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La communarde du Finistère : Nathalie Lemel

1936 et 1870 sont deux années qui, a priori, n’ont pas grand-chose à voir. Toutes deux ont pourtant en commun d’être très richement fragmentées puisqu’événements militaires (guerre d’Espagne ou franco-prussienne) et politiques (le Front populaire d’une part, la Commune de Paris de l’autre) se répondent en cadence pour d’ailleurs, en ce qui concerne ces derniers, devenir de véritables références, inscrites au cœur de la mythologie des gauches. Aussi, de la même manière que pour Kris, associé à Bertrand Galic et Damien Cuvillier, revenir sur l’affaire du C2 – ce sous-marin républicain espagnol réfugié en rade de Brest – permet de mettre de côté les contradictions du front populaire pour se focaliser sur le devoir d’ingérence vis-à-vis d’une guerre civile voisine, retracer le parcours de la communarde bretonne Nathalie Lemel est assurément le moyen d’insister sur l’importance et l’actualité des questions sociales et féministes1

Pour en savoir plus lire le billet publié par Erwan LE GALL sur le site de la revue En envor

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Pour en savoir plus…

Sylvie Testud : une actrice idéale pour incarner Louise Michel, communarde, féministe, anticolonialiste, écologiste…

19231472Séquence rétro cinéma Crimino – Sylvie Testud est idéale pour incarner cette femme en noir dont la sobriété contrastait avec son immense générosité.

Il y a dans la vie de Louise Michel tant de combats, que son destin en paraît surnaturel. Proche de Clemenceau et de Victor Hugo, elle fut héroïne de la Commune, féministe, anticolonialiste, écologiste… Le film de Solveig Anspach est à cette image: à peine croyable tant les grandes idées s’y télescopent à la vitesse de la lumière. Et pour que cela tienne en quatre-vingt-dix minutes, la réalisatrice élude la forme linéaire du biopic en se concentrant sur une période de synthèse qui semble contenir toutes les autres: le temps de sa déportation en Nouvelle-Calédonie. Sylvie Testud est idéale pour incarner cette femme en noir dont la sobriété contrastait avec son immense générosité. D’une esthétique austère, à mille lieues de toute luxuriance, le film gagne en pédagogie ce qu’il perd en relief. La faute sans doute à la double nature de cette production prévue pour une diffusion ciné et télé.  (Louise Michel, la rebelle, Sylvie Testud, parfaite (Studio Ciné Live) – l’express.fr/culture

Louise Michel La Rebelle

 

926ec030f29f83ce5318754fdb631a33-2Née d’une mère comptable d’origine italienne et d’un père qui les abandonne lorsqu’elle a deux ans, Sylvie Testud grandit dans le quartier populaire de la Croix-Rousse à Lyon. Très tôt fascinée par le cinéma, la jeune fille s’identifie notamment au personnage d’ado complexée incarné par Charlotte Gainsbourg dans L’ Effrontée. Montée à Paris pour suivre des études d’histoire, elle se lance bientôt dans la comédie en intégrant la classe libre du Cours Florent puis le Conservatoire, où elle a pour professeurs Jacques Lassalle et Catherine Hiegel. Elle fait sa première apparition à l’écran en 1994 dans Couples et amants.

La même année, Sylvie Testud est engagée pour une coproduction franco-allemande, Maries Lied. Mais les Français se retirent du projet, et l’actrice est promue, lors de la sortie de ce film remarqué, jeune espoir du cinéma d’outre-Rhin. Pour les besoins de Jenseits der Stille, elle apprend la langue de Goethe, mais aussi la clarinette et le langage des signes, une performance qui lui vaut l’équivalent allemand du César de la Meilleure actrice. C’est en 1999 que les Français découvrent le sourire malicieux de Sylvie Testud dans Karnaval, la chronique dunkerquoise de Thomas Vincent. Choisie par Akerman pour être l’héroïne de La Captive (2000), adaptation de La Prisonnière de Marcel Proust, elle apparaît ensuite chez Jacquot et Oliveira

Pour lire la biographie complète : http://Sylvie Testud : Sa biographie – AlloCiné

9782846211802_1_75La vie romancée de Louise Michel, depuis son enfance, ses illusions d’institutrice jusqu’à son insolent courage de communarde puis de déportée en Nouvelle-Calédonie

2747520099rLOUISE MICHEL L’INDOMPTABLE

Paule Lejeune
HISTOIRE EUROPE France

Il s’agit ici de réinsérer la Résistante dans sa quotidienneté. On la suit, pour mieux comprendre, de son village de Haute-Marne à sa déportation en Nouvelle-Calédonie ; on la voit entrer dans l’Histoire, en spectatrice enthousiaste d’abord, puis en protagoniste indomptable parce que certaine de la justesse de la cause qu’elle défend. On l’écoute parler avec sa fougue, avec son humour de ce qu’elle a vécu, anonyme petite institutrice de campagne, communarde, le fusil à la main.

