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La Résistance et Juliette Gréco

 Par · 7 février 2017

 Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la chanteuse et actrice Juliette Gréco.

L’occasion pour le blog Crimino de revenir sur une période de la vie de cette grande dame : celle de la Résistance :

Juliette Gréco en 1954Juliette Gréco en 1954« Si Juliette Gréco n’a pas connu la rafle, sa mère, résistante, ainsi que sa sœur, ont été déportées au camp de Ravensbrück.Je me souviendrai toujours de cette journée de 1943, en Dordogne où nous habitions avec notre mère, une résistante très active qui faisait passer des familles juives en Espagne par le chemin de Bordeaux. J’avais 15 ans et je revenais du lycée avec ma sœur Charlotte, mon aînée de deux ans et demi. En arrivant, nous trouvons la maison dévastée.

Aucune trace de maman mais tous les tiroirs, les objets, les lettres sont éparpillés sur le sol. Nous apprenons par une voisine que maman a été arrêtée dans l’après-midi et emmenée directement à la Gestapo de Périgueux. Ma sœur et moi décidons de nous y rendre. Nous lui préparons une valise avec des vêtements chauds et, dans ma naïveté, je lui confectionne même un gâteau! A la Gestapo, nous sommes reçues par un gradé qui prend la valise, nous pose tout un tas de questions et nous laisse repartir.

Dans la rue, nous avons l’impression d’être suivies. Nous nous nous mettons à courir comme des folles en direction de la gare et sautons dans le premier train. Il allait en direction de Paris. Dans un des wagons, nous reconnaissons l’homme qui nous suivait dans la rue. Nous faisons comme si de rien n’était… »

Pour en savoir plus voir le billet publié  sur le site de Paris Match| Publié le 08/03/2010 à 18h25 Propos recueillis par Caroline Rochmann Paris Match

Juliette GRECO l’adolescence pendant la guerre – Vidéo Ina.fr

Juliette GRECO à propos de sa soeur et sa mère – Vidéo Ina.fr

Juliette GRECO à propos de ses retrouvailles avec sa soeur et sa … – Ina

Juliette GRECO à propos de son emprisonnemen pendant la guerre …

16472841_1240226999348400_5408289527030608011_nDans la France d’après-guerre, elle côtoie Simone de Beauvoir, Boris Vian, Miles Davis et Jean-Paul Sartre. Ce dernier lui écrit sa première chanson « La Rue des Blancs-Manteaux ». Son premier album « Je suis comme je suis » écrit par Jacques Prévert et Joseph Kosma sort en 1951.

En parallèle, elle mène une carrière d’actrice qui débute avec des seconds rôles comme dans « Orphée » de Jean Cocteau (1951). Puis elle se rend à Hollywood, pour y interpréter quelques rôles dans des films tels que « Les Racines du ciel » de John Huston avec Errol Flynn et Orson Welles (1958). A son retour en France elle rencontre Serge Gainsbourg qui lui écrit une dizaine de chansons dont « La Javanaise » (1963). Son rôle dans la série « Belphégor » (1965) et son tube « Déshabillez-moi » (1968) font d’elle une des artistes préférées des français.

Elle est nommée chevalier de la légion d’honneur le 23 octobre 1984, Officier de la Légion d’honneur en 2003, Commandeur de l’Ordre national de la Légion d’honneur en 2012 et Grand officier de l’ordre national du mérite en 2015. © Photographie Sam Lévin

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Bon anniversaire à la chanteuse et actrice Juliette Gréco.

16472841_1240226999348400_5408289527030608011_nDans la France d’après-guerre, elle côtoie Simone de Beauvoir, Boris Vian, Miles Davis et Jean-Paul Sartre. Ce dernier lui écrit sa première chanson « La Rue des Blancs-Manteaux ». Son premier album « Je suis comme je suis » écrit par Jacques Prévert et Joseph Kosma sort en 1951.

En parallèle, elle mène une carrière d’actrice qui débute avec des seconds rôles comme dans « Orphée » de Jean Cocteau (1951). Puis elle se rend à Hollywood, pour y interpréter quelques rôles dans des films tels que « Les Racines du ciel » de John Huston avec Errol Flynn et Orson Welles (1958). A son retour en France elle rencontre Serge Gainsbourg qui lui écrit une dizaine de chansons dont « La Javanaise » (1963). Son rôle dans la série « Belphégor » (1965) et son tube « Déshabillez-moi » (1968) font d’elle une des artistes préférées des français.

Elle est nommée chevalier de la légion d’honneur le 23 octobre 1984, Officier de la Légion d’honneur en 2003, Commandeur de l’Ordre national de la Légion d’honneur en 2012 et Grand officier de l’ordre national du mérite en 2015. © Photographie Sam Lévin

Quelques mots de Juliette Greco

arnaud-baumann-juliette-greco« Ce que nous avons en partie perdu, c’est un art de vivre ensemble. Une courtoisie, un raffinement qui faisaient le charme fou de la France. C’est précieux, l’élégance, qu’elle soit dans la parole, les relations, la nourriture, la chanson… Avec la mort de Brassens, de Brel, de Barbara, nous avons laissé ­filer une exigence du langage — pour ceux-là, une chanson était un travail énorme, des mois de recherche, de l’orfèvrerie. Cette flamme de l‘écriture ne s’est pas totalement éteinte, mais elle s’est raréfiée. Désormais il faut vendre. Plaire, à toute force. L’argent est devenu la valeur absolue. La musique commerciale est un peu comme la nourriture industrielle, standardisée. Et la jeunesse est en uniforme, qu’on le veuille ou non. Les mêmes blousons, les mêmes baskets, les mêmes marques… » – Juliette Gréco

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

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