Archives du mot-clé féminisme

Tellement de féminismes possibles.

22729225_1867324756916258_6202639719454386058_n« Il y a tellement de féminismes possibles. C’est un marasme où il m’est difficile de me retrouver. Je suis une féministe égalitaire qui estime, et je le vis comme ça, qu’on doit tout partager avec un homme : l’amour et les emmerdes. Homme au foyer, je ne vois pas ça comme un problème. Tout le reste, le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes et de leur corps, je suis évidemment prête à me démener pour qu’on n’y touche plus jamais, même si certains salopards, pour rester polie, rêvent de nous à notre place. » – Louise Bourgoin

Fille d’un professeur de philosophie et d’une professeur de français, Louise Bourgoin (de son vrai prénom, Ariane) contrecarre les rêves de stabilité de ses parents en s’inscrivant aux Beaux-Arts, dans le but de devenir professeur d’arts plastiques. Parallèlement, elle connaît une petite expérience dans le mannequinat, en posant notamment devant l’objectif de Ian Sanderson. Après l’obtention de son diplôme, elle opère un revirement radical en se lançant dans l’animation télé, d’abord sur la chaîne câblée Filles TV, puis plus brièvement sur Direct 8. Son excentricité et son caractère fort attirent l’attention de Canal +, qui cherche alors à moderniser la rubrique météo de son Grand Journal. Choisie pour cette tâche, Louise Bourgoin relève le défi haut la main, faisant de sa rubrique un rendez-vous décalé, souvent absurde, parfois très ironique, mais surtout incontournable du petit écran. … Lire la suite

Marcelle Tynaire, La révolte d’Eve. Chroniques et autres textes

Servitude amoureuse de Juliette Drouet pour Victor Hugo, vote des femmes, courants féministes… Ses chroniques et articles racontent toute une époque. Et ses limites.

Marcelle Tynaire (1870-1948), romancière, journaliste, « reporteresse » et voyageuse, avait une plume élégante, élogieuse pour celles et ceux qu’elle estimait, mais aussi acérée pour d’autres qui contrevenaient à ce qu’elle pensait devoir être la décence intellectuelle…

Pour en savoir plus voir le billet publié par Gilles Heuré le 12 mars 2017 dans telerama

Parution du livre le 23 février 2017 – « Sous ce titre La Révolte d’Ève paraîtront plusieurs articles sur la condition sociale de la femme, l’amour et le mariage dans la société actuelle et la société future. Ces articles formeront plus tard un volume », écrivait, le 5 septembre 1898, Marcelle Tinayre dans La Fronde, le premier journal féministe en France. L’ouvrage ne parut jamais mais, sous ce même titre, les éditions des femmes-Antoinette Fouque présentent une sélection de chroniques publiées durant une trentaine d’années par la romancière.

Dans sa « Lettre à une inconnue » (17 juillet 1898), elle définit le rôle qu’elle s’assigne dans le débat intellectuel et politique : « Nous qui avons l’honneur de tenir une plume, nous précisément, comme écrivains et comme femmes, nous devons être la conscience des inconscients, la voix des muets, les complices de toutes les évasions hors des vieux cachots séculaires murés par le prêtre, le soldat, le magistrat. »
De 1898 à 1933, 32 chroniques mettant au cœur les relations femmes-hommes donnent aussi à lire 35 ans d’Histoire française. Marcelle Tinayre traite de sujets innombrables (politique, vote des femmes, féminisme, éducation, indépendance, mariage, servitude, amour…), écrit des portraits de femmes artistes et fait quelques incursions en « Terres étrangères » (Turquie, Scandinavie…).
Émerge ainsi la voix singulière et subtile d’une femme engagée, irréductible à une quelconque idéologie, et dont le regard s’avère incroyablement pertinent, acéré et actuel, porté par une écriture d’une grande élégance et une ironie délicieusement efficace.
Marcelle Tinayre, née Marguerite Suzanne Marcelle Chasteau (Tulle, 1870 – Grossouvre, 1948), grandit dans une famille bourgeoise où les femmes sont instruites et anticonformistes. Elle est l’une des premières collaboratrices du quotidien féministe La Fronde et une romancière prolixe qui connaît le succès dès son premier roman Avant l’amour (1897). Co-fondatrice du prix Femina, très populaire durant toute sa vie, elle reçoit elle-même plusieurs prix. Pourtant, son œuvre n’est que trop rarement évoquée dans les anthologies littéraires consacrées à la Belle Époque.Réunies et présentées par Alain Quella-Villéger
Préface de France Grenaudier-Klijn

L’Horizon de Blanche (Maryline Martin)

Avec un style fluide et entraînant, Maryline Martin nous laisse entrevoir tout le potentiel d’une femme à qui on montre le chemin de l’indépendance.

