Archives pour la catégorie Vidéos d’appui

Irène Carbonnier : Un long parcours au sein de la magistrature et quelques uns des grands procès qui ont marqué sa carrière.

Dans ce nouvel entretien proposé par l’AFHJ, Irène Carbonnier revient sur son long parcours au sein de la magistrature et quelques uns des grands procès qui ont marqué sa carrière. https://criminocorpus.org/fr/bibliotheque/video/3078/

118 – Portrait du jour : Muriel Carchon, l’auteure du roman « Les gardiens du Phénix »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

« … L’écriture jusqu’en ce printemps 2012 était pour moi un rivage réservé aux auteurs, aux romanciers, aux écrivains. Ce n’était pas ma nature. J’étais juste une lectrice ! Puis un événement a bousculé ma vie. Mon compagnon de route Yves Carchon , écrivain me proposa pour passer le cap d’écrire un roman historique à deux, un travail de mémoire sur le pays de mon enfance en Algérie. Un seul ! me dit-il. Les Volontaires de la Nouvelle France (2013)  qui rencontrèrent un vif succès. Les lecteurs réclameront une suite. Ce sera les moissons de l’Exil (2014) – Prix Mazamet 2015. Cette fresque romanesque relate l’épopée de ces 20000 français miséreux partis en Algérie en 1848 pour une vie de labeur et se déroule jusqu’en 1889… »

Après Yves Carchon nous recevons pour notre 118ème portrait du jour Muriel Carchon, auteure de cinq romans . Un fil directeur à travers eux tous : « Le besoin de transmission. Transmettre la mémoire, défendre des valeurs justes, humanistes, alerter l’humain sur son devenir, l’inviter à être vigilant, à ne pas renoncer à son moi profond… »

Son dernier roman « Les Gardiens du Phénix » sort mi-décembre aux éditions aloes :

 « Béthanie, dans le Lauragais, Julie trouve Bertrand de Layens mort. Qui était-il au juste ? Le retour d’Armand de Layens, après vingt ans passés en Inde, et l’apparition d’Eudes Doubet, homme de sagesse, porteur de secrets, vont bouleverser la jeune femme. Quel lien entre elle et ces Croisés partis en Palestine en 1117 ? Le jeune Jacques, passionné d’algorithmes, parviendra-t-il à déchiffrer l’énigmatique tablette d’argile, vieille de 2000 ans ?

Qui sont les Gardiens du Phénix ? Quelle est l’origine de leur Ordre ?

Quel trésor protègent-ils ? Le Vatican est-il menacé ?

Ce roman ésotérique, nourri au lait de Traditions aussi vieilles que le monde, délivre un étrange message spirituel et nous invite à un voyage dans le Temps. Une enquête, semée d’embûches, d’intrigues qui remonte aux sources de l’ère chrétienne. »

Bienvenue Murielle sur les pages du carnet criminocorpus. Ph.P.

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« Bonjour à vous tous fidèles ou/et nouveaux lecteurs de Criminocorpus

Par ou commencer ? Le premier  roman ? Le dernier ? Un mixte ?

Allez, vous commencez à me deviner ! Oui, je suis aussi trans-genre littéraire! Quezaco ?

En fait j’aime bien « toucher » à tous les genres, en restant fidèle quand même au Roman.

Je sens que je vous ai déjà perdu… Je vais commencer par le début.

L’écriture jusqu’en ce printemps 2012 était pour moi un rivage réservé aux auteurs, aux romanciers, aux écrivains. Ce n’était pas ma nature. J’étais juste une lectrice ! Puis un événement a bousculé ma vie. Mon compagnon de route Yves Carchon , écrivain me proposa pour passer le cap d’écrire un roman historique à deux, un travail de mémoire sur le pays de mon enfance en Algérie. Un seul ! me dit-il. Les Volontaires de la Nouvelle France (2013)  qui rencontrèrent un vif succès. Les lecteurs réclameront une suite. Ce sera les moissons de l’Exil (2014) – Prix Mazamet 2015. Cette fresque romanesque relate l’épopée de ces 20000 français miséreux partis en Algérie en 1848 pour une vie de labeur et se déroule jusqu’en 1889.

