Archives pour la catégorie Violence aux femmes

Etre noir(e) au Brésil

PAR  · 

Le 14 mars 2018 était assassinée Marielle Franco, élue locale de Rio de Janeiro, porte-voix des favelas et des populations noires, militante afro-féministe et LGBT qui dénonçait la violence policière dans ces quartiers. Comment s’articulent, au Brésil, question raciale et question territoriale ?

Le 14 mars dernier était assassinée Marielle Franco, une élue locale de Rio de Janeiro, elle a été abattue de plusieurs balles dans la tête à 21h30, en pleine rue – ainsi que son chauffeur. Cet assassinat a suscité une très grande émotion – et une très grande colère – qui a largement dépassé les frontières de la ville et du pays.

Cette conseillère communale, membre du Parti socialisme et liberté (PSOL), était la porte-voix des favelas, des populations noires, mais aussi une militante afro-féministe et LGBT.

Habitante de Maré, une favela réputée violente, elle dénonçait avec virulence la répression policière dans ces quartiers.

Quatre jours avant son assassinat, Marielle Franco dénonçait le meurtre de deux jeunes garçons noirs de la favela Acari (au nord de Rio), tués et jetés dans une fosse. «Cela est toujours arrivé mais cela a empiré avec l’intervention militaire » avait-elle écrit sur son compte Twitter.

« Combien de gens vont devoir mourir pour que cette guerre prenne fin ? », c’était la question qu’elle posait lors de l’un de ses derniers messages, publié quelques heures avant sa mort.

Le retour des militaires décidé par le président Michel Temer pour tenter de ramener l’ordre dans les favelas a-t-il effectivement aggravé la situation ? Et les noirs font-ils les frais, une fois encore, de l’escalade sécuritaire ? Jusqu’où les inégalités raciales mettent à mal le mythe d’un brésil métissé ?

Pour en savoir plus et écouter le document sonre sur le site de France culture

L’histoire de Madeleine Pauliac (1912- 1946), médecin, lieutenant et résistante française

Date de parution : 7 mars 2019 – Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. L’histoire de Madeleine Pauliac (1912- 1946), médecin, lieutenant et résistante française, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, peu après la déroute nazie, Madeleine Pauliac prend la tête de l’Escadron bleu à Varsovie : onze jeunes Françaises de la Croix-Rouge qui, inlassablement, volent au secours des rescapés des camps de Pologne et d’Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, elle fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises dont plusieurs se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine prend tous les risques pour les aider à accoucher. Au total, elle accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne.

L’auteur de Madeleine Pauliac, l’insoumise : Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film Les Innocentes …

Redécouvrez en format poche aux Editions Tallandier l’extraordinaire histoire de Madeleine Pauliac.
Format poche : http://bit.ly/madeleine-pauliac-poche
Grand format : http://bit.ly/Madeleine-Pauliac

 

 


RÉCIT. « On a tué l’enfant que je portais » : l’affaire oubliée des avortements et stérilisations forcés à La Réunion

PAR  · 

RÉCIT. « On a tué l’enfant que je portais » : l’affaire oubliée des avortements et stérilisations forcés à La Réunion

Murielle* a perdu connaissance. Allongée dans son lit dans un état comateux, la Réunionnaise de 17 ans saigne abondamment. Ses parents, habitants d’un village de la commune de Trois Bassins, située à l’ouest de l’île de La Réunion, ne comprennent pas pourquoi leur fille est aussi mal en point. Désemparés, ils appellent en urgence le docteur Serveaux, le président de l’antenne locale de la Croix-Rouge. Sur place, le médecin diagnostique une hémorragie et apprend qu’elle est consécutive à un avortement et un curetage subis à la clinique orthopédique de Saint-Benoît, située à quelque 80 kilomètres de là. Les parents de Murielle sont stupéfaits. Nous sommes en 1970, cinq ans avant le vote de la loi Veil, l’avortement est interdit en France et ceux qui le pratiquent peuvent être poursuivis pour crime.

Immédiatement, le docteur Serveaux prévient la police et porte plainte contre X. L’enquête est confiée à la police judiciaire de Saint-Denis, le chef-lieu de l’île. Les premiers résultats de l’enquête confirment des rumeurs qui circulent depuis un an dans la presse et les familles : l’avortement constaté par le docteur Serveaux n’est qu’un cas parmi des milliers estimés, qui ont eu lieu à « la clinique du docteur Moreau » à Saint-Benoît, depuis le début des années 1960. David Moreau est un influent notable de l’île, proche de Michel Debré, ancien Premier ministre de Charles de Gaulle, devenu leader de la droite réunionnaise. L’histoire de Murielle va déclencher une série de scandales dans la presse locale et nationale : elle va mettre au jour un système rôdé d’abus de la part des médecins envers les femmes réunionnaises les plus pauvres et un détournement massif de la Sécurité sociale. L’affaire est suivie par la presse locale, puis nationale – Le Monde, Le Nouvel Observateur – puis reste reléguée dans les archives de l’histoire. Elle fait l’objet d’un documentaire, Les 30 courageuses, une affaire oubliée, réalisé par Jarmila Buzková et diffusé jeudi 7 mars sur France O…

Pour en savoir plus et lire la vidéo sur le site de France tv info

Jeudi 07 mars 2019
20h55 – 22h05 
(Durée : 1h10mn)
Histoire d’Outre-mer
 
Les trente courageuses de La Réunion, une affaire oubliée
Genre : Magazine historique
Présentateur(s) : Fabrice d’Almeida
Résumé : A la fin des années 1960, à La Réunion, des milliers de femmes ont été avortées et stérilisées, parfois sans leur consentement, par des médecins qui ont prétexté d’autres opérations pour obtenir les remboursements de la Sécurité sociale. Derrière ces actes illégaux et frauduleux se cache une véritable politique anti-nataliste, soutenue par les représentants de l’État français dans les Outre-mer. Jarmila Buzkova s’est rendue sur place pour retrouver des victimes de ces pratiques indignes.

