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Femmes au bagne : les oubliées de l’Histoire

Entre 1858 et 1905, la France a envoyé 2 000 femmes dans ses colonies pénitentiaires de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Ce documentaire donne vie à ces grandes oubliées de l’Histoire.Ultime sentence, damnation par excellence, le bagne n’a pas concerné que les hommes. Condamnées pour meurtres,
infanticides, crimes politiques, mais aussi pour des délits mineurs, des femmes ont, elles aussi, connu le pire des châtiments. Le destin de ces bagnardes est un épisode méconnu de l’histoire des bagnes coloniaux français, qui demeure particulièrement tragique.Le Second Empire, puis la Troisième République, entendent se débarrasser de ces indésirables, de peur d’une contagion sociale. Mais le dessein est aussi politique : la fin de l’esclavage en Guyane a pour conséquence immédiate le départ de la main d’oeuvre servile hors des plantations et l’effondrement de son économie.
Parmi ces femmes, certaines étaient destinées à contracter des mariages avec des bagnards libérés et à fonder des familles. Aujourd’hui, leurs descendants portent encore le poids de ce tabou historique et familial.

Trois «affaires classées» éclairent le pouvoir des femmes au Moyen Age

Entrées dans la sphère du pouvoir politique, trois femmes accusées d’adultère eurent la tête tranchée : leur infidélité était devenue une atteinte à la souveraineté détenue par le couple seigneurial.

Cold cases : ainsi Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur désignent-ils les exécutions de trois femmes, épouses de trois des plus puissants seigneurs d’Italie au tournant des xive et xve siècles. Les malheureuses furent accusées d’adultère et eurent la tête tranchée. Certes, le nom des commanditaires de ces assassinats est tout aussi connu que le mode opératoire : Francesco Gonzague, seigneur de Mantoue, convoqua un tribunal d’exception afin que la peine de mort fût prononcée contre Agnese en 1391 ; Filippo Maria Visconti, duc de Milan, fit soumettre à la question et condamner Beatrice par un juge en 1418 ; Niccolò d’Este, marquis de Ferrare, ordonna lui-même la décollation de Parisina et de son amant, le propre fils du seigneur, en 1425.

Cold cases pourtant, car ces exécutions s’étaient évanouies dans la nuit historiographique jusqu’à ce que Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur, spécialistes de l’Italie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, exhument le dossier ou, pour le mieux dire, créent le dossier en associant les trois cas. Outre son resserrement chronologique (moins de quarante ans) et spatial (l’Italie du Nord et ses cours), cette séquence se distingue par plusieurs étrangetés qui, jusqu’à présent, avaient échappé à l’attention. Décelées par É. Crouzet-Pavan et J.-C. Maire Vigueur, elles les ont poussés à mener l’enquête dans les archives de Ferrare et de Mantoue, de Modène et de Venise. Pourquoi les seigneurs choisirent-ils tous trois de rendre public ce qui les exposait à l’infamie ? Pourquoi sanctionnèrent-ils ainsi un adultère quand aucune législation du temps ne prévoyait une telle extrémité, et quand bien d’autres moyens permettaient de régler ce délicat problème d’honneur ? …

Jean-Baptiste DELZANT sur le site de Non fiction pour en savoir plus

 

A propos des femmes terroristes

Le renouveau féministe qui émerge dans les années 1960 – dit de « deuxième vague » – ébranle les sociétés européennes encore très largement dominées par les hommes. Une certaine radicalité politique, proche de l’extrême gauche, anime alors souvent ces différents groupes féministes dans la construction de leurs revendications, au rang desquelles le droit de disposer de son corps est l’une des plus importantes.

Dans ce contexte, un certain nombre de femmes basculent du côté de la violence politique, notamment au sein de la Fraction armée rouge en Allemagne et d’Action directe en France, groupes actifs des années 1970 aux années 1990. C’est à ces figures féminines – parmi lesquelles on peut citer Ulrike Meinhof, Gudrun Ensslin, Nathalie Ménigon ou bien Joëlle Aubron –, appelées les « amazones de la terreur » par la presse, que Fanny Bugnon consacre un ouvrage.1 Soulignons, tout d’abord, le remarquable travail réalisé pour remanier sa thèse de doctorat, dont celui-ci est issu. L’historienne a en effet réussi le pari d’en faire un véritable « concentré de thèse ». Nous ne pouvons que saluer cet effort permettant au plus grand nombre d’accéder aux recherches universitaires les plus abouties : de la vulgarisation historique au sens le plus noble du terme…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Thomas PERRONO sur le site de la revue En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

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Mai 68, où sont les femmes ? – France Culture

Aujourd’hui, nous reviendrons sur les mobilisations féminines et le rôle des mouvements féministes.

INTERVENANTS

  • Sociologue – chargée de recherche au CNRS
  • Maîtresse de conférence à l’université Paris II Panthéon-Assas.
  • Chargée de cours à l’université Paris Nanterre.

Mai 68 (3/4) : Mai 68, où sont les femmes ? – France Culture

Manifestation mai 68
Manifestation mai 68 Crédits : JACQUES MARIE / AFP – AFP

Quand les femmes gouvernaient le Monde

24 avril 1558 Mariage de Marie Stuart et François de Valois.

Retrouvez dans Magazine Historia Spécial n°40, intitulé « Renaissance. Quand les femmes gouvernaient le monde », l’article « Marie Stuart et Élisabeth 1re. Belles à en mourir ».

http://www.historia.fr/parution/sp%C3%A9cial-40

 

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Le vote des femmes en 1925 (Erwan Le Gall)

Quotidien catholique, L’Ouest-Eclair est habituellement présenté comme un journal à la ligne éditoriale conservatrice, même si elle l’est probablement moins que celle du Nouvelliste de Bretagne. Pour autant, sans remettre en cause cette grille de lecture, force est de constater que certains articles étonnent en ce qu’ils se révèlent étonnement progressistes. Tel est ainsi le cas de l’éditorial que signe le 4 mars 1925, en première page, Eugène Le Breton à propos du suffrage féminin

Pour en savoir plus lire le billet publié par Erwan LE GALL sur le site de la revue En envor.

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Trois portraits de femmes : Wonder Wheel, Pentagon Papers, Jusqu’à la garde

À l’heure de #BalanceTonPorc, comment représenter les violences exercées sur des femmes ?

À l’heure de #BalanceTonPorc, comment représenter les violences exercées sur des femmes ? Début 2018, trois films (Wonder Wheel de Woody Allen, Pentagon Papers de Spielberg, Jusqu’à la garde de Xavier Legrand) montrent trois personnages féminins marquants, joués par trois actrices magnifiques (Kate Winslet, Meryl Streep, Léa Drucker).

Dans Wonder Wheel, dont l’action se situe dans les années 1950, Woody Allen ne donne aucune chance à son héroïne : elle n’est que jalousie, pusillanimité, hystérie. Le film ne s’attarde pas sur ces « raisons » qui rendent un personnage plus complexe, si l’on suit Renoir dans La Règle du jeu (1939) « Le drame en ce monde, mon cher Octave, est que tout le monde a ses raisons. »

Pour en savoir plus lire le billet pubié sur le site de la revue Esprit