Archives pour la catégorie Violence aux femmes

Les femmes tondues

« C’est affreux…on vous enlève votre dignité… j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps… »

A la fin de la seconde guerre mondiale, certains hommes cherchent un moyen de se venger des femmes ayant « entretenu une relation verticale » avec l’occupant. La sanction est la suivante pour ces femmes : elles seront tondues en public. Comment cela se passait-il ? Comment les « tondues » réagissaient-elles ? Découvrez-le dans ce podcast de 2000 ans d’histoire.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de l’émission Blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/6722-les-femmes-tondues.html

Découvrez également 1940-1945, années érotiques : Vichy ou les infortunes de la vertu.

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24294005_10155143598643997_666454150986299561_nVous pouvez aussi suivre mon activité principale dans le très sérieux Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …criminocorpus.hypotheses.org/

Quand les violences conjugales deviennent un crime (Eric Pincas)

Une longue histoire retracée dans les archives du Magazine Historia

Près de 225.000 femmes victimes de violences physiques ou sexuelles en 2016. Les chiffres sont accablants et justifient que le président Macron, lors de son discours pour la journée de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre dernier, ait fait observer une minute de silence pour les 123 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’année passée, avant d’annoncer une série de mesure destinées à lutter contre ce fléau.

En 2004, Historia dénonçait déjà l’histoire, hélas longue, des sévices endurés par les femmes. Les premières vraies mesures pour protéger les victimes datent de 1825… les dernières, alors, de 1994.

Eric Pincas dans mensuel 723 daté mars 2007 – Gratuit

Pour lire l’intégralité de l’article sur Historia.fr

Alexandra Lamy : «Ça fait deux mille ans que les femmes se taisent»

Lancement De La 10eme Edition Du Pasteurdon - Paris

«Ça fait deux mille ans que les femmes se taisent, continue-t-elle. Alors, forcément aujourd’hui, c’est près d’une sur deux, touchée par le harcèlement ou le viol, qui s’exprime. Il faut que la parole se libère pour qu’on arrive enfin à se faire respecter. On a toutes vécu ce genre de situation et j’ai envie de dire aux actrices débutantes de ne pas se laisser impressionner et de se protéger le plus possible.»

Alexandra Lamy raconte ensuite que les attouchements sur les plateaux de cinéma sont monnaie courante sous couvert de blague potache. «Ça toujours existé, comme partout ailleurs, dit-elle. Du coup, on s’est habitués à se taire par peur que l’on nous rétorque qu’on manque d’humour. Ces types disent: “Oh ça va, je rigole!” OK, ils rigolent… Mais ça les ferait rire s’il s’agissait de leur fille?». http://www.lefigaro.fr/cinema/

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alexandra_lamyAlexan­dra Lamy, l’une de nos plus pétillantes actrices, habite le cœur du grand public grâce au person­nage facé­tieux de Chou­chou dans Un gars, une fille.

Alexan­dra Paulette Mathilde Lamy voit le jour le 14 octobre 1971 à Ville­cresnes (Val-de-Marne). Elle a une petite soeur, Audrey, de dix ans sa cadette. À 19 ans, elle suit les cours du conser­va­toire de Nîmes (Gard).

La carrière d’Alexan­dra décolle en 1999 grâce au rôle d’Alex, dite Chou­chou, de la série télé­vi­sée Un gars, une fille, avec pour parte­naire un comé­dien débu­tant, Jean Dujar­din, qui devien­dra rapi­de­ment son compa­gnon, puis son mari en 2009. Un gars, une fille cesse en 2003 mais l’ac­trice, deve­nue popu­laire, enchaîne au cinéma comme au théâtre des rôles de plus en plus nuan­cés, voire parfois drama­tiques. Elle est ainsi nomi­née aux Molières 2004 pour la pièce Théorbe, et se fait parti­cu­liè­re­ment remarquer en 2012 à travers le person­nage sombre et profond de Mado dans le film de Sandrine Bonnaire, J’en­rage de son absence.

2013 est pour Alexan­dra Lamy une année à succès : si elle incarne au cinéma ce person­nage de mère, boule­ver­sante, pour le film L’épreuve d’une vie, de Niels Taver­nier, elle excelle au théâtre de l’Ate­lier dans la pièce de Chris­tian Siméon, La Vénus au phaco­chère. En janvier 2017, elle décroche le Prix d’inter­pré­ta­tion fémi­nine au Festi­val du film de l’Alpe d’Huez pour sa prest­taion dans L’embar­ras du choix d’Eric Lavaine

Côté vie privée, Alexan­dra Lamy a une fille, Chloé, née en 1997 d’une première union avec l’ac­teur Thomas Jouan­net. En novembre 2013, après dix ans d’amour et un mariage en juillet 2009, Jean Dujar­din offi­cia­lise sa rupture avec Alexan­dra Lamy, après des mois de rumeurs persis­tantes. Alexandra Lamy – La biographie de Alexandra Lamy avec Gala.fr

Cartographies corporelles, conflits de temporalités et continuum de violences : Femmes meurtries et médicaments nocifs

En raison des cycles spécifiques qui marquent leurs existences, les femmes sont plus susceptibles de subir des complications graves sur leur santé. Moyens de contraception, médicaments pris durant la grossesse, et autres prothèses mammaires sont autant de dangers auxquels s’exposent les femmes et leurs enfants. A travers les préjudices causés par les crimes en col blanc, cet ouvrage retrace les tactiques des organisations qui tentent de maintenir à tout prix leurs produits nocifs sur le marché.

