Archives du mot-clé corps

Le corps redressé – Comment a-t-on pensé et contraint le corps depuis le Moyen Age?

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« Tiens-toi droit, relève-toi, rentre le ventre, dégage les épaules, lève le menton, sors la poitrine: redresse-toi ! » L’historien Georges Vigarello raconte l’histoire du « Corps redressé » depuis le Moyen Âge.

Pour en savoir plus lire le billet publié le 2 février 2018 sur le site de l’émission France culture

Gardons en tête que la liberté commence par le corps.

Beaucoup de gens pensent que les garçons auraient plus besoin de bouger que les filles. Ces gens n’ont pas conscience que ces croyances peuvent avoir un impact sur leur manière d’agir avec les enfants ou les jeunes.

Gardons en tête que la liberté commence par le corps. Le Salon des dames

Caliban et la sorcière : femmes, corps et accumulation primitive

1507-1Parution du livre le 25 juin 21014 – Silvia Federici revisite ce moment particulier de l’histoire qu’est la transition entre le féodalisme et le capitalisme, en y introduisant la perspective particulière de l’histoire des femmes.

Elle nous invite à réfléchir aux rapports d’exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l’issue du Moyen Age. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, ou des millions d’esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d’un asservissement systématique des femmes. La transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d’esclaves, servis au mouvement d’accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l’ancien.

Le capitalisme contemporain présente des similitudes avec son violent passé. Ce qu’on a décrit comme barbarie et dont aurait su triompher le siècle de la raison est constitutif de ce mode de production : l’esclavage et l’anéantissement des femmes n’étaient pas fortuits, mais une nécessité à l’accumulation de richesse.

Silvia Federici (née en 1942 à Parme en Italie) est une universitaire américaine, enseignante et militante féministe radicale. Elle est professeure émérite et chercheuse à l’université Hofstra à New York.

Pour lire un extrait du livre et consulter la revue de la presse voir le billet publié sur le site lechoixdeslibraires

Auteur : Sylvia Federici

Traducteur : collectif Senonevero | Julien Guazzini

Genre : Sociologie, Société

Éditeur : Entremonde, Lausanne, Suisse | Senonevero, Paris

 

14691147_10154019177248997_4431456290662948463_nIndépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

blog de Philippe Poisson  2 157 458 visiteurs uniques au 24 novembre 2016

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Les femmes et l’art en 1900

mnc_021_l204Je voudrais poser quelques questions relatives à la place des femmes et à la différence des sexes dans l’art de la Belle Époque. Cette « époque » fut-elle de ce point de vue un moment de rupture ?

D’abord au niveau des formes, sur lesquelles tant de choses ont été dites, ou suggérées, par Maurice Agulhon et Éric Michaud. De la femme allégorique, dont le corps est le support de la République, corps magnifié dont la nudité même symbolise la maternité, la force de la femme du peuple qui l’incarne, à la femme détestée, voire méprisée par le futurisme, il y a un monde de représentations, une grande variété d’usages du corps féminin. L’allégorie républicaine a un lexique très codifié des vêtements – bonnet, corsage, ceinture, plis, etc. –, de la corpulence et des postures. Conservatrice, Marianne se tient droite, raide, assez collet-monté. Parlante, gesticulante, décolletée, voire dépoitraillée, elle se rapproche de la femme du peuple, mère nourricière, rebelle et révolutionnaire …

Michelle Perrot est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris VII. Elle est notamment l’auteur avec Georges Duby de L’Histoire des femmes en Occident, de l’Antiquité à nos jours.L’histoire de Michelle Perrot – Cairn.info

