Archives pour la catégorie Vidéos d’appui

Histoire de la sorcellerie (Colette Arnould)

Date de parution : 6 juin 2019 – Que sait-on vraiment des sorcières et de leurs charmes ? Quelles fonctions leur ont été attribuées ? Et surtout, quelles représentations a-t-on projetées sur ces créatures surnaturelles ?

Toujours redoutées, souvent dénoncées et parfois brûlées, les sorcières hantent depuis toujours l’imaginaire occidental. Les Grecs avaient les leurs et nos sociétés contemporaines continuent d’en cultiver l’image. Colette Arnould retrace l’étrange histoire de la sorcellerie de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle dans un récit qui dépasse largement la simple chronique : au fil des pages se profilent quelques grandes questions telles que la place des femmes dans la société, la tolérance ou la fascination pour le mal et la violence. Autant de sujets d’une actualité inquiétante.

Docteur de l’université Panthéon-Sorbonne, Colette Arnould est professeur de philosophie. Elle est l’auteur, chez Tallandier, d’Histoire de la sorcellerie en Occident …

https://www.tallandier.com/catalogue/

Une femme au front : mémoires d’une reporter de guerre (Martine Laroche-Joubert)

Une grand reporter de guerre raconte. Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu’aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l’éclatement de l’URSS au siège de Sarajevo, de l’apartheid en Afrique du Sud à l’élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.

Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n’est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l’ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c’est avec sincérité qu’elle interroge cette envie de l’action et cette passion de l’ailleurs qui l’ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier.

Éditeur Cherche-Midi (Le)

Collection Documents

 

 

« Martine Laroche-Joubert, grand reporter au service étranger d’Antenne 2 puis France 2 (des années 80 à 2017), spécialisée dans les zones de conflits, publie ses mémoires.

Un livre qui sera en vente dès ce jeudi et présenté ainsi par l’éditeur Cherche-Midi :

Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu’aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l’éclatement de l’URSS au siège de Sarajevo, de l’apartheid en Afrique du Sud à l’élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.

Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n’est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l’ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c’est avec sincérité qu’elle interroge cette envie de l’action et cette passion de l’ailleurs qui l’ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier. » http://www.leblogtvnews.com

 

173 – Portrait du jour : Cécile Delacour-Maitrinal, auteur de « Ange Gardien »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Après la fée Sandra Amani la rédaction du carnet criminocorpus accueille pour son 173ème portrait du jour  la romancière Cécile Delacour-Maitrinal.

Née en 1978, Cécile Delacour-Maitrinal a été bercée depuis son enfance par la littérature fantastique, et particulièrement par les livres de Stephen King.

Son roman Ange-Gardien … a reçu le prix Jeunesse 2012 du salon du livre d’Aumale et le prix du Lion’s club Louviers le Neubourg. Son thriller fantastique, La Moisson des ténèbres , a été récompensé par le prix des collégiens d’Aumale en 2016.

Versailles,mécanique et botanique est son premier recueil de nouvelles.

Bienvenue Cécile Delacour-Maitrinal sur le site de CriminocorpusPh.P.

1- Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché, votre première publication ?

J’ai commencé à écrire à l’âge de 13 ans suite à une rédaction en cours de français. Il s’agissait de décrire un personnage de roman policier qu’on devait inventer. Ma professeur de français m’a encouragée à écrire plus.

Mes écrits sont restés dans mes tiroirs jusqu’en 2010. Là j’ai eu l’envie de faire lire le premier roman que j’avais écrit en entier : Association Génius .

Un éditeur s’est intéressé à mon travail et a proposé de me publier.

2- Avez-vous des thématiques de prédilections ?

J’aime tout ce qui touche au surnaturel. Mais je ne me restreins en rien. J’ai écrit l’histoire d’un fantôme qui se retrouve à protéger une jeune fille. Les aventures de jumelles dans un monde parallèle à la Terre. Le destin d’une sorcière à la découverte de ses pouvoirs. Les enquêtes d’une fontainière au Château de Versailles dans un passé alternatif. La rencontre entre la légende de Saint Romain et des événements ayant lieu à Rouen à l’époque contemporaine. Et actuellement je travaille sur un roman qui met en scène les anges

3- Que pouvez-vous nous dire à propos de votre dernier roman ?

Mon dernier roman, Le château de glace , est la suite de Pangera.

C’est la suite des aventures de jumelles humaines qui se retrouvent dans un monde où toutes les mythologies sont réelles. Elles y découvrent que leur destinée est de protéger les habitants de cette planète.

