Archives du mot-clé camps

Frania, mémoire vivante des camps

Frania Eisenbach Haverland est née en Pologne il y a quatre-vingt-douze ans. Après avoir survécu à l’enfer des camps nazis, elle est arrivée en France en 1945.

Depuis, elle n’a jamais voulu revoir son pays natal, où les soixante personnes qui composaient sa famille ont été assassinées. Pourtant, en mai dernier…

Un intense voyage dans le temps

Eléonore demande à sa grand-mère de se rendre avec elle en Pologne. La petite-fille veut comprendre son histoire. Alors, Frania accepte cette épreuve.

Pour le magazine « 13h15 le dimanche » (FacebookTwitter#13h15), Meriem Lay, Henri Desaunay et Smaïn Belhadj ont suivi ce voyage dans le temps, d’une intense émotion.

avatarFrance 2 France Télévisions

 Frania, mémoire vivante des camps / II Du cœur au ventre | @13h15 …

Présenté par Laurent Delahousse – Diffusé le 01/07/2018

La Résistance et Juliette Gréco

 Par · 7 février 2017

 Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la chanteuse et actrice Juliette Gréco.

L’occasion pour le blog Crimino de revenir sur une période de la vie de cette grande dame : celle de la Résistance :

Juliette Gréco en 1954Juliette Gréco en 1954« Si Juliette Gréco n’a pas connu la rafle, sa mère, résistante, ainsi que sa sœur, ont été déportées au camp de Ravensbrück.Je me souviendrai toujours de cette journée de 1943, en Dordogne où nous habitions avec notre mère, une résistante très active qui faisait passer des familles juives en Espagne par le chemin de Bordeaux. J’avais 15 ans et je revenais du lycée avec ma sœur Charlotte, mon aînée de deux ans et demi. En arrivant, nous trouvons la maison dévastée.

Aucune trace de maman mais tous les tiroirs, les objets, les lettres sont éparpillés sur le sol. Nous apprenons par une voisine que maman a été arrêtée dans l’après-midi et emmenée directement à la Gestapo de Périgueux. Ma sœur et moi décidons de nous y rendre. Nous lui préparons une valise avec des vêtements chauds et, dans ma naïveté, je lui confectionne même un gâteau! A la Gestapo, nous sommes reçues par un gradé qui prend la valise, nous pose tout un tas de questions et nous laisse repartir.

Dans la rue, nous avons l’impression d’être suivies. Nous nous nous mettons à courir comme des folles en direction de la gare et sautons dans le premier train. Il allait en direction de Paris. Dans un des wagons, nous reconnaissons l’homme qui nous suivait dans la rue. Nous faisons comme si de rien n’était… »

Pour en savoir plus voir le billet publié  sur le site de Paris Match| Publié le 08/03/2010 à 18h25 Propos recueillis par Caroline Rochmann Paris Match

Juliette GRECO l’adolescence pendant la guerre – Vidéo Ina.fr

Juliette GRECO à propos de sa soeur et sa mère – Vidéo Ina.fr

Juliette GRECO à propos de ses retrouvailles avec sa soeur et sa … – Ina

Juliette GRECO à propos de son emprisonnemen pendant la guerre …

16472841_1240226999348400_5408289527030608011_nDans la France d’après-guerre, elle côtoie Simone de Beauvoir, Boris Vian, Miles Davis et Jean-Paul Sartre. Ce dernier lui écrit sa première chanson « La Rue des Blancs-Manteaux ». Son premier album « Je suis comme je suis » écrit par Jacques Prévert et Joseph Kosma sort en 1951.

En parallèle, elle mène une carrière d’actrice qui débute avec des seconds rôles comme dans « Orphée » de Jean Cocteau (1951). Puis elle se rend à Hollywood, pour y interpréter quelques rôles dans des films tels que « Les Racines du ciel » de John Huston avec Errol Flynn et Orson Welles (1958). A son retour en France elle rencontre Serge Gainsbourg qui lui écrit une dizaine de chansons dont « La Javanaise » (1963). Son rôle dans la série « Belphégor » (1965) et son tube « Déshabillez-moi » (1968) font d’elle une des artistes préférées des français.

