Archives du mot-clé esclavage

Guila Clara Kessous lit « La Mulâtresse Solitude » de André Schwarz-Bart

1507-1« De mère africaine – arrachée à son village par des trafiquants d’esclaves – et de père inconnu – quelque marin du bateau négrier voguant vers la Guadeloupe – elle n’est ni noire ni blanche, et même ses deux yeux sont de nuance différente. Enfant, on la surnommera « Deux-âmes ». Et finalement c’est sous le nom de « Solitude » qu’elle vivra à la Guadeloupe dans les familles de Blancs qui l’ont achetée, puis parmi les troupes de Noirs révoltés qu’elle rejoindra à grand-peine dans leurs refuges des forêts de la Soufrière.

L’histoire se passe aux environs de 1760 à 1802. L’abolition de l’esclavage décrétée par la Convention n’aura duré que le temps d’un rêve. Et Solitude, près de l’Africain Maïmouni qu’elle a découvert dans la forêt et dont elle partage la vie, a senti en elle-même « battre un cœur de négresse ». C’est elle, enceinte et soutenue par ses compagnons, qui anime le dernier combat. Capturée, elle est pendue après avoir donné naissance à son enfant. »
Source : Le livre de poche (Coup de cœur des Libraires, 2015).

Tel fut le destin tragique d’une femme de légende, d’une combattante, dont l’existence réelle est parfois discutée mais qui a désormais sa statue en Guadeloupe, en mémoire de la lutte contre l’esclavage. Un récit poignant qui nous plonge au cœur d’une Histoire cruelle, dans laquelle André Schwarz-Bart voyait beaucoup de similitude avec la déportation des juifs.

Pour écoutez un extrait des femmes

La mulâtresse Solitude. Par Guila Clara Kessous – YouTube

schwarz-bart_andreAndré Schwarz-Bart : Né en 1928, André Schwarz-Bart entre en résistance en 1943. La déportation de ses parents et de deux de ses frères pendant la Seconde guerre mondiale constitue l’événement traumatique qui le conduit à l’écriture et à la publication de son premier roman, Le Dernier des Justes, chef-d’œuvre couronné du prix Goncourt en 1959. Engagé contre toute forme de colonisation, André Schwarz-Bart poursuit son projet littéraire aux côtés de son épouse, l’écrivaine antillaise Simone Schwarz-Bart, et publie avec elle, en 1967, un second roman Un plat de porc aux bananes vertes prélude du cycle de La Mulâtresse Solitude paru en 1972 (Le Seuil). Simone Schwarz-Bart poursuivra ce cycle avec la publication de L’ancêtre en solitude (Le Seuil, 2015) et Adieu Bogota (à paraître en 2017), écrits à quatre mains. Ils signent également ensemble Encyclopédie Hommage à la Femme Noire (éditions consulaires 1989). L’étoile du matin paraît en 2010, à titre posthume.

Guila Clara Kessous lit  La Mulâtresse Solitude de André Schwarz-Bart

Guila Clara Kessous est Artiste de l’Unesco pour la Paix Prélude au saxophone de Jacques Schwarz-Bart

Les femmes de Nder : Résistantes sénégalaises à l’esclavage

Voilà un fait particulièrement tragique resté longtemps dans la mémoire des Sénégalais. L’histoire des femmes de Nder qui, un mardi du mois de novembre 1819, se sacrifièrent collectivement pour ne pas tomber entre les mains des esclavagistes maures.
Un bel acte de résistance à saluer, pour que jamais la bravoure de ces dames ne tombe dans l’oubli… Reines d’Afrique et héroïne de la diaspora noire
Pour en savoir plus voir le billet publié le samedi 30 avril 2016 sur le site pyepimanla

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

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L’épuration comme guerre civile d’intensité moyenne ?

Dans le psychisme des tueurs en série

Le camp de Rivesaltes, mémoire vive des «indésirables», raconte le destin des populations déplacées

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Fritz Bauer, un héros allemand
 
 

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Le roman des voyageuses françaises – (1800-1900)

Mise en ligne le 15 janv. 2011 http://www.leromandesvoyageuses.fr/

LAPEYREFrançoise Lapeyre, linguiste de formation, s’intéresse à la question générale de la liberté féminine comme en témoignent ses deux premiers ouvrages Femmes seules retirées loin des villes et Léonie d’Aunet, biographie d’une jeune femme audacieuse partie dans le grand Nord en 1840.

Ayant beaucoup voyagé elle-même et beaucoup lu d’ouvrages de voyageuses par affinité personnelle avec cette littérature, Françoise Lapeyre a spécialisé ses recherches dans le domaine des récits féminins de voyage d’avant 1900. À cette époque, surtout au début, les voyages sont très périlleux et exigent une détermination peu courante, si bien que la personnalité de chaque voyageuse mérite déjà d’être sortie de l’oubli. Cependant, les récits rapportés de lointaines expéditions ne sauraient être réduits à de la littérature d’aventure, la grande Histoire s’y inscrit avec celle des mentalités. Quand les voyageuses regardent le monde et les manières d’ailleurs, elles révèlent l’état d’esprit occidental face au monde des autres, et face à des questions de société qui nous importent beaucoup : la condition féminine d’ici ou de là, la colonisation, et l’esclavage.

Ses ouvrages :

• Femmes seules retirées loin des villes, Paris, Lattès, 2003
• Léonie d’Aunet, « Lorsque je vous vois je songe aux étoiles », Paris, Lattès, 2005
• Le roman des voyageuses françaises, Paris, Payot, 2007
• Préface des lettres choisies de Lady Worthley Montagu, Je ne mens pas autant que les autres voyageurs, Payot, 2008
• Quand les voyageuses découvraient l’esclavage, Payot, 2008
• Préface de l’ouvrage de Fanny Kelly, Ma captivité chez les Sioux, Paris, Payot, 2010

Pour en savoir plus voir les vidéos d’appui :

Le roman des voyageuses françaises - (1800-1900) Parution du livre le 14 mai 2008 – Enfin un livre pour raconter ces voyageuses françaises du XIXe siècle trop longtemps éclipsées par les Anglaises et pour qui la quête de l’aventure n’était pas le seul moteur. Artistes, expatriées, touristes, militantes, ethnologues de terrain ou missionnaires, elles partirent vers tous les horizons. Certaines endurèrent même de terribles épreuves – la captivité entre les mains de pirates chinois, la solitude au fin fond de l’Amazonie, le naufrage de La Méduse…Il n’est pas rare que leurs témoignages interpellent nos consciences d’aujourd’hui sur les questions de la condition féminine, de la colonisation ou de l’esclavage.

Françoise Lapeyre est docteur en linguistique. Mise à la retraite anticipée lors du transfert à Lyon de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-Saint Cloud, elle a dû quitter brutalement son travail. Depuis, elle a converti son expérience professionnelle en activité personnelle d’écriture et de réflexion. Originaire de Brive, elle vit à Paris dans le 14e arrondissement. Elle est déjà l’auteur de Femmes seules retirées loin des villes (Lattès, 2003).

 

 

 

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L’affaire du gendarme Jambert