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168 – Portrait du jour : Alice Quinn la romancière auteur de la série comédie « Au pays de Rosie Maldonne ».

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Encore un portrait original avec celui de la romancière Alice Quinn que nous recevons à ce jour sur les pages du carnet criminocorpus

Alice Quinn vit dans le Sud de la France. Elle a des enfants, des chats, a vécu dans une caravane et exercé toutes sortes de métiers, d’ouvreuse de cinéma à serveuse. Désormais, elle se consacre à l’écriture, notamment avec les romans policiers des enquêtes de Miss Fletcher. Elle a déjà publié La lettre froissée (City, 2018)…

son blog : https://alice-quinn.com/

sur son profil Facebook : www.facebook.com/alice.quinn2013

Et suivez-la sur Twitter : twitter.com/AliceQuinn2013/

 

 

« … L’écriture est le cadeau que j’ai décidé un jour de m’offrir en comprenant que la vie serait courte et que le bonheur ne tiendrait qu’à moi. Cette prise de conscience m’oblige à m’octroyer chaque jour un rendez-vous pour rêver, m’évader, rire, pleurer, sourire, m’attendrir, avec mes personnages rencontrés au gré des pages. Elle me permet de garder le moral, la pêche et le courage d’avancer en toute circonstance. Je crois que c’est contagieux et que les lecteurs-trices ressentent les mêmes symptômes en me lisant.

J’ai eu la chance de connaître le succès avec la série de comédies policières: « Au pays de Rosie Maldonne ». Le bonheur d’écrire d’autres épisodes aux aventures de Rosie Maldonne a fait partie des retombées merveilleuses de ce succès, car j’ignorais au départ que l’aventure durerait plus d’un tome ! Cette série est à mi-chemin entre les « Tontons-flingueurs » Bridget Jones qui vivrait en caravane, et la comédie italienne des années 70… »

Portrait (brisé) du jour : Alice Quinn,

FICHE DE LA SÛRETÉ DE LA SUSPECTE.

Nom : QUINN

Prénom : ALICE

Âge : l’énigme du jour

Née à : quelque part en Lorraine

Adresse : au bord de la mer Méditerranée

Département : imaginaire

Profession : romancière

Signalement : petite, rousse et soupe au lait. Elle a toujours l’air de bonne humeur, mais elle a un caractère épouvantable.

Signes particuliers : s’habille en rose pour donner le change.

Crimes principaux commis :

Dans ses romans, la suspecte a tué, volé, menti, trahi, kidnappé, séquestré, aimé, pleuré, ri.

Coupable de faire rire en décrivant la noirceur humaine.

Quand elle écrit elle pousse le vice car elle ne s’en tient pas à un genre établi dans lequel on pourrait la cataloguer mais elle explore divers genres. Elle avoue avoir besoin de s’évader dans des genres différents pour se sentir vivante et ne pas se laisser enfermer.

C’est ainsi qu’on peut la croire Au pays de Rosie Maldone , dans de la comédie policière, alors qu’elle est plongée dans une enquête à la Belle-Époque à Cannes pour un polar historique. On pense alors la saisir, mais elle s’est déjà échappée vers du feel-good amoureux à Noirmoutier, et soudain elle nous entraîne vers une plongée abyssale dans l’univers de la folie la plus sombre à Nice, pour revenir à une délicieuse vieille dame excellente pâtissière, pleine de ressources quand il s’agit de protéger sa tranquillité de voisins trop envahissants.

Alice Quinn essaie de brouiller les pistes.

Indices indiqués par le « profiler » pour la cerner à la façon d’un inventaire : chat, chocolat, Brille, tant que tu vis !, Noirmoutier, sushis, Un palace en enfer, terrasses de café, Rosie se fait la belle, caravane, grande gueule, L’ombre du zèbre, cinéma, Sancerre, Nom de code : Mémé Ruth, féminisme, Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac, couleur rose, Fanny N., psychologie, La lettre froissée, la Croisette, Le portrait brisé, les îles de Lérins, spaghettis aux vongole, L’été empoisonné, pudeur, amitié, élégance du rire.