C’est un roman qui mélange aventure, amour, magie, créatures fantastiques…

4 – Avez-vous d’autre projet en écriture ?

J’ai deux projets à venir.

Le premier est un court roman illustré qui paraîtra aux EditionsAdapt’tout dys.

Il sera destiné aux enfants à partir de 9 ans et qui souffrent de troubles dyslexiques.

Ce sera le premier d’une série dont le titre est Projet Renaissance.

Il devrait être publié en juin prochain.

Le second verra le jour en novembre 2019 aux Editions Mes Moires

Ce sera le premier roman d’une tétralogie sur la mythologie des anges. On y suivra la formation des futurs Séraphins.

Le titre de la tétralogie est la Brigade des Anges.

5 – Que souhaitez-vous partager avec vos lecteurs ?

Ma seule ambition quand j’écris est de distraire mes lecteurs, de les emmener loin de leur quotidien.

Et si je peux amener certains adolescents à la lecture … c’est un gros plus !

 

 

172 – Portrait du jour : Une fée s’invite sur crimino, la romancière Sandra Amani

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul,et, pour son 172ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir la romancière Sandra Amani

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Née en 1966, Sandra Amani partage son temps entre Paris et son cher Morvan où elle a ses attaches familiales.

Professeur de français, elle est l’auteur de nombreux livres dont trois romans pour la jeunesse. Parmi lesquels : « Légendes du vignoble  » (2009) et « Légendes du Morvan » (2007) parus aux éditions de L’Escargot Savant.

Sandra Amani a passé des années à fouiner dans les villages, pour nous offrir une première série de légendes, rééditées à trois reprises, donnant aussi une bande dessinée, aiguisant l’appétit des cinéastes… Mais surtout, rendant au Morvan la part la plus secrète de son patrimoine, et coloriant cette lourde montagne de son histoire qui lui colle tant au relief.

Puis Sandra a écrit les fantômes et fées des châteaux, les légendes du vignoble, les amours passionnés des célèbres bourguignons.

Avec ce nouveau livre, elle nous fait partager son enfance, quand, gamine, elle courait des sombres forêts aux lacs dormants qui aujourd’hui, font encore peur… Pour notre bonheur, elle repeuple cette nature et ces villages d’êtres que les Anciens y ont placés, en nous offrant aujourd’hui un nouveau bouquet de légendes.

La rédaction du carnet criminocorpus attendait une fée. C’est désormais acquis, Sandra Amani rejoint le cercle très prisé des amis de Criminocorpus. Bienvenue Sandra. Ph.P.

Portrait pour les lecteurs de criminocorpus : « Quand, dans les années 90, Sandra Amani , « pour passer le temps », écrivit un essai fantastique de 30 pages qu’elle intitula « les rails du passé », elle n’aurait jamais cru qu’en 2001 débuterait pour elle une véritable odyssée, non pas de l’espace, mais de l’écriture. Pleine d’énergie, elle envoya son manuscrit à plusieurs maisons d’édition qui, pour la plupart, lui répondirent poliment que le texte « ne répondait pas à leurs critères ». En gros, qu’elle ferait mieux d’arrêter d’écrire et de retourner à son métier de professeur de français, métier qu’elle adorait et adore toujours d’ailleurs.

 

Mais un matin, le téléphone sonna. Une dame lui dit : « Bonjour… Madame Altman, éditrice, à l’appareil, j’ai bien reçu votre manuscrit. Je ne peux pas le publier en l’état mais j’aime votre écriture et j’aimerais que vous m’écriviez un roman pour la jeunesse… ». L’aventure commençait. Deux autres romans succédèrent à celui-ci. Puis, en 2007, sa rencontre avec Christian Kempf aux éditions de l’Escargot savant marqua un nouveau tournant dans sa carrière d’écrivain. Originaire du Morvan où elle a grandi en compagnie de ses grands-parents, Sandra a passé beaucoup de temps à se promener à travers les sentiers des belles forêts de cette région. De châteaux en ruines en pierres mystérieuses, au gré de ses balades, elle se passionna pour les légendes attachées à ces lieux. Naquirent Les Légendes du Morvan , un livre qui fut un vrai succès et qui donna envie à Sandra de poursuivre dans cette voie. « Quand un endroit possède une légende, je la réécris à ma sauce, je donne vie aux personnages, quand il n’en possède pas, j’en créé une ». Le livre fut réédité plusieurs fois. Deux contes furent adaptés en ouvrages pour enfants, nouvelle expérience de l’auteure qui dit avoir choisi ses illustratrices parmi ses amies. « On travaille mieux encore avec les gens qu’on aime », avoue cette passionnée de la vie et des gens. Enthousiaste et même un peu « touche à tout », Sandra eut l’idée de scénariser une bd. Sa rencontre avec Julien Grican, illustrateur parisien lui en offrit l’opportunité. Cette bd fut suivie de deux autres, dont la dernière, le Songe de Charlemagne, magnifiquement illustré par Isa Python, est consacrée aux 900 ans de la Basilique Saint-Andoche de Saulieu. « Ce travail m’a énormément plus car, n’étant pas historienne pour deux sous, il a fallu que je me plonge dans l’Histoire afin de la retracer fidèlement ».