Les trente courageuses de La Réunion, une affaire oubliée

« Ailleurs jusqu’à l’aube » de Marie Murski

« Ailleurs jusqu’à l’aube », ouvrage qui rassemble l’ensemble de mon oeuvre poétique, paraîtra le 18 février prochain aux éditions Les hommes sans épaules avec une préface de Christophe Dauphin de l’Académie Mallarmé.

Cette préface met en lumière comment « l’oeuvre en marche » fut stoppée net en 1992 après ma rencontre avec un homme au-dessus de tout soupçon qui m’enfermera durant quatorze ans dans une violence conjugale qui me laissera exsangue et décervelée.

Doucement, après avoir écrit ce que j’avais vécu, l’indispensable « Cris dans un jardin », en parallèle avec l’écriture de romans et de nouvelles, j’ai réécrit de la poésie ; j’ai retrouvé ce bien précieux que j’avais cru perdu, intact, sorti avec moi des griffes du monstre. Ainsi est né « Le grand imperméable », qui réunit des poèmes inédits dont le thème principal est « la dominance masculine ».

Merci à toute l’équipe des Hommes sans épaules de m’avoir à nouveau accueillie et reconnue après tant d’années d’absence.

Editions « Les Hommes sans Épaules »

« J’ai été le chef de ces valeureuses filles. Je les ai connues, encouragées, admirées et pleurées. » colonel Paillole. BCRA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous appelions Elizabeth (Torlet), Marie-Louise (Cloarec), Eugénie (Djendi), Pierrette (Louin) et Suzanne (Mertzizen). Nous avions 20 ans et un peu plus. Nous aimions la France et nous voulions la servir. En 1943, en Algérie, nous avons répondu à l’appel du colonel Merlin pour entrer dans le corps des opératrices de transmission nouvellement créé (avec 2000 autres jeunes femmes). En janvier 1944 après nos classes à Staoueli, nous sommes rentrés au contre espionnage (BCRA d’Alger) pour devenir « pianiste » (opératrice radio), malgré le danger des missions en métropoles. Nous avons poursuivi notre formation pour nous préparer à la vie clandestine (parachutisme, conduite de moto…). Prêtes, formées, nous avons été parachutées en France début avril 1944. Missions Berlin et Libellule. Nous avons réussi à créer un lien radio entre Alger-Londres et la résistance. Hélas, en deux semaines, fin avril, nous avons, pour quatre d’entre nous, séparément, été arrêtées, emprisonnées, torturées. En août 1944, nous nous sommes retrouvé toutes ensemble à Ravensbruck sauf Elisabeth qui fut exécutée le 6 septembre 1944 le jour de son arrestation, a l’isle sur le Doubs. Au camp, nous quatre, les rescapées, traitées comme des terroristes, avons attendu le pire. Le pire n’est pas venu. Nous avons cru à notre survie. Et, puis, le 18 janvier 1945, nous avons été pendues et incinérées.

« J’ai été le chef de ces valeureuses filles. Je les ai connues, encouragées,admirées et pleurées. » colonel Paillole. BCRA.

N’hésitez pas à partager pour que l’on se souvienne de nous.

Documentation capitaine Stome, musée des transmissions. Rudolph de Patureaux Ecrivain

La grève victorieuse des « matchgirls » anglaises – Presse RetroNews …

EN 1888, 1 400 OUVRIÈRES DE L’USINE D’ALLUMETTES BRYANT & MAY SE METTENT EN GRÈVE POUR PROTESTER CONTRE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL. ET SURTOUT REFUSER L’UTILISATION DU PHOSPHORE, QUI DÉFORME LA MÂCHOIRE DE CELLES QUI LE RESPIRENT.

 

Tout commence par un article paru dans l’hebdomadaire anglais The Link. Sous le titre « White slavery in London » (Esclavage blanc à Londres), la journaliste et militante socialiste Annie Besant dénonce les épouvantables conditions de travail des ouvrières de la manufacture d’allumettes Bryant & May.

Ces « matchgirls » – souvent des adolescentes – travaillent plus de 12 heures par jour pour 4 shilling par semaine (pas assez pour payer le loyer d’une chambre), sont à peine nourries dans l’usine et sont, de plus, soumises à des amendes si leurs mains ou leurs pieds sont jugés sales sur leur lieu de travail.

Par dessus tout, elles travaillent au milieu des gaz du phosphore utilisé pour fabriquer les allumettes. Le phosphore provoque des ostéonécroses de la mâchoire, déformant le visage et entraînant d’insupportables douleurs. Le « phossy jaw » (pour « phosphorus necrosis of the jaw ») touche de nombreuses ouvrières de la manufacture.

Lorsque l’article paraît, l’émoi est grand. Le premier geste de la direction de Bryant & May est alors de licencier les ouvrières qui ont parlé avec Annie Besant. Ce renvoi met le feu aux poudres. Le 6 juillet, les « matchgirls » cessent le travail 

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 5 avril 2018 sur le site de Retronews

Nadia Murad : l’ancienne prisonnière de Daesh, prix Nobel de la paix

CULTURES MONDE.  Le 10 décembre, Nadia Murad a reçu le prix Nobel de la paix. 3 ans après s’être échappée des griffes de Daesh, cette ancienne esclave sexuelle, d’origine yézidie, porte aux yeux de la communauté internationale les témoignages des souffrances de sa communauté et les plaies d’un Irak à reconstruire.

> EN SAVOIR PLUS…