Depuis le virus ne m’a plus quitté et je sais gré à Yves de m’avoir permis d’oser traverser le pont pour aborder l’autre rive, celle de l’Ecriture. En 2015, je m’engage dans un nouveau roman, seule maître à bord ! Et, ce n’est pas un vain mot !

Les attentats noirs de Charlie éveillent en moi un désir d’ailleurs, de valeurs humanistes et de justice. J’écris alors Croire en son destin et oser le vivre  (2016) et m’embarque sur un voilier avec un mousse et un capitaine, homme d’exception, pour traverser les grands espaces, l’Afrique, la Guyane… Magique !

L’aventure, quoi ! Un zeste de spiritualité… Qui m’aime, m’accompagne !

J’obtiens le 1er Prix de la Ville de Figeac, tout un symbole, ville de Champollion et de son fameux Musée de l’Ecriture. On me dira : « ce roman fait du bien, on a besoin de respirer le vent frais du large. »

Depuis trois ans, je vis au XIXème siècle… Je n’ai pas déposé mon paquetage, ni mis pied à terre …

Je songe déjà à un autre voyage, dans le Temps cette fois !

Une envie folle me prend d’imaginer le monde de demain, du XXIème siècle. Une dystopie !

Une autre aventure pour moi ! Je vous l’avais dit ! J’aime changer de genre !

Après deux romans historiques et un roman d’initiation-émancipation, va naître un roman futuriste, Le tombeau des Patriaches  (un autre éditeur propose de racheter les droits… Yes !). La convergence de l’Intelligence artificielle, le changement climatique et les petites lâchetés de l’humain permettent à une puissance numérique de prendre le pouvoir… Seul espoir, des non-implantés centenaires !

Arriveront-ils à sauver l’humanité ? Rien n’est moins sûr car le sable du désert avance…

Aujourd’hui, je tiens à vous présenter « Les Gardiens du Phénix« , roman de veine ésotérique nourri au lait de Traditions aussi vieilles que le monde. Vous voyagerez dans la Palestine au temps des Croisades, découvrirez d’antiques manuscrits, une tablette d’argile codée de 2000 ans. Vous rencontrerez des Chevaliers d’un autre âge. Vous vous ressourcerez à Béthanie dans le Lauragais de 2018.

Qui sont les Gardiens du Phénix ? Quelle est l’origine de leur Ordre ?

Quel trésor protègent-ils ? Le Vatican est-il menacé ?

Ce roman délivre un étrange message spirituel et vous invite à un voyage dans le Temps.

Une enquête, semée d’embûches, d’intrigues qui remonte aux sources de l’ère chrétienne.

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Voilà, vous savez presque tout de moi, je suis née en 1953 en Algérie. Curieuse de l’Autre, j’ai toujours voyagé. Après cinq romans en cinq ans, je ressens une constante, un lien, comme un fil directeur à travers eux tous : le besoin de transmission. Transmettre la mémoire, défendre des valeurs justes, humanistes, alerter l’humain sur son devenir, l’inviter à être vigilant, à ne pas renoncer à son moi profond.

Transmettre enfin l’idée de tolérance, d’altruisme, de bienveillance.

Et surtout de garder en mémoire que l’homme fait partie de la création.

A lui de prendre soin de lui !

Aujourd’hui, je vis une belle aventure et suis heureuse de la partager avec vous, lecteur d’un jour. Merci à tous ceux qui m’ont lu et aux autres aussi. »

Muriel Carchon « Les Gardiens du Phénix » – Editions Aloès

 

 

Louise Weber dite « la Goulue » : Une reine de la Belle Époque

Jusqu’au 19 janvier 2019 au théâtre Essaïon (Paris) Delphine Grandsart interprète Louise Weber dite « la Goulue », célèbre danseuse de la Belle-Époque.

