Florence Cestac : « En 1968 j’ai fait de la prison pour « vol et destruction d’emblèmes nationaux » »

ART ET CRÉATION LE RÉVEIL CULTUREL par Tewfik Hakem

« Avoir 20 ans en mai 68 » 5/5 avec l’auteure de BD Florence Cestac qui avait 18 ans en mai 68, une époque qui l’a libérée, l’a portée et a révélé son engagement.

À l’occasion des 50 ans de mai 1968, le Réveil Culturel propose de faire entendre toute la semaine le témoignage d’acteurs culturels qui avaient vingt ans en mai 68, à l’époque où les événements commençaient à tourbillonner autour du monde et bousculer les habitudes…

Aujourd’hui, vendredi BD avec :

Florence Cestac, auteure de BD, pour Filles des Oiseaux, volume 2, aux éditions Dargaud.

Pour en savoir plus sur le site de l’émission France culture

Florence Cestac est née un 18 juillet à Pont-Audemer. Après une scolarité modeste (pas de diplômes trop voyants), elle intègre en 1965 les Beaux-Arts de Rouen et en 1968 les Arts décoratifs de Paris. Elle dessine pour Salut les copains, Lui, 20 ans, et rencontre Étienne Robial, avec qui elle ouvre en 1972 la première librairie de bande dessinée parisienne et fonde en 1975 les éditions Futuropolis. Dans le feu de l’action, elle devient maquettiste, emballeuse, livreuse, photograveuse, traductrice, nounou d’auteurs, attachée de presse et directrice de collection. Elle voit défiler dans son bureau toutes sortes de jeunes talents en friche, pas toujours bien peignés ni très polis, et racontera cette expérience enrichissante avec Jean-Marc Thévenet dans un livre intitulé Comment faire de la bédé sans passer pour un pied-nickelé… Pour en savoir plus sur Cestac

De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne (Jean-François Tifiou)

Parution du livre le 15 octobre 2017 – Milieu du XIXe siècle, la petite Marie-Corentine savoure sa petite enfance à Quimper. Mais les coups du sort commencent bien vite à détruire le fragile équilibre de sa famille. Lentement et sûrement, la jeune bretonne suit son destin qui l’emportera loin de sa ville et de ses proches. Une poignante histoire de famille que l’auteur, à la manière d’un Emile Zola post moderne, replace sans cesse dans le contexte social de la France au tournant capital de son développement industriel.

Secrétaire général adjoint de l’Ucmf (Union des Compositeurs de Musique de Film), Jean-François Tifiou est également auteur-compositeur. Il a collaboré à de nombreux projets musicaux (albums, jeux vidéo, séries, courts métrages, pièce de théâtre, …). Il signe là son premier roman.

Pascal Louvrier (Préfacier)

Éditeur : Feed Back Editions

Invité du jour J F Tifiou – YouTube

Prise de possession (Louise Michel)

Parution du livre le 3 mai 2017 – La brochure-brûlot de Louise Michel intitulée Prise de possession, paru en 1890, est pour la première fois rééditée dans son intégralité et dans son originalité. Dans la nouvelle édition que voici, le texte original a pu être restauré grâce à de nouvelles sources. Le sens lui est ainsi rendu, et la métamorphose, en maints endroits, ne manque pas de sel. Écrite fin 1889, au carrefour de l’activité propagandiste de la femme de tribune et de l’écriture autobiographique et feuilletonesque, cette brochure veut « chauffer » le public et en appelle pour cela, contre la République bourgeoise, à la grande date-centenaire de 1789. Une Louise Michel vivante, à la fois vibratile et tragique, apparaît, suspendue à la fois aux feuilles du jour, à l’actualité, et aux mythes immémoriaux de la lutte prométhéenne contre la Force. Son discours anarchiste résonne d’une vigueur citoyenne qui ne pourrait être plus actuelle.

« Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fût possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier, chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout.

La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple !

Si elle gêne, on ne la suit pas, voilà tout ; on prétend qu’elle est contre la loi et s’il [n’] en existe aucune, on en fabrique ou on en démarque à volonté comme les écrivains sans imagination démarquent un chapitre de roman.

Le suffrage, dit universel, c’était le dernier espoir de ceux qui voulaient faire vivre encore la vieille société lépreuse, il n’a pu la sauver et la voilà, la marâtre, la parricide, étendue sur la table de dissection, si putréfiée déjà qu’il faut enterrer le cadavre, autour duquel, semblables aux chœurs antiques, gémissent ou vocifèrent toutes les douleurs qu’elle a causées.

N’y a-t-il pas assez longtemps que la finance et le pouvoir font leurs noces d’or à l’avènement de chaque nouveau gouvernement ; c’est depuis toujours, tandis que lourds et mornes les jours s’entassent comme le sable sur les foules, plus exploitées, plus misérables que les bêtes d’abattoir. » 

Louise Michel – Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle demeure aujourd’hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

Édition établie, annotée et présentée par Claude Rétat.

