Yolaine Dagnan dite « Moustique » et Jacqueline Bardet, deux marinettes infirmières au chevet des gars de Leclerc

40438915_1810242052431500_2748386616803328000_nYolaine Dagnan dite « Moustique » et Jacqueline Bardet, deux marinettes infirmières au chevet des gars de Leclerc. J’ai découvert la photo de gauche en faisant mes recherches pour écrire mon tome 6. L’image de joie de ces jeunes femmes de 20 ans et plus qui ont osé tout quitter pour le pays est confondante. Elles faisaient partie des 9 jeunes femmes ayant intégré le 7 mai 1944 le régiment blindé des fusiliers marins de la 2eme DB (2eme cie médicale, médecin-capitaine Gillot). Au front comme les hommes, risquant le même éclat d’obus, la même mitraille, elles chevauchèrent vers Paris. Il y a peu de documentation facile d’accès sur elles. Mais on ne pouvait pas ne pas leur rendre hommage. Vous les retrouverez dans le t.6. Yolaine et Jacqueline continuèrent leur carrière d’infirmière en Indochine.

Merci à Pauline Brunet pour son aide amicale. 

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Margot Duhalde, la pilote de la France libre

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Margot Duhalde, la pilote de la France libre. Quand on est basque, que l’on a 20 ans et que l’on pilote depuis 4 ans déjà, dans un pays, le Chili, « peu connu pour son féminisme », il va sans dire que l’on a un caractère bien trempé. Ce fut un pilote français, César Copetta qui initia l’adolescente à l’art aérien. En 1941, elle prit une décision, celle de se mettre au service de sa patrie d’origine. La France! Elle voulait servir de Gaulle. Elle débarqua crânement au consulat de France et se présenta comme pilote (elle avait 50 heures de vol…). Elle y cacha même son astigmathie. Mai 1941, elle embarqua pour Liverpool. Arrivée en Angleterre, les FAFL ne voulurent pas d’elle. Pas de femme pilote. Mais la RAF, qui avait besoin de femmes convoyeuses d’avion…accepta sa candidature et après une dure formation, elle devint la seule française membre de l’Air Transport Auxiliary (ATA), unité « féminine » chargée de convoyer les avions neufs ou réparés pour le compte de la Royal Air Force. Il faut aller vite, très vite pour donner les avions aux collègues masculins. Margot et ses consœurs devaient se « transformer » presque tout seules (on leur fournissait juste l’épais manuel) d’un type d’avion à un autre. Margot Duhalde qui, selon la légende dit avion avant maman convoya…1.500 zings anglais ou américains et de tous types, chasseurs, bombardiers, avions de transport et d’instruction. Spitfire, Hurricane, B-17…

C’est à l’automne 1944 que le général de Gaulle signa un décret autorisant les femmes pilotes dans l’armée de l’air. Après guerre, décorée de la légion d’honneur en 1946 (enfin la reconnaissance), Margot repartit au Chili. Elle connut une dizaine d’accidents pendant la guerre. En 2006, Margot Duhalde fut promue commandeur de la Légion. Elle vola pour la dernière fois à 86 ans. Cette grande dame qui avait mis son coeur et sa jeunesse au service de la patrie de ses parents est décédée en février 2018.

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Les Filles de la DB.

Rudolph de Patureaux Écrivain – Septembre 1944. La 2eme DB patauge dans la boue lorraine. Photo prise à Flin. Temps calme sur le front pour les marinettes Jeanne Andréi, et les deux Jacqueline, Bardet et Cadoret. Sans oublier le chien Mirabelle. Le véhicule est un Dodge WC54. Peu nombreuses (voir mes autres posts à leur sujet), ces femmes vivaient souvent dans des conditions de bivouac… celles des hommes, qui deviendront monstrueuses avec l’hiver 44. Encore aujourd’hui, Toutes les 3 continueront leur engagement en Indochine.elles restent trop méconnues. Alors j’ai bien l’intention de les faire « revivre » dans les derniers tomes de la saga Un Français dans la tourmente.

N’hésitez pas à partager et à vous rendre sur l’excellente page Les Filles de la DB.