Louise Fines enseigne à l’université d’Ottawa, au département de criminologie, tout en poursuivant ses travaux sur les crimes en col blanc.

Editions Harmattan

Questions contemporaines
QUESTIONS DE GENRE SANTÉ, MÉDECINE 

Le procès du viol

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PAR  · PUBLICATION  · MIS À JOUR 

Le parcours de deux femmes brisées qui pendant quatre années menèrent une lutte vitale aux côtés de Gisèle Halimi, leur avocate, pour que le viol soit reconnu comme un crime :

Aujourd’hui Affaires sensibles/la Fiction vous propose « Le Procès du Viol »

  • Une émission proposée par Christophe Barreyre
  • Écrite par Leslie Menahem
  • Réalisée par Sophie-Aude Picon

Une nuit de l’été 1974, Anne Tonglet et Araceli Castellano sont violées et torturées par trois hommes alors qu’elles font du camping sauvage dans la calanque de Morgiou à Marseille.

En 1978, les avocates des victimes, Anne-Marie Krywin, Marie-Thérèse Cuvelier et Gisèle Halimi ont obtenu le renvoi de l’affaire devant une cour d’Assises, les procès pour viol relevaient jusque là de la correctionnelle. Au terme de débats houleux, les deux jeunes femmes furent accusées d’avoir été consentantes par les trois hommes qui les avaient violées. Pour des journalistes présents lors du procès, « le seuil de l’insupportable avait été franchi »…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 3 novembre-2017 sur le site de l’émission France inter

La maquisarde (Nora Hamdi)

Parution du livre le 7 mai 2014 – « C’est ma mère. Je la regarde sans mots. De sa vie, de ses quinze ans en Kabylie, je sais peu de choses. Presque rien. Ma mère était paysanne, elle cueillait des olives, elle surveillait les moutons. Elle dormait sur la terre battue et ne connaissait ni l’école, ni la liberté. Longtemps je n’ai pas osé la questionner. Puis j’ai enquêté, je suis partie en Algérie. J’ai découvert que ma mère, timide et discrète, était une héroïne. Qu’elle avait connu, si jeune, le maquis, la résistance, la fuite, le camp. Sans doute la torture et la violence des hommes. J’ai compris aussi qu’elle avait aimé la fraternité et la vraie liberté… » N.H. Lire un extrait

Nora Hamdi est romancière et réalisatrice. Elle est co-auteur d’une bande dessinée, a écrit quatre romans, dont Des poupées et des anges, qu’elle a adaptée au cinéma. Pour en savoir plus sur Babelio

La Maquisarde, l’hommage à sa mère, de l’écrivaine Nora Hamdi ..

« La romancière et réalisatrice Nora Hamdi est partie sur les traces de sa mère, qui eut 16 ans en Kabylie, tandis que le feu de la guerre brûlait à sa porte. Avec son frère et son fiancé, elle s’engagea dans les maquis. Le livre, décliné à la première personne, l’auteure se glissant dans les pas de sa mère, paru au printemps 2014, est dédié à « toutes les femmes disparues, oubliées, de la guerre d’Algérie.«

Extrait de La maquisarde : « Je ne dis toujours rien. Je sais que dans tous les foyers, le sujet est abordé. C’est une lourde décision. Beaucoup de familles ne supportent pas de voir leurs filles, femmes, mères, soeurs prendre les armes. Tous ont peur de terribles représailles. Celles qui s’engagent risquent le viol et la torture. Elle (la voisine dans le camp de détention, ndlr) termine en m’apprenant que l’ensemble des femmes qui sont là viennent de son village, de l’autre côté du mont, à l’opposé du mien. Elles se connaissent depuis toujours.«  »

Editions Grasset

Le cinéma, véhicule d’une culture du viol ?

Au-delà des polémiques qui secouent le monde du cinéma depuis les révélations de l’Affaire Weinstein, peut-on dire que le septième art véhicule, en tant que tel, une culture du viol ?

Hier, lundi 30 octobre, a débuté la rétrospective consacrée à Roman Polanski à la Cinémathèque, en présence du réalisateur. L’événement a été maintenu par l’institution publique, en dépit de protestations de plusieurs associations féministes réclamant l’annulation de cet événement, dénonçant la promotion d’une « culture du viol ».

Au-delà des polémiques qui secouent le monde du cinéma depuis les révélations de l’Affaire Weinstein, peut-on dire que le septième art véhicule, en tant que tel, une culture du viol ?

Intervenante : Anne-Cécile Mailfert présidente de la Fondation des Femmes, ancienne porte-parole du mouvement Osez le féminisme !, auteure de Tu seras une femme ! Guide féministe pour ma nièce et ses ami(e)s paru aux éditions des Petits Matins

La Question du jour par Guillaume Erner

Pour en savoir plus lire le billet publié le 31 octobre 2017 sur France culture