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Les Filles de la DB.

Rudolph de Patureaux Écrivain – Septembre 1944. La 2eme DB patauge dans la boue lorraine. Photo prise à Flin. Temps calme sur le front pour les marinettes Jeanne Andréi, et les deux Jacqueline, Bardet et Cadoret. Sans oublier le chien Mirabelle. Le véhicule est un Dodge WC54. Peu nombreuses (voir mes autres posts à leur sujet), ces femmes vivaient souvent dans des conditions de bivouac… celles des hommes, qui deviendront monstrueuses avec l’hiver 44. Encore aujourd’hui, Toutes les 3 continueront leur engagement en Indochine.elles restent trop méconnues. Alors j’ai bien l’intention de les faire « revivre » dans les derniers tomes de la saga Un Français dans la tourmente.

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Femmes et filles envoyées en prison par la cour d’assises du Nord durant la première moitié du xixe siècle (1822-1850) – (Virginie Despres)

La part des femmes dans la population pénitentiaire a beaucoup diminué au cours du XIXe siècle en France. Leur faible participation à la délinquance et à la criminalité, ainsi que la relative indulgence des tribunaux à leur égard, expliquent cette évolution décroissante. Dans le Nord, de la fin du XVIIe siècle à la Révolution, puis pendant la première décennie duXIXe siècle, elles forment un quart en moyenne des délinquants et des criminels [1][1] Voir D. Blary et P. Guignet, La délinquance à Valenciennes…. Par la suite, devant la cour d’assises de Douai, cette proportion reste à peu près stable jusqu’au début de la Monarchie de Juillet, avant de diminuer progressivement tout au long du XIXesiècle [2][2] Ainsi, entre 1886 et 1900, la part des femmes traduites…. Bien que le vaste et très peuplé département nordiste ne figure pas parmi les plus criminels du territoire, son contentieux abondant en fait un exemple de choix pour toute étude abordant la place des femmes dans la justice pénale.2

Notre propos portera sur la répression de la criminalité féminine jugée entre 1822 et 1850, ces limites chronologiques correspondant à la période durant laquelle la centrale mixte de Loos était susceptible d’accueillir des femmes. En effet, l’année 1822 marque l’arrivée des premiers détenus dans cette prison destinée, comme toutes les centrales, à recevoir les individus condamnés à la réclusion criminelle ou à un emprisonnement correctionnel d’une année ou plus, de même que les femmes et les vieillards condamnés aux travaux forcés [3][3] La population pénale de Loos s’élève alors à 448 hommes…. Les enfants devant subir un emprisonnement correctionnel d’au moins un an sont également envoyés en centrale. À partir des années 1830, la prison de Loos se dote d’un quartier distinct pour les enfants mineurs, sans séparation entre les sexes. Cependant, en raison de leur faible nombre, les filles sont enfermées avec les femmes majeures et sont complètement séparées des garçons. En 1850, année du vote de la loi sur l’éducation et le patronage des jeunes détenus, certaines d’entre elles sont transférées avec les adultes à la centrale de femmes de Haguenau, ce qui doit permettre de récupérer l’ancien quartier féminin pour l’affecter aux mineurs et remédier à la surpopulation carcérale…

Pour lire le texte intégral sur le site de la revue Cairn Femmes et filles envoyées en prison par la cour d’assises du … – Cairn

Virginie Despres : Docteur en Droit de l’Université de Lille II, Virginie Despres a soutenu en 2004 une thèse sur Les différences entre les sexes dans la justice criminelle au xixe siècle. Les femmes devant la cour d’assises du Nord (1811-1914). Publication : « Les vols domestiques au xixe siècle, d’après les arrêts de la cour d’assises du Nord (1811-1914) », dans Juges et Criminels. Études en hommage à Renée Martinage, Lille, Publications de l’Espace Juridique, 2000, p. 629-64 …

