Archives pour la catégorie société civile

155 – Portrait du jour : Olivier Tarassot pour son premier roman « Liberté je dessine ton visage » édité chez Incartade (s)éditions

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson ,membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 155e portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Olivier Tarassot pour son premier roman « Liberté je dessine ton visage »  édité chez Incartade (s)éditions.

L’écriture est pour Olivier un espace de liberté, un instant de paix. Sa plume engagée, humaniste, pacifiste, empreinte d’émotion lui permet d’écrire Liberté, je dessine ton visage, son premier roman. Un livre qui résonne comme un cri d’espoir, un hymne à l’amour, un vent de liberté.

Bienvenue Olivier sur le site généreux des amis de Criminocorpus. Ph.P.

« Né à Orléans, je réside désormais dans le Finistère. Je me suis ouvert à la littérature à l’adolescence. Socrate, Verlaine, Rimbaud, Hugo, Zola, Camus, Sartre et Bobin accompagnaient mes nuits blanches, mais l’écriture, après quelques balbutiements, est venue bien plus tard.

J’écris après le travail, quand les enfants sont couchés, ou la nuit parfois, ou bien tôt le matin. J’écris le plus souvent dans mon bureau, à l’abri du bruit environnant. Je m’enferme dans ma tour d’ivoire pendant des heures.

J’ai écrit un roman dans lequel la réalité se mêle à la fiction. C’est un récit à plusieurs voix, où l’on suit les destins de Charlie, reporter de guerre, qui se rend en Syrie avec l’intention de décrocher l’interview du chef de l’État islamique, de sa compagne Julie, médecin urgentiste à Paris, de Lola une adolescente endoctrinée malgré elle, qui part pour une mission qu’elle croit humanitaire afin de rejoindre son petit ami, de Simon, son père, qui ne comprend pas la métamorphose de sa fille, qui est prêt à tout pour la retrouver et la ramener.

 

 

Ce roman est né de l’émotion qu’ont suscitée les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher en janvier 2015. Il me fallait comprendre comment on pouvait en arriver là, à l’extrémisme. Mais le terrorisme n’est pas le fond du livre. Ce qui m’intéresse, ce sont les personnages, ce qu’ils peuvent ressentir lorsqu’ils sont confrontés à des situations extrêmes, comment trouvent-ils le courage, l’envie et la force de les affronter. Dans ce livre, je ne juge pas. Je ne condamne pas. L’homme est blanc et noir à la fois. Le bien et le mal germent en lui. Seul l’amour nous pousse à être meilleur, à dépasser nos peurs et nos limites, à franchir les murs, à se révolter, à refuser l’inacceptable, à pardonner. Je voulais montrer dans ce livre les différents visages de l’être humain. J’ai écrit instinctivement l’histoire et je me suis laissé embarquer avec elle sans la moindre structure ni le moindre schéma. J’ai donné la parole à chaque personnage pour qu’il révèle ses doutes, ses espoirs, ses craintes. Je me suis plongé dans leur conscience tourmentée en exprimant une souffrance qui ne s’extériorise pas, qui reste confinée, comprimée. Je voulais créer une intimité entre le personnage et le lecteur pour qu’il devienne à son tour acteur de l’histoire en entrant dans la peau de chaque protagoniste, en suivant sa trajectoire, en vibrant avec lui, en souffrant, en se révoltant, en résistant, en hurlant, en pleurant, en espérant, en aimant.

Je remercie mon éditrice, Marine Collet, qui a cru en ce roman, et qui a eu le courage et l’audace de le porter jusqu’aux libraires. Tristane Banon disait dans les remerciements d’un de ses livres, qu’elle considérait son éditrice un peu comme sa mère. Ses mots définissent pleinement ma vision sur la relation entre un auteur et un éditeur.