Elle est nommée chevalier de la légion d’honneur le 23 octobre 1984, Officier de la Légion d’honneur en 2003, Commandeur de l’Ordre national de la Légion d’honneur en 2012 et Grand officier de l’ordre national du mérite en 2015. © Photographie Sam Lévin

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Plus forte que la mort – L’amitié féminine dans les camps

 Plus forte que la mort Parution du livre le 20 février 2015 – En se basant sur les témoignages de survivantes, Marie-Jo Bonnet dresse le portrait de l’amitié féminine qui unit les femmes dans les camps nazis et leur permit de supporter la vie quotidienne et de survivre.Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle, Odette Abadi, Simone Veil, Margarete Buber-Neumann, Odette Fabius, toutes les déportées témoignent de l’importance de l’amitié comme vecteur de survie que ce soit à Ravensbrûck, Auschwitz-Birkenau ou dans les commandos de travail forcé. L’absence de relations humaines était un facteur de mort peut-être encore plus ravageur que la faim et l’usure physique, comme l’explique Germaine Tillion. J’ai survécu grâce à mes amies, dit-elle. Pour résister à la déshumanisation, les détenues mettent en place des réseaux de solidarité complexes, fragiles, éphémères et absolument nécessaires à la survie.Ce livre est aussi un hommage vibrant à ces femmes résistantes. La Résistance fut pour les Françaises de la génération de Germaine Tillion ou Jane Sivadon, Geneviève de Gaulle et bien d’autres, un moment fondateur de l’entrée des femmes en politique, c’est-à-dire dans l’action pour libérer leur pays de l’occupant nazi.  Le 27 mai 2015, journée nationale de la Résistance, les cendres de Germaine Tillion, ethnologue et résistante, et de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, ancienne présidente de ATD Quart Monde et nièce du général de Gaulle, toutes deux  déportées à Ravensbück, seront transférées au Panthéon, incarnations de l’esprit de la Résistance. Le livre se divise en 5 grands chapitres :1- On ne pouvait pas vivre seules2- Solidarités familiales3- Sœurs d’âmes. Charismes de religieuses. Par-delà les appartenances religieuses4- Solidarités selon les clivages (sociaux, politiques, raciaux, sexuels…)5- Quelque chose d’encore plus profond que le mot amitié.

Marie-Josèphe Bonnet est docteur en histoire, historienne d’art, écrivaine et conférencière. Elle a soutenu la première thèse d’histoire des femmes sur « Les relations amoureuses entre les femmes du XVI au XXe siècle » à l’université de Paris VII, plusieurs fois rééditée. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles sur l’émancipation des femmes, l’art, la Résistance et l’Occupation.Présidente de la Délégation de Paris des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD) de 2013 à 2015, elle est commissaire de l’exposition « Lutetia 1945, le retour des déportés ».

Sommaire :

  • ON NE POUVAIT PAS VIVRE SEULES
  • SOLIDARITÉS FAMILIALES
  • SŒURS D’ÂME – CHARISMES DE RELIGIEUSES – PAR DELÀ LES APPARTENANCES RELIGIEUSES
  • SOLIDARITÉS POLITIQUES – RÉSISTANCES
  • QUELQUE CHOSE D’ENCORE PLUS PROFOND QUE LE MOT AMITIÉ

 

 

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Mickey aussi a connu les camps d’internement de Vichy …

L’œuvre de Charlotte Salomon enfin révélée

En 1940, alors âgée de 24 ans, Charlotte Salomon, issue d’une famille juive de Berlin, crée un véritable roman graphique où textes, peintures et citations musicales s’entremêlent pour raconter sa vie. Réfugiée dans la région de Nice, elle est arrêtée et déportée en 1943. Sa peinture était peu connue jusqu’à présent. Son œuvre Vie ou théâtre ? est publiée pour la première fois dans son intégralité, grâce au roman de David Foenkinos.
Pour en savoir plus, voyez la page de l’émission d’ARTE :
CharlotteParution du livre le 1er novembre 2014 – Le destin tragique de l’artiste peintre Charlotte Salomon, créatrice d’une œuvre picturale d’une modernité fascinante, morte à Auschwitz à vingt-six ans… Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, Charlotte est aussi le récit d’une quête : celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche. Le nouveau livre de l’un des auteurs favoris des Français (La Délicatesse, Les Souvenirs) a été plébiscité tant par les lecteurs que la critique.
Un succès mérité : ce roman profond et déchirant est sans doute son meilleur à ce jour.

Marie-Claude Vaillant-Couturier : Une femme engagée, du PCF au procès de Nuremberg

Parution le 2 novembre 2012 Qui n’a pas lu son témoignage au procès de Nuremberg, en 1946 ? Face à ses bourreaux, elle y a dit l’horreur de ce qu’on appellera la Shoah. Mais que sait-on de celle dont Aragon disait, en 1937, qu’elle était d’une beauté scandaleuse ?

