Contrôler l’accès au porno ? Les films Dorcel montent au créneau

Lors de son grand discours sur l’égalité hommes-femmes, Emmanuel Macron a déploré que l’industrie pornographique, très influente chez les mineurs, ne perpétue des représentations dégradantes des femmes. Réponses avec Grégory Dorcel, premier producteur européen de films X.

L’INSTANT M du mercredi 29 novembre 2017

Invité de l’émission

Prostituées alimentaires – Épouses, mères, étudiantes, le nouveau visage de la prostitution (Alessandra D’Angelo)

Parution du livre le 9 novembre 2017 – Aujourd’hui, avec la stagnation du pouvoir d’achat, des femmes, souvent mères monoparentales, se retrouvent dans l’obligation ponctuelle de pratiquer le  » hard discount  » pour se nourrir et nourrir leurs enfants. De jeunes étudiantes, en mal d’un logement décent à prix raisonnable, rentrent dans la spirale du  » logement contre sexe « . D’autres enfin, les  » sugar babies « , accompagnent de riches hommes d’affaires pour financer leurs études.

Nourrie de témoignages chocs collectés, l’auteure lève le voile sur un tabou devenu réalité sociale : la prostitution alimentaire. Ici, le plaisir a fait place au besoin. Nietzsche affirmait que  » le corps social sécrète de la moraline « . Cette morale doit être aujourd’hui dépassée pour faire face à des phénomènes contemporains nouveaux interpellant par leur gravité économique. Il est devenu, en effet, trop simpliste à notre époque de concevoir la vente de son corps comme une simple affaire de cuisses écartées pour satisfaire une prise de corps contre rémunération.

Mais, avec l’avènement d’une inflation avérée depuis quelques années, cet indicible luxure séculaire ne peut plus se résumer, par un clivage simpliste et politiquement correct, à une alternative réductrice qui opposerait le vice à la vertu.

Alessandra d’Angelo est juriste de formation, titulaire d’un Master en Droit Européen, ex-avocate au Barreau de Bruxelles, journaliste d’investigation judiciaire, chroniqueuse radio conférencière et auteur. Depuis 2010, elle s’intéresse tout particulièrement aux phénomènes d’exclusion sociétale sous toutes leurs formes, avec en point d’orgue la radicalisation. Elle est l’auteur de  » Ma liberté d’expression et eux « ,  » Case prison, un jeu d’échec « , « Présumé Coupable », « L’Affaire Lhermitte – Chronique d’un drame annoncé ».

Elle est la fondatrice de l’antenne belge de l’organisation  » Innocence Project  » (2015), une association américaine qui se bat contre les erreurs judiciaires, et cofondatrice de  » Educ-actions  » (2016), une association qui sensibilise les adolescents en décrochage à la non-violence et au vivre-ensemble.

Éditeur : Boîte à Pandore (La)

Le Médecin qui voulut être roi – Sur les traces d’une utopie coloniale (Guillaume Lachenal)

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Parution du livre le 9 février 2017 – « Un médecin gouvernait seul, pendant la Seconde Guerre mondiale, une région entière du Cameroun. Il tentait d’y réaliser une utopie où la médecine guiderait toute la politique et où la politique deviendrait thérapie sociale… »

L’histoire du docteur David ressemble à un rêve exaucé : celui d’un monde réinventé par les médecins. Elle rappelle que les colonies furent, pour les hérauts de la santé publique, des espaces d’exception affranchis des contraintes de la politique ordinaire, propices aux expériences grandeur nature. Celles de cet officier des Troupes coloniales furent totales. Les autorités françaises les présentèrent comme des succès. Les archives et les témoignages en livrent une image plus troublante.

Guillaume Lachenal retrace ici le destin d’une utopie, en entrecroisant l’itinéraire de son maître d’œuvre et le récit captivant d’une enquête de terrain, qui l’a conduit de l’Afrique aux îles du Pacifique. Dans les lieux et les paysages marqués par les aventures impériales du docteur David, dans la végétation, les objets, les chansons, les mémoires ou les ruines, il découvre que cette histoire se conjugue au présent. C’est une histoire toujours vive, faite de promesses impossibles, de violence, de rêves de grandeur, de désir d’échec et de rendez-vous manqués, où l’attente du futur s’abîme dans la comédie tragique du pouvoir.