Éditeur : L’Herne

Femmes et filles – Mai 1968 (Pascale de Langautier, Inès de Warren)

Loin de réduire cet ouvrage à une histoire de femmes, c’est à elles que nous avons choisi de donner la parole pour recueillir leurs souvenirs des événements inscrits dans la mémoire collective. Intellectuelles, artistes, romancières, scientifique, chacune a eu son Mai 68 et en garde une empreinte plus ou moins forte, mais aucune n’a oublié le souffle de ce mois de Mai, le vent de liberté.

Pascale de Langautier : Éditrice et auteure, elle a co-dirigé le Cahier de L’Herne Isaac Bashevis Singer

Inès de Warren est la nièce de Chantal Delsol. Elle vit à Paris

Elle est titulaire d’une licence de philosophie et d’un master de journalisme. Elle a été journaliste pendant de nombreuses années, et elle est aujourd’hui biographe et auteur de: « Cet amour que le monde oublie », sur le parcours de sa sœur qui, à 35 ans, alors qu’elle avait une carrière d’artiste, est entrée chez les Sœurs de Bethléem

Collectif

Éditeur : L’Herne

Le souffle de Mai 68, côté filles – Chacune a vécu à sa manière « son » Mai 68 et en garde une empreinte plus ou moins forte. Selon Irène Frain, Mai 68 a été un formidable tremplin pour nombre de femmes en leur donnant le courage de tenir leur cap. Pour elle, 68 est encore un mot magique qui continue à faire « jaillir des étincelles dorées ». Selon la journaliste Ghislaine Ottenheimer, l’avènement d’Emmanuel Macron et de son nouveau « libéralisme » à la française marquerait la fin définitive de « l’épopée soixante-huitarde ». Pourvu que dure l’imagination au pouvoir…Femmes et Filles, Mai 68, dirigé par Pascale de Langautier et Inès de Warren, Editions de L’Herne, 190 p., 15 EUR. News Summed UP

A propos des femmes terroristes

Le renouveau féministe qui émerge dans les années 1960 – dit de « deuxième vague » – ébranle les sociétés européennes encore très largement dominées par les hommes. Une certaine radicalité politique, proche de l’extrême gauche, anime alors souvent ces différents groupes féministes dans la construction de leurs revendications, au rang desquelles le droit de disposer de son corps est l’une des plus importantes.

Dans ce contexte, un certain nombre de femmes basculent du côté de la violence politique, notamment au sein de la Fraction armée rouge en Allemagne et d’Action directe en France, groupes actifs des années 1970 aux années 1990. C’est à ces figures féminines – parmi lesquelles on peut citer Ulrike Meinhof, Gudrun Ensslin, Nathalie Ménigon ou bien Joëlle Aubron –, appelées les « amazones de la terreur » par la presse, que Fanny Bugnon consacre un ouvrage.1 Soulignons, tout d’abord, le remarquable travail réalisé pour remanier sa thèse de doctorat, dont celui-ci est issu. L’historienne a en effet réussi le pari d’en faire un véritable « concentré de thèse ». Nous ne pouvons que saluer cet effort permettant au plus grand nombre d’accéder aux recherches universitaires les plus abouties : de la vulgarisation historique au sens le plus noble du terme…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Thomas PERRONO sur le site de la revue En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

►Vintage « Singin’ in the Rain » Style Rihanna Cover ft. Casey Abrams …

Et pour commencer un beau weekend ! ► 4:19 Vintage « Singin’ in the Rain » Style Rihanna Cover ft. Casey Abrams …

Get the PMJ album, « Top Hat On Fleek »: http://flyt.it/shoppmj_yt Get tix to see PMJ on tour: http://www.pmjtour.com PMJ Merch Store: http://www.shoppmj.com How would Rihanna’s « Umbrella » look and sound as a production number from the 1952 film classic, « Singin’ in the Rain? » Check out the Postmodern Jukebox version, featuring the inimitable Casey Abrams on vocals and introducing the Sole Sisters on tap dance (you’ve already met tap dance sensation Sarah Reich- now meet Melinda Sullivan!) Scott Bradlee’s Postmodern Jukebox: http://postmodernjukebox.com/ https://www.facebook.com/postmodernju… The Band: Casey Abrams – vocals The Sole Sisters – tap dance Sarah Reich – https://www.facebook.com/sarahreichof… http://www.instagram.com/sourtaps Melinda Sullivan – https://www.facebook.com/MelindaSulli… http://www.instagram.com/realmelsully Jacobb Scesney – clarinet http://www.instagram.com/jsayswho Alex Boneham – bass Martin Diller – drums http://www.twitter.com/martindiller Scott Bradlee – piano http://www.facebook.com/scottbradleemhttp://www.instagram.com/scottbradlee Twitter / Periscope / Snap: @scottbradlee