Noms de quelques leaders de bandes qu’elle voudrait infiltrer pour en soutirer les secrets d’écriture : Ponson du Terrail, Zévaco, Maupassant, Virginia Woolf, Mark Twain, Charlotte Bronté, Donald Westlake, Wilkie Collins, Alan Bennett, Exbrayat, Agatha Christie, William Boyd, Daphné du Maurier… La liste fournie est trop longue pour être continuée…

Armes utilisés pour ses crimes : poison, laurier-rose, noyade, coupe-papier, eustache, Cadillac, revolver, gâteau fraisier, faux suicide, diamants, étranglement, incendie, rétorsion, détournement de fonds, captation d’héritage, corruption, usurpation d’identité, enlèvement d’enfants, braquage, trafic de faux tableaux, élimination de témoins gênants… etc.

Dernier aveu :

Alice Quinn s’adonne en ce moment à des recherches historiques, sniffant la poussière des archives de la ville de Cannes, à la Belle-Époque.

Une courtisane, Lola, une aristocrate anglaise déclassée, Miss Fletcher, et Maupassant sont ses complices.

Ils mènent l’enquête dans un monde où la misère côtoie les têtes couronnées de l’époque.

Après avoir commis le premier tome : La lettre froissée, où Maupassant et ses comparses entreprenaient de venger la mémoire d’une femme de chambre de palace assassinée, en 1884, nous voilà avec Le portrait brisé, le deuxième opus, en 1888.

Cannes traverse une crise immobilière sans précédent.

Un banquier puissant tente de séduire Anna, la jeune orpheline protégée par Lola. Mais quand il est retrouvé poignardé, Anna est immédiatement accusée du meurtre. En voulant sauver la jeune fille de la guillotine, notre trio va nous entraîner sur l’île de Lérins en face de Cannes, jusqu’à une inquiétante maison d’aliénés.

Le portrait brisé , sortie le 23 avril 2019 en librairie.

Nota :

Addiction : écrire.

Activité préférée de la suspecte Alice Quinn : lire à côté d’un chat qui dort.

Deuxième activité préférée : le cinéma

Troisième activité préférée : flâner, observer, humer l’air du temps, s’adonner à la gourmandise

 

Charlène Deguillaume, invitée de BGC Toscane

 

« … L’écriture n’est pas son métier, peut-être le deviendra-t-elle un jour ? La jeune femme est une scientifique dans l’âme, elle aime depuis toujours comprendre ce qui l’entoure. Après avoir fait maths sup et maths spé, elle fait une école d’ingénieur puis une thèse. Docteur ingénieur en chimie pharmaceutique, elle travaille dans le secteur de la santé. Comme quoi, on peut être scientifique et littéraire, pourquoi l’un exclurait l’autre ? La science lui apporte le côté rationnel, rigoureux et contrôlé de la vie, mais elle a besoin du côté irrationnel, créatif et sans limite de l’écriture. C’est probablement une question d’équilibre. Elle a d’ailleurs l’impression d’avoir été, ou d’être, dans ses passions ou activités, attirée à la fois par une chose et par son contraire … » 

https://criminocorpus.hypotheses.org/80457/embed#?secret=JhlElo0FLa

 

160 – Portrait du jour : Ariane Bois, romancière et journaliste, auteur de « l’île aux enfants »

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Pour son 160ème portrait du jour, et ce n’est pas « un poisson d’avril », la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de bonheur la romancière et journaliste Ariane Bois dont la gentillesse n’a d’égal que son talent littéraire.

Son septième roman, « l’ile aux enfants » vient de sortir chez Belfond le 13 mars dernier . À travers l’évocation de l’enlèvement méconnu d’au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque. »

Ariane a opté pour un texte portrait à la 3ème personne  entre guillemets comme si il avait été écrit par un tiers … Et cela nous convient parfaitement à nous les humbles de Crimino …

La rédaction du carnet criminocorpus se réjouit d’accueillir Ariane Bois parmi les portraitistes publiés. Merci Ariane. Ph.P.

« Ariane BOIS est romancière et journaliste.