Durant sa carrière, Sandra Amani rencontre différents éditeurs. L’un d’eux, Dominik Vallet , qui dirige les Editions Temps impossibles Temps impossibles, lui permet de publier un recueil de nouvelles, les Chemins du mystère . « Un livre cher à mon coeur car il m’a permis de créer des histoires qui ne sont ni des contes, ni des légendes. J’ai mis énormément de moi-même dans mes personnages. La nouvelle est un genre que j’ai toujours apprécié, de Maupassant à Buzzatti, et écrire cette forme de texte est la concrétisation d’un de mes rêves. »

L’aventure ne s’arrête pas là car Sandra vient de publier chez cet éditeur un tome 3 des Légendes du Morvan , dont la couverture est attribuée à Pierre Labrousse , « un homme adorable qui peint extraordinairement bien le Morvan ». Le livre possède de belles photos des lieux évoqués, photos offertes par des gens ayant tous pour point commun l’amour de la région.

« Mon plus grand plaisir, c’est de faire partager mon amour pour la région et la littérature, mais aussi de faire découvrir d’autres auteurs ». En effet, Sandra AMANI anime à présent une fois par mois une émission de radio sur France Bleu Auxerre, émission où, en compagnie de sa copine Catherine Marchesin , elle permet aux auditeurs de gagner des livres et de mettre à l’honneur des auteurs de la région ».

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171 – Portrait du jour : Patrick F. Cavenair, l’auteur du roman « Les démons de l’Elysée »

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Pour son 171ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Patrick F. Cavenair .

Né en 1967 à Paris, il se passionne pour les différentes formes de pouvoir : politique, économique et spirituel. Parallèlement à une carrière de journaliste et de consultant, il a parcouru les lieux les plus mystérieux de France en tentant de comprendre leur symbolique historique et esthétique.

Patrick F. Cavenair publie chez Ramsay : LES DEMONS DE L’ELYSEE , un thriller au sommet de l’Etat.

Dans un bureau de l’Élysée, un proche conseiller du Président est retrouvé empoisonné, mutilé et complètement nu. Le commissaire Marchelieu est discrètement convoqué sur place par Emmanuel Macron. L’enquête est des plus délicates pour ce flic obèse et taciturne, pourtant rompu aux coups tordus. Rien ne doit filtrer dans le palais, et encore moins à l’extérieur… Pourtant, dans ces conditions étouffantes, seul un journaliste peut l’aider à répondre à cette question : pourquoi le meurtrier a-t-il mis en scène son crime en s’inspirant d’un tableau diabolique de Jérôme Bosch ? Une femme inconnue, installée depuis de nombreuses années à l’Élysée, dénonce la sexualité débridée des hommes politiques sous la Ve République. Personne ne la connaît. Pourtant, elle sait tout… même les noms des prochaines victimes empoisonnées.

Chez Ramsay – Collection(s) : Blanche

L’interview de Patrick F Cavenair  réalisé par Christophe Mathos pour les lecteurs de criminocorpus