Parution du livre le 15 février 2016 – Août 1914. Mobilisation générale. Les hommes partent au front. Numance, un homme jaloux, fruste et volage, laisse sa femme Blanche à une liberté toute nouvelle. Guidée par Marguerite, sa grande amie, elle découvre le féminisme sans s’inquiéter des remontrances de son mari.

Août 1914. Blanche fait la rencontre de Louis Lecomte, un jeune médecin. Louis est séduisant. Louis est rassurant. Louis va la convaincre de servir la nation en s’engageant comme infirmière sous la bannière de l’Union des Femmes de France.

Août 1915. Numance devient «Baise la mort». Dans les tranchées, il attend impatiemment des nouvelles de sa femme…qui n’arrivent plus.

Des hommes et des femmes, séparés – ou réunis – par la guerre, s’aiment, se déchirent, espèrent, se désespèrent. L’envers de la guerre se dévoile à nous dans ce qu’elle a de plus intime.

Extrait du livre : « Blanche allume une cigarette, la lumière bleu orangé de l’allumette vient d’enflammer la photographie. Ses pas la conduisent vers la cuisine. Un mince filet d’eau froide s’échappe du robinet en laiton et vient mourir sur le carton qui se racornit dans le bassin en grès. Une légère fumée vient disperser quelques filaments noirs accompagnant avec eux les fragments d’une vie faite de vexations et de privations. Blanche hausse les épaules. La guerre l’a révélée, à elle-même et aux autres. Dans quelques minutes, un taxi conduit par un homme au fort accent russe viendra la chercher et disposera ses bagages – une valise et un sac aux couleurs de l’Union des Femmes de France – dans la malle-coffre. Blanche ferme la porte. Elle pense à Numance, qui a su la captiver tels ces animaux à sang froid hypnotisant leur proie pour mieux endormir leur méfiance. Seulement, celle qui fut sa femme avait fait sienne la morale du poète : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». »

L’Horizon de Blanche est le deuxième ouvrage de Maryline Martin. Après un recueil de nouvelles, Les Dames du Chemin (Éditions Glyphe), primé en 2014 par le Label Centenaire, l’auteur écrit un roman très documenté dans lequel les femmes tiennent, une nouvelle fois, un rôle important.

Image de couverture : Dévouement (Pinx. H. Tenré. Guerre Européenne de 1914-1915. Édition Patriotique).

Blanche sur YouTube

Maryline Martin est née à Angoulême mais vit, pour des raisons professionnelles, à Paris.  Journaliste littéraire sur une radio libre parisienne, elle a rencontré de nombreux auteurs qui l’ont encouragée, au regard de la qualité de ses chroniques, à prendre la plume.

Maryline Martin est membre de la Sofia, de la Maison des écrivains et de la littérature (Mel), de la Société des Auteurs de Normandie (SADN) et de l’Association des Écrivains Combattants…

« Dans ces histoires d’enfants, de fillettes, de femmes : une lumière. Si petite soit-elle, elle est capable de rendre supportable le souvenir d’un passé insupportable et d’ouvrir sur une sérénité qui ressemble au bonheur. Un bonheur modeste comme cette petite flamme justement qui ne s’éteindra pas car elle se transmettra, à tous les lecteurs, à toutes les lectrices de ce petit livre, fait de pépites d’instant qui font du bien à l’âme. » Hubert de Maximy

Les éditions Glyphe : « On croit que le Graal est la publication. Tant de personnes écrivent avec ce rêve d’y parvenir un jour, mais il y a pire violence que la douleur de ne pas être publié: l’être dans l’anonymat le plus complet. Au bout de quelques jours, on ne trouve plus votre livre nulle part, et on se retrouve d’une manière un peu pathétique à errer d’une librairie à l’autre à la recherche d’une preuve que tout cela a existé.

