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La véritable histoire de Casque d’Or

« Casque d’Or une histoire vraie », d’Alexandre Dupouy Paris 1893. Amélie Elie, quinze ans, fille d’ouvrier, ne va pas à l’école. Livrée à elle-même, elle préfère la rue, son atmosphère et ses rencontres. En fréquentant les bals de quartiers, Amélie finit par s’immiscer dans le monde de la prostitution.

Mot de l’éditeur : « L’action est connue. Elle a inspiré un classique du cinéma dont tous les français se souviennent. Le 9 janvier 1902, le fiacre 8907 est attaqué en plein Paris. On a d’abord fantasmé sur un crime de rôdeurs, sur la violence des Apaches, ces voyous des barrières. Puis on apprend qu’il s’agit d’une rixe, façon Hélène de Troie. Depuis plusieurs jours, deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années, François Leca et Joseph Manda, se livrent un combat à mort pour la possession d’une jeune prostituée : Amélie Élie. Son surnom de « ruban » ? Casquette. Pas très vendeur. On l’appellera donc Casque d’or : la légende est née. La presse s’empare de l’affaire pendant toute l’année 1902. Tous les protagonistes sont arrêtés. La justice rend un verdict à la mesure du succès médiatique. Les deux prétendants finissent au bagne d’où ils ne reviendront pas. Pendant son séjour en prison d’avril à octobre 1902, de son arrestation à son départ pour le bagne, François Leca, le souteneur victime de l’attaque du fiacre reçoit près d’une centaine de lettres provenant de Casque d’or, de Louise van Maele, sa rivale, de la famille, de l’avocat ou encore de Henri Frémont journaliste et auteur des Mémoires de Casque d’or. » En 1952, Casque d’Or devient une héroïne de cinéma immortalisée par Jacques Becker sous les traits de Simone Signoret.

Alexandre Dupouy, écrivain. Auteur du livre Casque d’Or (La Manufacture de livre).

Alexandre Dupouy est libraire-galeriste (Les Larmes d’Éros), archiviste (Les Archives d’Éros), éditeur (Éditions Astarté), chercheur, écrivain et photographe. Spécialiste dans les domaines de l’érotisme, de la pornographie et de la prostitution, il a notamment publié Apollinaire : Oeuvres érotiques complètes (La Musardine, 2013), Sous le manteau, cartes postales érotiques des Années folles (Flammarion, 2008), La Photographie érotique (Parkstone, 2007) et collaboré comme iconographe et intervenant à de nombreux documentaires dont le très remarqué La Face cachée des fesses (Arte, 2009).


Casque d’Or, légendaire fille de joie des Apaches

En 1902, le procès de deux souteneurs passionne l’opinion. Manda et Leca sont accusés d’avoir déclenché une guerre pour la possession de Casque d’Or, la prostituée la plus célèbre du Paris des Apaches.

On se presse en ce jour de mai 1902 dans la salle du tribunal de Paris. On y juge Manda et Leca, deux Apaches [lire notre article], deux souteneurs de Belleville et Popincourt. Mais celle que tout le monde attend lorsqu’elle témoignera à la barre, c’est Amélie Élie dite « Casque d’Or ».

En cette année 1902, il y a la belle Otero, courtisane de haut-vol fréquentant les salons bourgeois et aristocratiques du Tout-Paris et il y a Casque d’Or, fleur de bitume et prostituée du quartier de Belleville, dont la renommée médiatique bat son plein.

Orpheline à 14 ans, elle commence à se prostituer dans le 11e arrondissement. À 19 ans, elle rencontre Joseph Pleigneur, dit Manda, chef de la bande des Orteaux et tombe amoureusede son nouveau souteneur…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michele Pedinielli le 15 mai 2018 sur le site de Retronews

Casque d’or prostituée à 14 ans pour 10 sous la passe

Alexandre Dupouy redonne vie à celle qui fut sur le trottoir dès 14 ans, avant de mourir dans l’oubli en 1933 : Casque d’or. Mais l’histoire vraie de cette prostituée lui offre surtout l’occasion de s’attaquer à un sujet plus que sulfureux… 28 août 2016 – (Photographie à la une : Amélie Élie (la vraie casque d’Or) et Simone Signoret dans le rôle de Casque d’Or au cinéma)

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le blog d’Agnès Giard Liberation

A propos du blog d’Agnès Giard :