– Votre roman Les Démons de l’Élysée nous ouvre les portes d’un lieux particulièrement secret de la République. Pourquoi avoir choisi d’y commettre un meurtre ?
C’est un pari avec mon éditeur ! En effet, mes deux personnages, le commissaire Marchelieu et le journaliste Ventadour étaient déjà aux prises avec le Ministère de l’Intérieur dans mon précédent roman Fusion froide – en d’autres termes, le sanctuaire de la police ! Il fallait un lieu encore plus mythique et l’Élysée correspondait bien à ce défi. En effet, le palais est gardé jour et nuit par des gendarmes, des CRS et des policiers. Il y a même des Gardes républicains armés dans les couloirs. Le crime y est impossible ! Et pourtant…
– Et pourtant, en 1994, François de Grossouvre, le conseiller de Mitterrand, est retrouvé mort dans son bureau, terrassé par une balle.
J’ai rencontré l’un des protagonistes de cette affaire, témoin de la stupéfaction qui a saisi le personnel de l’Élysée au moment de cette affaire obscure. Il faut imaginer ce lieu si protégé, aux dorures étincelantes où seul le crépitement des rares appareils photos couvre les bruissements de réunions secrètes, de négociations internationales et de rumeurs d’alcôves. J’ai imaginé un autre événement du même ordre, mais cette fois-ci nous sommes en 2019. Les témoins d’un meurtre à l’Élysée ont quelques minutes pour prendre la bonne décision. Et, visiblement, ils n’ont pas pris la bonne !
– Vous retracez avec un réalisme troublant la vie quotidienne au palais de l’Élysée, vous semblez même en connaître les sous-sols sombres, les zones militaires ultra-protégées, un véritable labyrinthe. C’est de l’invention ou c’est vraiment comme ça ?
J’ai eu la possibilité de visiter à plusieurs reprises différentes parties de l’hôtel du compte d’Évreux, c’est ainsi qu’il s’appelait autrefois. J’ai également réalisé des entretiens avec des témoins et du personnel de l’Élysée. Enfin, je me suis plongé dans la documentation disponible et dans des plans anciens du « Château » réalisé pour Napoléon III. Je me suis même un jour retrouvé à quatre pattes dans un bureau avec un conseiller d’un Président à soulever des lames de parquet pour identifier un détail très mystérieux de l’Élysée.
– Quel Président ?
 l’un des trois derniers !
– Vous êtes peu bavard sur vos sources…
Je ne peux pas tout dire… Mais ce récit conte beaucoup de choses vraies auxquels les journalistes n’ont pas accès. C’est ce qui fait la force du roman.
 Compris, on n’en saura pas plus ! Votre thriller donne aussi une image très sexualisée du pouvoir, on y retrouve des protagonistes et des affaires de mœurs assez spéciales dans les allées du pouvoir. L’affaire des photos de Mme Pompidou, l’hôtel new-yorkais quitté précipitamment par Strauss Khan, la mort de Lady Diana et j’en passe. N’avez-vous pas un peu forcé le trait sur les mœurs de nos politiques ?
 Il me semble que l’actualité nous révèle suffisamment, et parfois ad nauseam ce qui se passe sous la ceinture des politiques. Mais au-delà du pur fantasme sexuel, il y a chez eux une véritable jouissance à exercer le pouvoir, à s’élever au-dessus de certaines réalités quotidiennes, à prendre des décisions qui marqueront les décennies à venir. Certains hommes ou femmes politiques ont en effet évoqué une forme de libido politique. Les conseillers qui gravitent autour du Président sont également dans des situations hors du commun. Une recommandation, un trait de crayon, un coup de fil peuvent avoir des conséquences heureuses ou terribles pour une personne ou des groupes d’individus. En même temps, la moindre erreur est fatale, le chute peut être très douloureuse.
 Votre thriller évoque aussi les trafiquants d’œuvres d’art, un milieu troublant où les montants des vols sont vertigineux. Pourquoi avoir associé la peinture avec la politique ?
Je me suis appuyé sur un tableau mythique de Jérôme Bosch exposé au Prado. Dans sa partie centrale, le tableau – peint aux environs de l’an 1500 – évoque une sorte d’Eden ou d’Élysée aux mœurs débridées. Mais la partie droite présente un univers terrible où des monstres fantastiques réduisent les hommes à l’état d’esclaves, ils sont mutilés et torturés. C’est aussi une image du pouvoir : les excès conduisent à une chute dans l’enfer.
Merci, Patrick Cavenair, en matière de chute, le roman réserve bien des surprises jusqu’à la fin !

170 – Portrait du jour : Yvan Michotte, auteur et éditeur nous invite dans son « cargo imaginaire »

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Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMORet de Criminocorpus.

Pour son 170ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Yvan Michotte .

Yvan Michotte sort un premier roman policier en 2012, Rouge Turner , aux éditions Cogito. Cet ouvrage voit naître Joshua Pastorius, son détective privé fétiche. Dans cette enquête, le peintre William Turner se retrouve mêlé à une série de crimes.

