Archives pour la catégorie Vidéos d’appui

141 – Portrait du jour : Estelle Tharreau, l’auteure de « Mon ombre assassine »

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

La rédaction du carnet criminocorpus  reçoit aujourd’hui pour son 141ème Portrait du jour Criminocorpus  Estelle Tharreau, auteure de romans qui traitent de la vulnérabilité des mères célibataires, du déclin des anciennes cités minières, des femmes pendant l’Épuration ou des femmes tueuses en série.

Bienvenue Estelle dans le monde très prisé des aristos du crime du carnet criminocorpus. Ph.P.

 

« Je suis née en 1974 à Vénissieux. Je ne m’étendrai pas sur mon parcours ni sur ma vie privée, car je ne pense pas qu’ils puissent avoir un rapport avec l’écriture. Le seul élément que je pourrais souligner est que la littérature m’a conquise au collège et ne m’a jamais plus quittée. Mais, lire n’est pas écrire bien l’un puisse susciter l’envie de s’essayer à l’autre.

Il aura fallu des circonstances peu agréables pour que cette envie se transforme en projet. En 2015, je me lançais dans l’écriture de mon premier roman Orages que mes proches m’ont convaincue de faire éditer. La toute jeune maison d’édition Taurnadad’édition Taurnada me donnait ma chance en acceptant de publier cet ouvrage. Depuis nous traçons notre route ensemble puisqu’en 2017 paraissait mon second roman L’Impasse, en 2018, De la terre dans la bouche et le 17 janvier 2019, Mon ombre assassine .

Dans chaque roman, une thématique particulière : la vulnérabilité des mères célibataires, le déclin des anciennes cités minières, les femmes pendant l’Épuration ou les femmes tueuses en série.

Pour chaque histoire, des êtres confrontés à des situations violentes, contraints de faire des choix et de se heurter à la part de noirceur présente en chacun de nous.

Dans chaque récit le spectaculaire s’efface devant la psychologie des personnages et l’environnement qui construit ou déconstruit un individu. »

Pour lire les vidéos d’Estelle :

https://www.youtube.com/watch?v=xRHw-w312eo

https://www.youtube.com/watch?v=pw0jwBFkDBM

https://www.youtube.com/watch?v=l_quEdaHCFM

Estelle Tharreau – Crédit photo Aurélie Pétri

« Les terres du Mal », le nouveau roman d’espionnage de Bruno Birolli

Les premiers exemplaires sont arrivés chez l’éditeur Tohubohu… « Les terres du Mal » – mon quatrième livre – et « Le music-hall des espions  » – le précédent. Tous deux poursuivent « La suite de Shanghai »… En librairie le 22 février 2019. Bruno Birolli 

« Je n’écris pas des polars mais des romans d’espionnage. Et la précision mérite d’être soulignée : dans une intrigue policière si le Bien ne triomphe pas forcément, le Mal est toujours vaincu. La question ne se pose pas dans l’espionnage, une activité d’emblée illicite. Tous les pays ont des lois le qualifiant en crime. Le renseignement et l’intoxication de l’adversaire – ultime réussite dans cette profession – sont par essence des activités amorales où les scrupules n’ont pas lieu d’être. (Je ne parle pas des services actions – eux carrément criminels puisqu’ils organisent des assassinats.) »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Ce matin pour son  vingtième deuxième  Portrait du jour – Criminocorpus le roman d’espionnage s’invite sur le carnet avec notre invité du jour Bruno Birolli , grand connaisseur de l’Asie où il a séjourné vingt trois ans comme journaliste.

Les lecteurs du blog seront charmés par le  premier tome de La Suite de Shanghai, « une série policière aux effluves d’alcool anglais et de jazz américain dans une chaleur moite qu’un ventilateur de plafond fatigué ne parvient pas à rafraîchir »… Le Music Hall des espions – YouTube

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/47046

140 – Portrait du jour : Isabelle Malowé, l’auteure du roman « Les Rumeurs de la Terre »

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

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La rédaction du carnet criminocorpus  reçoit aujourd’hui pour son 14Oème Portrait du jour Criminocorpus Isabelle Malowé, l’auteure du roman Les rumeurs de la terre.