9782253152163-gEn politique on sait ce que valent, le plus souvent, les amitiés. Celle qui unit Louise Michel et Georges Clemenceau demeure un exemple passionnant de constance, au cœur d’événements fort mouvementés. Ils firent connaissance pendant le siège de Paris, à Montmartre. Clemenceau, âgé de trente ans, était le maire de cette commune misérable où Louise Michel, quarante et un ans, avait créé une école pour enfants pauvres. L’un et l’autre, admirateurs de Blanqui – et de sa devise « Ni Dieu ni maître » -, avaient la même ardeur libertaire.

Combattante anonyme de la Commune, Louise Michel se « révéla » par son éloquence lors de son procès à Versailles. Spécialiste du mouvement anarchiste, et profondément attaché à cette période, Michel Ragon est le premier, dans Georges et Louise, à faire resplendir cette amitié. C’est sur le tard, à propos des attentats anarchistes de Ravachol et Cie, que Georges et Louise commencèrent à avoir une attitude divergente. « Comme si un moyen pacifique contre la bêtise ou la méchanceté était possible! » s’exclamait-elle. Divergence aggravée à propos de Dreyfus. Il prit parti pour le capitaine. Et publia « J’accuse…! » de Zola, dans son journal L’Aurore. Elle ne se mêla pas de l’Affaire qui, à ses yeux, ne concernait que des ennemis de classe. Des bourgeois, des militaires.

Mais ces désaccords n’entamèrent jamais le respect ni la confiance qu’ils avaient l’un pour l’autre. Quand Louise meurt, en 1905, Clemenceau, sénateur, n’en est qu’au début de son reniement. Sa vieille amie, irréductible adversaire de toute forme de pouvoir, ne verra pas comment, une fois au gouvernement, il trahira leur idéal commun. Mais il se montrera digne d’elle quand, en 1919, il refusera de porter plainte contre un anarchiste qui l’avait pris pour cible, à coups de revolver. Elle avait agi de même à l’égard d’un homme qui avait tenté de l’assassiner.

http://dutron.files.wordpress.com/2008/12/michel-ragon.jpgMichel Ragon nous entraîne dans une formidable série d’aventures vécues au nom de la justice et de la dignité. Mais son livre aurait aussi bien pu s’intituler « Louise, Georges et Henri », car Henri Rochefort a également fait preuve d’une infatigable amitié à l’égard de « la nonne rouge ». Une amitié née en Nouvelle-Calédonie où ils avaient été l’un et l’autre déportés. Henri, marquis de Rochefort-Luçay, apporta toute sa vie un soutien moral et matériel – car il avait un grand cœur et une immense fortune – à Louise Michel.

Un autre marquis, de Talleyrand-Périgord, était prêt à s’occuper de la vieille mère bien-aimée de « la sainte laïque». Avec Kropotkine, qui était prince, et la duchesse d’Uzès, ils firent partie de ces aristocrates dont Louise n’eut jamais à se plaindre. Elle compta même parmi ses défenseurs Mauté de Fleurville, beau-père de Verlaine. Exilée à Londres, elle trouvait d’ailleurs la reine Victoria sympathique. Paradoxe, parmi d’autres, d’une militante devenue une gloire internationale. Les organisateurs de ses dernières tournées de conférence recouraient aux méthodes de Barnum pour attirer le chaland et elle était parfois dépassée par les événements… Michel Ragon nous raconte tout cela avec la chaleur communicative qui le caractérise. Et sans cacher sa préférence pour les anars.

Marie Cailleux, communarde

Marie Cailleux, communardeMarie Cailleux, communarde et futur compagne du blanquiste Henri Place (photo prise vers 1870-71).

Née le 4 février 1851 à Vilosnes (Meuse) ; morte à Paris le 16 janvier 1885 ; célibataire à l’époque de la Commune ; journalière.

Elle était servante d’auberge dans le XIe arr., rue de la Roquette, au coin de la rue Saint-Maur, à l’enseigne du  » Retour du Père-Lachaise « . Elle fut inculpée d’usage d’armes et de construction de barricades. Le 6e conseil de guerre la condamna, le 24 avril 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. En Nouvelle-Calédonie, elle épousa le déporté Place; sa peine fut commuée, le 29 mai 1879, en cinq ans de bannissement, puis remise le 27 novembre 1879. Tous deux rentrèrent en France par la Loire avec leurs deux enfants. – Histoire de la Commune de Paris 1871

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

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