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Les femmes tondues

« C’est affreux…on vous enlève votre dignité… j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps… »

A la fin de la seconde guerre mondiale, certains hommes cherchent un moyen de se venger des femmes ayant « entretenu une relation verticale » avec l’occupant. La sanction est la suivante pour ces femmes : elles seront tondues en public. Comment cela se passait-il ? Comment les « tondues » réagissaient-elles ? Découvrez-le dans ce podcast de 2000 ans d’histoire.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de l’émission Blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/6722-les-femmes-tondues.html

Découvrez également 1940-1945, années érotiques : Vichy ou les infortunes de la vertu.

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24294005_10155143598643997_666454150986299561_nVous pouvez aussi suivre mon activité principale dans le très sérieux Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …criminocorpus.hypotheses.org/

Femmes, noires et communistes contre Wall Street — par Claudia Jones

« La journaliste communiste trinidadienne Claudia Jones est bien peu connue en France ; nous avons donc traduit un extrait d’un long article qu’elle publia en juin 1949 dans la revue du Parti communiste américain, après avoir été incarcérée puis expulsée des États-Unis en raison de son engagement poilitique : une exhortation féministe et révolutionnaire à la prise en considération de la spécificité de l’oppression qui affecte les femmes noires (celles-ci, en tant que travailleuses, noires, et femmes, sont les sujets les plus opprimés de la société, écrivait-elle en précurseuse de l’outil sociologique et militant intersectionnel) doublée d’un appel à « l’unité noire et blanche » contre Wall Street. »

Pour en savoir plus sur revue Ballast

L’Historienne Michelle Perrot

Michelle Perrot est spécialiste reconnue dans le monde entier de l’histoire ouvrière, de la connaissance de la vie privée et de l’intime. Elle est la première à avoir écrit l’histoire des femmes. Elle a été témoin et actrice de l’histoire du féminisme.

UNE SEMAINE EN FRANCE  du vendredi 17 novembre 2017

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de l’émission France inter

Femmes en mouvement (Women in Motion)

Ni passante, ni piétonne, la flâneuse a été laissée en dehors des livres d’histoire. Pourtant, la flânerie est liée à l’émancipation, et aussi à la révolte. L’espace urbain serait-il un enjeu féministe ?

Recensé : Lauren Elkin, Flâneuse. Women Walk the City in Paris, New York, Tokyo, Venice and London, Londres, Chatto & Windus, 2016, 317 p.

Hanter boulevards et avenues et se laisser captiver, capturer par leurs sinueux tours et détours ; s’ancrer, par le pas, dans la ville et lui appartenir ; s’inscrire, par l’écrit, dans le lieu que l’on habite en marchant : telles sont les flâneries des flâneuses dont est Lauren Elkin. Il y a quelque chose d’envoûtant et de viral dans son invite à aller par les rues et à suivre sa dérive amoureusement érudite.

De New York, où elle est née, jusqu’à Paris, où elle réside, en passant par Londres, Venise et Tokyo, l’auteure vagabonde entre recherche académique, critique journalistique et écriture fictionnelle (maître de conférence à l’université de Liverpool, Lauren Elkin est critique pour le Times Literary Supplement, le New York Times Book Review et le Paris Review. Elle est aussi l’auteur du roman Une année à Venise). Papillon des villes, elle vous entraîne dans son butinage citadin, à la fois intime et littéraire… English

Pour en savoir plus lire le billet publié par Adèle Cassigneul , le 24 novembre 2016 sur le site de la La vie des idees

Femmes, militaires, jeunesse et éducation dans la guerre d’Algérie

Parution du livre le 9 novembre 2017 – Ce livre offre un autre regard sur la guerre d’Algérie en présentant l’histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA), créé en 1958. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l’instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite dans un contexte de contre-insurrection. Pour ce faire, ses équipes de monitrices furent parmi les premières femmes envoyées en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires. Le livre articule l’histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d’un récit choral.

Avec le soutien de l’Association nationale SFJA et de l’ANR.

Luc Capdevila est membre de l’UMR 6051 Arènes/CNRS et professeur à l’université Rennes 2. Historien du temps présent, ses recherches portent principalement sur les dynamiques sociales et culturelles des sociétés en guerre et en situation coloniale.

Sommaire :

  • L’école, l’armée et la jeunesse en Algérie avant mai 1958
  • Projet et création du SFJA : des jeunes et des femmes entre stratégie contre-insurrectionnelle et projet de développement
  • Les monitrices du service de formation des jeunes en Algérie : femmes, guerre et engagement en Algérie, 1959-1962
  • Le SFJA en action : instruire, former, convaincre, 1959-1962
  • Être monitrice du SFJA : activités, trajectoires, ressentis
  • Les derniers mois du SFJA
  • Éditeur : PUR (Presses universitaires de Rennes)
  • Collection : Histoire

Le calendrier Histoire par les femmes

Sur la suggestion d’une lectrice il y a quelques mois, je me suis lancée dans un projet pour l’année 2018 : un calendrier valorisant les femmes dans l’Histoire !

En douze mois thématiques, ce calendrier vous propose de (re)découvrir une femme chaque jour. Le calendrier contient soixante pages, une par semaine, et présente chaque femme en quelques lignes.

Parmi les thèmes abordés : scientifiques, pionnières, résistantes, femmes de lettres, combattantes… et tant d’autres !

Pour en savoir plus sur calendrier

Les sociétés populaires de femmes

Le 30 octobre 1793, la Convention montagnarde interdit les sociétés populaires de femmes.

Portés par le souffle de liberté de la Révolution, de nombreux clubs se sont créés depuis 1789. Point de discours précieux ou d’échanges mondains, c’est bien au projet politique de la France que les femmes réfléchissent !! Mais ce n’est pas tout à fait du goût de nos valeureux révolutionnaires qui seront prompts à faire fermer ces lieux de réflexions….(puis interdiront aux femmes d’entrer dans les tribunes, puis de se grouper à plus de cinq dans la rue !)

4 jours plus tard Olympe de Gouges, l’une des pionnières de ces clubs, sera guillotinée.

Un siècle plus tard, comme en témoigne cette illustration, durant la Commune, les femmes avaient repris publiquement de la voix ! Archives départementales de la Haute-Garonne