Les 400 culs

Agnès Giard. Auteure de livres, journaliste et docteur en anthropologie, Agnès Giard a d’abord travaillé sur les nouvelles technologies, les artistes underground et la culture populaire japonaise avant de s’intéresser aux sexualités. En 2000, elle devient correspondante du magazine japonais SM Sniper et y collabore pendant plus de dix ans. En 2003, elle publie un livre d’art au Japon : Fetish Mode puis entame une série de recherches qui seront publiés en collaboration avec des artistes contemporains japonais tels que Tadanori Yokoo, Makoto Aida, Toshio Saeki, etc. Son premier ouvrage, L’Imaginaire érotique au Japon, traduit en Japonais, est classé au 4e rang des meilleures ventes de livres étrangers. Suivent un dictionnaire (Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon) puis un livre de design répertoriant objets de culte, gadgets et sextoys étonnants (Les Objets du désir au Japon). Agnès Giard publie ensuite, grâce à la Villa Kujoyama, une anthologie critique : Les histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines. Le prochain livre à paraître – fruit de trois ans d’enquête dans le cadre d’un doctorat à l’Université de Nanterre – portera sur les love dolls… prélude à de nouvelles recherches sur le lien entre les poupées, l’amour et la mémoire au Japon. Agnès Giard est maintenant chercheuse rattachée à l’Université de Paris Ouest, laboratoire Sophiapol (EA 3932), groupe de recherches « socio-anthropologie de la sexualité ».

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nIndépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 157 458 visiteurs uniques au 24 novembre 2016

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Casque d’or prostituée à 14 ans pour dix sous la passe

Alexandre Dupouy redonne vie à celle qui fut sur le trottoir dès 14 ans, avant de mourir dans l’oubli en 1933 : Casque d’or. Mais l’histoire vraie de cette prostituée lui offre surtout l’occasion de s’attaquer à un sujet plus que sulfureux …

Pour en savoir plus voir le billet publié par le 28 août 2016 sur le site Libération

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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La véritable histoire de Casque d’Or

REPLAY – Paris 1893. Amélie Élie, quinze ans, fille d’ouvrier, ne va pas à l’école. Livrée à elle-même, elle préfère la rue, son atmosphère et ses rencontres. En fréquentant les bals de quartiers, Amélie finit par s’immiscer dans le monde de la prostitution…

Retrouvez l’intégralité du document sonore sur le site de l’émission par Jacques Pradel , Charlotte Meritan publié le 29/12/2015 :

La véritable histoire de casque d’Or

 Invité :

Alexandre Dupouy, écrivain. Auteur du livre Casque d’Or (La Manufacture de livre).

Lien utile :

Casque d’Or, la vraie, par Alexandre Dupouy

casqued'orParution du livre le 1er octobre 2015 –  En 1902, une rixe oppose deux jeunes hommes qui se disputent la possession d’une prostituée. La presse surnomme la jeune femme Casque d’or. Emprisonné avant son départ pour le bagne, François Leca, le souteneur, reçoit une centaine de lettres de Casque d’or, ainsi que de sa rivale, de sa famille, de son avocat et du journaliste H. Frémont. A. Dupouy retrace l’affaire à partir de ces courriers.

Casquette ? Non, Casque d’O !

En 1878 naît Amélie Élie à Orléans. Surnommée Casquette, Lilie ou Mélie, elle deviendra dans les colonnes des journaux Casque d’Or !

C’est pour elle, devenue prostituée, que se déclenche une véritable guerre des gangs en plein Paris. La presse en fera ses choux gras, fantasmant sur la violence des voyous des barrières. Après un procès retentissant, les deux prétendants sont expédiés au bagne d’où ils ne reviendront pas.

Et le cinéma immortalisera Casque d’Or plus tard sous les traits de Simone Signoret.

Pour l’auteur du livre, Alexandre Dupouy, tout commence en 1995 lorsqu’il tombe par hasard dans un vide-grenier sur des centaines de lettres envoyées à François Leca, le prétendant d’Amélie victime de l’attaque du fiacre. Elles viennent d’Amélie, de sa rivale Louise, de sa famille, de ses amis, de son avocat et du journaliste et homme de lettres Henry Frémont, rédacteur des «Mémoires de Casque d’Or».

Sur la base de cette abondante correspondance, Alexandre Dupouy a effectué un incroyable et minutieux travail de recherche. Agrémenté de centaines d’illustrations, couvertures de journaux, copies de documents officiels, livrets de chansons, tableaux, gravures, dessins, photographies et cartes postales. Il fait revivre ce Paris si dur et si cruel de la Belle-Époque, celui des Apaches, des Marlous, des Gigolettes, des Belles de Nuit, des maraudeurs des fortifs, des bourgeois qui s’encanaillent dans les bordels de luxe et des filles malchanceuses qui finissent dans les maisons d’abattage, des voyous au coup de couteau facile avec pour destination finale le bagne de Guyane dont on ne revient pas.

