Archives du mot-clé femmes

A propos des femmes terroristes

Le renouveau féministe qui émerge dans les années 1960 – dit de « deuxième vague » – ébranle les sociétés européennes encore très largement dominées par les hommes. Une certaine radicalité politique, proche de l’extrême gauche, anime alors souvent ces différents groupes féministes dans la construction de leurs revendications, au rang desquelles le droit de disposer de son corps est l’une des plus importantes.

Dans ce contexte, un certain nombre de femmes basculent du côté de la violence politique, notamment au sein de la Fraction armée rouge en Allemagne et d’Action directe en France, groupes actifs des années 1970 aux années 1990. C’est à ces figures féminines – parmi lesquelles on peut citer Ulrike Meinhof, Gudrun Ensslin, Nathalie Ménigon ou bien Joëlle Aubron –, appelées les « amazones de la terreur » par la presse, que Fanny Bugnon consacre un ouvrage.1 Soulignons, tout d’abord, le remarquable travail réalisé pour remanier sa thèse de doctorat, dont celui-ci est issu. L’historienne a en effet réussi le pari d’en faire un véritable « concentré de thèse ». Nous ne pouvons que saluer cet effort permettant au plus grand nombre d’accéder aux recherches universitaires les plus abouties : de la vulgarisation historique au sens le plus noble du terme…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Thomas PERRONO sur le site de la revue En envor

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Mai 68, où sont les femmes ? – France Culture

Aujourd’hui, nous reviendrons sur les mobilisations féminines et le rôle des mouvements féministes.

INTERVENANTS

  • Sociologue – chargée de recherche au CNRS
  • Maîtresse de conférence à l’université Paris II Panthéon-Assas.
  • Chargée de cours à l’université Paris Nanterre.

Mai 68 (3/4) : Mai 68, où sont les femmes ? – France Culture

Manifestation mai 68
Manifestation mai 68 Crédits : JACQUES MARIE / AFP – AFP

Quand les femmes gouvernaient le Monde

24 avril 1558 Mariage de Marie Stuart et François de Valois.

Retrouvez dans Magazine Historia Spécial n°40, intitulé « Renaissance. Quand les femmes gouvernaient le monde », l’article « Marie Stuart et Élisabeth 1re. Belles à en mourir ».

http://www.historia.fr/parution/sp%C3%A9cial-40

 

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Le vote des femmes en 1925 (Erwan Le Gall)

Quotidien catholique, L’Ouest-Eclair est habituellement présenté comme un journal à la ligne éditoriale conservatrice, même si elle l’est probablement moins que celle du Nouvelliste de Bretagne. Pour autant, sans remettre en cause cette grille de lecture, force est de constater que certains articles étonnent en ce qu’ils se révèlent étonnement progressistes. Tel est ainsi le cas de l’éditorial que signe le 4 mars 1925, en première page, Eugène Le Breton à propos du suffrage féminin

Pour en savoir plus lire le billet publié par Erwan LE GALL sur le site de la revue En envor.

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Trois portraits de femmes : Wonder Wheel, Pentagon Papers, Jusqu’à la garde

À l’heure de #BalanceTonPorc, comment représenter les violences exercées sur des femmes ?

À l’heure de #BalanceTonPorc, comment représenter les violences exercées sur des femmes ? Début 2018, trois films (Wonder Wheel de Woody Allen, Pentagon Papers de Spielberg, Jusqu’à la garde de Xavier Legrand) montrent trois personnages féminins marquants, joués par trois actrices magnifiques (Kate Winslet, Meryl Streep, Léa Drucker).

Dans Wonder Wheel, dont l’action se situe dans les années 1950, Woody Allen ne donne aucune chance à son héroïne : elle n’est que jalousie, pusillanimité, hystérie. Le film ne s’attarde pas sur ces « raisons » qui rendent un personnage plus complexe, si l’on suit Renoir dans La Règle du jeu (1939) « Le drame en ce monde, mon cher Octave, est que tout le monde a ses raisons. »

Pour en savoir plus lire le billet pubié sur le site de la revue Esprit

La place des femmes dans le monde paysan des années 1970 : de la ménagère à l’agricultrice