Elle est Diplômée de Sciences Po Paris en Service Public, d’un DEA d’Histoire sur « la résistance juive organisée » et d’un Master de Journalisme de New York University. Elle a travaillé comme journaliste radio à New York et à Boston et comme correspondante aux Etats-Unis. Elle vit depuis à Paris avec son mari et ses cinq enfants, où elle a été Grand Reporter pendant 25 ans pour le Groupe Marie-Claire.

Ses romans puisent les sources de son inspiration dans les chagrins de sa vie, des épisodes peu connus de la Seconde Guerre mondiale et ses voyages mais aussi sa sensibilité.

Son premier roman, « Et le jour pour eux sera comme la nuit » l’histoire d’une famille qui cherche à se reconstruire après le suicide du fils de 20 ans (Ramsay, 2009, J’ai Lu 2011) a été récompensé par trois prix littéraires (SGDL, Premier Roman de la Ville de Dijon, Prix de Combs-la-Ville) et traduit en Coréen.

Cela lui a donné envie de continuer avec « Le monde d’Hannah » (Robert Laffont, 2012, J’ai Lu 2014), histoire d’une famille judéo-espagnole entre Paris et Istanbul, entre 1939 et 1967, sélectionné pour de nombreux prix et traduit en Turc et en Néerlandais.

Après un court passage par les nouvelles (« Dernières nouvelles du front sexuel », (L’Éditeur, 2013), elle est revenue à une verve plus profonde avec « Sans oublier » (Belfond, 2014) Prix Charles Exbrayat de la ville de Saint-Etienne, sur le décès accidentel d’une mère, une plongée dans la dépression et la quête des racines pour se reconstruire.

Puis « Le gardien de nos frères » (Belfond 2016, Charleston poche 2018), Prix WIZO 2016, Prix de Vabre, Prix de Mazamet, raconte la recherche par de jeunes résistants juifs après-guerre d’enfants cachés par leurs familles et demeurés introuvables.

En 2017, elle publie « Dakota song » (Belfond 2017), une plongée dans le New York des années 70 au cœur de cet immeuble mythique où l’on croise Lauren Bacall, John Lennon et Leonard Bernstein.

Elle a reçu sept prix littéraires. Elle est administratrice de la Société des Gens de Lettres et fait partie de 9 jurys littéraires dont le Prix Simone Veil, le Prix Castel et le Prix Littéraire du Festival de Deauville.

Elle est Chevalier des Arts et des Lettres.

Après ces années de grand reporter dans le Groupe Marie-Claire, elle collabore dorénavant à Psychologies, à l’Arche, au magazine de Sciences Po Emile, à Salon Littéraire et Service Littéraire.

Ariane écrit depuis qu’elle est petite. Des poèmes tout d’abord, puis des bouts de pièces, des contes. A 11 ans, elle reçoit une médaille récompensant la meilleure rédaction de France. Sa mère est journaliste, son père, médecin, a créé la chaire de journalisme médical à l’AFP. C’est décidé, elle sera journaliste et pendant vingt ans, n’écrit que pour elle des fictions, des récits, des nouvelles. Un jour, elle ose se lancer dans un premier chapitre et le fait lire : on l’encourage et bientôt le 150 pages du premier roman « Et le jour pour eux sera comme la nuit » est là. Succès d’estime et trois prix littéraires Peut- être a -t -elle une légitimité à écrire. Suivront une trilogie sur les enfants dans la Shoah, mêlés à l’histoire de sa famille. Et Ariane a vécu à new York, elle en tirera « Dakota song », sur la vie new yorkaise pendant les années 70. Aujourd’hui, son dernier livre « l’ile aux enfants » traite encore des enfants soumis à la folie des hommes ; ici, il s ‘agit des petits Réunionnais que l’on est allé chercher sur leur île pour repeupler des départements de métropole en danger de désertification. Un plan de migration à peine croyable et un chapitre peu glorieux de l’Histoire de France, un livre où elle raconte en détail, et à travers deux fillettes, ce qui s’est passé et les conséquences psychologiques de ce drame. »

 

 

 

 

158 – Portrait du jour : Thierry Berlanda, écrivain, philosophe, auteur-compositeur et conférencier

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Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson ,membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 158ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit le philosophe et auteur, Thierry Berlanda  qui  a publié plusieurs romans et nouvelles, – Tempête sur Nogalès, Pentatracks, Rêve de machine, L’Insigne du boiteux , La Fureur du Prince, La Nuit du Sacre, L’Orme aux loups – et est l’auteur de plusieurs articles et conférences philosophiques publiés chez différents éditeurs spécialisés. Il a signé un thriller, Naija, en 2016 aux éditions du Rocheret Jurongl island , paru en 2018.