C’est au milieu d’une carrière universitaire brillante, d’abord consacrée au mouvement ouvrier, que Michelle Perrot s’est imposée comme une des grandes historiennes des femmes. Née en 1928 dans la petite bourgeoisie catholique parisienne, élevée dans un collège religieux de jeunes filles, soit une « éducation typiquement féminine », Michelle Perrot (son nom d’épouse) découvre la Sorbonne en 1946 et l’histoire sociale tournée vers le mouvement ouvrier. Catholique, elle connaît l’attraction du communisme, dont elle s’éloigne à partir de 1957, se consacrant comme beaucoup de ses proches à l’action contre la guerre d’Algérie. Marquée par Mai 1968 où elle participe comme maître-assistante aux multiples activités de la Sorbonne occupée, elle connaît ensuite sa « conversion féministe » en liaison avec l’essor du mouvement des femmes…

Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle – 2003/1 (n° 21) – Pages : 210

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site cairn

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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blog de Philippe Poisson

 

Avec mon corps (Nikki Gemmell)

Avec mon corpsDate de parution du livre le 29 janvier 2015 – Une épouse, en apparence comblée, ne parvient pas à s’épanouir dans le présent ni dans l’amour de son mari et de ses enfants. Elle ne sent plus son corps vivant et, pour s’échapper, plonge dans les souvenirs les plus sensuels de son initiation sexuelle. Elle ne pourra vivre pleinement sa vie qu’une fois réconciliée avec son corps et ses sens, en retournant sur les lieux de cette passion adolescente, en Australie.

Un texte à la fois poétique et érotique, parfois cru, qui pose des questions cruciales : y a-t-il réellement de l’intimité entre les corps ? Est-il possible de vraiment connaître l’autre ? Le couple peut-il être le lieu du désir ? Ou est-il celui du silence et du non dit ? Délicieusement lyrique, avec ce « vous » qui nous rend complice du récit, Avec mon corps fait échos aux textes érotiques de Colette, Anaïs Nin ou Duras.

Biographie de l’auteur(e) :

Nikki Gemmell est née à Wollongong, Australie. Ses premiers romans, Traversée, Les Noces sauvages et Love Song, ont été des best-sellers en Australie et en France (Belfond). Acclamée par la critique internationale, son œuvre est traduite en quinze langues. Elle est considérée en Australie comme l’un des auteurs les plus originaux de sa génération. Ancienne journaliste de radio à Sydney, Darwin et Alice Springs, elle vit aujourd’hui à Londres avec son mari et leur fils.

Elle a publié le roman La mariée mise à nu et le recueil de pensées Plaisir au Diable vauvert.

Ajoutée le 9 mars 2015 – Nikki Gemmell vous présente son ouvrage « Avec mon corps » aux éditions Au diable Vauvert. Rentrée littéraire.Traduit de l’anglais (Australie) par Gaëlle Rey.

L’éditeur en parle :

L’auteur de « La Mariée mise à nu » avoue, dans un roman troublant, ce que les femmes n’avouent jamais sur le couple, le sexe, le mariage et l’amour. Une mariée que la vie semble avoir comblée ne parvient pas à vivre dans le présent ni dans l’amour de son mari et de ses enfants. Elle ne sent plus son corps vivant et, pour s’échapper, se plonge dans ses souvenirs les plus sensuels : sa relation avec l’ancien amant qui l’a initiée à la sexualité quand elle était adolescente.

Elle ne pourra vivre sa vie pleinement que quand elle se sera réconciliée avec son corps et ses sens, en retournant sur les lieux de cette ancienne passion, en Australie. ! Un texte à la fois poétique et érotique, parfois cru, qui pose des questions cruciales : y a-t-il vraiment de l’intimité entre les corps ? Est-il possible de vraiment connaître quelqu’un ? A la fois manifeste au nom de toutes les femmes mariées du monde entier, et récit de l’éveil sexuel et sensuel, Avec mon corps fait échos aux textes érotiques de Colette, Anaïs Nin ou Duras, les détournant d’une manière contemporaine.

Après « La Mariée mise à nu », Nikki Gemmell propose cette fois un roman, à la fois un manifeste pour toutes les femmes mariées et récit personnel, qui pose la question de la nature même de l’intimité féminine, dans la lignée de Colette, ou encore Nin.