Publier un roman qui ne rencontre pas son public, c’est permettre à l’indifférence de se matérialiser. »

David FOENKINOS, Le mystère Henri Pick

  • Éditeur : Éditions Glyphe

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 208 608 visites et 3 590 384 pages vues au 27 février 2016

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Le ventre des femmes : Capitalisme , racialisation , féminisme (Françoise Vergès)

Parution du livre le 1er mars 2017 – Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit et les criminalise en France métropolitaine.

Comment expliquer de telles disparités ?

Partant du cas emblématique de La Réunion où, en juin 1970, des milliers d’avortements et de stérilisations sans consentement pratiqués par des médecins blancs sont rendus publics, Françoise Vergès retrace la politique de gestion du ventre des femmes, stigmatisées en raison de la couleur de leur peau.

Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient.

Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes, héritée d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui. Extrait

Photographie à la une bande défilante : « En métropole, une politique nataliste explique aux femmes blanches qu’elles doivent procréer. Pendant qu’on avorte les Noires dans les anciennes colonies. »1

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé CésaireNègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).
Editions Albin Michel

Le féminisme – En 7 slogans et citations

9782803637409fsMalgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d’actualité. D’Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l’intersectionnalité.

 
 
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En parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google+ 51 053

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Pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris

texqtdqhhmsohpb-800x450-nopadParmi les différents projets proposés au vote des Parisien.ne.s dans le cadre du « budget participatif » de la Mairie de Paris, le projet n°7 s’intitulait « Pour une bibliothèque des femmes et du féminisme ». Cette initiative ne peut, sur le principe, qu’emporter notre adhésion. Mais par son imprécision elle se révèle au contraire un projet dangereux qui suscite notre plus grande inquiétude. Et si le projet n’a pas été retenu par le vote, notre inquiétude ne disparaît pas.

D’abord, ce projet semblait n’être qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle Bibliothèque Marguerite Durand, installée dans le 13e arrondissement de Paris et connue, fréquentée et appréciée par les professionnel.le.s comme par les amateurs et amatrices de l’histoire des femmes. Cette bibliothèque met en effet aujourd’hui à disposition du public des collections riches et des fonds d’archives inédits, conformément au souhait testamentaire de sa fondatrice, la journaliste et militante féministe Marguerite Durand. Or, comme le dénonce un syndicat des personnels des bibliothèques de la Ville de Paris (le SUPAP-FSU), ce projet mis au vote visait à se substituer à l’actuelle Bibliothèque Marguerite Durand sans que les personnels n’aient été consultés et sans que les conditions de cette mutation ne soient définies

Pour en savoir plus voir le billet publié par Association Archives du Féminisme sur le site change.

Commando culotte – Les dessous du genre et de la pop-culture

Date de parution du livre le 15 janvier 2016 –  le Mirion Malle s’attaque aux clichés sexistes avec humour, les illustre par des exemples tirés de film ou série et met en lumière leur omniprésence dans les médias… Rendre justice au féminisme – ni hystérique, ni rébarbatif – et décortiquer les classiques des idées reçues comme « les filles ne sont pas drôles », « les hommes ne peuvent pas être féministes », « les filles sont futiles », … et voir combien la culture populaire nous influence.

Biographie de Mirion Malle – Après un parcours hypokhâgne/khâgne/licence d’études théâtrales, Mirion Malle s’oriente vers la bande dessinée en intégrant l’école saint Luc à Bruxelles. En parallèle de ses études, elle tient un bloc, Commando Culotte, depuis 2011, qui lui sert au début de débarras pour tout un tas de croquis et de petites BD, avant de se concentrer sur des notes mêlant cinéma, séries et féminisme où, avec humour, elle décrypte la façon pont les médias influencent nos manières de penser.

cropped-11232117_10152999472353997_1356031260931184515_n1.jpgEn parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

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Fritz Bauer, un héros allemand

L’Origine du crime, la nouvelle enquête du Commissaire Morteau

“Les victimes de l’histoire en appellent plus à la connaissance qu’à la reconnaissance”

Poulpe Fiction : l’exposition en ligne sur Criminocorpus

Délinquances, police, justice : Enquêtes à Marseille et en région PACA