Ses romans explorent des genres très différents. Il se distingue avec aisance aussi bien dans la littérature générale que dans le thriller/polar et le roman historique.

Merci Thierry d’avoir accepté de répondre à nos questions. Bienvenue sur le site des amis de Criminocorpus. Ph.P.

Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre formation, votre première publication ?

Bonjour Philippe. – J’ai l’habitude de dire que j’écris comme un pommier fait des pommes. Le déclenchement d’une vocation de pommier à faire des pommes est tout simplement un fait, qui ne s’inscrit dans aucun plan prédéterminé : quand vous sentez que vous avez un certain pouvoir de faire quelque chose, vous exercez tout naturellement ce pouvoir. Tout comme quelqu’un qui se sent le pouvoir d’escalader fait naturellement de l’alpinisme. Dans un second temps, ce mouvement naturel se perfectionne par l’usage que vous en avez. C’est le moment artisanal de l’écriture : plus vous accomplissez un geste, et mieux vous le posséder, comme un chirurgien qui s’améliore en opérant, ou un jardinier qui progresse en jardinant.

Avez-vous des thématiques de prédilection ?

Depuis quelques années j’écris surtout des romans noirs. Le noir est un fond de sauce idéal pour faire ressortir toutes les autres couleurs de la vie. Les personnages soumis à des situations difficiles se révèlent en général davantage que quelqu’un qui descend simplement chercher le pain. Or qu’est-ce qu’on cherche en écrivant ? A montrer l’humanité dans sa vérité. Souvent cette vérité est lumineuse, parfois elle ne l’est pas…

Que pouvez-vous nous dire à propos de votre dernier roman ?

Mon dernier roman, dont j’ai achevé l’écriture… hier soir, est un thriller psychologique. Il paraîtra en 2020. Quant au dernier roman à paraître cette année, il s’agit d’un techno-thriller, troisième opus d’une trilogie qui comprend Naija,paru en 2017, et JurongI island , paru en 2018. Un techno-thriller est d’abord un thriller, mais dont l’action prends corps dans une problématique très actuelle, soit technoscientifique, soit géopolitique, soit les deux. C’est le cas du roman qui paraîtra en mai, aux Editions du Rocher : Cerro Rico .

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Mes projets sont nombreux. J’aimerais bien écrire une romance, ce qui me changera un peu. Je projette aussi d’écrire un roman policier historique, dans la veine de L’Orme aux loups, paru en 2017 chez De Borée.

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Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ? Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels,  » retraité  » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince… Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires. Éditeur : La Bourdonnaye (21 janvier 2016) –  Collection : Intrigues

 

 

 

« Les Brumes de décembre » de Daniel Cario

Parution du livre le 4 avril 2019 – Hiver 1991. Près de Lorient. Plusieurs suspects et autant d’alibis après l’assassinat de Franck Hamonic, que personne ne regrettera. Mais les autres meurtres ?  En plus de sa sagacité, c’est la maîtrise du gendarme Derval qui est mise à l’épreuve quand enquête et sentiments s’entremêlent…

Par l’auteur de Trois femmes en noir.

Veille des vacances de Noël. Port-Louis, près de Lorient. 18 heures, la nuit est tombée. Alors qu’elle rentre chez elle à bicyclette, la petite Lydie est tuée par un chauffard, qui fuit sans laisser de traces. Sept jours plus tard, on retrouve le corps sans vie pendu à une corde, de Franck Hamonic, alcoolique et voyou notoire. Un suicide ? Le gendarme Philippe Derval est le premier à en douter. D’autant que l’individu, malgré son jeune âge, avait beaucoup d’ennemis qui lui auraient bien réglé son compte… Un des premiers témoins à interroger n’est autre que Sterenn, dix-sept ans. Fille de maraîchers, la petite sœur de Franck, partageait ses nombreuses virées. Ses aveux sont édifiants. Mais que croire ? D’autres meurtres suivent, avec d’autres modes opératoires…

L’enquête s’enlise, le temps presse, le juge d’instruction veut un coupable… Pour Derval, en plus de l’urgence de sa mission, c’est le chaos intérieur. Il assiste à la douloureuse érosion de son couple avec Irène, et ne peut réprimer son attirance pour la séduisante institutrice Florence.

