Archives pour la catégorie Vidéos d’appui

Pourquoi la violence faite aux femmes

Mis en ligne le 13 octobre octobre 2017 – Alors que des hommes cèdent à leurs « pulsions irrépressibles et licites » selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s’étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?

heSam Université

Conférences

Un débat enregistré en 2014.

Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de « L’échange économico-sexuel »

Éliane de Latour, IRIS/EHESS

Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS

Françoise Héritier, anthropologue, professeure honoraire au Collège de France.

Pour en savoir plus sur France culture

Chasse aux sorcières à Salem – ARTE

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Ce documentaire-fiction revient sur un des faits divers les plus marquants de l’histoire des États-Unis : la folie destructrice qui s’est emparée d’un village protestant à la fin du XVIIe siècle. Glaçant.

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Dans cette bourgade du Massachusetts, vingt-cinq personnes sont exécutées par les autorités locales, plusieurs dizaines jetées en prison après des procès pour le moins expéditifs. Le même chef d’accusation s’applique à chacun : sorcellerie et commerce avec le diable. Aucun fait, pourtant, ne vient étayer les soupçons, si ce n’est les dénonciations de quelques jeunes filles se plaignant d’avoir été envoûtées par leur servante, une voisine ou une connaissance. Trois siècles plus tard, cette tragédie au sein d’une communauté de protestants puritains d’origine anglaise soulève beaucoup de questions, et reste une tache indélébile dans l’histoire des États-Unis… Pour en savoir plus sur Arte.tv/fr/videos

La chasse aux sorcières – YouTube

Femmes : des siècles de combat

Le féminisme est un terme large qui comprend l’ensemble de mouvements ou d’idées aspirant à l’égalité entre les hommes et les femmes. Les combats menés pour les droits des femmes et leur libération remontent loin dans l’histoire. Mais les premières revendications de masse concernant le droit au travail ou à l’éducation prennent forme au XVIIIe siècle. Le chemin de leur réalisation sera extrêmement long. Même après la vague féministe des années 1960, des inégalités entre les hommes et les femmes restent importantes. Lire le dossier complet sur le site de Femmes : des siècles de combat

La voix est le miroir de l’âme (Angélique Kidjo)

Parution du livre le 30 août 2017 – La chanteuse, compositrice, militante Angélique Kidjo, l’une des plus grandes voix actuelles de la world music, lauréate de trois Grammy Awards, raconte, en toute intimité, comment la petite fille de Cotonou a pu réaliser son rêve et remplir les salles les plus prestigieuses du monde comme le Carnegie Hall de New York, l’Albert Hall de Londres ou l’opéra de Sydney.

Angélique Kidjo grandit entourée des sons et des rythmes de son Bénin natal, dans une Afrique de l’Ouest riche de traditions.  Pour mener sa carrière librement, elle est contrainte de fuir la dictature, direction la France où, après des années difficiles, elle est révélée par son album Logozo au début des années 1990. Elle s’installe ensuite aux États-Unis, où ses aventures musicales élargissent la musique africaine jusqu’à la pop ou le jazz. OremiBlack Ivory SoulOyo… De succès en succès, cette femme au tempérament de feu qui navigue entre trois continents et plusieurs langues s’est imposée comme un des symboles d’une culture aussi mouvante qu’enracinée, au service de causes humanitaires fortes.

Un engagement qui vient de loin. Adolescente, horrifiée par l’histoire de l’esclavage et la cruauté de l’apartheid, elle croit dans le pouvoir qu’a la musique de rapprocher les gens et de lutter pour la paix. Et elle n’a pas hésité à passer à l’action, en devenant ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, puis en créant sa fondation, Batonga, qui donne aux filles dans plusieurs pays d’Afrique une éducation secondaire.

Ces mémoires, illustrés de plus de cent photographies en couleurs, sont la formidable somme des expériences, des voyages et des combats d’une diva engagée.

«  Dans l’aube que vit l’Afrique, Angélique Kidjo est la chaleur du soleil naissant.  » Bono

Lire un extrait

Editions Fayard

Pour les lecteurs du carnet 3’11 » de bonheur avec Angelique Kidjo – Malaika – YouTube

Arletty, une passion coupable

Résumé : Paris vit sous le joug de l’Occupation allemande. En plein tournage des «Enfants du paradis», Arletty, actrice anticonformiste, continue de vivre au gré de ses envies. Alors qu’elle entretient une relation amoureuse controversée avec Antoinette, membre de la Résistance, elle tombe sous le charme d’un jeune officier allemand, Hans Jürgen Soehring. La liaison fait bruire le Tout-Paris, aussi bien dans les milieux collaborationnistes que résistants. Mais rien ne déstabilise la comédienne qui, portée par cet amour intense et ravageur, refuse de se ranger dans un camp au nom de sa liberté de femme…