  • Éditeur : Au Diable Vauvert

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

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Délinquance : « Que fait donc la police ? », entend-on déjà voici 100 ans… (Extrait du « Petit Parisien » n°12493, 1911)

La femme et le travesti

La femme et le travestiParution du livre le 10 octobre 2012 –  L’acteur travesti vient du fond des âges. Il apparaît très tôt, dans toutes les cultures. Parce que l’homme a interdit l’espace public à la femme, il a été amené historiquement, en Occident comme en Orient, à prendre sa place. Telle est en effet la domination masculine, telle est l’appropriation par l’homme du corps de la femme, qu’il ne tolère pas qu’elle puisse se déplacer librement Aux femmes, le harem, le gynécée, le couvent, aux hommes, la guerre, la parole publique, le pouvoir, le contrôle sur la descendance et, par suite, sur le patrimoine. Ce livre puise à des exemples particulièrement représentatifs au fil des siècles et des continents pour interroger les mécanismes de cette éviction et de cette sublimation, jusqu’à son renversement par une revendication transgenre généralisée dont le monde du spectacle vivant est, avec celui de la mode, l’une des pointes avancées. Par sa diversité et sa richesse iconographique, cet ouvrage interroge la société à travers les mondes de l’art et du spectacle, plaçant le genre comme question primordiale dans l’humanité.

Biographie de l’auteure :

Journaliste et écrivain, Chantal Aubry a exercé plusieurs fonctions dans l’édition et dans la presse. Successivement responsable à partir de 1987 du service culture au quotidien La Croix puis grand reporter à partir de 1994 dans le même journal, elle a mené parallèlement une activité de critique de danse, de 1981 à 2001, qui l’a amenée à publier dans divers supports [Libération, L’Événement du Jeudi, Révolution, Les Lettres françaises) ainsi que dans la presse spécialisée (Pour la danse) et les revues d’art (Art vivant, Art Press). Parmi ses publications, Dominique Bagouet, une biographie (éd. Bernard Coutaz, 1989) et Yano, un artiste japonais à Paris (Centre national de la Danse, 2008).

Extrait de l’introduction – De la nécessité de l’acteur travesti

Le travestissement, soit le changement de genre par l’habit, traverse l’histoire de l’humanité pratiquement depuis les origines, mais il revêt des significations différentes selon les époques et les civilisations. Dans certaines cultures, il n’est pas nécessairement associé à la hiérarchie des sexes. Dans d’autres, particulièrement celles où le clivage masculin-féminin s’exprime par la domination masculine et l’appropriation par l’homme du corps de la femme, il est lié à l’interdiction faite à celle-ci d’user librement de l’espace public. On peut même considérer, avec la grande anthropologue Françoise Héritier, cette situation d’infériorité et de contrainte des femmes comme étant pratiquement universelle. Aux hommes, la guerre, la parole publique, le pouvoir politique, le contrôle sur la descendance et sur le patrimoine. Aux femmes, la reproduction de l’espèce et l’assignation à résidence – harem, gynécée, voile, couvent, effacement (en tout genre). Quant à celles qui, de siècle en siècle, oseront s’aventurer au dehors, elles seront partout considérées comme des débauchées. Pour sortir décemment, la femme devra toujours être accompagnée. Si le phénomène s’observe à des degrés divers dans presque toutes les sociétés humaines, il est particulièrement flagrant dans les sociétés désignées par les ethnologues comme patriarcales, soit celles du pourtour méditerranéen, du Moyen-Orient, de l’Inde, de la Chine et du Japon. Avec toujours, à la base, le même argument, à savoir : empêcher le dévergondage et la prostitution auxquels sont immanquablement vouées les femmes qui s’exposent publiquement. Ce qui entraînera pour la femme la nécessité de se travestir quand elle désirera s’introduire, seule, dans le vaste monde. Et pour l’homme, celle de se travestir afin de figurer la femme chaque fois que le besoin de la représenter se manifestera, d’abord dans le rituel, puis dans le théâtre.

