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« Les diablesses » – Téléfilm dramatique d’Harry Cleven (2007)

Cette fiction retranscrit l’atmosphère austère des instituts du Bon pasteur avec beaucoup de réalisme.

Au milieu des années 1950, Sylvie, 16 ans, orpheline, est surprise par son oncle en train de flirter dans la maison familiale avec son petit ami. L’homme, acariâtre et malveillant, décide de la placer aussitôt dans l’un des établissements du Bon Pasteur, une des institutions religieuses dont la mission est d’accueillir les jeunes filles désoeuvrées ou de mauvaise vie. Rebaptisée Henriette dès son arrivée, Sylvie apprend qu’elle y restera jusqu’à sa majorité. Consternée, la jeune fille y découvre une atmosphère glaciale, la solitude, l’austérité et la sévérité de ses hôtes, notamment de soeur Blandine, la responsable. Outre les travaux de couture ou de buanderie, le quotidien est rythmé par les humiliations morales et les punitions corporelles pour qui déroge aux règles strictes. Mais Sylvie se lie d’amitié avec Denise, une jeune mère célibataire mue par un désir inapaisé : s’enfuir pour retrouver sa fille.

Genre : Téléfilm dramatique

Pays : France – Belgique – Date de sortie : 2007

Réalisateur(s) : Harry Cleven

Acteurs(s) : Anna Mihalcea (Sylvie / Henriette), Soko (Denise)

Mardi 12 mars 2019 – 20h55 – 22h35 (Durée : 1h40mn) Les diablesses RMC Story

Brodeuse, blanchisseuse, coiffeuse ou dactylo ? La formation professionnelle au Bon-Pasteur du Mans (XIXe-XXe siècles)

vst_101_l204« Depuis le xixe siècle, les filles de Justice, étiquetées délinquantes ou en danger mais toujours considérées comme “difficiles”, voire “vicieuses”, se sont révélées bien embarrassantes. Pendant tout un temps, l’État s’est déchargé sur les congrégations religieuses, situation qui a perduré sous la Troisième République, en plein conflit entre confessionnels et laïques, avant que le paysage institutionnel ne change progressivement après 1945. En vertu d’une ségrégation selon le sexe, les établissements sont ainsi devenus des univers exclusivement féminins, des espaces clos où les filles étaient encadrées par des religieuses, avant que n’y entrent les éducatrices laïques au fur et à mesure de la professionnalisation.

Cet entre-soi a perpétué un traitement spécifique de la délinquance juvénile féminine, qui s’est traduit par un contrôle d’autant plus grand à l’égard des jeunes filles. Tandis qu’elles étaient observées à travers le spectre de leurs “mauvaises fréquentations” susceptibles de les amener sur le trottoir, leur rééducation s’est forgée autour d’une discipline des corps et des comportements. De la même manière, le travail et l’apprentissage se sont articulés autour de métiers considérés comme féminins (broderie, couture, bonneterie, blanchissage, puis plus tard sténodactylo) alors que leur étaient inculquées les bonnes manières et les tâches domestiques, pour en faire de parfaites ménagères. »… (Image à la une : Un atelier des enfants de Marie, ici le Refuge de Rennes dans les années 1930.)

Par Marinette Barré Havard,  Éducatrice spécialisée. Doctorante en histoire, université du Maine, Le Mans.

VST – Vie sociale et traitements 2009/1 (n° 101) Pages : 120

Pour lire l’intégralité de cet article voir le billet publié sur le site cairn

14691147_10154019177248997_4431456290662948463_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 

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Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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