Acteur : Marc Citti Natalia Dontcheva Laetitia Casta Michel Fau Ken Duken Marie-Josée Croze ,Joséphine Draï Jean-Philippe Ecoffey

Réalisateur : Arnaud Sélignac

Critique du 12/08/2017 par Samuel Douhaire ; François Ekchajzer

Pour : En mars 1941, Arletty s’éprend de l’officier allemand Hans Jürgen Soehring. Dans le Paris de l’Occupation, la liaison de la comédienne française la plus populaire du moment avec un « Boche » passe mal. Malgré l’entregent de son amante, Antoinette, une aristocrate qui finance la France libre, la vedette d’Hôtel du Nord est bientôt placée sur une liste noire par les résistants…

On n’aime pas Contre : La fesse ferme, le menton volontaire : Dieu qu’il est beau, l’amant allemand de Léonie, dite Arletty. Et qu’elle est belle, la môme de Courbevoie, sous les courbes et les traits de Laetitia Casta, qui donne vie au personnage en dépassant l’imitation. Mais qu’elle est fade, leur relation dans cette oeuvre décorative, qui échoue à saisir la passion qui souda ces deux-là à tel point qu’Arletty ne se remit jamais de leur séparation…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de Telerama

ARLETTY UNE PASSION COUPABLE – Extrait – YouTube

ARLETTY, UNE PASSION COUPABLE – Extrait 1 – YouTube

ARLETTY, UNE PASSION COUPABLE – Extrait 2 – YouTube

ARLETTY, UNE PASSION COUPABLE – Extrait 3 – YouTube

Arletty, une passion coupable – Mercredi 16 Août 2017 – 21h00 – 22h35 (Durée : 1h35) France 2

Aliénor d’Aquitaine : une rebelle au Moyen Age

Résumé : Stéphane Bern part à la rencontre d’une grande reine du Moyen Age : Aliénor d’Aquitaine. Reine de France à 15 ans, grâce à son mariage au roi Louis VII, elle devient reine d’Angleterre à 30 ans, au bras d’Henri II Plantagenêt. Visionnaire et stratège politique, elle négocie, traite et arme les bras de ses fils pour conserver le trône d’Angleterre, comme sa très chère Aquitaine. Pour Richard Coeur de Lion, son fils préféré, elle assume même la régence de l’Empire, mâtant, à elle seule, toutes les rébellions. Des deux côtés de la Manche, des trésors du patrimoine vibrent encore de son hitoire. Stéphane Bern visite notamment le palais de Westminster, qu’Aliénor a fait reconstruire, la rayonnante abbaye de Westminster, où elle fut couronnée, et le spectaculaire château de Douvres.

Genre : Magazine historique


Date de sortie : 2015


Présentateur(s) : Stéphane Bern

Secrets d’Histoire : Aliénor d’Aquitaine, une rebelle au Moyen Âge …

Ravensbrück, mémoires de femmes … et peu à peu elles disparaissent, victimes du temps, de l’âge et des souffrances.

Elles sont si peu nombreuses à être revenues du camp de Ravensbrück. Leurs voix n’ont jamais eu la possibilité de nous raconter et peu à peu elles disparaissent, victimes du temps, de l’âge et des souffrances.

Ravensbrück est le nom de l’ancienne commune d’Allemagne située à 80 km au nord de Berlin dans laquelle le régime nazi établit de 1939 à 1945 un camp de concentration spécialement réservé aux femmes et dans lequel vécurent aussi des enfants…

Auteur / Réalisateur : Léon Desclozeaux
Coproduction : France 3

Ravensbrück, mémoires de femmes 

Portrait de madame Jacqueline Pery d’Alincourt :

 « … Un jour la porte s’ouvre. Un homme entre en uniforme d’officier allemand. Je suis sur la défensive. A mon étonnement, il me prend la main et me regarde avec une expression de profonde bonté. Je comprends que je n’ai rien à craindre de lui. C’est l’aumônier qui m’apporte la communion. Dans la détresse et la solitude de notre vie de prisonnières, cette visite inattendue me bouleverse. II revient encore une fois et m’apporte une bible. Je peux lire enfin. Les jours paraissent moins longs. Au revers de la couverture j’ai découvert le tampon d’un couvent où habite un prêtre ami de la famille. C’est un signe des miens. Mon sort n’est donc plus inconnu, et c’est aussi la preuve que l’aumônier allemand, au péril de sa vie, essaie d’aider les prisonniers.