Guillaume Lachenal est maître de conférences en histoire des sciences à l’Université Paris-Diderot. Il a notamment publié Le médicament qui devait sauver l’Afrique. Un scandale pharmaceutique aux colonies (La Découverte, 2014).

Editions Seuil: Editions du Seuil, Maison d’édition, Littérature – Seuil.com

Sciences humaines
Histoire
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Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? : le genre de l’engagement dans les années 1968

téléchargement (1)Les « années 1968 » constituent, on le sait, une époque de contestation mondialisée. Mais les rôles de genre, les stéréotypes sexués, les clichés virilistes sont-ils eux aussi contestés ? Pour le savoir, ce livre se concentre sur la question de l’engagement, acception plus large que le seul militantisme et plus circonscrite que le vaste champ du politique. Son ambition est de saisir l’influence du genre dans les multiples formes de positionnement et de conflictualité politique, dans les organisations syndicales comme les groupes et partis politiques, les mouvements associatifs et les collectifs militants, dans une période marquée par de nouvelles dynamiques féministes. Les scènes retenues, européennes certes, mais aussi africaines, latino-américaines et états-uniennes, se placent volontairement dans une perspective internationale et transnationale, parce que ces expériences politiques circulent, s’échangent, se modifient en se transmettant. Qu’il s’agisse de grèves ouvrières, de groupes d’auto-conscience, de créations artistiques, de mouvements d’émancipation et d’auto-détermination, on y voit les actrices et acteurs mobiliser des ressources qui leur permettent de transformer les rapports sociaux, de résister à l’ordre établi et in fine de rompre la spirale de la domination.

Sous la direction de Ludivine Bantigny et Fanny Bugnon 
De Fanny Gallot – Presses universitaires de Rennes, 2017

Le MLF : Chronique d’une lutte féministe

Depuis plusieurs mois, avec l’affaire Weinstein, via les réseaux sociaux ou par des prises de positions publiques, la question des violences et du harcèlement contre les femmes, s’est invitée au cœur de l’actualité dans de nombreux pays. Une fois encore, il a fallu qu’un scandale éclate pour que la parole se libère, pour qu’une réalité sociale, celle de la condition des femmes, souvent oubliée ou tue, surgisse de nouveau.

Pour écrire l’histoire du féminisme, on sollicite souvent l’image de la vague. Chacune de ces vagues incarne un moment d’inflation de ce qui a été, et continu d’être, une lutte de chaque instant. Une image pour dire les continuités et les ruptures, la conquête des victoires et le reflux des défaites. Au cœur de cette histoire, le MLF, tient une place à part. Il symbolise, sans la résumer, la deuxième vague, celle des années « mouvement » de la décennie 1970

Invitée de l’émission AFFAIRES SENSIBLES du lundi 27 novembre 2017 : Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes et ancienne porte-parole du mouvement Osez le féminisme !

Pour en savoir plus lire le billet publié le lundi 27 novembre 2017 sur le site de l’émission France inter

« Féminisme »n’est pas un gros mot.

« Féminisme » n’est pas un gros mot. Ça ne veut pas dire qu’on déteste les hommes, ça ne veut pas dire qu’on déteste les femmes avec de jolies jambes et du bronzage et ça ne veut pas dire qu’on est une garce ou une gouine, ça veut dire qu’on croit en l’égalité. Kate Nash, chanteuse britannique. Le Salon des dames

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Quand les violences conjugales deviennent un crime (Eric Pincas)

Une longue histoire retracée dans les archives du Magazine Historia

Près de 225.000 femmes victimes de violences physiques ou sexuelles en 2016. Les chiffres sont accablants et justifient que le président Macron, lors de son discours pour la journée de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre dernier, ait fait observer une minute de silence pour les 123 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’année passée, avant d’annoncer une série de mesure destinées à lutter contre ce fléau.

En 2004, Historia dénonçait déjà l’histoire, hélas longue, des sévices endurés par les femmes. Les premières vraies mesures pour protéger les victimes datent de 1825… les dernières, alors, de 1994.

Eric Pincas dans mensuel 723 daté mars 2007 – Gratuit

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