Archives pour la catégorie Vidéos d’appui

L’édito juin 2013 – La collection Terres de France

18423997_10213071194085136_8103015401728303060_nPrendre sa vie en main, rebattre les cartes du destin tels pourraient être les thèmes de ce mois de juin.

Yves Jacob explore le sentiment amoureux face à l’adversité et la guerre. S’engager ou s’attacher, se rebeller ou courber l’échine sous l’occupant ?

Exilé en terre bretonne, Hugo sera cet « arbre déraciné » contraint à un choix inexorable. Une nouvelle auteure pour un premier roman coup de cœur !

Anne Michel nous invite à retrouver le goût des autres et du bonheur au sein d’une petite île bretonne à la nature sauvage et indomptable.

Des personnages cabossés par la vie vont y réapprendre à vivre et à aimer.

Clarisse Enaudeau, directrice littéraire

Chaque roman de la collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

Clarisse Enaudeau présente la collection Terres de France – YouTube

Collection Terres de France l Accueil

Jeanne Bohec, la plastiqueuse à bicyclette (Nom de résistante : Râteau)

La Résistance serait-elle une histoire réservée aux hommes ? En effet, lorsque l’on évoque la Seconde Guerre mondiale, on limite trop souvent l’action des femmes à des missions secondaires, loin des luttes armées. Pourtant, leur engagement est bien réel et déterminant. Parmi ces destins singuliers, il y a celui de la Jeanne Bohec, une experte en explosifs qui mène de multiples missions de sabotages en Bretagne…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Yves-Marie EVANNO sur le site En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Le livre (2004) : Ce récit a reçu un prix de l’Académie française en 2000. Il a été publié pour la première fois en 1975 au Mercure de France.

Les éditions du Sextant publient des témoignages, récits, d’anciens résistants dans un format semi-poche, à un prix peu élevé. Continuer à transmettre les valeurs humaines de la Résistance, notamment aux jeunes générations, c’est la raison d’être de la collection.

Le 18 juin 1940, quand elle apprend que l’usine où elle effectue un stage de chimiste, va être occupée par les Allemands, Jeanne Bohec, bretonne, fille et petite-fille de Bretons, décide de quitter Brest et de rejoindre l’Angleterre par la mer. Elle a vingt-et-un ans. Engagée comme Volontaire française à Londres, la jeune fille apprend la vie militaire à l’école de sabotage, les week-ends dans des familles anglaises et fait la fête dans un Londres menacé mais libre et accueillant. Spécialiste de la fabrication d’explosifs, elle est bientôt parachutée en Bretagne. Nom de résistante : Râteau. Son rôle : former les résistants de l’Ouest au plastiquage des voies ferrées empruntées par les Allemands. C’est à bicyclette, afin de ne pas éveiller les soupçons, qu’elle sillonnera les routes pour rencontrer ses élèves et préparer le fameux « plan vert » au moment du débarquement. Jeanne Bohec aura été la seule femme instructeur de sabotage de toute la Résistance.

Auteure : Jeanne Bohec a enseigné les mathématiques pendant de nombreuses années, elle a vécu depuis 1945 dans le 18è arrondissement de Paris, où elle a été maire-adjoint en 1974. Elle est décédée en janvier 2010.

Une vidéo d’appui de 13’46 » : Interview de Jacqueline Sainclivier, professeure d’histoire contemporaine à l’université Rennes2, réalisée au lycée Saint Joseph de Bruz : Biographie de la résistante Jeanne Bohec – YouTube

L’affaire du bois bleu, une innocente jetée aux chiens – L’Affaire Monique Case

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Parution du livre le 15 novembre 2006 – 1966, La Guerche sur l’ Aubois, une petite ville du cher. Georges Segretin, chef de bureau à la Société générale est retrouvé mort dans sa 2CV abandonnée dans le Bois Bleu. Il s’agit d’ un meurtre. Le commissaire en charge de l’ enquête porte très vite ses soupçons sur une certaine Monique Case qui tient un commerce de photographie avec son époux à La Guerche. Monique Case, trop élégante, dynamique, sociable ; bref, trop voyante dans une petite ville de province. Les journaux locaux, nationaux et internationaux s emparent de l’ affaire tandis qu à Paris l’ assassinat de Ben Barka fait des remous. Le crime de La Guerche servirait-il de dérivatif ? Devenue Monique la diabolique, selon la presse de l’ époque. Une véritable curée médiatique s’ opère. La voilà en bonne voie pour la guillotine. L’ affaire du Bois bleu est le récit très journalistique de la contre-enquête d’ une juge intègre qui a sauvée une innocente du pire mais aussi l’ histoire d’ une vie fracassée malgré une réhabilitation.