Patrick Denaud (Préface)

Liberté je dessine ton visage paraîtra en librairie le 26 mars chez

https://www.facebook.com/incartades/

Adresse de mon site : https://www.olivier-tarassot.com/

Adresse Facebook : https://www.facebook.com/oliviertarassot/

 

 

 

154 – Portrait du jour : Nicole Provence « Je suis une romancière atypique et je le revendique… »

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Pour son 154ème Portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit la romancière Nicole Provence née à Châtellerault, une commune située entre Tours et Poitiers, en France. Quelques jours après sa naissance, sa famille quitte la France pour le Maroc, d’où elle revient neuf ans plus tard, abandonnant derrière elle tous ses souvenirs. Affamée de lecture, la jeune Nicole dévore à tout moment des livres avec une prédilection pour les romans d’aventures. À douze ans, influencée par les récits d’enquête de son père, officier de police judiciaire, elle se lance dans la rédaction de son premier récit, qu’elle n’achèvera pas…

Merci à vous Nicole pour ce magnifique portrait du Jour destiné à nos lecteurs. Ph.P.

 

 

« Merci à Criminocorpus de m’offrir le grand plaisir de présenter mes romans

Je m’appelle Nicole Provence, je suis née à Châtellerault et j’ai passé les neuf premières années de ma vie au Maroc. J’ai dépassé la barre des soixante-dix ans mais ils ne me pèsent pas. Bientôt vingt ans que je m’assois chaque jour devant mon ordinateur pour de longs rendez-vous avec les personnages de mes romans. Ne m’appelez pas « autrice » je trouve ce terme très moche. Je ne suis pas non plus « écrivaine » trop pompeux pour moi. Je suis une romancière atypique et je le revendique. Je refuse de me laisser enfermer dans un genre unique. Je navigue entre polars contemporains et fin XIXe siècle, et romans du terroir, souvent je mêle les deux.

Le paranormal et le mystère m’attirent, je rêve de revenants, d’esprits qui se matérialisent, je me pose toujours des questions sur l’incroyable fusion entre les jumeaux. Tous des sujets qui m’inspirent des histoires. Cela ne simplifie pas les choses pour espérer se faire éditer, on doit correspondre à la ligne éditoriale, jamais la même, mais tant pis. Ce qui explique le fait que je sois publiée dans diverses maisons d’éditions. Je sais que mes lectrices ont l’esprit ouvert et me suivent dans tous les thèmes que je veux partager avec elles.

Lire, lire, lire, sans souffler, depuis mon certificat d’étude où je reçois en Prix mon premier livre qui me fait évader jusqu’aux pieds de la cordillère des Andes, un voyage extraordinaire qui me délivre la magie de l’écriture. Affamée de lecture, peu de moyens, je m’abonne à France Loisirs et au Grand livre du Mois qui me permettent l’exploration et la découverte de divers écrivains de tous les genres, français et anglo-saxons, depuis Henri Troyat, Hervé Bazin, Barjavel, puis la découverte du roman du terroir avec Bernard Clavel et tant d’autres merveilleux conteurs de nos campagnes. Je m’engouffre dans tous les romans anglo-saxons qui me font rêver, je m’émeus avec les romans de Jane Austen, Emily Brontë, je pleure avec Colleen McCullough et Les oiseaux se cachent pour mourir », je tressaille et j’enquête aux côtés d’Agatha Christie. Je ne peux citer tous les écrivains qui ont embelli plus de soixante années de ma vie.

Et enfin depuis longtemps ce désir irrépressible et enfin réalisé de faire vivre aux autres les aventures qui me trottent dans la tête et que je veux partager. Un premier roman policier inachevé à douze ans me donne le goût de l’enquête. Une nouvelle noire « L’œil ouvert » couronnée dans un concours organisé par France Loisirs me met le pied à l’étrier. Des cours de criminologie à la Faculté des Droits de l’Homme à Lyon me permettent de ne pas écrire de bêtises dans mes polars contrairement à beaucoup qui se publient.