Histoire, économie & société – 2005/3 (24e année) – Pages : 118 – Affiliation : Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr – ISBN : 9782200920388 – DOI : 10.3917/hes.053.0411 – Éditeur : Armand Colin

Filles de Mai : 68 mon Mai à moi. Mémoires de femmes

Parution du livre le 23 janvier 2018 – ELLES ont entendu Michelle Perrot parler du silence des femmes dans l’histoire. ELLES ont voulu dire Mai 68. Elles se sont réunies. Elles ont parlé et beaucoup ri. Elles se sont souvenues. Elles ont écrit et les écrits ont voyagé de l’une à l’autre de toutes à toutes échos croisés de l’avant, du pendant et de l’après. Et puis des mots ont pris le pouvoir des mots mémoire, des mots passion et l’abécédaire est né de la mémoire de ces filles de mai. Monique Bauer. Michelle Perrot a raison d’évoquer une « chronologie existentielle », à propos de ces lignes qui traversent l’événement comme des sillons féconds. 68 se décline en milliers d’expériences intimes et collectives. Celles qu’offre ce livre n’ont pas vocation à être exhaustives, ni même représentatives. Elles s’expriment en revanche avec sincérité, loin des reniements et des rejets qui font depuis plusieurs décennies, dans les médias, le bon ton des rédactions, loin des mépris hautains et des ricanements. Ces témoignages sont une force parce qu’ils ne parlent pas seulement du passé mais donnent espoir pour le présent, à bonne distance des triomphants. » Ludivine Bantigny.

de Collectif (Auteur),‎ Ludivine Bantigny (Postface),‎ Monique Bauer (Avec la contribution de),‎ Michelle Perrot (Préface).

Éditeur : Editions Le Bord de l’eau

Collection : Documents

Marguerite B. : une histoire singulière

Ce film célèbre le cinquantième anniversaire de la fermeture de la dernière maison de correction pour filles. Le film adapte le livre de Béatrice Koeppel : « Marguerite B. , une jeune fille en maison de correction ». 50 ans après le décès de Marguerite, pupille de l’éducation surveillée à Cadillac en Gironde, nous avons suivi le parcours de Marguerite à travers la France. L’histoire de Marguerite est difficile et dramatique. Elle se situe dans un moment de réforme et de transition de l’histoire de l’enfermement des mineurs : la réforme de 1945. Dans son parcours se mélangent à la fois des archaïsmes issus du XIXe siècle et une immense volonté de réforme qui privilégie l’affectivité, la formation professionnelle et la volonté de permettre aux pupilles de se réinsérer. Marguerite se suicide à Cadillac le 30 octobre 1950. C’est une personnalité qui a échappé complètement à ceux qui l’ont suivie.

Un film de Gabriel Gonnet

France | 2000 | 52 minutes

AUTEUR(S) Béatrice Koeppel

PARTICIPATION CNC, Procirep

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S) La Cathode vidéo, ADAV, La Maison du doc

COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Distributeur(s) : La Cathode vidéo

Pour en savoir plus voir le site Film documentaire

La vie des mauvaises filles des années 1930

Alexandre Dupouy est un archéologue du sexe. Ce collectionneur français à la tête de druide a passé sa vie à sortir de la poussière ce qu’il définit comme des « vieilleries érotiques et pornographiques ». Dans sa librairie Les Larmes d’Eros, basée dans le 11 e arrondissement parisien et ouverte seulement sur rendez-vous, il accumule et revend des photos, peintures et objets sexuels datant d’avant notre naissance. C’est une sorte de petit musée retraçant l’histoire des mœurs en France.

L’histoire de ces photos de gagneuses d’une maison close parisienne des années 1930 commence, quant à elles, il y a quarante ans. En 1975, Alexandre Dupouy reçoit un coup de fil de la part d’un ami libraire. Celui-ci lui indique qu’un vieux monsieur aurait, paraît-il, « quelque chose de spécial à lui montrer ». Une fois rendu sur place, l’octogénaire ouvre le coffre de sa luxueuse voiture, rempli de photos en noir et blanc de prostituées dénudées et souriantes. Il lui explique qu’il a pris la plupart de ces clichés dans un bordel de la rue Pigalle, durant l’entre-deux-guerres. Sentant venir sa fin prochaine, le vieil homme lui signale qu’il accepte de s’en séparer contre la garantie de son anonymat. Les deux libraires le baptisent Monsieur X.

