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Plus forte que la mort – L’amitié féminine dans les camps

 Plus forte que la mort Parution du livre le 20 février 2015 – En se basant sur les témoignages de survivantes, Marie-Jo Bonnet dresse le portrait de l’amitié féminine qui unit les femmes dans les camps nazis et leur permit de supporter la vie quotidienne et de survivre.Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Odette Abadi, Simone Veil, Margarete Buber-Neumann, Odette Fabius, toutes les déportées témoignent de l’importance de l’amitié comme vecteur de survie que ce soit à Ravensbrûck, Auschwitz-Birkenau ou dans les commandos de travail forcé. L’absence de relations humaines était un facteur de mort peut-être encore plus ravageur que la faim et l’usure physique, comme l’explique Germaine Tillion. J’ai survécu grâce à mes amies, dit-elle. Pour résister à la déshumanisation, les détenues mettent en place des réseaux de solidarité complexes, fragiles, éphémères et absolument nécessaires à la survie.Ce livre est aussi un hommage vibrant à ces femmes résistantes. La Résistance fut pour les Françaises de la génération de Germaine Tillion ou Jane Sivadon, Geneviève de Gaulle et bien d’autres, un moment fondateur de l’entrée des femmes en politique, c’est-à-dire dans l’action pour libérer leur pays de l’occupant nazi.  Le 27 mai 2015, journée nationale de la Résistance, les cendres de Germaine Tillion, ethnologue et résistante, et de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, ancienne présidente de ATD Quart Monde et nièce du général de Gaulle, toutes deux  déportées à Ravensbück, seront transférées au Panthéon, incarnations de l’esprit de la Résistance. Le livre se divise en 5 grands chapitres :1- On ne pouvait pas vivre seules2- Solidarités familiales3- Sœurs d’âmes. Charismes de religieuses. Par-delà les appartenances religieuses4- Solidarités selon les clivages (sociaux, politiques, raciaux, sexuels…)5- Quelque chose d’encore plus profond que le mot amitié.

Marie-Josèphe Bonnet est docteur en histoire, historienne d’art, écrivaine et conférencière. Elle a soutenu la première thèse d’histoire des femmes sur « Les relations amoureuses entre les femmes du XVI au XXe siècle » à l’université de Paris VII, plusieurs fois rééditée. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles sur l’émancipation des femmes, l’art, la Résistance et l’Occupation.Présidente de la Délégation de Paris des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD) de 2013 à 2015, elle est commissaire de l’exposition « Lutetia 1945, le retour des déportés ».

Sommaire :

  • ON NE POUVAIT PAS VIVRE SEULES
  • SOLIDARITÉS FAMILIALES
  • SŒURS D’ÂME – CHARISMES DE RELIGIEUSES – PAR DELÀ LES APPARTENANCES RELIGIEUSES
  • SOLIDARITÉS POLITIQUES – RÉSISTANCES
  • QUELQUE CHOSE D’ENCORE PLUS PROFOND QUE LE MOT AMITIÉ

 

 

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Mickey aussi a connu les camps d’internement de Vichy …

Femmes en résistance : Berty Albrecht (une dangereuse terroriste arrêtée par la Gestapo).

 Femmes en résistance Tome 3 - Berty Albrecht

Date de parution de la BD Historique le 18 février 2015 – Publication d’une série de quatre albums dédiée à des figures importantes de la résistance européenne pendant la Seconde guerre mondiale. Numéros 1, 2 et 3 édités et 4 à venir. Présentation de l’éditeur.

Entièrement scénarisée par Régis Hautière et Francis Laboutique, avec le concours de l’historienne Emmanuelle Polack, cette tétralogie dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, journaliste, est un personnage fictif, qui permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp. Chacun des albums de cette grande saga en forme de biopic peut se lire séparément, l’ensemble formant néanmoins un ensemble narratif cohérent.

Arrêté par la Gestapo en 1943, la résistante communiste Berty Albrecht avait fondé le journal Combat avec Henri Frenay. Focus didactique sur une figure forte de la Résistance française.