Isabelle Malowé est née en 1973 et vit actuellement dans le sud-ouest de la France. Elle est soignante et a exercé son métier en région parisienne au contact de personnes en grande précarité. Cette dernière expérience lui a inspiré « Hallali » ainsi que « L’Ivresse des jours à venir », deux romans publiés chez Publibook. Elle travaille sur d’autres projets littéraires, s’interrogeant sans cesse sur les rapports humains.

Elle est l’auteur de plusieurs romans, dont Toulkelila qui a obtenu un prix littéraire en 2014.

En 2015,  son roman Les Rumeurs de la Terre –  aux Editions ROD – a également été récompensé par deux prix littéraires – Figeac et celui des Gourmets de Lettres décerné par la ville de Toulouse.

En 2017,  la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme lui offre le prix littéraire de la LICRA pour ce même ouvrage.

Les Rumeur de la Terre a reçu le prix Licra 2017 conjointement avec Pascal Bruckner qui n’est plus la peine de présenter pour son oeuvre particulièrement riche: romans, récits, essais théoriques et critiques et qui témoigne de sa renommée.

Isabelle Malowé sera présenté au salon du livre de Paris du samedi 16 au lundi 18 mars.
Stand L41 CED-Cedif

Site d’ Isabelle Malowe

PAR  · 5 AOÛT 2017

Le roman d’Isabelle Malowé évoque l’époque glorieuse du Mali, ce pays abîmé. Découvrez le destin hors normes de Soundjata. Il n’est pas né puissant, bien au contraire. Il s’est élevé et a lutté toute sa vie durant. Une belle leçon de courage et de persévérance. L’impossible ne l’est pas toujours, question d’audace et de volonté. Enfant handicapé d’une femme méprisée, il étendit son influence sur un vaste territoire et prôna l’égalité inconditionnelle entre les Hommes.

Laissez-vous emporter par l’ambiance particulière de ce roman où l’imaginaire est considéré comme une facette de la réalité. Les arbres ont un langage propre, les animaux pensent et soutiennent les agissements des maîtres chasseurs, les êtres sont reliés les uns aux autres et connectés à leur environnement. Là-bas, la Terre laisse éclater quelques rumeurs à l’attention des hommes instruits et bienveillants.

Éditions Rod

Isabelle Malowé a tout d’abord exercé le métier d’infirmière. Elle a toujours été une personne engagée. Très rapidement, elle a compris que la littérature serait une alliée inégalable pour exprimer ses indignations et porter aux nues la poésie essentielle à sa subsistance.

Isabelle Malowé a reçu le prix littéraire du salon de Mazamet pour son roman Toulkelila. Son roman suivant, Les Rumeurs de la Terre, a remporté le Grand Prix littéraire 2015 du roman des « Gourmets de Lettres » de la ville de Toulouse, ainsi que le Prix Figeac 2015.

Rencontre avec Isabelle MALOWE, « Les Rumeurs de la Terre …

Nancy Wake. La plus française des australiennes. Respect

50875242_2008160935972943_194170712628396032_nNancy Wake. La plus française des australiennes. C’est l’histoire d’une jeune australienne au caractère indépendant qui partit vivre aux USA et Europe à 18 ans, avec un petit héritage en poche. Devenue journaliste, elle parcourut l’Europe et vit l’Allemagne devenir hitlérienne, notamment les premières exactions de la SS sur les juifs. Tombée amoureuse de la France, Nancy se maria en novembre 1939 avec un mondain français (Henri Fiocca) et vécut entre Paris à Marseille. Ne restant pas en place, elle devint ambulancièreen 1939-1940. Elle voulait servir. Après la défaite, Nancy choisit son camp, celui de la résistance. A l’instar de son mari. Elle devint, comme d’autres femmes, courrier, avant de s’occuper d’une filière d’évasion (réseau Albert Guérisse alias Pat O Leary-Ian Guerrow) de Britanniques restés en France (janvier 1941). Malheureusement, l’après novembre 1942 et la fin de la ligne de démarcation rendit la vie impossible au couple. La Gestapo se rapprocha. Nancy devint pour eux, la « souris blanche ». Une femme résistante introuvable. Tête mise à prix 5 millions de franc! Le réseau d’évasion fut trahi puis démantelé en mars 1943. Nancy partit. Henri décida de rester. Sur le chemin vers l’Espagne, – contrôle de routine – Nancy s’enfuit, est blessée, arrêtée. Emprisonnée quatre jours, elle sera torturée mais ne dira rien. Libérée sur un quiproquo peu clair (Les Allemands l’auraient prise pour une autre, on évoque aussi un rôle de Albert Guérisse), elle réussit à rejoindre Londres. Guérisse, finalement, est capturé (2 mars, restera emprisonné). Peu après, Henri Fiocca est arrêté (il n’en réchappera pas, mort 16 octobre 1943).