L’acteur travesti

Dans les rituels animistes, le prêtre peut se travestir pour incarner la déesse. Dans le théâtre gréco-romain, c’est l’homme masqué lui-même féminisé en tant qu’acteur qui figure la femme. Le passage du polythéisme au monothéisme et la formation de l’Occident chrétien vont compliquer les choses. Avec l’apparition des interdits visant notamment l’homosexualité et le travestissement, l’homme ou la femme qui se travestissent seront désormais poursuivis en vertu de l’article 22 :5 du Deutéronome, dernier livre de la Torah. Le travestissement ne sera toléré que pour l’officiant, et plus tard pour l’acteur, soit partout où la femme ne peut apparaître en public – cérémonies, liturgie médiévale, enfin scène théâtrale. Mais, toujours ressenti comme «abaissant», toujours critiqué, il sera sévèrement contrôlé, jusqu’à être considéré comme «pathologique» et réprimé au même titre que l’homosexualité, le rôle occupé par l’acteur travesti se déplaçant presque toujours sur sa personne. Sauf à être pratiqué par les gens de Cour et les privilégiés de la fortune, et à échapper alors à toute répression – sinon à toute critique. Dans le monde du théâtre européen, l’interdiction frappant les femmes en tant qu’actrices perdure jusqu’au XVIIe siècle. Au moment même où, coïncidence, elle commence au Japon et en Chine. Alors que l’acteur travesti est regardé avec méfiance ou ridiculisé en Occident, l’onnagata et l’acteur dan de l’opéra chinois apparaissent au contraire comme l’illustration accomplie d’un interdit qui fait naître un art à part entière.
C’est à partir de ce double constat – éviction/sublimation – envisagé dans son déroulement historique et puisé dans un certain nombre d’exemples particulièrement représentatifs au fil des siècles et des continents qu’est conçu cet ouvrage. Il passe par l’opéra chinois, par le kabuki japonais, par la danse chakri du Rajasthan, par la danse chhau de Seraikella, par la danse gotipua de l’Orissa, ou par les rituels travestis des nat-kadaws birmans. Il passe par Shakespeare et le théâtre élisabéthain, par le théâtre baroque, par le ballet de Cour, par l’Italie des castrats, par Marivaux, par l’opéra. Et il traverse immanquablement la problématique du travesti féminin au théâtre, qui apparaît en Europe dès que les actrices sont autorisées à monter sur scène. Effet miroir dans lequel l’un joue l’autre et réciproquement, et qui évolue, à partir du XVIIIe siècle jusqu’à l’échange systématique, et systématiquement troublant, des habits.

Auteur : Chantal Aubry

Genre : Sociologie, Société

Éditeur : Rouergue, Arles, France

Ajoutée le 18 juil. 2013 – A l’occasion du festival Cinémarges 2013, Chantal Aubry vous présente son ouvrage « La femme et le travesti » aux éditions du Rouergue.

http://www.mollat.com/livres/aubry-ch… Notes de Musique : Tadao Sawai et Kazue Sawai – 5 Seoto – Vidéo d’appui du livre : la femme et le travesti

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Dix jours dans un asile

Représentation(s) du corps des femmes

Nu ou déshabillé? Exhibé ou libéré? Choquant ou attirant ? Support d’expression, médium artistique, arme de contestation, le corps des femmes n’est plus le corps objet d’hier. Quels sont les liens historiques et sociaux tissés entre la nudité et le féminisme? Quelle signification acquiert le corps dénudé dans l’espace public? Audacieux, ironique, impudique, à l’heure où les photos circulent partout dans le monde, ce corps mis à nu sert-il ou dessert-il la cause des femmes ?

Pour en savoir plus sur le site de l’émission de » webcampus » ( rance culture) en date du 10 novembre 2015 :

Représentation(s) du corps des femmes