Archives du mot-clé Ariane Bois

160 – Portrait du jour : Ariane Bois, romancière et journaliste, auteur de « l’île aux enfants »

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

les-boss (1)

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson, membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus

Pour son 160ème portrait du jour, et ce n’est pas « un poisson d’avril », la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de bonheur la romancière et journaliste Ariane Bois dont la gentillesse n’a d’égal que son talent littéraire.

Son septième roman, « l’ile aux enfants » vient de sortir chez Belfond le 13 mars dernier . À travers l’évocation de l’enlèvement méconnu d’au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque. »

Ariane a opté pour un texte portrait à la 3ème personne  entre guillemets comme si il avait été écrit par un tiers … Et cela nous convient parfaitement à nous les humbles de Crimino …

La rédaction du carnet criminocorpus se réjouit d’accueillir Ariane Bois parmi les portraitistes publiés. Merci Ariane. Ph.P.

« Ariane BOIS est romancière et journaliste.

Elle est Diplômée de Sciences Po Paris en Service Public, d’un DEA d’Histoire sur « la résistance juive organisée » et d’un Master de Journalisme de New York University. Elle a travaillé comme journaliste radio à New York et à Boston et comme correspondante aux Etats-Unis. Elle vit depuis à Paris avec son mari et ses cinq enfants, où elle a été Grand Reporter pendant 25 ans pour le Groupe Marie-Claire.

Ses romans puisent les sources de son inspiration dans les chagrins de sa vie, des épisodes peu connus de la Seconde Guerre mondiale et ses voyages mais aussi sa sensibilité.

Son premier roman, « Et le jour pour eux sera comme la nuit » l’histoire d’une famille qui cherche à se reconstruire après le suicide du fils de 20 ans (Ramsay, 2009, J’ai Lu 2011) a été récompensé par trois prix littéraires (SGDL, Premier Roman de la Ville de Dijon, Prix de Combs-la-Ville) et traduit en Coréen.

Cela lui a donné envie de continuer avec « Le monde d’Hannah » (Robert Laffont, 2012, J’ai Lu 2014), histoire d’une famille judéo-espagnole entre Paris et Istanbul, entre 1939 et 1967, sélectionné pour de nombreux prix et traduit en Turc et en Néerlandais.

Après un court passage par les nouvelles (« Dernières nouvelles du front sexuel », (L’Éditeur, 2013), elle est revenue à une verve plus profonde avec « Sans oublier » (Belfond, 2014) Prix Charles Exbrayat de la ville de Saint-Etienne, sur le décès accidentel d’une mère, une plongée dans la dépression et la quête des racines pour se reconstruire.

Puis « Le gardien de nos frères » (Belfond 2016, Charleston poche 2018), Prix WIZO 2016, Prix de Vabre, Prix de Mazamet, raconte la recherche par de jeunes résistants juifs après-guerre d’enfants cachés par leurs familles et demeurés introuvables.

En 2017, elle publie « Dakota song » (Belfond 2017), une plongée dans le New York des années 70 au cœur de cet immeuble mythique où l’on croise Lauren Bacall, John Lennon et Leonard Bernstein.

Elle a reçu sept prix littéraires. Elle est administratrice de la Société des Gens de Lettres et fait partie de 9 jurys littéraires dont le Prix Simone Veil, le Prix Castel et le Prix Littéraire du Festival de Deauville.

Elle est Chevalier des Arts et des Lettres.

Après ces années de grand reporter dans le Groupe Marie-Claire, elle collabore dorénavant à Psychologies, à l’Arche, au magazine de Sciences Po Emile, à Salon Littéraire et Service Littéraire.