Cependant, il ne se contente pas de nous raconter un simple fait divers comme Paris en a tant connu à l’époque. Il l’insère dans son contexte historique, économique, social et politique. Car un tel fait divers qui engendre un procès retentissant ne jaillit pas ex nihilo. C’est le fruit d’une situation qui pourrit lentement depuis des décennies et dont les remugles finissent par exaspérer la bourgeoisie au pouvoir. On tolère la prostitution comme un élément à part entière de la vie sociale et bourgeoise au XIXe mais hors de question d’avoir à la subir au grand jour ou pire, à en supporter les débordements, c’est-à-dire les règlements de comptes entre proxénètes.

Grâce à La Manufacture de Livres, c’est tout un monde qui renaît grâce au travail d’Alexandre Dupouy. Un livre indispensable pour comprendre la Belle Époque et qui fait écho à l’exposition qui se tient actuellement au Musée d’Orsay «Splendeurs et misères, Images de la Prostitution, 1850-1910»

Choix de Aurélie Sandon de la librairie LA PLUME ROUGE à TRÉVOUX, France

L’action est connue. Elle a inspiré un classique du cinéma dont tous les français se souviennent. Le 9 janvier 1902, le fiacre 8907 est attaqué en plein Paris. On a d’abord fantasmé sur un crime de rôdeurs, sur la violence des Apaches, ces voyous des barrières. Puis on apprend qu’il s’agit d’une rixe, façon Hélène de Troie. Depuis plusieurs jours, deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années, François Leca et Joseph Manda, se livrent un combat à mort pour la possession d’une jeune prostituée : Amélie Élie. Son surnom de «ruban» ? Casquette. Pas très vendeur. On l’appellera donc Casque d’or : la légende est née. La presse s’empare de l’affaire pendant toute l’année 1902. Tous les protagonistes sont arrêtés. La justice rend un verdict à la mesure du succès médiatique. Les deux prétendants finissent au bagne d’où ils ne reviendront pas. Pendant son séjour en prison d’avril à octobre 1902, de son arrestation à son départ pour le bagne, François Leca, le souteneur victime de l’attaque du fiacre reçoit près d’une centaine de lettres provenant de Casque d’or, de Louise van Maele, sa rivale, de la famille, de l’avocat ou encore de Henri Frémont journaliste et auteur des Mémoires de Casque d’or.

Après la découverte de cette correspondance, Alexandre Dupouy se passionne pour l’affaire qui a tant fait couler d’encre et décide d’en retracer la véritable histoire. Il en résulte une enquête passionnante, minutieusement documentée, illustrée d’une iconographie d’une grande richesse, mêlant photographies, croquis, coupures de presse et dessins, qui révèle la réalité d’un Paris victime de «hausmannisation», offrant par là même une radiographie de la société de l’époque : le rejet des classes laborieuses en périphérie, la prostitution, les gangs des apaches, le pouvoir de la presse…

Alexandre Dupouy est libraire et éditeur. Historien spécialiste dans les domaines de l’érotisme, de la pornographie et de la prostitution, il a notamment publié Mauvaises filles (La Manufacture de livres 2014) Joyeux Enfer, la photographie pornographique 1850-1930 (La Musardine, 2003), Apollinaire : Œuvres érotiques complètes (La Musardine, 2013), une Anthologie de la fessée et de la flagellation (La Musardine, 2002), Histoire(s) du Paris libertin (La Musardine, 2003), Sous le manteau : cartes postales érotiques des Années folles (Flammarion, 2008) ; et collaboré comme iconographe et intervenant à de nombreux documentaires dont le très remarqué La face cachée des fesses (Arte, 2013).

Auteur(s) : Alexandre Dupouy

Éditeur : la Manufacture de livres
Reliure : Broché

Alexandre Dupouy / France Inter

Maison d’édition indépendante, la Manufacture de livres explore le monde criminel français et international à travers des romans, des documents et des essais.

La diffusion/distribution est assurée par le CDE et la SODIS (groupe Gallimard).

 La Manufacture de Livres

Casque d’or, J. Becker, 1952 : analyse d’une œuvre

casqued'orParution du livre 15 septembre 2009 – Si Casque d’or est avant tout une tragédie amoureuse, c’est aussi un chef-d’œuvre de mise en scène dosant dialogues et silences, économisant les mouvements de caméra, instaurant une esthétique qui lui est propre et qui fera date. Non dénuée de critique sociale (le monde des petits truands est opposé à celui des bourgeois, la morale de la prostituée Casque d’or à celle de la femme prétendument honnête), le film se distingue d’abord par le réquisitoire lancé en faveur du bonheur contre le tragique de la vie, mettant à ce titre en scène le jeu d’une certaine fatalité.

Le présent ouvrage se propose, en explorant les recoins de ce film mythique, d’en sonder philosophiquement la beauté et le sens.

Analyse d’une œuvre ; casque d’or ; J.Becker, 1952

Auteur : Éric Dufour  /  par Éric Dufour et Laurent Jullier

Éditeur : Vrin

Genre : spectacles