 Femmes en résistance Tome 3 (Relié) Berty Albrecht

L’histoire : Après avoir hérité d’un mystérieux carnet de notes légué par sa tante à sa mort, Claire a entamé de solides investigations dans le passé de quatre femmes résistantes durant la seconde guerre mondiale. L’une d’entre elle, Berty Albrecht, communiste, féministe et idéaliste, fait même partie des 6 figures féminines de la Résistance qui ont aujourd’hui mérité leur place au sein du mausolée mémorial du mont Valérien. En mai 1943, elle est l’une des principales rédactrices du journal Combat, au côté de Henri Frenay, lorsque la Gestapo la cerne dans un square de Mâcon. La Gestapo échoue ce jour-là à capturer Frenay… et pour cause : il n’est pas à Mâcon. Berty Albrecht est emmenée pour un interrogatoire musclé… qui ne donne rien, en raison de la force de caractère de cette femme. On la confie alors à un interrogatoire plus doux, face à l’espionne Ana Schaerer. Ana lui fait raconter les différentes phases de sa vie, depuis son enfance, jusqu’à sa rencontre avec Frenay, en passant par son mariage et ses engagements politiques. Comment elle, la communiste, a-t-elle pu se trouver un combat commun et respectueux avec Frenay, ex-militaire profondément de droite ?

Auteur(e)s :

Francis Laboutique, Régis Hautière, Emmanuelle Polack, Ullcer, Domnok

Régis Hautière Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, a signé plus d’une vingtaine d’albums. Après des études de philosophie et d’histoire, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens. Sa carrière BD prend son envol chez Paquet avec Romain Hugault qu’il aide à réaliser son album le Denier Envol paru en 2005 et qui deviendra le socle de la nouvelle collection cockpit.

Particulièrement éclectique, Régis Hautière est l’un des scénaristes les plus prolifiques du moment (La Guerre des Lulus, reprise d’Aquablue…).

Femmes en résistance – Sophie Scholl

Femmes en résistance tome 2 - Sophie Scholl

Date de parution de la BD Historique le 15 octobre 2014  – Publication d’une série de quatre albums dédiée à des figures importantes de la résistance européenne pendant la Seconde guerre mondiale. Numéros 1, 2 et 3 édités et 4 à venir. Présentation de l’éditeur.

Entièrement scénarisée par Régis Hautière et Francis Laboutique, avec le concours de l’historienne Emmanuelle Polack, cette tétralogie dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, journaliste, est un personnage fictif, qui permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp. Chacun des albums de cette grande saga en forme de biopic peut se lire séparément, l’ensemble formant néanmoins un ensemble narratif cohérent.

Après l’évocation de l’aviatrice britannique Amy Johnson par Pierre Wachs, voici le deuxième volet de cet ambitieux projet : l’histoire tragique de Sophie Scholl, une très jeune allemande qui osa résister de l’intérieur au régime nazi avec son mouvement la Rose Blanche – au prix de sa vie.

Auteurs :

Francis Laboutique (Scénario) /

Régis Hautière (Scénario) /

Marc Veber (Dessin) /

Genre: BD Historique

Éditeur : Casterman

A la mode comme à la guerre

(Article repéré sur le site Rue89 Par Nadja Pobel sur petit-bulletin.fr  en date du 2 janvier 2014 ©CHRD).

En rendant aux femmes leur place majeure dans le conflit de 39-45, le CHRD propose avec « Pour vous, mesdames ! » une exposition aussi passionnante qu’originale, où l’habillement raconte la douleur de la guerre et les petites combines pour continuer à vivre sous l’Occupation. Nadja Pob

Pour en savoir plus, voyez le lien suivant :

A la mode comme à la guerre

Grande Guerre : Émilienne Moreau, Croix de guerre et héroïne à 17 ans

(Article de presse du 17 novembre 2015 repéré sur le site de la chaîne France 24 – Texte par Stéphanie TROUILLARD – © Collection particulière, Stéphanie Trouillard. | Une carte postale intitulée : « L’héroïne de Loos (Émilienne Moreau) dont « Le Petit Parisien » publie en ce moment les Mémoires.)