50881527_2008161059306264_4379298381856505856_nArrivée en Grande-Bretagne par l’Espagne, Nancy se présenta au BCRA (services secrets France libre) qui l’éconduit. Trop…britannique à leur goût. Le SOE, lui, l’engagea aussitôt. Ce sera presque un an de formation. Brillante autant qu’enjouée elle fera la fierté des formateurs. Notamment au tir. Nancy (devenue Hélène ou la « sorcière ») fut parachutée le 1er mars 1944 comme agent de liaison au-dessus de la forêt de Tronçais (réseau freelance de John Farmer alias « Hubert » au profit des mouvements de résistance d’Auvergne de Emile Coulaudon alias « Gaspard »). Elle sera surprise à « l’atterrissage », suspendue à un arbre, par le capitaine Henri Tardivat, étonné que ce nouvel agent soit « un si joli fruit ainsi attaché ». Toute de suite Nancy recruta des combattants, répartit les dépôts d’armes, harcela Londres pour en avoir plus. Elle parcourut des centaines de kilomètres en vélo. A l’occasion, Nancy fit le coup de feu (elle tua une sentinelle lors de l’attaque de la gare de Montluçon), se proposant même d’exécuter une espionne femme que les résistants n’avaient pas le courage de fusiller. Bientôt les 7000 maquisards d’Auvergne lancèrent des actions coordonnées. Ainsi, ils « immobilisèrent » jusqu’à 22000 allemands (21-22 juin 1944) contre eux…en tuant beaucoup (on « évoque » 1400 pertes). Après la libération, Nancy the « witch » rentra en Angleterre. Elle n’apprit la mort d’Henri que fin 1945 et s’en voudra de lavoir laissé, lui qui ne trahit jamais son nom.

A sa mort, en 2011, elle demanda que ses cendres soient versées sur Verneix, près de Montluçon, où elle combattit, choisissant la France comme dernier refuge. Ce qui fut fait le 11 mars 2013.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

130- Portrait du jour : Pascal Houmard, l’auteur de la trilogie consacrée aux enquêtes de la cheffe de la « Crim » lausannoise, Antigona Krestaj.

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Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

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Pour son 130ème portrait du jour, , la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de bonheur Pascal Houmard, l’auteur de la trilogie consacrée aux enquêtes de la cheffe de la « Crim » lausannoise, Antigona Krestaj.

Bienvenue à ce passionné d’Homère. Cet auteur mérite d’être lu. Ph.P.

Portrait Pascal HOUMARD – auteur – « La Surnommeuse » (parution 2017), « L’affaire Saint-Roch » (2018), « Acrostiches » (fin 2019) – éditions MON VILLAGE.

Natif de Lausanne où j’ai passé les vingt-cinq premières années de ma vie, j’y ai laissé un peu de mon coeur en partant m’établir à l’autre bout du canton. Gagné par la nostalgie, j’ai choisi de convoquer cette cité dans l’écriture d’un roman, « La Surnommeuse », devenu le premier tome d’une trilogie policière.

De fait, Lausanne est partie constituante des trois volets : elle fournit non seulement le décor de l’action, mais aussi ses instances, dont, notamment, sa police municipale, alors que les personnages principaux, policiers comme criminels, évoluent dans cette ville, quand ils n’en sont pas aussi issus.

Polar ou roman policier ?

Si tant est qu’un polar se caractérise par la mise en relief des travers de la société et par la prédominance d’une intrigue noire et rouge à l’envi, force est de reconnaître que La trilogie de Crystal s’en écarte par ses éléments romanesques : non seulement l’orientation est résolument littéraire, en témoignent le style d’écriture (qui fait la part belle, entre autres, aux jeux de langage) et les thèmes évoqués (dont les références à la mythologie grecque), mais encore l’axe psychologique est fortement marqué, la focalisation interne laissant le lecteur s’immiscer dans le fonctionnement des personnages ; enfin l’on note une intention informative (un paratexte composé de notes accompagne chaque volume).

