Archives pour la catégorie Violence aux femmes

La grève victorieuse des « matchgirls » anglaises – Presse RetroNews …

EN 1888, 1 400 OUVRIÈRES DE L’USINE D’ALLUMETTES BRYANT & MAY SE METTENT EN GRÈVE POUR PROTESTER CONTRE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL. ET SURTOUT REFUSER L’UTILISATION DU PHOSPHORE, QUI DÉFORME LA MÂCHOIRE DE CELLES QUI LE RESPIRENT.

Tout commence par un article paru dans l’hebdomadaire anglais The Link. Sous le titre « White slavery in London » (Esclavage blanc à Londres), la journaliste et militante socialiste Annie Besant dénonce les épouvantables conditions de travail des ouvrières de la manufacture d’allumettes Bryant & May.

Ces « matchgirls » – souvent des adolescentes – travaillent plus de 12 heures par jour pour 4 shilling par semaine (pas assez pour payer le loyer d’une chambre), sont à peine nourries dans l’usine et sont, de plus, soumises à des amendes si leurs mains ou leurs pieds sont jugés sales sur leur lieu de travail.

Par dessus tout, elles travaillent au milieu des gaz du phosphore utilisé pour fabriquer les allumettes. Le phosphore provoque des ostéonécroses de la mâchoire, déformant le visage et entraînant d’insupportables douleurs. Le « phossy jaw » (pour « phosphorus necrosis of the jaw ») touche de nombreuses ouvrières de la manufacture.

Lorsque l’article paraît, l’émoi est grand. Le premier geste de la direction de Bryant & May est alors de licencier les ouvrières qui ont parlé avec Annie Besant. Ce renvoi met le feu aux poudres. Le 6 juillet, les « matchgirls » cessent le travail 

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 5 avril 2018 sur le site de Retronews

 

Cyberharcèlement : quand le Web devient une zone de non-droit – Revue Sang Froid n°9

[ENQUÊTE] Des banales insultes aux menaces de mort, le harcèlement en ligne est aussi courant que destructeur. Mais si certaines victimes se décident à poursuivre leurs agresseurs, ces derniers sont trop souvent intouchables et les condamnations restent rares. Porter plainte est même souvent un parcours du combattant tant l’accueil en commissariat est inadapté et les forces de l’ordre insuffisamment formées. Une impunité à portée de clavier qui ouvre la porte à tous les dérapages.

Retrouvez cet article en intégralité dans Sang-froid n°9, actuellement en ventes en librairie, Relay, grandes surfaces culturelles et sur le site :

 http://www.revuesangfroid.fr/achats-abonnement/

ENQUÊTE – SANG-FROID n°9 – 03/2018 – Auteur : Laura Daniel – Illustrations : Gaspard Njock

Cyberharcèlement : quand le Web devient une zone de non-droit …

Les violences sexuelles pendant la guerre : vers une typologie de la violence politique – Elisabeth J. Wood

| ELISABETH WOOD | Les violences sexuelles pendant la guerre : vers une typologie de la …

Jeudi 5 avril, Elisabeth Wood, professeure de Science politique, d’études internationales et d’area studies à Yale University, intervient :

• à 15h dans le séminaire de la chaire Destins mondiaux de l’Amérique latine : Les héritages agraires des guerres civiles latino-américaines dans une perspective comparative https://goo.gl/YtSrnh

• à 17h30 dans le séminaire Violence et sortie de la violence : Les violences sexuelles pendant la guerre : vers une typologie de la violence politique.

Elisabeth Jean Wood est professeure de Science politique, d’études internationales et d’area studies à l’Université de Yale et membre de l’Institut de Santa Fe. Elle est en cours de publication de deux ouvrages, l’un sur les violences sexuelles durant les guerres, en s’appuyant sur des recherches menées dans plusieurs pays, et un second sur les violences politiques en Colombie (avec Francisco Gutiérrez Sanín). Elle a notamment écrit Forging Democracy from Below: Insurgent Transitions in South Africa (2000) et Insurgent Collective Action et Civil War in El Salvador (2003), et codirigé Understanding and Proving International Sex Crimes (2012).

Elisabeth Wood interviendra également dans le séminaire de la chaire Destins mondiaux de l’Amérique latine du Collège d’études mondiales, sur les héritages agraires des guerres civiles latino-américaines dans une perspective comparative, jeudi 5 avril à 15h.

Séminaire

Jeudi 5 avril 2018
17h30-19h30

Salle A3-35
FMSH | 54, bd Raspail Paris 6

Sur inscription uniquement

Le code d’injustice militaire – Incident sur la colline 192 (Daniel Lang)

Vietnam, novembre 1966. Le soldat Sven Erikson est le témoin impuissant des viols répétés et de l’assassinat d’une jeune femme par une patrouille américaine. En 1966, après avoir alerté les autorités, il se confie au journaliste Daniel Lang. Une minutieuse enquête paraît alors dans “The New Yorker”.

Gilles Heuré – Publié le 26 mars 2018

A lire Daniel Lang, Incident sur la colline 192, éd. Allia, 128 p., 8 €. Lire un extrait de ce livre sur le site des éditions Allia.