Louise Weber pourrait sortir des Misérables de Hugo. Née en 1866 à Clichy, abandonnée à 3 ans par sa mère, elle reste avec son frère et sa sœur à la charge de son père. Celui-ci revient sans jambes de la guerre de 1870 et meurt trois ans plus tard. A peine adolescente, la voilà blanchisseuse, modèle pour les peintres, danseuse, « demi-mondaine ». Et finalement actrice de revue, un rôle dans lequel elle excelle et qui lui apporte la célébrité.

Son habitude de « sécher les fins de verre » lui vaut son surnom : la Goulue. A 23 ans, elle est la reine du Moulin-Rouge où elle danse le cancan « comme un grand bras d’honneur que j’leur ai fait avec les jambes ». Renoir, Roedel la peignent et surtout « le p’tit touffu », Toulouse-Lautrec,  qu’elle inspire. Elle encanaille les bourgeois et les aristos, un fils Rothschild et le prince de Galles, mène une vie de patachon, brûle sa vie par les deux bouts.

Refusant toute règle et insoucieuse des lendemains, elle sombre dans l’alcool et la misère, inconsolable de la mort de « Bouton d’or » son fils chéri. Son logement montmartrois devient l’ultime abri d’animaux de cirque mal en point, de chiens efflanqués, de chats errants. Elle meurt à 63 ans en 1929, quasi oubliée.

C’est à peu près à cet âge que Delphine Grandsart a choisi de la faire entrer en scène sous les voûtes du théâtre Essaïon. Accompagnée à l’accordéon par Matthieu Michard, la comédienne incarne cette femme libre et vivante avec une pétulance (et une souplesse…) entraînante, s’adressant au public comme on peut imaginer que le faisait son héroïne. Les grandes étapes de sa vie défilent en flash-backs, alternant scènes joyeuses et tragiques grâce au texte à la fois poétique et juste de Delphine Gustau.

Car derrière la façade clinquante de la Belle Époque, une autre réalité se faufile et interpelle le spectateur : la gouaille si parisienne, si goûtée des touristes, si apparemment légère vient de la rue et peine à en sortir. « Si vous voulez pas tomber de haut, restez p’tits ! » lance Louise. Un avertissement en forme d’épitaphe. Huguette Meunier

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Louise Weber dite la Goulue jusqu’au 19 janvier 2019 au théâtre Essaïon, 6, rue Pierre-au-Lard, 75004 Paris.

Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent dans l’émission RTL de Jacques Pradel sur les « Tueuses en série »

Retrouvez-moi JEUDI 29 NOVEMBRE avec Jacques Pradel sur RTL de 20h00 à 21h00 pour parler des Tueuses en série dans l’émission « L’Heure du crime »… A bientôt ! 😊Frédérique Volot

Sortie du livre le 15 Novembre 2018 –

Qui sont ces tueuses en série ?

20 portraits glaçants,

20 histoires incroyables

20 scénarios dignes d’Hollywood

Frédériques Volot livre une enquête fouillée pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de ces 20 tueuses en série qui ont défrayé la chronique aux quatre coins du monde…

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son ouvrage qui met en avant la cruauté de ces femmes qui – souvent – n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte.

Ces 20 histoires sont parfois dignes des plus grands romans noirs. Parfois, à l’inverse, les coupables n’ont rien d’extraordinaire… jusqu’au jour où l’irréparable est commis.

Des portraits passionnants.

 

(Introduction « Tueuses en série » – Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des séries policières telles que « Hercule Poirot », l’homme à la célèbre moustache, ou Sherlock Holmes. Des séries bâties sur l’invitation à la réflexion aux fins de résolution d’énigme, à la mise en action des « petites cellules grises », tant des protagonistes que des lecteurs ou spectateurs, menant immanquablement à la résolution de l’affaire, plutôt que sur la mise en scène de la violence.

Le passage à l’acte de violence extrême ne peut jamais être excusable, encore moins exemplaire. Mais est-il possible d’éprouver de la compassion pour l’une ou l’autre de ces femmes ? Question troublante qui ne saurait trouver de réponse universelle ou définitive.