Près de quatre décennies plus tard, Alexandre Dupouy a décidé de réimprimer une partie de l’impressionnante collection de nues de Monsieur X, « sans équivalent en termes de qualité et de quantité » selon lui, dans l’ouvrage Mauvaises filles (La Manufacture de livres, 2014). Le bouquin est cosigné par Alexandre Dupouy et Monsieur X, et je me suis entretenu avec Alexandre, le seul des deux qui soit encore en vie…

Pour en savoir plus, voir le billet publié sur le site Vice

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ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles

Lesbiennes sous le IIIe Reich: disparaître ou mourir

Capitale de l’amour – Filles et lieux de plaisir à Paris au XIXe siècle

Capitale de l'amour - Filles et lieux de plaisir à Paris au XIXe siècleParution du livre le 19 mars 2015 ;  la fin du XIXe siècle, Paris ne faillit pas à sa réputation de « Babylone moderne ». Si Parisiens, provinciaux et étrangers aiment tant flâner le long des boulevards, s’attarder à la terrasse des cafés, s’encanailler dans les bals et les cabarets, c’est qu’ils y sont en galante compagnie : dans le cabinet particulier d’un restaurant ou la luxueuse loge d’un théâtre, dans un hôtel garni ou dans une maison de rendez-vous, la nuit comme le jour, filles publiques anonymes, lorettes scandaleuses et célèbres courtisanes se vendent au plus offrant, sous l’oeill attentif des agents des murs. Autant de lieux de prostitution, d’espaces de racolage et de rendez-vous galants qui façonnèrent la géographie de la ville et contribuèrent, pour longtemps, à consacrer Paris capitale de l’amour et des plaisirs.

Extrait de l’introduction du livre : Bien après leur disparition, les maisons closes continuent de fasciner. Elles sont devenues l’incarnation d’une époque où la sexualité, source d’angoisse et de peurs, aurait été fermement encadrée, réprimée et contrôlée; et que l’on imagine désormais révolue. En réalité, la vie quotidienne des maisons n’avait que peu à voir avec les règlements édictés. Mais surtout, leurs pensionnaires ne constituaient qu’une très faible minorité de l’ensemble des femmes vénales. Notre vision de la sexualité au XIXe siècle est en fait très largement faussée par les représentations actuelles de la prostitution et leurs enjeux. Il faut s’en délester si l’on veut saisir, dans toutes ses nuances et ses contradictions, ce qu’était l’amour vénal à cette époque et comment Paris en est devenu la capitale.