Romans réalistes plutôt que réalité romancée.

La trilogie de Crystal, baptisée du surnom donné à la commissaire Antigona Krestaj, suit cette dernière sur dix-huit mois de son quotidien professionnel : un quotidien rythmé par trois affaires criminelles qui défraient la chronique.

Même si les enquêtes sont traitées, du point de vue du contexte spatio-temporel et du mode opératoire, de manière à conférer un certain réalisme au récit, ce dernier ne relate pas des événements s’étant réellement produits, s’en inspirant tout au plus en partie.

L’héroïne principale, inspectrice depuis 1999 et totalement dévolue à sa fonction, voit sa tâche compliquée par le fait qu’elle a repris de manière inattendue la direction de la Crim lausannoise, en remplaçant au pied levé un chef victime de burn-out. Mais plus encore qu’à de nouvelles responsabilités et à des enquêtes complexes, c’est à sa rencontre avec l’amour qu’elle n’était pas préparée, ce d’autant que le coup de foudre se produit avec le prévenu d’une des trois affaires.

« Mais David ? Qu’avait-il développé de si particulier, de si décisif qu’il avait suffi d’une seule rencontre pour chambouler un déséquilibre patiemment construit pendant quarante ans ? Elle le trouvait à son goût, c’était clair, mais l’attrait physique n’aurait pas suffi à la décontenancer à ce point, elle ne le savait que trop, pour avoir vécu assez sereinement plusieurs liaisons avec des hommes dont la compagnie et l’étreinte seules lui plaisaient. Et c’était pas mal, déjà. Surtout que ce n’était pas suffisant pour la chambouler. Des passades, qui ne duraient jamais que quelques mois, une année tout au plus, des contrats à durée déterminée, sans engagement véritable pour les deux parties. Elle tenait en effet à mettre les choses au clair dès l’abord, ne supportant pas l’idée de faire souffrir l’autre, et moins encore elle-même ! Dès que le partenaire ne respectait plus une des clauses de l’accord, qu’il voulait modifier les règles du jeu, elle quittait la partie. Elle en retrouverait un autre quand elle le voudrait… Mais, avec David, tout allait à contre-sens et elle ne s’expliquait pas ce chavirement de cœur, parce qu’elle le redoutait plus encore comme un naufrage moral. » (« La Surnommeuse », chap. 9)

Un policier mythologique

Pour couronner le tout, Antigona doit faire face à ses collègues de la police cantonale, qui lui rendent la vie dure quand, débordant des limites qui lui sont imparties, la municipale vient par malheur empiéter sur leurs plate-bandes.

Enfin, la commissaire Krestaj vit un combat intérieur entre son besoin de justice et sa soif de vérité, un duel rémanent que se livrent son Créon et son Antigone, comme elle les nomme, en référence au fameux mythe d’Oedipe.

« Bien que désespérant d’être comprise, elle lui raconta la légende d’Antigone, digne représentation à ses yeux de la quête de la vérité, et de son oncle, Créon, figure du monarque tenant par-dessus tout à faire respecter la loi et personnifiant à ses yeux la recherche de la justice. Elle expliqua qu’en elle, depuis toujours, luttaient un côté Antigone et un côté Créon. Drôle de binôme pas si complémentaire que cela, plutôt antagoniste, même, et parfois dérangeant. » (« L’affaire Saint Roch », chap. 2)

Trois romans intimement liés.

Même si les deux premiers volets peuvent être lus séparément, ils forment une unité qu’on découvre à la lecture du troisième tome (à paraître). Ce dernier, reprenant des éléments des deux affaires précédentes en sorte de boucler la boucle, ne peut donc supporter l’économie des volumes précédents.


