Archives du mot-clé Femme dans la Résistance

Femmes de l’ombre en Touraine

Femmes de l'ombre en Touraine Parution du livre le 2 novembre 2015 – Dans cet ouvrage, ce sont plus de 80 femmes de Touraine qui défilent devant nos yeux, jeunes filles, célibataires, épouses, mères, chacune ayant joué à sa manière un rôle dans la résistance à l’occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale.
Politiquement engagées ou mues par le désir de servir leur pays, ou encore par simple humanité en aidant les pourchassés, elles agissent selon leurs moyens, dans l’ombre d’un mari, d’un père, d’un frère, quelquefois au contraire comme véritable moteur de la famille, quelquefois seules, voire en opposition avec leur famille. Avec un courage inouï, elles affrontent, comme les hommes, les pires dangers et subissent les mêmes peines : arrestation, tortures et déportation.
Ce livre ne rend pas seulement hommage, en les citant, aux femmes engagées dans la Résistance, il dresse un portrait de chacune d’entre elles, s’appuyant sur des personnes identifiées, nommées, auxquelles il donne un visage, dont il décline l’état civil, les mérites et distinctions officielles, et dont il illustre les biographies de très nombreux documents ou photos d’époque fournis par les familles et souvent inédits.
Venant de tous horizons sociaux et professionnels (paysannes, ouvrières, domestiques, fonctionnaires, salariées, femmes au foyer, etc.), âgées de 12 à 77 ans, ces femmes « ordinaires » ne font pas que forcer notre admiration ; elles montrent qu’à l’instar des hommes, les femmes résistantes sont représentatives de la population française. Si elles sont majoritairement méconnues aujourd’hui, à l’exception de quelques personnages hors du commun dont les noms figurent sur une plaque de rue, ce n’est pas uniquement dû à notre manque de reconnaissance de l’action des femmes en général, dans quelque domaine que ce soit, mais aussi à leur incroyable modestie qui les a poussées à taire, à leur entourage même, leurs faits de résistance. Et pourtant, n’ont-elles pas contribué, comme les hommes, à la libération de notre pays ? Ne nous donnent-elles pas l’exemple de l’abnégation, de la solidarité et de l’espoir ?
Biographie de l’auteure :

Sylvie Pouliquen a suivi des études d’histoire et de littérature à l’université François-Rabelais et au Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours. D’origine bretonne, mais installée en Touraine, elle a été bibliothécaire à Saint-Pierre-des-Corps et dirige aujourd’hui la Maison Musée René-Descartes à Descartes. Fille de résistants et de déporté, rendre hommage aux femmes et aux hommes de l’ombre lui tient particulièrement à cœur. Elle a déjà écrit L’Album de la Résistance e tLes Maquis de France ainsi qu’un roman historique La Madone des maquis…

 

Les atypiques résistances de Marie-Louise Dissard

Françoise Jean Dieuzaide 1944Rien ne prédestinait cette couturière toulousaine à devenir une des héroïnes de la Résistance. Engagée dans la lutte contre l’occupant dès 1940, elle intègre deux ans plus tard le réseau Pat O’Leary, un des plus importants réseaux d’évasion de la résistance, avant d’en prendre la tête sous le nom de « Réseau Françoise ». Elle a fait évader plus de 700 résistants et militaires alliés à travers les Pyrénées entre 1943 et 1944. Pourtant, il faut attendre le 16 avril 2011 pour qu’une plaque commémorative soit inaugurée en sa mémoire à Toulouse…

Pour en savoir plus sur le blog de Mathieu Arnal :

Marie-Louise Dissard

Femmes en résistance : Berty Albrecht (une dangereuse terroriste arrêtée par la Gestapo).

 Femmes en résistance Tome 3 - Berty Albrecht

Date de parution de la BD Historique le 18 février 2015 – Publication d’une série de quatre albums dédiée à des figures importantes de la résistance européenne pendant la Seconde guerre mondiale. Numéros 1, 2 et 3 édités et 4 à venir. Présentation de l’éditeur.

Entièrement scénarisée par Régis Hautière et Francis Laboutique, avec le concours de l’historienne Emmanuelle Polack, cette tétralogie dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, journaliste, est un personnage fictif, qui permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp. Chacun des albums de cette grande saga en forme de biopic peut se lire séparément, l’ensemble formant néanmoins un ensemble narratif cohérent.

Arrêté par la Gestapo en 1943, la résistante communiste Berty Albrecht avait fondé le journal Combat avec Henri Frenay. Focus didactique sur une figure forte de la Résistance française.