Louise-Marie Lemanissier. La toubib des free french

42611668_1842338869221818_1105886385740447744_nLouise-Marie Lemanissier. La toubib des free french. En juin 1940, les époux leManissier, chacun médecin, elle biologiste, quittent la France pour Londres. Madame ne s’est pas résolu à laisser son mari partir seul. A l’arrivée elle est séparée de son mari. Internement avec d’autres civils français. Son mari est vite nommé médecin officier et dès lors pour Louise tout devient possible. Elle sera de la grande aventure. Les deux époux changent de nom pour préserver leur famille en France. Ils deviennent les Asquins. Louise sera la seconde engagée féminine de la France libre. Elle servira en infirmerie à Londres et en 1941 elle va en Syrie avec son mari pour coordonner l’échelon médical de la campagne de juin-juillet 1941 contre les troupes fidèles à Petain. L’ambulance de campagne financée par deux américaines se nomme Hadfield-SPears, du nom des mécènes . Le couple lui adjoint deux camions chirurgicaux faits maison. Puis ce sera la campagne de Libye, Bir-Hakeim, ou Louise servira 4 mois juste avant l’attaque allemande. Ensuite, elle assistera les blessés après la fuite de la forteresse des sables de Koenig. Puis notre toubib free french continuera sa lutte dans les hôpitaux en Syrie, le commandement refusant de la renvoyer au front.Louise, par son courage et son abnégation, en première ligne, sauva bien des blessés grâce à son intervention précoce, au plus près des combattants, risquant comme eux, sa peau.

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Lucie Deplancke. Rochambelle

Lucie Deplancke. Rochambelle. En 1943, Lucie, une parisienne, vit au Maroc. Elle y tient une boutique de vêtements. Son mari est aviateur et au front. Elle décide de tout quitter pour rejoindre le groupe d’infirmières des rochambelles, nouvellement créé. Elle sera conductrice d’ambulance. Elle débarque en France en août, libère Paris et prend la route de l’est. Le 31 octobre 1944, c’est le drame. Alors que Edith Schaller, sa coéquipière descend de l’ambulance pour traiter des blessés du 501eme RCC, aux environs d’Hablainville, Lucie et l’ambulance Gargamelle 2 sautent sur une mine. Le véhicule se retourne comme une crêpe. Lucie est grièvement blessée (pas loin d’elle le caporal Louis Fleuret meurt sur le coup). Elle ne pourra poursuivre sa mission. Extraite de l’ambulance elle aura la force de dire : : « Ma pauvre bagnole! Je vais me faire engueuler par Toto » (allias Suzanne Torrès, officier second des rochambelles).

On retrouvera Lucie en Indochine. Elle est morte en 1985.

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« Tueuses en série » – Le dernier livre de Frédérique Volot en librairie le 15 novembre

Sortie du livre le 15 Novembre 2018 –

Qui sont ces tueuses en série ?

20 portraits glaçants,

20 histoires incroyables

20 scénarios dignes d’Hollywood

Frédériques Volot livre une enquête fouillée pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de ces 20 tueuses en série qui ont défrayé la chronique aux quatre coins du monde…

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son ouvrage qui met en avant la cruauté de ces femmes qui – souvent – n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte.

Ces 20 histoires sont parfois dignes des plus grands romans noirs. Parfois, à l’inverse, les coupables n’ont rien d’extraordinaire… jusqu’au jour où l’irréparable est commis.

Des portraits passionnants.

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(Introduction « Tueuses en série » – Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des séries policières telles que « Hercule Poirot », l’homme à la célèbre moustache, ou Sherlock Holmes. Des séries bâties sur l’invitation à la réflexion aux fins de résolution d’énigme, à la mise en action des « petites cellules grises », tant des protagonistes que des lecteurs ou spectateurs, menant immanquablement à la résolution de l’affaire, plutôt que sur la mise en scène de la violence.

Nombre d’années plus tard, cette attirance ne m’a pas quittée.

Elle s’est renforcée d’un besoin de comprendre le comportement de mes semblables, tous mes semblables, notamment des meurtriers.

Pourquoi tue-t-on ? Quel est l’élément déclencheur d’une implacable mécanique irrémédiablement lancée jusqu’à son terrible aboutissement : le crime ?

Coup de folie isolé ?

Désir irrépressible de vengeance ?

Volonté d’extermination massive exprimée par un esprit malade, mais soutenue puis accomplie avec l’aval de milliers -voire de millions- d’individus manipulés ou convertis ?

Dans la longue histoire de l’humanité, il est à constater que, hélas, l’homme est capable d’aller très loin dans son cheminement vers la violence. Au plus proche de nous, le XXème siècle est riche d’exemples qui dépassent l’entendement et dont il n’est pas sûr que toutes les leçons aient été tirées.