Elle avait alors vingt-cinq ans et venait d’épouser Paul Vaillant-Couturier, rédacteur en chef de l’Humanité, de vingt ans son aîné.

Il meurt dix jours plus tard. Elle portera son nom tout au long de sa vie. Un symbole. Elle, Marie-Claude Vogel, fille du fondateur du Jardin des Modes, de Vu et patron de Vogue, élevée par des précepteurs, fréquentant la bonne société et pourtant communiste à 20 ans.

Pour concrétiser son engagement, elle décide de devenir reporter-photographe, aux cotés de Capa, Kertesz, Brassaï, Cartier-Bresson. Elle est la première à photographier les camps de concentration d’Hitler en 1933. Elle immortalise également le combat des républicains lors de la guerre civile d’Espagne. Dans le Paris occupé de 1940, elle vit dans la clandestinité avec son futur mari, Pierre Villon, bientôt membre du Conseil national de la Résistance, et leur fils, Thomas, jusqu’à sa déportation à Auschwitz en 1942, puis à Ravensbrück. À la fin de la guerre, elle devient l’une des premières femmes élues au Parlement. Puis elle incarne cette «femme mémoire» qui ouvrira le chemin à l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

Fidèle à une cause qui lui paraissait juste, elle fut, selon Malraux, de celles qui font la noblesse d’un peuple.

Extrait – PAUL

Ils devaient partir en URSS le mardi, mais Paul est mort d’un infarctus le dimanche 10 octobre 1937. Une mort brutale dont Marie-Claude n’a véritablement ressenti la douleur qu’après, à la façon de celle qui survient quand le choc d’une balle ouvre une blessure dans la chair et la pensée, comme l’ont écrit tant d’auteurs et témoigné tant de victimes et tant d’amis de Paul blessés pendant la Grande Guerre.
L’Humanité, le journal dont Paul Vaillant-Couturier était le rédacteur en chef, et qui était alors le troisième grand quotidien français, publia le 14 octobre les résultats de l’autopsie : «altération grave du foie et des reins remontant à plusieurs années». «C’est extraordinaire, avait dit le médecin légiste, le Professeur Balthazar. Il a l’intérieur d’un homme de 80 ans, c’est l’ypérite qu’il a inhalée pendant la guerre.»
Ce fut la première fois que Marie-Claude Vogel signait un formulaire du nom de Vaillant-Couturier. Paul et elle s’étaient mariés douze jours plus tôt, le 29 septembre, à 11 heures du matin, à Villejuif. Il avait quarante-cinq ans, elle vingt-cinq.
«C’est avec la mort de Paul dit Marie-Claude, que la plupart des gens ont appris que nous étions mariés. Je ne portais pas son nom. Mais alors les copains m’ont appelée Vaillant-Couturier. Et personne n’aurait compris que je dise : je veux garder mon nom de jeune fille. Le minimum a été, ensuite, d’essayer d’être digne de ce nom.»
Elle avait fait sa connaissance à la Faisanderie, la maison de campagne des Vogel en forêt de Saint-Germain, un ancien pavillon de chasse construit sous Louis XIII et couvert de vigne vierge que Lucien, le père de Marie-Claude, louait depuis les années 20 à l’administration des Domaines et qu’il avait restauré à grands frais.
C’est à la Faisanderie plutôt que dans l’appartement de la rue Bonaparte que les Vogel recevaient, entourés d’une domesticité d’importance, dans la tradition des éditeurs anglais, pour discuter politique, articles, édition. Le grand Liberman, futur directeur artistique des éditions américaines Condé Nast, se souviendrait, des années plus tard, du bonheur qu’il avait à être invité le week-end à la Faisanderie, pour y rencontrer des personnalités…
Nicolas Vogel, le jeune frère de Marie-Claude, eut le droit de venir à cette table à partir de ses douze ans (1937). «J’y ai vu Einstein, Daladier, Paul Reynaud. J’y ai vu le roi Gustav de Suède, Picasso, Fernand Léger, tout ce que le monde compte de savants, d’écrivains, de peintres. Il y avait des tables de 14 ou 16 personnes et les conversations se terminaient parfois en engueulades terrifiantes.»
Carlo Rim, second rédacteur en chef de VU, l’hebdomadaire que lança Lucien Vogel en 1928, évoque, dans ses mémoires, le déjeuner du 15 juin 1930. «Autour de la grande table campagnarde : André Gide, Gaston Bergery, Fontenoy, René Clair, le comte Karolyi, Rappoport, Vaillant-Couturier». Soit dans l’ordre, le grand écrivain, l’homme politique, député-maire radical de Mantes, le journaliste de l’agence Havas spécialiste de la Chine, le réalisateur, l’ancien président de la République de Hongrie en 1918-1919, le vieux militant communiste, le journaliste de L’Humanité.
Biographie de l’auteur : Dominique Durand est journaliste. Ancien président de l’association française Buchenwald-Dora, il participe aux travaux de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, des Amis de la Fondation et à ceux de l’Union des associations de mémoire des camps nazis. Il est l’auteur de nombreux articles sur la résistance et la déportation dans des journaux spécialisés.
  • Éditeur : Balland
  • Collection : BIOGRAPHIE
Biographie de Marie-Claude Vaillant-Couturier :
Marie-Claude Vaillant-Couturier : une beauté scandaleuse ?