Le cas d’Aileen Wuornos m’a interpellée malgré l’horreur des meurtres dont elle s’est rendue coupable. La détresse de son enfance seule ne suffit-elle pas à expliquer -sans le justifier- qu’elle ait plongé dans la drogue, l’alcool, pratiqué la prostitution, avant de naufrager dans les abîmes du meurtre dont l’exécution par injection létale subie en 2002, à l’âge de 46 ans, fut le point final ? Cette femme en désespérance totale du début à la fin de sa vie n’aurait-elle pas mérité que, à quelque moment que ce soit de son enfance, de son adolescence ou de son état d’adulte, quelqu’un lui tende la main puis, l’éclairant elle-même sur sa propre nature, lui donne les moyens d’échapper à ses démons et lui donne une chance de connaître un destin moins funeste ?

Ni juge, ni partie, je n’ai pas la réponse.

A vous lecteurs, en votre âme et conscience, de vous faire votre propre opinion à la lecture de ces histoires de « Tueuses en série ». Frédérique Volot

Portrait du jour : Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent :

https://criminocorpus.hypotheses.org/63737/embed#?secret=chJmtPIcbi

111 – Portrait du jour : Bénédicte Rousset, l’auteure talentueuse du roman « Le Lis des teinturiers »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus

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« … Bénédicte s’intéresse beaucoup aux intelligences multiples, qu’elle essaie de prendre en compte dans ses groupes classe. « Il existe plus de sept types d’intelligence humaine, confie Bénédicte. Seuls deux sont pris en compte à l’école : l’intelligence verbo-linguistique et la logico-mathématique. Les autres sont mises de côté, entraînant de terribles échecs scolaires, alors que nombre d’élèves fonctionnent différemment, sans pour autant manquer de ressources pour réussir. Quand un enfant nait, on se demande s’il va réussir à l’école, mais se demande-t-on s’il va réussir sa vie d’homme ou de femme ? C’est la question essentielle pourtant… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 111ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir une jeune romancière sympathique et talentueuse : Bénédicte Rousset, auteure du roman Le Lis des teinturiers.

Très jeune, c’est dans l’imprimerie de son père que Bénédicte Rousset a découvert les romans, pièces de théâtre et poèmes rédigés par ses ancêtres, dont un félibre : Gabriel Bernard.

Fille et petite-fille d’institutrices, enseignante dans un collège du Vaucluse, l’auteur perpétue le lien à l’écriture comme une histoire de famille.

Passionnée par les intrigues policières, elle aime puiser son inspiration aussi bien dans les œuvres de Maupassant et Yasmina Khadra, que dans la littérature italienne (Buzzati, Sciascia, Pirandello la fascinent!)

Lisez les premières pages du Lis des teinturiers

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

Bienvenue Bénédicte sur les pages du très sérieux carnet carnet criminocorpus

Chers lecteurs du carnet le style et l’élégance de la plume de Bénédicte vous raviront, c’est certain ! Ph.P.

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« C’est dans une petite ville du Vaucluse que nous rencontrons Bénédicte Rousset. Sur son bureau de bois simple, deux tas de feuilles : des copies à corriger et son manuscrit en cours. Elle jongle entre les deux avec un sourire radieux : son prochain livre est bientôt prêt, les lecteurs l’attendent impatiemment !

« Je travaille en ce moment sur mon quatrième roman, Romilda et le mystère de 1912. Il est question d’un squelette retrouvé sur le chantier d’une piscine en construction, en lien avec une disparition dramatique, survenue en 1912. En parallèle, ce récit distille des lettres de la Première Guerre mondiale, essentielles au déroulement de l’intrigue, et dont une grande partie est authentique.

Ces lettres, je les ai retrouvées dans la cave de mon domicile familial, après les inondations survenues au début des années deux mille dans le Vaucluse. Elles étaient intactes : un vrai trésor, que j’ai voulu lier à une construction romanesque. Mon enquête se situe entre Avignon et Piolenc, ville de mon enfance. J’aime peindre des caractères forts, mais auxquels le lecteur peut aisément s’identifier. Dans ce livre, nous retrouvons le commissaire Berthier et son adjoint, le lieutenant Deroux.»