Ariane écrit depuis qu’elle est petite. Des poèmes tout d’abord, puis des bouts de pièces, des contes. A 11 ans, elle reçoit une médaille récompensant la meilleure rédaction de France. Sa mère est journaliste, son père, médecin, a créé la chaire de journalisme médical à l’AFP. C’est décidé, elle sera journaliste et pendant vingt ans, n’écrit que pour elle des fictions, des récits, des nouvelles. Un jour, elle ose se lancer dans un premier chapitre et le fait lire : on l’encourage et bientôt le 150 pages du premier roman « Et le jour pour eux sera comme la nuit » est là. Succès d’estime et trois prix littéraires Peut- être a -t -elle une légitimité à écrire. Suivront une trilogie sur les enfants dans la Shoah, mêlés à l’histoire de sa famille. Et Ariane a vécu à new York, elle en tirera « Dakota song », sur la vie new yorkaise pendant les années 70. Aujourd’hui, son dernier livre « l’ile aux enfants » traite encore des enfants soumis à la folie des hommes ; ici, il s ‘agit des petits Réunionnais que l’on est allé chercher sur leur île pour repeupler des départements de métropole en danger de désertification. Un plan de migration à peine croyable et un chapitre peu glorieux de l’Histoire de France, un livre où elle raconte en détail, et à travers deux fillettes, ce qui s’est passé et les conséquences psychologiques de ce drame. »

 

 

 

 

« L’île aux enfants » de Ariane Bois

« Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents. À Guéret, dans la Creuse, elles sont séparées.

1998 : quelques phrases à la radio rouvrent de vieilles blessures. Frappée par le silence dans lequel est murée sa mère, Caroline, jeune journaliste, décide d’enquêter et s’envole pour la Réunion, où elle découvre peu à peu les détails d’un mensonge d’État.

À travers l’évocation de l’enlèvement méconnu d’au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole,

Ariane Bois raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque. »

« L’ILE AUX ENFANTS » MON 6ème ROMAN, A PARAÎTRE LE 14 MARS 2019

Romancière, journaliste, Ariane Bois a publié des romans et des nouvelles parmi lesquels Et le jour pour eux sera comme la nuit,Ramsay, 2009, Prix Thyde Monnier de la SGDL ; Le monde d’Hannah, Robert Laffont, 2011 ; Sans oublier, Belfond, 2014, Prix Exbrayat;  Le gardien de nos frères, Belfond 2016, Prix WIZO 2016, Prix de Vabre, Prix de Mazamet. Son dernier roman Dakota Songest paru en mars 2017 aux éditions Belfond.

Après des années comme journaliste grand reporter dans le Groupe Marie-Claire, elle collabore dorénavant à l’Arche,  à Psychologies, au magazine de Sciences Po Emile, à Salon Littéraire et Service Littéraire…

Le gardien de nos frères

69677841_13971968Parution du livre le 14 janvier 2016 – Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l’extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.

Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d’un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.

En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s’avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Élie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer.

C’est l’histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l’amour. De Paris à Toulouse, d’Israël à New-York, un roman d’aventure porté par le souffle de l’Histoire.

Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a déjà publié trois romans, Et le jour pour eux sera comme la nuit (Ramsay, 2009 ; J’ai Lu, 2010), Le Monde d’Hannah (Robert Laffont, 2011 ; J’ai Lu,,2014) et Sans oublier (Belfond, 2014 ; J’ai Lu, 2016). Tous trois ont été salués unanimement par la critique, par quatre prix littéraires, et traduits à l’étranger.

Genre : Romans et nouvelles – français

Éditeur : Belfond, Paris, France

Collection : Littérature française

Pour en savoir plus, lire un extrait du livre et consulter la revue de presse, voir le billet publié sur Le choix des libraires

Ariane Bois présente son roman  Le Gardien de nos frères

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Spécialisé sur l’enseignement de l’histoire pénitentiaire et l’histoire des bagnes coloniaux, il a notamment mené avec Marc Renneville des entretiens avec le surveillant militaire Emile Demaret (à lire sur le site).  En savoir plus

Philippe poisson – Google+

 blog de Philippe Poisson