpg-pagespeed-ic-9jmi5ifymn« Vierge rouge » ou « louve noire », Louise Michel a longtemps suscité les fantasmes et continue de diviser les spécialistes. A-t-elle contribué à écrire sa propre légende? Les publications récentes nous éclairent sur cette révolutionnaire mystique entrée en lutte comme on entre en religion.

Intervenants

 

  • Xavière Gauthier : fondatrice de la Collection des œuvres de Louise Michel au sein de l’unité de recherche : Littérature, idéologies et représentations au XVIIIe-XIXe siècles.
  • Claude Rétat : directrice de recherche au CNRS au Centre d’étude de la langue et des littératures françaises à la Sorbonne.
  • Sylvain Wagnon : historien, maître de conférence à l’université Montpellier 2 et spécialiste de l’éducation nouvelle et libertaire.
  • Jean-Louis Robert : historien à l’université Paris I, président de l’Association Les Amis de la Commune.

Pour en savoir plus voir le billet par  publié par Une vie, une oeuvre Irène Omélianenko sur le site France culture

En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

14485075_10153973790938997_77887566067979924_nLe blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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 blog de Philippe Poisson

Rencontre du vendéen Clémenceau et de Louise Michel l’anarchiste

Alain DECAUX raconte les débuts de Louise MICHEL à Montmartre où elle se dévoue pour les enfants défavorisés puis son engagement dans les luttes féminines en tant qu’adhérente à l’Internationale socialiste…

Pour en savoir plus sur le site de l’ INA

indexParution du livre le 5 janvier 2000 – ” A priori, tout paraît opposer ces deux êtres. Aujourd’hui, cent trente ans après leur aventure qui commence, la distance qui les sépare n’a fait que s’accentuer. Ils semblent même, au regard de l’Histoire, ennemis irréductibles. Lui, le Vendéen qui se complaisait, dans sa vieillesse, à se dire ” premier flic de France “, lui, le jusqu’au-boutiste nationaliste, “père la Victoire” en 1918. Elle, l’irréductible anarchiste, la “pasionaria” de la Révolution, l’éternelle rebelle. Et pourtant une amitié, une affection, un respect, une admiration réciproque les lieront pendant toute leur vie. Elle s’appelait Louise. Louise Michel. Et lui Georges. Georges Clemenceau. ” Deux personnages hors du commun ; deux mondes celui des libertaires et celui de la Vendée ; une relation secrète et méconnue ; une époque forte en luttes et contrastes, de la Commune à l’affaire Dreyfus. Tout concourt dans ce livre unique à rassembler les multiples talents et les passions de Michel Ragon, historien singulier et grand romancier, auteur des Mouchoirs rouges de Cholet, de La Mémoire des vaincus et d’Un si bel espoir.

Michel Ragon, on le connaît surtout pour sa vibrante fresque anarchiste, La Mémoire des vaincus (1990), et aussi pour son best-seller vendéen, Les Mouchoirs rouges de Cholet (1984). Mais ce n’est qu’une partie de l’iceberg, celle qui un temps a émergé au grand jour, quand ses romans se vendaient comme des petits pains. Au vrai, c’est un continent à lui seul. Au compteur, neuf décennies. Et une armée de tributs. Rencontre. Michel Ragon

Éditeur : Albin Michel (Éditions)

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Table ronde « Émile Tizané, un gendarme sur les territoires de la hantise » – L’intégrale

Il y a 110 ans, janvier 1905 : la mort de Louise Michel, combattante de la Commune

Louise Michel

ll y a 110 ans, le 9 janvier 1905, mourait Louise Michel, une femme qui pendant longtemps a incarné la Commune de Paris et toute une tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier français.

Elle était née le 29 mai 1830 au château de Vroncourt (Haute-Marne). Fille d’une domestique et du père d’une famille de la petite noblesse, les Demahis, pour laquelle sa mère travaillait, elle était une enfant naturelle, comme on le disait à l’époque. Cela ne l’empêcha pas de bénéficier d’une éducation humaniste, les Demahis étant républicains et pénétrés des idées des Lumières. Quand ceux-ci moururent à la fin des années 1840, le château fut vendu et Louise dut gagner sa vie. Dans ses Mémoires (1885), elle a raconté comment elle fut très tôt choquée par l’injustice…

Pou lire la suite de cet article sur le site « Socialisme libertaire  » publié le 15 Janvier 2015 par Michel,  « Il y a 110 ans, janvier 1905 : la mort de Louise Michel, combattante de la Commune » :

Louise Michel