 Femmes en résistance Tome 3 (Relié) Berty Albrecht

L’histoire : Après avoir hérité d’un mystérieux carnet de notes légué par sa tante à sa mort, Claire a entamé de solides investigations dans le passé de quatre femmes résistantes durant la seconde guerre mondiale. L’une d’entre elle, Berty Albrecht, communiste, féministe et idéaliste, fait même partie des 6 figures féminines de la Résistance qui ont aujourd’hui mérité leur place au sein du mausolée mémorial du mont Valérien. En mai 1943, elle est l’une des principales rédactrices du journal Combat, au côté de Henri Frenay, lorsque la Gestapo la cerne dans un square de Mâcon. La Gestapo échoue ce jour-là à capturer Frenay… et pour cause : il n’est pas à Mâcon. Berty Albrecht est emmenée pour un interrogatoire musclé… qui ne donne rien, en raison de la force de caractère de cette femme. On la confie alors à un interrogatoire plus doux, face à l’espionne Ana Schaerer. Ana lui fait raconter les différentes phases de sa vie, depuis son enfance, jusqu’à sa rencontre avec Frenay, en passant par son mariage et ses engagements politiques. Comment elle, la communiste, a-t-elle pu se trouver un combat commun et respectueux avec Frenay, ex-militaire profondément de droite ?

Auteur(e)s :

Francis Laboutique, Régis Hautière, Emmanuelle Polack, Ullcer, Domnok

Régis Hautière Depuis 2004, le scénariste d’origine bretonne Régis Hautière, a signé plus d’une vingtaine d’albums. Après des études de philosophie et d’histoire, Régis Hautière a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens. Sa carrière BD prend son envol chez Paquet avec Romain Hugault qu’il aide à réaliser son album le Denier Envol paru en 2005 et qui deviendra le socle de la nouvelle collection cockpit.

Particulièrement éclectique, Régis Hautière est l’un des scénaristes les plus prolifiques du moment (La Guerre des Lulus, reprise d’Aquablue…).

Femmes en résistance – Sophie Scholl

Femmes en résistance tome 2 - Sophie Scholl

Date de parution de la BD Historique le 15 octobre 2014  – Publication d’une série de quatre albums dédiée à des figures importantes de la résistance européenne pendant la Seconde guerre mondiale. Numéros 1, 2 et 3 édités et 4 à venir. Présentation de l’éditeur.

Entièrement scénarisée par Régis Hautière et Francis Laboutique, avec le concours de l’historienne Emmanuelle Polack, cette tétralogie dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, journaliste, est un personnage fictif, qui permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp. Chacun des albums de cette grande saga en forme de biopic peut se lire séparément, l’ensemble formant néanmoins un ensemble narratif cohérent.

Après l’évocation de l’aviatrice britannique Amy Johnson par Pierre Wachs, voici le deuxième volet de cet ambitieux projet : l’histoire tragique de Sophie Scholl, une très jeune allemande qui osa résister de l’intérieur au régime nazi avec son mouvement la Rose Blanche – au prix de sa vie.

Auteurs :

Francis Laboutique (Scénario) /

Régis Hautière (Scénario) /

Marc Veber (Dessin) /

Genre: BD Historique

Éditeur : Casterman

Femmes en résistance – Amy Johnson

 Femmes en résistance 1. Numéro 1 - Amy Johnson

Date de parution de la BD Historique le 21 août 2013 – Publication d’une série de quatre albums dédiée à des figures importantes de la résistance européenne pendant la Seconde guerre mondiale. Numéros 1, 2 et 3 édités et 4 à venir. Présentation de l’éditeur.

Entièrement scénarisée par Régis Hautière et Francis Laboutique, avec le concours de l’historienne Emmanuelle Polack, cette tétralogie dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, journaliste, est un personnage fictif, qui permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp. Chacun des albums de cette grande saga en forme de biopic peut se lire séparément, l’ensemble formant néanmoins un ensemble narratif cohérent.

Dessiné par Pierre Wachs, le premier tome de Femmes en résistance évoque l’itinéraire mouvementé de l’aviatrice britannique Amy Johnson, dont la passion et le talent pour l’aviation, alors totalement inhabituels pour une femme, ont constitué un formidable défi face aux préjugés de son époque.