Extrait de l’avant-propos : « L’objectif que je me suis proposé, une fois obtenue l’autorisation de consulter, aux Archives départementales, le dossier complet de cette affaire du crime du Bois Bleu, survenue il y a juste quarante ans, était d’en produire un récit, certes dépouillé des témoignages superfétatoires, mais aussi proche que possible du déroulement des faits et de l’essentiel des procédures.

Un récit duquel émergerait nettement ce qui, au regard des débats qui ont lieu à propos des catastrophes judiciaires actuelles, constitua à l’époque la genèse d’une terrible erreur judiciaire. Erreur évitée in extremis alors que les deux innocents inculpés – un homme et une femme – avaient été poussés au bord de l’abîme par l’acharnement de certains policiers peu subtils, pas très portés à respecter certaines règles de la procédure pénale ainsi que celles de la déontologie propre à leur métier.

Rétrospectivement, on ne peut que frémir à l’idée de ce qui aurait pu se passer si l’instruction avait été continuée et conclue par un magistrat aussi approximatif et aussi peu soucieux de la vérité que l’avaient été les commissaires du SRPJ d’Orléans.

Question de vie ou de mort à l’époque. Que serait-il advenu de ces deux innocents si, dans sa démarche, la juge d’instruction avait été aussi peu scrupuleuse que les policiers, aussi enfermée qu’eux dans de simplistes préjugés, aussi éloignée qu’eux du doute rationnel, fondement de toute certitude ? Si, débordée par d’autres tâches, elle avait bouclé le dossier d’accusation en reprenant purement et simplement le rapport du SRPJ ? »

Gérard Boursier, ancien professeur de lettres installé à Vierzon, se spécialise depuis plusieurs années dans les récits historiques ( a fait paraître Vichy saccharine, Main douce…). Originaire de La Guerche, il s est servi des archives (inclues dans le livre) et a rencontré plusieurs acteurs du drame.

Éditeur : Noir Délire

Pour en savoir plus une vidéo d’appui Les innocents de La Guerche – Vidéo Ina.fr et le document sonore de Jean-Michel ARMAND Les erreurs judiciaires …. un fer qui taraude tous les acteurs de la justice ! (Jean-Michel ARMAND)

Photographie à la une, bande défilante : Mrs Case Accused Of The Murder Of Georges Segretin. France, La Guerche sur l’Aubois, 13 octobre 1966, Monique CASE, une commerçante, est accusée du meurtre du chef de bureau de la société générale de Bourges Georges Segretin… Getty Images

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 208 608 visites et 3 590 384 pages vues au 27 février 2016

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

La chaîne You Tube OdyFolio Emirates est désormais lancée …

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Un documentaire sur Alice Guy,première femme cinéaste en France puis aux Etats-Unis

Ce soir sur France 3 à 0h25 un documentaire sur Alice Guy. Elle est la première femme cinéaste en France puis aux Etats-Unis. Alice Guy (1873-1968) est également une artiste engagée. Le premier film sur la Commune de Paris  intitulé « L’émeute sur la barricade » (durée 4 minutes) a été réalisé en 1906 vous pouvez le voir sur ce lien : l’émeute sur la barricade

Parution du livre le 1er avril 1993 – Alice Guy-Blaché est la première femme cinéaste au monde. Elle est aussi un des tout premiers metteurs en scène puisqu’elle a commencé à tourner dès 1896.

L’histoire du cinéma l’a pourtant longtemps négligée. Tout récemment des chercheurs ont enfin reconnu son rôle et sa place. Victor Bachy est de ceux-là et l’un des plus actifs.

Il a voulu dans cet ouvrage présenter de façon exhaustive l’oeuvre très abondante de cette réalisatrice : sa brillante carrière à la Gaumont, mais aussi son importante production américaine dans ses studios de New-York …

Victor BACHY – Institut Jean Vigo ⎜390 pages (21×14) ⎜10 pages d’illustrations ⎜

Griselidis Real, la courtisane libertaire

Une jeunesse et une éducation en Suisse, des études d’art décoratif à Zurich, mariée à 20 ans, maman à 23 ans, Grisélidis Real aurait dû avoir une vie linéaire et sans accroche. Elle devient à Paris dans les années 1970 l’une des figures de proue de la révolution des prostituées.