Une autre surprise va changer mon existence. Je me sens mal, couchée sur la paillasse, Il est tard l’après-midi. Les gardiens sont occupés à distribuer le faux café. Tout à coup j’entends une voix qui vient du conduit d’aération. « Prends ton matelas. Roule-le. Mets ta chaise dessus. Essaie de monter sur l’étagère pour atteindre le conduit d’aération. Nous allons t’envoyer quelque chose. » Je me précipite, essayant encore et encore d’atteindre cette étagère très haute, très étroite, mais je suis bien trop faible pour réussir cet exercice d’acrobatie. Je tombe et retombe. Enfin je parviens à la hauteur de l’orifice et passe mon bras. A tâtons, je trouve un très petit paquet : un morceau de sucre, un mouchoir en papier, une mine de crayon et un message : « Nous t’enverrons quelque chose tous les jours à cette heure. Pour envoyer des nouvelles à l’extérieur, écris sur le mouchoir. Tu nous le renverras demain. » Ce miracle vient d’une cellule située deux étages au-dessus de la mienne. Les prisonnières qui ne sont pas au secret sont autorisées à recevoir des colis et à envoyer leur linge à l’extérieur. Les messages sont cachés dans les ourlets et parviennent ainsi au dehors. Les réponses arrivent par le même moyen. Tout étant soigneusement fouillé à l’aller comme au retour, je n’écris pas en clair, mais demande qu’on envoie du fil de telle couleur si ma mère est arrêtée, de telle autre si elle ne l’est pas, si mes frères et sœurs sont libres ou non, si Daniel Cordier et Claude Serreulles ont échappé à l’arrestation. La réponse parvient à ma nouvelle amie dans le colis suivant. Ce sont les bonnes couleurs. Ma famille est sauve, Daniel et Claude ne sont pas pris, notre combat continue. Je suis délivrée d’un poids d’angoisse. Aux environs de Noël 1943, je reçois par le même moyen un message de mon amie Claire. Elle est donc libre, elle aussi. Elle m’écrit en termes voilés que les alliés sont attendus pour Pâques. Cette date me paraît hors d’atteinte, je m’affaiblis de jour en jour… »

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site

Larochebrochard.free.fr/perydalincourt

Biographie publiée le 23 avril 2009 dans la revue Le Point –  La résistante Jacqueline Péry d’Alincourt, une des collaboratrices de Jean Moulin, déportée à Ravensbrück, est décédée mardi à l’âge de 89 ans, a annoncé jeudi sa famille dans le carnet du Figaro.

Née de la Rochebrochard, en décembre 1919, dans les Deux-Sèvres, au sein une famille nombreuse de vieille noblesse bretonne, jeune veuve de guerre, elle décide de rejoindre la Résistance en 1942 après avoir vu un enfant portant l’étoile jaune dans le métro parisien. Elle est alors recrutée par Gautier, proche collaborateur de Jean Moulin, pour coder les messages destinés au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), services de renseignement de la France libre installés à Londres. Elle travaille ensuite sous les ordres de Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin. « Elle était chargée de trouver des endroits sûrs pour la tenue de réunions de la Résistance ou pour le logement d’aviateurs anglais », a précisé Daniel Cordier à l’AFP.

Après l’arrestation de Jean Moulin, le 21 juin 1943, à Caluire, près de Lyon, la jeune femme est chargée de trouver les « boîtes aux lettres », endroits où étaient déposés les courriers de la Résistance. Arrêtée le 24 septembre 1943 à Paris, elle est torturée pendant cinq jours, rue des Saussaies (VIIIe), par la Gestapo qui tente vainement de la faire parler. Emprisonnée à Fresnes, elle est ensuite déportée en avril 1944 à Ravensbrück, dans le nord de l’Allemagne, où elle partagera pendant des mois la même paillasse que Geneviève Anthonioz de Gaulle, nièce du chef de la France libre.

Sauvée par la Croix-Rouge suédoise, elle quitte le camp de concentration en avril 1945.

Après la guerre, elle n’a jamais cessé de témoigner sur la déportation et Ravensbrück, notamment dans des universités américaines, où elle était régulièrement invitée. Son témoignage sur la Résistance, la prison et la déportation a fait l’objet d’un livre publié en janvier 2008 : Témoignages sur la Résistance et la déportation, autour de Jacqueline Péry d’Alincourt, par François Berriot (éditions de L’Harmattan). Jacqueline Péry d’Alincourt était commandeur de la Légion d’honneur et grand-croix de l’ordre national du Mérite. Elle était également titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes et de la Médaille de la Résistance.