Paris s’impose au XIXe siècle comme la capitale mondiale de la modernité, autant que comme «Babylone moderne». Et sa réputation galante ne fait que s’amplifier tout au long du siècle ; «capitale de l’amour», «ville du vice», et même «bordel de l’Europe» sont autant d’expressions qui consacrent le mythe d’une ville où tous les plaisirs sont à portée de main. À cet égard, la ville haussmannienne qui émerge sous le Second Empire est plus qu’un nouveau décor : derrière la profonde restructuration urbaine engagée – destruction des quartiers ouvriers centraux jugés trop denses et insalubres, réalisation d’un programme d’infrastructures urbaines et d’équipements d’une ampleur inégalée, changement d’échelle dans la façon de penser l’aménagement de la ville -, il s’agit certes de montrer la puissance et la beauté retrouvée de Paris, devenue capitale de l’Empire après les combats et la répression de 1848, mais aussi et surtout de «réorienter profondément les modes de vie, de créer une nouvelle façon de vivre la ville et, chose inédite, de la consommer». La défaite de Sedan et la chute du Second Empire sont brutales et inattendues. C’est dans une société traumatisée par la débâcle militaire et les affrontements sanglants de la Commune que se met lentement en place la IIIe République. Dans les premiers temps, celle-ci se construit moins sur une exaltation de la démocratie que sur une opposition au régime précédent, qui dépasse largement le cadre politique : les critiques formulées à l’encontre du gouvernement, de l’armée, de l’Empereur et surtout de l’Impératrice, sont redoublées par une dénonciation de la société impériale. Débauche, galanterie, vices, luxe… Le retour à l’ordre moral» des débuts de la IIIe République dénonce la corruption et le relâchement des mœurs des élites du Second Empire; il est de bon ton de fustiger les «gandins» et les «petits crevés» du «Boulevard» ainsi que les lorettes et autres femmes galantes. Mais les courtisanes de l’Empire ne s’exilent pas ; elles renouent avec leurs anciens amants de la monarchie ou fréquentent les nouveaux hommes forts du gouvernement, à l’instar de Léonide Leblanc qui, entretenue un temps par le prince Jérôme Napoléon, accorde désormais ses faveurs au duc d’Aumale et à Georges Clemenceau. Les mœurs ne changent pas aussi vite que les régimes et Paris reste Paris : bals, théâtres et établissements de spectacle rouvrent très vite et surtout se multiplient ; cafés et restaurants font à nouveau salle comble et la fréquentation des prostituées apparaît, autant si ce n’est plus qu’avant, comme l’un des plaisirs et des divertissements spécifiques de la capitale.

Revue de presse :

Pour raconter « la capitale de l’amour » du XIXe siècle, Lola Gonzalez-Quijano a épluché les archives de la police, mais aussi les récits de Maupassant, Zola ou des Goncourt…
Paris «capitale de l’amour», «ville du vice», «bordel de l’Europe» : tel est le sujet de l’ouvrage de Lola Gonzalez-Quijano. En cette deuxième moitié du XIXe, raconte la chercheuse, on accourt de partout pour jouir des plaisirs de la chair. Toute une littérature touristique en atteste («Guide secret des plaisirs parisiens», «Les Plaisirs de Paris», «Guide secret pour étrangers et viveurs», «Secret Directory of foreigner Bachelor in Paris»…), mais aussi des articles de presse, des témoignages, des romans et l’infinie ressources des archives de la police parisienne. Une masse de documents que la chercheuse a épluchées et dont elle a rapporté des descriptions étonnantes. (Eric Aeschimann – L’Obs du 26 mars 2015).

Pour le monde entier, il ne fait aucun doute que Paris est la capitale du sexe. Le Paris-Guide de 1867 le revendique, évoquant l’un des «plus beaux monuments de la capitale» : «Quel sauvage, fût-il originaire de la terre des Papous, ou fils de la tribu des Ojibwés, n’a pas entendu parler des filles d’Eve qu’on y rencontre ?» Les quatre cent mille prostituées y ­occupent cette place : elles sont les choses de l’amour, et font de Paris le grand bordel d’un tourisme sexuel ­mondialisé. (Antoine de Baecque – Le Monde du 30 avril 2015).

Biographie de l’auteure :

Docteure en histoire, Lola Gonzalez-Quijano consacre actuellement ses recherches au demi-monde et aux réseaux qui se nouent autour des prostituées de luxe. Issu de sa thèse soutenue à l’EHESS sur la prostitution parisienne sous le Second Empire et la IIIe République, Capitale de l’amour est son premier ouvrage.

  • Éditeur : VENDÉMIAIRE (19 mars 2015)
  • Collection : Chroniques

 

Quelques liens utiles sur le blog :

Petite histoire de la Prostitution à Paris par Axelle Carlier de Paris ZigZag

Un joli monde : romans de la prostitution

La prostitution dans les Landes : Au temps des maisons de tolérance

La véritable histoire de Casque d’Or