Cette parution est prévue pour courant 2019, aux éditions Eaux troubles, spécialisée polar/policier/suspense.

Dans ce portrait, Bénédicte vous parle de sa dernière parution : Le Lis des teinturiers , paru chez Elan sud, en avril 2018.

Le commissaire Berthier reprend du service, et, secondé par le lieutenant Deroux, il va devoir comprendre le fonctionnement d’un tueur et affronter un dangereux prédateur : le mamba noir.

« Depuis toujours, ce serpent me fascine. C’est le plus rapide au monde, il est redoutable et son venin, c’est le cocktail létal par excellence. Je voulais l’inviter dans un de mes romans, en qualité de personnage phare ».

La relation épistolaire est très présente aussi dans ce roman policier, mais surtout choral. L’auteur affectionne ce genre, dans lequel les libertés sont grandes, et détonnent avec le récit de l’enquête.

Dans les lettres, les personnages sont vrais. Les masques tombent. Ils sont eux-mêmes.

« Dans mon tout premier roman, Rue sombre , construit sur la structure des nouvelles à chute, je dévoile un fait divers insolite, qui s’est déroulé en Haute Loire, en 2016. Un homme suit un véhicule : il voit des cheveux dépasser du coffre de la voiture qui le précède ».

L’auteur a situé son intrigue dans le Vaucluse, et ajouté quelques ingrédients essentiels : des adolescents, sortis sans permission, confrontés à un secret qu’il leur sera difficile de dévoiler et un suspense imparable. Un enlèvement, une pression qui monte, et qui ne redescend qu’à la toute dernière ligne.

Professeur certifié de Lettres Modernes, Bénédicte puise dans son expérience professionnelle et dans ses rencontres avec les adolescents, pour écrire. « Ils sont un concentré explosif de fragilité. Les faux semblants ne leur ressemblent pas. J’aime cette tranche d’âge, vraie, attachante, en quête de sensations fortes et pleine de vie ! » Avoir été une élève agitée est une aide extraordinaire, pour être un bon professeur. C’est un métier dans lequel, paradoxalement, le degré de connaissances est presque secondaire. Les relations humaines sont le socle. Sans elles, on n’apprend rien, on ne progresse pas. La mémoire intéressée est un formidable révélateur des apprentissages.

Bénédicte s’intéresse beaucoup aux intelligences multiples, qu’elle essaie de prendre en compte dans ses groupes classe. « Il existe plus de sept types d’intelligence humaine, confie Bénédicte. Seuls deux sont pris en compte à l’école : l’intelligence verbo-linguistique et la logico-mathématique. Les autres sont mises de côté, entraînant de terribles échecs scolaires, alors que nombre d’élèves fonctionnent différemment, sans pour autant manquer de ressources pour réussir. Quand un enfant naît, on se demande s’il va réussir à l’école, mais se demande-t-on s’il va réussir sa vie d’homme ou de femme ? C’est la question essentielle pourtant.

« Que suis-je, si je ne participe pas ? » disait Antoine de Saint-Exupéry.

L’écriture chez elle, est une histoire de famille. Quand elle a découvert les romans, fables et pièces de théâtre rédigées par ses ancêtres, elle a compris d’où venait cette soif inextinguible d’écrire. Un besoin vital, inhérent à un équilibre parfois malmené par la charge de travail et ses trois filles, encore en bas âge. Un roman doit être nécessaire pour son auteur. C’est de cette manière seulement que le lecteur pourra le refermer en se disant à son tour que cette lecture était importante pour lui. C’est ce vers quoi Bénédicte Rousset tend.

« Ecrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Il y a de moi dans chacun de mes personnages, même les plus noirs : ce sont peut-être eux qui me révèlent en miroir ! Ils sont un moyen d’évacuer les traumatismes vécus dans l’enfance. Deux éléments me semblent essentiels dans mes romans : la quête de l’identité, et celle de la vérité. La première nous concerne tous : qui sommes-nous ? Comment nous comportons-nous face à l’image que nous renvoyons ? Sommes-nous conformes à cette image ? La deuxième entre dans la structure du roman policier : pourquoi tuer ? Comment arrive-t-on à franchir le pas ? Je crois qu’il y a un assassin en chacun de nous, mais, la plupart du temps, il ne rencontre jamais sa victime (heureusement, non ?) »

Rencontres à venir :

Les rencontres polar et fantastiques de Lyon, les 1er et 2 décembre 2018 (France Loisirs part-Dieu)

Salon Sang pour Sang Polar, à Saint Chef, le samedi 2 mars 2019 Retrouvez Bénédicte sur sa page auteur :

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

 

La révolte des innocents

Genre : Téléfilm dramatique
Pays : France – Date de sortie : 2018
Réalisateur(s) : Philippe Niang
Acteurs(s) : Julie Ferrier (Joséphine Poliveau), Bruno Debrandt (Armand Sandrin), Jérôme Anger (Ernest Mercier), Théo Frilet (Emile Guidon)

Résumé : En 1911, Louise Perreau peine à élever son fils Gaston, un enfant turbulent d’une dizaine d’années. Elle espère pouvoir stabiliser leur situation grâce à un nouvel emploi à Paris. Pour cela, elle est contrainte de placer Gaston aux Vermiraux, un établissement censé offrir une bonne éducation à ce garçon. Mais elle ignore que le centre – qui est présenté comme un sanatorium – est, en réalité, un lieu de maltraitance et d’exploitation. Une révolte éclate. Le jeune juge Emile Guidon entame alors une procédure contre les meneurs de la rébellion, mais aussi contre Armand Sandrin et Joséphine Poliveau, les gérants de l’institution. 

Mardi 20 novembre 2018
21h05 – 22h45 
(Durée : 1h40mn) France 3

 

 

La révolte des enfants des Vermiraux

Pour en savoir plus voir  La révolte des petits colons

9782913661417FSParution du livre le 22 juillet 2011 –  1911, le tribunal d’Avallon, dans l’Yonne, rend un jugement historique. En condamnant à de la prison ferme les garants de l’institut éducatif et sanitaire des Vermiraux, il prononce la première sentence exemplaire en France à l’encontre d’un groupe de coupables, pour corruption associée à des violences collectives faites aux enfants (travail forcé, maltraitances ayant entraîné la mort, viols, prostitution).

Révélée au grand jour par un journaliste de la presse nationale (Gabriel Latouche, de L’Éclair), instruite par un juge d’instruction, le juge Guidon, et un procureur, qui n’ont pas hésité à transformer une plainte contre des enfants, pour rébellion et bris de clôture, en mise en cause des adultes, l’affaire des Vermiraux a marqué grâce à ce procès une étape déterminante de la reconnaissance des droits des enfants en France.

Cet ouvrage, en présentant les récits et les témoignages des acteurs de l’époque, contribue à mieux comprendre la dérive d’une institution sanitaire et éducative ainsi que les modes de complicités qui ont permis de dissimuler ces crimes. Surtout, il met en lumière un dysfonctionnement structurel propre à ce type d’établissement, indépendamment des contextes géographique ou historique.

Éditeur : Œil d’Or (L’)

Collection : Mémoires & Miroirs

 

FILM : La révolte des petits colons

Résumé : Il y a cent ans éclatait l’Affaire des Vermiraux. Un procès né d’une révolte d’orphelins, placés dans une institution privée du Morvan et qui souffraient de mauvais traitements et de sévices. Ce feuilleton judiciaire, ponctué de témoignages accablants, conduira la justice à mener un procès historique. Pour la première fois, en France, des adultes seront condamnés sur la parole d’enfants parias, mal nés et rejetés par l’ensemble de la société. Ces enfants, colons des Vermiraux, sont de petits héros ordinaires ; ils ont fait vaciller l’ordre établi. Un siècle plus tard, leur révolte inspire les milliers d’orphelins ou d’enfants abandonnés, qui ont peuplé le Morvan.

INJAM / MISS LUNA / ETOILE NOIRE Ajoutée le 1 juin 2012
Pour louer le film ou acheter le DVD sur :