Les brumes de décembre se dissiperont-elles enfin pour faire toute la lumière sur ces deux affaires (Lydie et Hamonic) que Derval pressent de plus en plus liées ?

Daniel Cario est né en 1948 au Faouët, dans le Morbihan, en plein Centre-Bretagne.

Après des études au lycée de Lorient, il est devenu instituteur puis professeur de lettres modernes en collège.

Pendant plusieurs années, il a été responsable du secteur formation de la Ligue française de l’enseignement du Morbihan. Il s’est alors intéressé tout particulièrement aux cultures populaires d’essence traditionnelle, et notamment à la danse et à la musique. Il a tout d’abord écrit des ouvrages techniques : Du terroir à la scène : la tradition de danse bretonne et le spectacle et La Danse bretonne, puis il s’est lancé dans le roman en utilisant ses connaissances en matière de culture populaire avec deux trilogies, la première comprenant Le Sonneur des halles, La Musique en bandoulière et La Complainte de la grive et la seconde portant sur le monde des tailleurs-brodeurs bretons au XIXsiècle : Le Brodeur de la nuit, Les Habits de lumière et La Parure du cygne.

Il a continué à se diversifier en écrivant des romans pour adolescents, La Guerre des Trotte-menu et Coup d’Etat chez les Trotte-menu, mais aussi des romans noirs et des policiers dont Au grenier, Prix du roman Produit en Bretagne 2015. Trois femmes en noir est son huitième roman aux Presses de la Cité.

 téléchargement (2)La collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

Clarisse Enaudeau présente la collection Terres de France – YouTube

Collection Terres de France l Accueil

157 – Portrait du jour : Nicole Gonthier, professeur d’histoire médiévale et auteur de romans historiques

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson ,membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 157ème portrait du jour, c’est notre ami l’éditeur Guillaume de Uffredi qui a procédé à l’interview de  Nicole Gonthieragrégée de l’université, docteur ès lettres en histoire. Elle a été professeur d’histoire médiévale et doyen de la Faculté des Lettres et Civilisations à l’Université Jean Moulin-Lyon 3 jusqu’en 2012. Elle écrit des romans policiers historiques ayant pour cadre le Lyon médiéval depuis de nombreuses années, ouvrages publiés chez Pygmalion-Flammarion puis désormais aux éditions Les passionnés de bouquins . Elle réside à proximité de Lyon (Rhône).

En 2018, elle remporte le prestigieux prix Sang d’Encre pour son livre : Peine Capitale.

La rédaction du carnet criminocorpus est très honorée de ce nouveau portrait et remercie infiniment Guillaume de Uffredi  pour son implication. PH.P.

Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre formation, votre première publication ?

Écrire est une longue pratique universitaire dont j’ai amplement usé, pendant mes 32 années de carrière dans l’enseignement. Dans l’enseignement supérieur, les bénéficiaires du statut d’enseignant chercheur sont appelés à produire des textes – articles de revues scientifiques, communications à des colloques, manuels destinés à la préparation des concours, études thématiques ciblées sous la forme d’ouvrages sans oublier bien sûr l’écriture d’une ou de plusieurs thèses. Tel fut mon cas, et c’est ainsi qu’en qualité de maître de conférences puis de professeur d’université spécialiste d’histoire médiévale, j’ai fait paraître des ouvrages correspondants à mon champ de recherches historiques, soit les critères de marginalité, leur rapport avec la norme juridique, politique et religieuse, et par voie de conséquence la manière dont la société médiévale traite la marginalité (pouvoir d’ordre, organisation de la justice, pénalités judiciaires).