Silvia Monfort. La casque d’or de la Résistance française

 

 « C’était au temps où les gens qui s’aimaient s’écrivaient en prenant le temps de se le dire avec de vrais mots dans cette belle langue française qui se meurt : faute d’amour et… de combattants ! »

Silvia Monfort. La casque d’or de la résistance. 1943, Silvia, pseudonyme de Simonne Favre-Bertin, déjà actrice, 20 ans rencontre son futur mari, Maurice Clavel (jeune agrégé de philo). Tous deux, jeunesse voulant en découdre, ne désirant pas en manger comme certains intello collabos, vont s’engager dans la résistance , réseau Libération Nord Eure et Loire. Dès lors, elle et Maurice, devenu Sinclair, vont parcourir tout le département pour coordonner les actions, recruter des hommes, organiser le ravitaillement, recueillir les parachutages. La gestapo va chercher partout une jeune et jolie femme blonde sans jamais l’attraper. 11 août 1944, ils vont faire partie de ceux qui vont soulever l’Eure et Loire dans l’attente de l’armée américaine. Le combat, huit jours, sera sanglant mais victorieux. Moment suprême de ce temps héroïque, c’est Silvia Monfort, avec d’autres, qui accueillera le général de Gaulle dans Chartres libérée le 23 août, sur le parvis de la cathédrale. Le lendemain Silvia montera sur Paris et fera le coup de feu devant le palais du Luxembourg. Elle sera décorée de La Croix de guerre en 1945 et…jouera Jeanne d’Arc dans un spectacle destiné à financer les familles des résistants tués au combat.

Cette grande actrice évoquera son action dans le livre : il ne m’arrivera rien. 1946. Elle ne mît jamais en avant son rôle dans la résistance. Quelques lignes de Silvia sur cette période : « C’était au temps où les gens qui s’aimaient s’écrivaient en prenant le temps de se le dire avec de vrais mots dans cette belle langue française qui se meurt : faute d’amour et … de combattants ! »

Source asso de recherche pour la mémoire de la résistance en Eure et Loire.

N’hésitez pas à partagerRudolph de Patureaux Ecrivain

Simonne Marguerite Favre-Bertin, plus connue sous le nom de Silvia Monfort, est née le 6 juin 1923 dans le quartier du Marais. Son père n’est autre que le sculpteur Charles Favre-Bertin. Suivant sa scolarité en pensionnat, elle réussit à obtenir son baccalauréat à quatorze ans et demi. Elle s’inscrit ensuite au cours de théâtre de Jean Hervé et Jean Valcourt. A seize ans, elle fait la rencontre de Maurice Clavel, son futur époux. Elle milite à ses côtés, pendant la guerre et participe à la libération de Nogent-le-Rotrou et de Chartres en 1944. A la fin de la guerre, elle se fait décorer de la croix de guerre par le Général De Gaulle et de la Bronze Star Medal par le Général Patton…

Pour en savoir plus sur le site de

 http://www.premiere.fr/Star/Silvia-Monfort


« Je suis Marie Hackin … J’ai été la première femme nommée compagnon de la Libération…à titre posthume » – Respect

« Je suis Marie Hackin. Je suis née luxembourgeoise sous le nom de Parmentier en 1905. Passionnée des civilisations anciennes, je suis entrée à l’école du Louvre à Paris et j’y ai rencontré mon mari, Joseph Hackin, archéologue (lieutenant en 1914, croix de guerre et légion honneur, trois blessures). Dès lors, je suis devenue française et j’ai embrassé faite et cause pour mon nouveau pays. L’horrible défaite de mai-juin 1940 nous a surpris en mission en Afghanistan. Entre deux fouilles, mon mari servait comme commandant à la légation française de Kaboul depuis septembre 1939. Nous étions des tricolores à l’autre bout du monde. Le 6 juillet de cette année maudite, mon mari et moi avons envoyé un message au général de Gaulle : Nous nous rallions à la France libre. Je suis arrivée à Londres en octobre 1940 et de suite j’ai voulu servir. Alors, avec Simone Mathieu, et tout en étant intégrée à l’école des cadets officiers, nous avons créé le corps des volontaires féminines de la France libre (casernement à Hill street). Je suis devenue sous-lieutenant. Puis Joseph a été nommé comme délégué de la France libre pour les Indes. Je l’ai accompagné. Nous avons pris le cargo Jonathan Holt en partance de Liverpool le 20 février 1941. Convoi OB-289. Route de l’ouest. Quatre jours plus tard, à 02h12, point 61°10′N 11°55′W, notre navire été coulé par le U97 au sud-ouest des iles Feroe. Ni moi ni Joseph n’avons survécu. J’ai été la première femme nommée compagnon de la Libération…à titre posthume. Mon nom a été donné à la caserne des volontaires françaises libres à Londres (avril 1941). »

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