Pour en savoir plus lire l’article de presse sur Telerama

Parution du livre en janvier 2018 –  ‘‘Avançant sans précipitation dans l’aube grise, ils avaient docilement suivi Meserve sur deux mille mètres vers l’est, ce qui, s’aperçurent-ils, constituait un détour évident par rapport à la route de l’ouest décrite si précisément par le sergent lors du briefing. Ils approchaient alors du hameau de Cat Tuong, dans le district de Phu My, et Eriksson se maudissait d’avoir écouté Rowan. En proie au doute et au désarroi, le cœur saisi de palpitations, il se rendit compte que Meserve ne tardait pas à mettre son plan à exécution.’’

Le 19 novembre 1966, Phan Thi Mao, jeune femme vietnamienne, est kidnappée et violée par quatre soldats américains, avant d’être assassinée. Un cinquième homme de cette unité, Sven Eriksson, assiste, impuissant, à la scène. Il prend la décision de dénoncer le crime mais risque de sévères représailles. S’ils sont convoqués devant un tribunal militaire, les quatre militaires encourront les travaux forcés à perpétuité.

Daniel Lang a rencontré Eriksson dans sa ferme du Minnesota. Loin de la justice froide des tribunaux militaires, l’ex-fantassin se livre sur sa décision de dénoncer ses camarades, quatre jeunes Américains comme lui, d’une vingtaine d’années, chacun dépendant des autres pour sa survie en territoire ennemi…

Seulement trois ans après le crime, alors que les États-Unis sont encore en guerre, Daniel Lang publie dans The New Yorker un long article, qui deviendra par la suite un livre à part entière, un reportage poignant sur les exactions commises dans les situations de combat.

Récit d’un conflit de loyauté, réflexion sur le statut des victimes et des bourreaux, cet ouvrage a été adapté au cinéma en 1989 par Brian de Palma, sous le titre Outrages. Il reste l’un des premiers reportages sur les atrocités commises par les Américains pendant la guerre du Vietnam. Extrait d’Incident sur la colline 192

 Traduit de l’américain par Julien Besse.

Trois portraits de femmes : Wonder Wheel, Pentagon Papers, Jusqu’à la garde

À l’heure de #BalanceTonPorc, comment représenter les violences exercées sur des femmes ?

À l’heure de #BalanceTonPorc, comment représenter les violences exercées sur des femmes ? Début 2018, trois films (Wonder Wheel de Woody Allen, Pentagon Papers de Spielberg, Jusqu’à la garde de Xavier Legrand) montrent trois personnages féminins marquants, joués par trois actrices magnifiques (Kate Winslet, Meryl Streep, Léa Drucker).

Dans Wonder Wheel, dont l’action se situe dans les années 1950, Woody Allen ne donne aucune chance à son héroïne : elle n’est que jalousie, pusillanimité, hystérie. Le film ne s’attarde pas sur ces « raisons » qui rendent un personnage plus complexe, si l’on suit Renoir dans La Règle du jeu (1939) « Le drame en ce monde, mon cher Octave, est que tout le monde a ses raisons. »

Pour en savoir plus lire le billet pubié sur le site de la revue Esprit

Divorcer ou vendre son épouse ? Une pratique anglaise qui a perduré jusqu’au début du XXème siècle

Divorcer ou vendre  son épouse ?

Une pratique anglaise qui a perduré jusqu’au début du XXème siècle

Apparue au XVIIe siècle, la vente d’épouse permettait aux Anglais les plus modestes de mettre fin à un mariage par consentement mutuel.

Au XIXe siècle, pour éviter une procédure de divorce extrêmement coûteuse (équivalente à 16 000 euros) et fastidieuse, la façon la plus simple de divorcer pour les ménages modestes restait donc de recourir à la vente d’épouse.

La femme était alors exhibée collier au cou et, vendue aux enchères au plus offrant. Parfois, un simple ruban attaché autour de son cou ou de son bras suffisait.

La vente était annoncée à l’avance, souvent par voie de publicité dans un journal local.

Elles attiraient les foules et étaient souvent accompagnées de railleries ou de plaisanteries douteuses. Lorsque qu’un accord était conclu, les parties concernées et la plupart des badauds se retrouvaient généralement à la taverne locale pour célébrer la transaction !

Ce qui explique, probablement, pourquoi les autorités se contentaient la plupart du temps de fermer les yeux sur cette pratique illégale et le cérémonial particulièrement dégradant qui l’accompagnait.

Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que cette coutume ignoble soit définitivement bannie d’Angleterre.

La dernière vente ayant eu lieu en 1913 pour une livre sterling …

Michel Hebert a partagé la publication de Marie Lucie Thepin dans le groupe J’aime l’Histoire et le Patrimoine.

Allemagne : La douleur des enfants de la guerre, 70 ans après

Ils ont longtemps constitué un tabou. Les femmes violées à la fin de la guerre et les enfants nés de ces viols ou de relations volontaires entre des soldats alliés et des Allemandes.

02’30 » – Première diffusion le 06/05/2015

Les mères ont longtemps préféré le silence pour éviter la stigmatisation de la société ; les enfants eux n’ont pas eu une jeunesse facile et ont souffert de l’absence de leur père. 70 ans après la fin de la guerre, cette histoire douloureuse n’est plus tabou.

Publié le 16/09/2015 – Modifié le 12/02/2018 – Par Pascal Thibaut

Ecouter le document sonore sur Savoirs.rfi.fr