Lorsque j’ai pris ma retraite de l’Université, en 2012, j’ai choisi de continuer à traiter du Moyen-Age d’une manière plus ludique et plus accessible au grand public, grâce à l’écriture romanesque. Pour cela, j’avais la possibilité de passer par des intrigues criminelles, en piochant dans les nombreuses archives judiciaires que j’avais consultées au cours de mes recherches précédentes (archives lyonnaises, dijonnaises, parisiennes) afin de soutenir l’intérêt du lecteur, comme on le fait dans la littérature policière classique. La résolution d’une affaire de meurtre par un prévôt de police de l’archevêque est donc la trame première de mes romans mais chacun d’eux m’offre l’occasion d’initier le lecteur aux réalités de la fin du XVe siècle à Lyon. Décor urbain, couleurs, odeurs, bruits, langages, vêtements, usages quotidiens, actualités politiques, sociales, religieuses, culturelles, comportements, valeurs et croyances, etc. sont donc livrés au fil de l’histoire et le lecteur se retrouve, sans s’en rendre compte, informé des traits essentiels de l’époque, familier d’un univers qui n’est pas inventé mais fondé sur des réalités historiques, des pièces d’archives, des faits attestés. Rien de m’est plus agréable que d’entendre les lecteurs me dire qu’ils se sont sentis vivre au XVe siècle.

Les quatre premiers romans ont paru chez Pygmalion, puis en raison d’un changement de ligne éditoriale et de direction de cette maison d’édition, à partir de 2015, les trois suivants ont été édités par les éditions lyonnaises Les passionnés de bouquins . Tous les romans se situent à la fin du règne de Charles VII (1450-1461) et sous le règne de Louis XI (1461-1483). L’enquêteur est un prévôt de police qui a existé, Arthaud de Varey, et que j’ai librement imaginé. D’un roman à l’autre, sa propre histoire est exposée mais les romans se lisent indépendamment, ce n’est pas une saga.

Sept sont parus à ce jour, je suis en train d’écrire le huitième.

 Votre réaction suite à l’attribution du prix Sang d’Encrequi vous a été décerné fin 2018 pour le livre : « Peine Capitale » ?

Je fréquente le salon Sang d’encre depuis la parution de mon premier roman en 2012. Le crime de la rue de l’aumone avait été retenu parmi les romans en lice pour le prix, cette année-là et était arrivé second. J’apprécie beaucoup l’atmosphère et l’organisation de ce salon où je retrouve depuis 2012 les lecteurs qui aiment mes récits et d’autres qui les découvrent. Beaucoup de monde en général le fréquente. On y rencontre aussi des auteurs célèbres qui attirent un public important. Recevoir cette distinction pour Peine Capitale est un grand honneur et un très vif plaisir. Je connais l’impact publicitaire de ce prix renommé et qu’il ait été attribué à l’un de mes derniers récits me permet d’être mieux connue, avec ma spécificité d’historienne « convertie à une autre forme d’écriture ». Ce n’est pas le premier prix qu’obtiennent mes romans (Meurtre d’un maître drapier avait reçu le prix du Lions club de Rambouillet en 2014, et le prix de la République des canuts, en 2015, Les chants de la mort avait reçu le prix des lecteurs du salon de Montmorillon en 2015), mais le prix Sang d’encre est spécifiquement décerné à un roman « policier » et reconnaît la qualité de l’intrigue de ce type. J’ajoute que Peine Capitale vient de se voir délivrer également le prix Vaugelas des Rencontres Vaugelas de Meximieux ( il me sera remis le 6 avril lors du salon du livre des 6-7 avril 2019 à Meximieux), qui doit sanctionner – je suppose, en référence au grammairien Vaugelas – la qualité d’écriture. Ce double aspect de reconnaissance m’est particulièrement précieux.

– En tant qu’auteur, comment vous situez-vous ? Publiez-vous dans un genre littéraire défini ? Avez-vous des thématiques de prédilection ?