« Depuis 2016 marque également la naissance du cargo imaginaire , la maison d’édition qu’Yvan Michotte rêvait de créer depuis longtemps. Cette maison d’édition a pour objet de publier des ouvrages de fiction : du roman policier à la fantasy, en passant par la littérature générale. Yvan Michotte a mille livres en tête, à lui de les écrire. Ses plaisirs d’auteur sont aussi des plaisirs de lecteur… il écrit, il lit et parfois il dort… ou bien il imagine qu’il dort et lorsqu’il se réveille, à nouveau il écrit… »

Bienvenue Ivan sur le site des « ARISTOS DU CRIME ». Ph.P.

« Me voici… Yvan Michotte, bricoleur des mots…

  1. Pourquoi écrire quand on peut prendre l’air, se promener, vivre ?

J’aime écrire par pur plaisir, et ce depuis longtemps. À la base, je suis un lecteur et un spectateur de films. En fait, j’aime suivre des histoires. Ces histoires, ce sont donc celles des autres, ou bien celles qui vivent en moi comme autant de petites vies partagées. Je m’invente un monde quand je suis devant mon clavier, et je regarde ou lis ceux des autres quand je suis un simple spectateur, un lecteur. Mais tout cela vient du même processus, de la même énergie. Sortir de soi, vivre mille vies, être soi et ailleurs en même temps, c’est là un plaisir sans limite, et sans limitations.

Alors oui, pourquoi écrire si l’on peut vivre tout simplement ? Eh bien parce que la vie intérieure est aussi importance que la vraie, celle des chemins, des cafés, des gens drôles ou bien salauds. J’ai ce besoin en moi, cette énergie créatrice qui m’appelle et me pousse à aller voir ce qu’il y a derrière cette idée que je bricole dans un coin de ma tête. Oui, je suis un bricoleur des mots.

  1. C’est quoi un bricoleur des mots ?

C’est un artisan qui cent fois, mais avec une foi immense, allume son ordi et pianote, arrange, refait, réfléchit, recommence, se désole, sourit, se vexe, se réjouit. C’est moi, simple besogneux du clavier qui sait que le talent, c’est 1% d’inné et 99 % de sueur et de satisfaction, de contrariété, de joie, de bonheur de voir les mots s’orchestrer à peu-près comme on le désire.

  1. Pourquoi écrire du polar ?

Pour sonder notre petit monde, pour être au plus près de ce qui fait que nous sommes nous. Écrire des polars, c’est aller au café du coin dans la peau d’un autre, c’est flinguer, c’est creuser, c’est pénétrer là où personne n’ose aller, c’est avoir peur, c’est avoir faim, c’est sentir la mort et c’est regretter d’être là. Le polar est un merveilleux véhicule pour foncer là où le vent nous mène, tout droit vers l’enfer, ou bien pour tutoyer le paradis. Mon paradis à moi, c’est être dans une forêt sombre, sur le bord d’un fleuve, avec des voyous, des filles superbes, des clodos avinés… grâce à mon clavier !

  1. Comment j’en suis arrivé là ?

J’ai fait des études d’Histoire, j’ai enseigné, j’ai toujours adoré le cinéma. J’ai une passion pour les films de la Hammer par exemple. Un de mes grands plaisirs est de regarder un film avec Peter Cushing, de me retrouver grâce à lui dans la campagne anglaise reconstituée en studios avec des couleurs vives et de faux décors. Ce côté faux et très artificiel m’enchante, tout comme les scènes en extérieur dans la lande. Je vénère en cela Le chien des Baskerville de la Hammer, que j’ai vu un nombre incalculable de fois. J’aime le cinéma du passé essentiellement, quand le monde était naïf, que les écrans modernes n’existaient pas. Le film Les disparus de Saint-Agil, je peux aussi le regarder très régulièrement. J’aime aussi beaucoup la plume de Pierre Very, l’auteur du livre. C’est pourquoi Pastorius, mon détective dans mes polars, est un type d’un autre siècle, un évadé du passé, un nostalgique, un grincheux anar mal dégrossi. Écrire me permet de vivre dans un autre temps, de réfléchir, de creuser toujours et encore un sillon, rien que pour le plaisir de le creuser puisque je sais que l’intérêt est là, c’est-à-dire non pas d’arriver mais de voyager !

Merci à vous, Yvan. »