Casterman2013

Joséphine Baker, la résistante

Pascale Chardonnet et Françoise Firmin, Société d’Histoire du Vésinet, avril 2014. : Dès le début de la guerre, Joséphine Baker se montre une ardente patriote. Devenue française par son mariage, en 1937, avec Jean Lion (de son vrai nom Levy), un industriel juif, elle décide d’entrer en résistance contre les nazis et refuse de chanter à Paris tant que les Allemands y seront. Elle a plus de 4000 filleuls de guerre. Chaque soir, elle assure la gestion à ses frais d’un centre d’accueil de réfugiés à la Gare du Nord. A l’aube elle regagne au Vésinet sa maison lointaine.

Avant de se coucher elle s’astreint encore à une longue prière. Elle dort quelques heures et dès qu’elle a pris son bain, elle s’assoit à une table dans sa chambre ; elle écrit à ses soldats. Puis elle s’occupe de la préparation des colis qu’elle leur destine et finance elle-même. [1]

Elle effectue dès 1939 plusieurs tournées le long de la frontière nord-est pour motiver les troupes.

En septembre 1939, Daniel Marouani, frère de l’agent de Joséphine Baker, la présente à Jacques Abtey, officier du 2ème Bureau, le service de renseignement de l’Armée. Abtey, qui était chef du contre-espionnage militaire à Paris au moment de la déclaration de guerre, est alors chargé de recruter des « Honorables Correspondants » des personnalités bénévoles et dignes de confiance susceptibles de se rendre partout sans éveiller les soupçons afin de recueillir des renseignements sur l’activité des agents allemands. Jacques Abtey relate ainsi leur rencontre, à la villa Beau Chêne du Vésinet [2]…

Pour lire l’intégralité de cet article, voyez le lien ci-dessous

Joséphine Baker, la résistante


Yvette Farnoux, « héroïne de la nation »

La résistante Yvette Farnoux, survivante d’Auschwitz, est morte samedi 7 novembre, à Vanves (Hauts-de-Seine) à l’âge de 96 ans, a annoncé lundi sa fille, Agnès Vourc’h-Farnoux. Yvette Farnoux a été l’une des rares Françaises de l’histoire à être élevées à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute de l’ordre, le 31 décembre 2008. Les honneurs militaires lui seront rendus aux Invalides mardi 17 novembre.

Née dans une famille juive alsacienne et ayant grandi dans le 16arrondissement de Paris, elle rejoint la Résistance en 1941, à l’âge de 22 ans, sous les ordres de la grande résistante Berty Albrecht, en volant du ravitaillement pour des résistants emprisonnés.

Tout en travaillant au commissariat au chômage (organisme dépendant du Secours national, créé par Vichy), la jeune femme prend en charge l’aide des familles de prisonniers avant de remplacer en 1943 Berty Albrecht, après son arrestation, comme responsable du service social des Mouvements unis de la Résistance (MUR, Combat, Franc-Tireur et Libération-Sud).

Elle est arrêtée avec son mari, Jean-Guy Bernard, secrétaire général de Combat, à Paris le 28 janvier 1944. Également juif, il est déporté dans l’un des derniers convois et meurt entre Drancy et Auschwitz.

« Après notre arrestation, personne n’a été capturé… »

Enceinte de huit mois, Yvette Farnoux perd son bébé au cours de la première nuit d’interrogatoire par la Gestapo. Transportée à l’hôpital de Blois, elle s’en évade mais est rattrapée et transférée au siège parisien de la Gestapo, rue des Saussaies.

« Malgré les interrogatoires disons… musclés, ma seule gloire, ainsi que celle de mon mari, c’est qu’après notre arrestation personne n’a été capturé », racontait-elle dans une interview publiée dans le magazine Le Déporté, en 2009.

Yvette Farnoux est ensuite transférée à Fresnes puis à Drancy, d’où elle est déportée vers Auschwitz-Birkenau en avril 1944, puis à Ravensbrück. A la libération du camp, Yvette Baumann rencontre Abel Farnoux, évadé de Buchenwald après vingt-deux mois de captivité. Portant un uniforme d’officier américain, il est chargé du rapatriement des déportés de la zone. Les deux anciens déportés se marieront l’année suivante et auront trois enfants.

Abel Farnoux, à l’origine du procédé de télévision Videocolor, fut conseiller d’Edith Cresson, première ministre en 1991-1992. Grand officier de la Légion d’honneur, l’ancien résistant est mort en juillet 2008.

Lire : Abel Farnoux, ancien résistant

(Extrait : Le Monde.fr avec AFP | 09.11.2015)