Mes récits sont à la frontière entre deux genres connus et définis : le roman policier et le roman historique. À la frontière, ou partie prenante des deux catégories : une position parfois bien difficile à soutenir ! Dans certains salons où mes romans côtoient des polars contemporains, je souligne que l’affaire criminelle que je relate est le fil conducteur d’un autre récit, d’une thématique supplémentaire. J’explique que mon but est de donner autant d’importance à la peinture des caractères, à la densité des personnages, à leur psychologie et à leur cadre de vie qu’au seul récit factuel.

Inversement, si l’on m’assimile aux auteurs de romans historiques, j’insiste sur les fondements véridiques de mes récits, leurs sources documentaires qui les écartent du genre de l’histoire romancée et je souligne l’aspect policier de l’intrigue.

L’attribution du prix sang d’encre me permet d’être plus crédible sur le plan policier tout en me démarquant du genre du roman historique que je ne pratique pas, n’en ayant pas le goût.

– Que pouvez-vous nous dire à propos de votre dernier roman :

Un crime tissé de soie se fonde sur un fait historique que les Lyonnais connaissent peu : l’implantation, sur ordre de Louis XI, d’une fabrique de la soie à Lyon, une décision

économique et politique à laquelle les consuls de Lyon ont répondu par un boycott manifeste, au risque de recevoir les foudres royales.

Sur ce fond événementiel – véritable crise de gouvernement municipal en 1470, riche en affrontements – j’ai voulu placer l’intrigue dans le milieu des courtiers de foires, pénétrant ainsi une société très cosmopolite et malfamée pour ses nombreuses fraudes. Cela me permettait de souligner l’importance des 4 foires internationales qui animaient Lyon et qui l’ouvraient aux influences italiennes.

Quant au lieu du crime, les terres du monastère d’Ainay, c’est un décor et un milieu que je n’avais pas encore mis en exergue, chacun des romans précédents illustrant un type social et un quartier différent.

Ce roman est celui qui s’inspire le plus étroitement des archives car la réalité de cette année 1470 nourrit merveilleusement l’imagination. Le crime, lui, est du domaine de la fiction, comme les péripéties de la traque du, ou des meurtriers. L’intrigue rebondit sur les erreurs et les doutes continuels du prévôt quant à l’identité de la victime, quant au mobile du crime, quant à la scène de crime elle-même. Une allusion au troisième homme comme un écho au roman de Graham Greene apparaît au cours de l’enquête… La solution – je l’espère – reste surprenante tout en étant réaliste et logique car rien ne m’agace autant que les énigmes qui se résolvent par un tour de passe passe dans les trois dernières pages.

J’ajoute que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce dernier roman où certaines scènes sont particulièrement dynamiques. » Nicole Gonthier

Nicole Gonthier sera présente à Quai du Polar, à l’hôtel de ville sur les créneaux suivants:

  • vendredi 29 mars de 14h à 16h30
  • samedi 30 mars de 10h à 13h et de 17h à 19h
  • dimanche 31 mars de 10h à

Droit des femmes, tout peut disparaître (Pauline Delage)

Parution  le 7 mars 2018 – Les droits acquis par les femmes sont-ils irréversibles ? Si le principe d’égalité s’est peu à peu imposé, on est loin du compte dans la pratique ! Les droits des femmes font toujours l’objet d’attaques de la part de groupes ou d’individus qui résistent au mouvement vers l’égalité. Et un nouveau danger, plus insidieux, plane : la façon dont ces droits sont traités et défendus institutionnellement tend à les isoler d’autres questions sociales et politiques. Ce livre propose un retour critique sur les acquis de ces quarante dernières années, en soulignant les résistances à l’antisexisme, mais aussi les limites que le contexte néolibéral impose à la défense des droits des femmes. Pour construire une société, il importe en effet de repenser les droits des femmes pour qu’ils bénéficient aussi, et surtout, à celles qui subissent les inégalités sociales et le racisme.

Pauline Delage, sociologue, travaille sur les transformations du traitement des violences de genre dans différents pays. Elle est cofondatrice du laboratoire junior VisaGe (Violences fondées sur le Genre). Elle a notamment publié Violence conjugale. Du combat féministe à la cause publique (Presses de Sciences Po, 2017).

Éditeur Textuel

Collection Petite Encyclopedie Critique