Et puis, il y a le cas particulier des tueurs en série qui nous occupe dans ce livre.

Une définition juridique voudrait qu’un tueur en série soit « un criminel atteint de troubles psychiatriques qui assassine des personnes de façon régulière, en utilisant un schéma identique, uniquement pour retirer du plaisir de ces meurtres, généralement sadique ». Les femmes ne seraient qu’une infime minorité (5 à 10%) de cette catégorie de meurtriers. A la différence des hommes, les femmes tueraient rarement par pulsion sexuelle incontrôlée ; l’argent serait plutôt leur objectif, comme l’atteinte du pouvoir ou la satisfaction du besoin d’exister. Si certaines ont utilisé le poison, d’autres ont eu recours à des méthodes plus expéditives qui peuvent surprendre par leur brutalité. Il semble qu’il n’existe pas un profil type de tueuse en série même si nombre d’entre elles ont connu une enfance difficile, des abus sexuels, des parents violents, alcooliques, une misère traumatisante… tous vécus tragiques qui n’excusent en aucun cas leurs actes. L’intérêt pour l’auteure que je suis n’est pas tant de décrire les faits mais de comprendre le cheminement de quelques-unes de ces criminelles, le faisceau de circonstances qui ont fait que, à un moment donné, pour elles, la seule issue à leur impasse ressentie était le meurtre.

Loin de moi l’idée d’en faire des héroïnes.

Le passage à l’acte de violence extrême ne peut jamais être excusable, encore moins exemplaire. Mais est-il possible d’éprouver de la compassion pour l’une ou l’autre de ces femmes ? Question troublante qui ne saurait trouver de réponse universelle ou définitive.

Le cas d’Aileen Wuornos m’a interpellée malgré l’horreur des meurtres dont elle s’est rendue coupable. La détresse de son enfance seule ne suffit-elle pas à expliquer -sans le justifier- qu’elle ait plongé dans la drogue, l’alcool, pratiqué la prostitution, avant de naufrager dans les abîmes du meurtre dont l’exécution par injection létale subie en 2002, à l’âge de 46 ans, fut le point final ? Cette femme en désespérance totale du début à la fin de sa vie n’aurait-elle pas mérité que, à quelque moment que ce soit de son enfance, de son adolescence ou de son état d’adulte, quelqu’un lui tende la main puis, l’éclairant elle-même sur sa propre nature, lui donne les moyens d’échapper à ses démons et lui donne une chance de connaître un destin moins funeste ?

Ni juge, ni partie, je n’ai pas la réponse.

A vous lecteurs, en votre âme et conscience, de vous faire votre propre opinion à la lecture de ces histoires de « Tueuses en série ». Frédérique Volot

Portrait du jour : Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent :

https://criminocorpus.hypotheses.org/63737/embed#?secret=chJmtPIcbi

Jeanne-Berthe Massias. La « Jeannette » du squadron Lorraine

44040591_1862918333830538_6133127536781033472_o.jpgJeanne-Berthe Massias. La « Jeannette » du squadron Lorraine. En 1940 Jeanne veut rejoindre la France libre mais on veut faire d’elle une…secrétaire. Elle veut servir mais pas dans un bureau. Elle a 21 ans. La RAF étant plus moderne que la jeune France libre, on lui propose de s’engager dans le Woman auxiliary air force. Elle part à l’école comme aviatrice de seconde classe. Elle est fan d’aviation mais ne pilote pas. Parfaitement bilingue, fine observatrice, volontaire, elle rejoint en novembre 1941 l’école des officiers féminins et est nommée Assistant section officier (sous-lieutenant). Elle porte fièrement la bande France sur sa vareuse. Devenue officier de renseignement, elle débriefe les équipages lors de leur retour de mission. Elle n’hésite pas à participer aux reconnaissances. Avril 1943, agent officer (lieutenant) elle devient « l’off rens » du 342 Lorraine. Un squadron de free french. Elle devient la mascotte du Lorraine et de ses Douglas Boston. Jeanne finira la guerre comme capitaine et continuera sa carrière dans l’Armée de l’air. En 1946, le général de Gaulle la fera chevalier de la Légion d’honneur. Digne récompense. Vous trouverez Jeanne dans le tome 4 d’un Français dans la tourmente (voir couverture).Jeanne est morte en 1995. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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