• Réalisateur : Jacques Malaterre

Les Oubliés de l’Histoire
Une collection créée et dirigée par Jacques Malaterre et co-écrite par Jean-Yves Le Naour
(France, 2016, 20 x 26 mn)
Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M

Pour lire la vidéo en intégralité :

Les Oubliés de l’Histoire – Griselidis Real – Une courtisane libertaire …

Les oubliés de l’histoire – Grisélidis Réal, une courtisane libertaire …

L’école des sages-femmes : Naissance d’un corps professionnel (1786-1917)

 Résumé : De la matrone à la sage-femme, la professionnalisation et la fonctionnarisation d’un corps de santé publique.

Comment passe-t-on de la figure de la matrone, accoucheuse traditionnelle sans formation particulière ni autre autorité que celle conférée par l’habitude, à celle de la sage-femme dûment diplômée, véritable agent de santé publique d’une puissance publique elle-même en pleine recomposition ? Nathalie Sage-Pranchère, archiviste paléographe et docteur en histoire, a fait de cette transition son champ d’études de prédilection. Elle en propose, avec son ouvrage L’Ecole des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786-1917), tiré de sa thèse de doctorat soutenue en 2011, une synthèse passionnante et admirablement documentée …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marie RANQUET le 24 avril 2017 sur site Non fiction

Parution du livre le 19 janvier 2017 – Protéger l’homme « au moment où il arrive au port de la vie », telle est la mission que les gouvernements français, de l’Ancien Régime à la IIIe République, assignent aux sages-femmes. Accompagnatrices des mères et désormais membres du corps médical, les sages-femmes se sont constituées au cours du XIXe siècle en profession scientifique, détentrice d’un savoir riche et varié. Partout en France, leur formation a occupé administrateurs et médecins, faisant naître des dizaines d’écoles départementales, dont le dynamisme n’a souvent eu que peu à envier à l’école de l’Hospice de la Maternité de Paris. Du cours hospitalier à la véritable école-maternité, les institutions de formation ont accueilli en un siècle des dizaines de milliers de jeunes femmes qui, leur diplôme en main, se sont faites dans les campagnes les « institutrices du système de santé » français. Lettrées, compétentes et respectées, les sages-femmes ont ainsi fait bénéficier leurs patientes d’une qualité de soins acquise aux meilleures sources du savoir obstétrical. Légitimées par leur formation et le monopole que l’Etat leur accorde face aux matrones, elles ont mis au monde l’essentiel de la population française, ont vacciné des générations de nouveau-nés et se sont faites les chantres de l’hygiène pasteurienne dès ses débuts. L’histoire de l’émergence de ce corps professionnel, né d’une volonté politique et du consentement des accoucheuses, est riche d’enseignements pour les enjeux contemporains de la naissance et de ses acteurs.

Nathalie Sage Pranchère, ancienne élève de l’Ecole nationale des Chartes, docteure et agrégée d’histoire, est chercheuse associée au Centre Roland-Mousnier (UMR 8596, CNRS-Université Paris-Sorbonne). Ses travaux portent sur les professions de santé, leurs dynamiques de définition et de légitimation (formation, exercice illégal de la médecine dans ses différentes acceptions, syndicalisation). Elle intervient régulièrement dans les écoles de sages-femmes (Suresnes, Tours, Dijon) pour assurer des cours sur l’histoire de la profession et l’anthropologie historique de la naissance.

(Avec la contribution de), Jean-Pierre Bardet (Préface)

  • Éditeur : Presses universitaire François Rabelais
  • Collection : Perspectives historiques

 Une vidéo d’appui : L’école des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786 …

Le roman libertin au XVIIIe siècle II

« Du plaisir, du plaisir, toujours du plaisir », tel pourrait être la devise de la bonne société libertine du XVIIIe et peut-être de l’autre société, la dévote, qui sous le voile de la pudibonderie se livre elle aussi à ce qu’elle considère être des excès. Pour les décontractés du touchés et du goût, les excès sont pour les autres, eux ne vivent que des dons de la nature… Voilà une Félicia qui a su gravir son chemin de soie… l’auteur ? Un certain Nerciat, émigré sous la Révolution, colonel dans l’armée du Duc de Brunswick.. Comme quoi tous les voluptueux n’étaient pas du côté de la Révolution ?

Le roman libertin au XVIIIe siècle II