 

Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Marie-Claude Vogel, est une résistante et femme politique française, née le 3 novembre 1912 à Paris et décédée le 11 décembre 1996 à Paris. Elle fut l’épouse de Paul Vaillant-Couturier puis de Pierre Villon.

Elle entre en 1938 sur recommandation du Bureau Politique au service photo de l’Humanité; elle en prend ensuite la responsabilité, et côtoie alors Gabriel Péri et Georges Cogniot.
Attachée à l’équipe de Vu, photographe, mais aussi germaniste, elle est désignée pour participer, avec d’autres, à une enquête en Allemagne sur la montée du national-socialisme. C’est lors de ce voyage en 1933, deux mois après l’accession d’Hitler au pouvoir, qu’elle réalise clandestinement les clichés des camps d’Oranienburg et de Dachau, publiés à son retour en France. Elle effectue également pour Regards quelques reportages, notamment sur les Brigades internationales.
Elle s’engage dans la Résistance et participe à des publications clandestines Cette activité résistante lui vaut d’être arrêtée dans une souricière par la police de Pétain le 9 février 1942, Elle est déportée à Auschwitz-Birkenau via le camp d’internement de Compiègne par le convoi du 24 janvier 1943, dit convoi des « 31 000 » Elle reste dix-huit mois à Auschwitz, où elle est témoin oculaire du génocide des Juifs et des Tsiganes et participe au comité clandestin international de résistance du camp. Puis elle est transférée au camp de concentration de Ravensbrück au mois d’août 1944 : tout d’abord affectée à des travaux de terrassement, elle est mutée au Revier (infirmerie du camp) en raison de sa connaissance de la langue allemande. Elle est témoin de l’accusation au procès de Nuremberg en 1946,

Marie-Claude Vaillant-Couturier témoigne au procès de Nuremberg :

Mise en ligne le 25 sept. 2009 – On Jan. 28, 1946, deputy French prosecutor Charles Dubost called Marie Claude Vailant-Coutrier, age 33, to the stand. She had taken leave of her post as a deputy in the Fench constituent assemby to testify. When France fell, she was arrested as a journalist and ordered to sign a false confession which she refused. She was sent to Auschwitz. She decribes in geat detail the procedures employed at Auschwitz and its conditions. It was riveting testimony.
Pour visionner l’intégralité de cette vidéo You Tube, cliquez le lien suivant :

Femmes en prison dans la nuit noire de l’occupation – Le Dépôt, la petite Roquette, le camp des Tourelles

Parution du livre le 26 novembre 2004 : C’est l’histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire.

Chacune d’entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les sœurs gardiennes, la police, les ” Droit Commun “, les ” Politique ” et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l’armée de l’ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises… On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d’oppression, de collaboration et de résistance.

C’est la part noire de l’histoire des prisons parisiennes pendant l’occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective.

Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.

Biographie de France Hamelin :  Née en 1918. Issue d’une famille alsacienne ayant choisi la France, elle subira très tôt les premières insultes comme ” étrangère “. Elle assistera horrifiée à la rafle du Vel’d’hiv’. Résistante, elle entrera en action début 1943 et sera arrêtée le 31 août par la Brigade Spéciale. Après la Libération, elle participera à diverses revues et fera de nombreuses expositions de peinture. Militante de la cause des femmes et pour la paix.

Éditeur : Tirésias