Si l’actualité historique de la semaine tourne bien évidemment autour des Rendez-vous de l’histoire de Blois, les historiens ruralistes n’oublient pas pour autant la tenue, à Caen du 8 au 10 octobre 2014, du colloque fêtant le 20e anniversaire de l’Association d’Histoire des Sociétés Rurales. Il aura pour thème « Les petites gens de la terre : paysans, ouvriers et domestiques du Néolithique à 2014 ». Dans le programme touffu de ce colloque, on relèvera la volonté des organisateurs de s’intéresser à l’histoire du genre et des femmes dans le monde agricole.1

Au milieu des années 1970, la télévision régionale s’intéresse à la nouvelle place que les femmes revendiquent au sein du monde paysan. Le 4 mars 1976, elle consacre ainsi un reportage à une personnalité naissante du syndicalisme agricole breton : Anne-Marie Crolais. La jeune femme, âgée de 24 ans, vient d’être élue présidente du comité départemental des Jeunes agriculteurs (CDJA). C’est la première fois en France, qu’une femme accède à la tête d’un syndicat agricole…

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Femmes et filles envoyées en prison par la cour d’assises du Nord durant la première moitié du xixe siècle (1822-1850) – (Virginie Despres)

La part des femmes dans la population pénitentiaire a beaucoup diminué au cours du XIXe siècle en France. Leur faible participation à la délinquance et à la criminalité, ainsi que la relative indulgence des tribunaux à leur égard, expliquent cette évolution décroissante. Dans le Nord, de la fin du XVIIe siècle à la Révolution, puis pendant la première décennie duXIXe siècle, elles forment un quart en moyenne des délinquants et des criminels [1][1] Voir D. Blary et P. Guignet, La délinquance à Valenciennes…. Par la suite, devant la cour d’assises de Douai, cette proportion reste à peu près stable jusqu’au début de la Monarchie de Juillet, avant de diminuer progressivement tout au long du XIXesiècle [2][2] Ainsi, entre 1886 et 1900, la part des femmes traduites…. Bien que le vaste et très peuplé département nordiste ne figure pas parmi les plus criminels du territoire, son contentieux abondant en fait un exemple de choix pour toute étude abordant la place des femmes dans la justice pénale.2

Notre propos portera sur la répression de la criminalité féminine jugée entre 1822 et 1850, ces limites chronologiques correspondant à la période durant laquelle la centrale mixte de Loos était susceptible d’accueillir des femmes. En effet, l’année 1822 marque l’arrivée des premiers détenus dans cette prison destinée, comme toutes les centrales, à recevoir les individus condamnés à la réclusion criminelle ou à un emprisonnement correctionnel d’une année ou plus, de même que les femmes et les vieillards condamnés aux travaux forcés [3][3] La population pénale de Loos s’élève alors à 448 hommes…. Les enfants devant subir un emprisonnement correctionnel d’au moins un an sont également envoyés en centrale. À partir des années 1830, la prison de Loos se dote d’un quartier distinct pour les enfants mineurs, sans séparation entre les sexes. Cependant, en raison de leur faible nombre, les filles sont enfermées avec les femmes majeures et sont complètement séparées des garçons. En 1850, année du vote de la loi sur l’éducation et le patronage des jeunes détenus, certaines d’entre elles sont transférées avec les adultes à la centrale de femmes de Haguenau, ce qui doit permettre de récupérer l’ancien quartier féminin pour l’affecter aux mineurs et remédier à la surpopulation carcérale…

Pour lire le texte intégral sur le site de la revue Cairn Femmes et filles envoyées en prison par la cour d’assises du … – Cairn

Virginie Despres : Docteur en Droit de l’Université de Lille II, Virginie Despres a soutenu en 2004 une thèse sur Les différences entre les sexes dans la justice criminelle au xixe siècle. Les femmes devant la cour d’assises du Nord (1811-1914). Publication : « Les vols domestiques au xixe siècle, d’après les arrêts de la cour d’assises du Nord (1811-1914) », dans Juges et Criminels. Études en hommage à Renée Martinage, Lille, Publications de l’Espace Juridique, 2000, p. 629-64 …

Histoire, économie & société – 2005/3 (24e année) – Pages : 118 – Affiliation : Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr – ISBN : 9782200920388 – DOI : 10.3917/hes.053.0411 – Éditeur : Armand Colin