Il y a 100 ans, Émilienne Moreau recevait la Croix de guerre. Cette jeune fille s’était illustrée en organisant un poste de secours et en tuant deux soldats allemands dans le Pas-de-Calais. Une âme de résistante qui l’accompagna toute sa vie…

Pour lire l’intégralité de l’article de presse, voyez le lien suivant :

Émilienne Moreau, héroïne de la grande Guerre

Les « souris grises » du régime nazi …

Le recrutement féminin, en temps de guerre, dans les usines et les armées, permet de réserver plus d’hommes au champ de bataille. A l’exception de l’Union soviétique, ces femmes sont recrutées sur la base du volontariat et signent un engagement pour la durée de la guerre. Elles ont un statut d’auxiliaire, différent de celui des militaires (par exemple, elle ne porte pas d’arme, elle ne sont pas encasernées..). Elles sont affectées à des postes administratifs et techniques qui utilisent une formation professionnelle déjà femmes. Elles ne sont pas sensées aller au feu, à l’exception, là encore, des unités soviétiques.

Le régime nazi s’est refusé par idéologie à mobiliser massivement des femmes. Dès le début de la guerre, elles participent aux compagnies de guet aérien de réserve mais en février 1941, le besoin accru de combattants conduit la Luftwaffe à créer le corps des auxiliaires féminines des transmissions de l’air. Les « souris grises », ainsi surnommées dans les pays occupés en référence à la couleur de leur uniforme, sont environ 500 000 en 1945, ce qui reste proportionnellement moins important que le recrutement britannique ou soviétique…

Orientation de lecture :

Femmes dans la guerre : 1939-1945 de Claude Quétel, Éditeur : Larousse (12 avril 2006), Collection : L’œil des archives, Broché: 239 pages.

Femmes dans la guerre – 1939-1945. Claude Quétel …

Mode et débrouille vestimentaire sous l’Occupation allemande

(Crédit photographiquePARIS – MODE A AUTEUIL – Guerre 1939-1945. Hippodrome d’Auteuil, mars 1941.© LAPI / Roger-Viollet – Lire les conditions générales d’utilisation des photographies)

Se vêtir sous l’occupation : La France est le pays de la haute couture par excellence. Les Allemands qui y arrivent en juin 40 ne l’ont pas oublié. Ils viennent systématiquement faire un tour dans les magasins de détail et achètent des articles qu’ils rapporteront à leur femme lors de leur première permission.

Les magasins se vident ainsi tandis que certaines matières premières comme le cuir, le coton ou la laine sont, en partie, réquisitionnés pour l’armée allemande. Après le rationnement de la nourriture, les Français vont être confrontés au rationnement des chaussures par le ministère de la Production Industrielle. Il faut disposer d’un coupon d’achat délivré par sa mairie pour pouvoir en bénéficier. La procédure du bon d’achat est instituée par la loi du 11 février 1941.

Le 17 juin 1941, les vêtements et les articles textiles sont rationnés à leur tour. Les ménages doivent se doter d’une carte de vêtements fournie par leur mairie. Elle contient des tickets points qui devront être échangés contre des articles de magasins à des dates précisées par l’État par voie d’affichage.

Pour remplacer les matières premières en partie réquisitionnées par l’Occupant, le « Système-D » français entre en action. Des « Ersatz » de textile apparaissent à partir de fibres nouvelles, ce sont la fibranne et la rayonne. Pour des questions d’économie, ces matières premières sont parfois mélangées à des cheveux qui sont systématiquement récupérés dans les salons de coiffure selon un décret du gouvernement du 27 mars 42…

Pour en savoir plus, voyez le lien suivant :

Se vêtir sous l’Occupation