Sept ateliers d’écritures avec des élèves d’écoles de CM2 en Isère qui se lancent dans un mini polar, imprimé, illustré, dédicacé en fin d’année. Une belle expérience.

Cinq romans publiés en France, dont le premier « La pierre du diable » chez Flammarion reçoit le premier prix du polar en Touraine. Cinq en éditions numériques adultes et jeunesses pendant une traversée du désert qui me pousse à aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Je m’éloigne, loin, très loin. C’est au Québec que Le secret d’Alglantine est accueilli, ainsi que les suivants. Ils reviendront en France grâce à mon éditeur des éditions JCL et raviront mes lectrices françaises qui se sentaient spoliées de mes romans publiés de « l’autre côté de la grande flaque ». Depuis, j’ai le bonheur de correspondre avec mes lectrices de France et du Québec, deux lectorats différents qui savent apprécier ma diversité sans me la reprocher.

Après « Le secret d’Aiglantine » revenu en France aux éditions Calmann Levy, la suite « L’impossible aveu » chez City éditions le 3 avril, et « Une promesse si fragile » chez De Borée éditions le 18 avril.

À ce jour, 9 romans publiés entre France et Québec, une petite surprise en fin d’année, un roman en gestation, des projets… Comment ne pas se sentir heureuse ? »


153 – Portrait du jour : Isabelle Inzani, spécialiste en littérature et cinéma, autrice du roman « Démontée »

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Pour son 153ème Portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Isabelle Inzani, spécialiste en littérature et cinéma. Elle enseigne à Nantes, et, pour les lecteurs du carnet criminocorpus elle nous parle de son roman Démontée paru aux Editions l’Harmattan le 8 mars 2019. Belle opportunité aussi pour se rappeler la merveilleuse Joséphine Baker et le château des Milandes.

Bienvenue sur notre site Isabelle. Ph.P.

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« Démontée !

C’est l’histoire d’une rencontre, avec le Périgord d’abord et la cité médiévale de Sarlat mais aussi avec le château des Milandes, lieu fascinant et magique qui m’a happée et hantée, comme mon héroïne Emily O’Leary, la scripte du tournage. Je n’ai eu qu’une hâte, y retourner et me fondre dans le décor avec mon carnet et mon appareil photo. C’est ce que j’ai fait une année plus tard. J’ai passé une semaine sur le site, tous les matins dès l’ouverture des grilles, à écouter les conversations des visiteurs, à m’imprégner de l’atmosphère des lieux, à contempler l’aigle royal.

Ce roman est le fruit de cette rencontre et aussi de ma passion pour la question identitaire. Ma formation universitaire m’a amenée à rédiger une thèse sur l’écrivaine noire américaine Alice Walker (La couleur pourpre) que j’ai rencontrée et interviewée à plusieurs reprises. Je me suis ensuite consacrée à l’études des figures de la sublimation dans la littérature et le cinéma américain pour soutenir une habilitation à diriger des recherches. J’enseigne actuellement à Nantes en classes préparatoires et je m’efforce de transmettre à mes étudiants mon goût pour les voix marginales, transgressives, rebelles dans la littérature et le cinéma. Après avoir publié de nombreux articles, des ouvrages sur les artistes qui me paraissaient offrir une vision différente de la relation au réel, j’ai basculé avec bonheur vers l’écriture en osant enfin envoyer ce roman à des éditeurs. Mais d’aussi loin que je me rappelle, ce rêve et cet acte ont fait partie de mon monde.

Madame rêve, chanson de Bashung, mais aussi mélodie entêtante qu’aurait pu chanter ma Joséphine, celle qui hante le château des Milandes et qui refuse de se taire.

 

Démontée ! est la rencontre de ces deux rêves, celui de mon fantôme et le mien de publier un jour mes propres histoires. J’ai ainsi choisi pour nom de plume le nom de mon arrière-grand-mère corse qui gardait des chèvres à côté de Bonifacio.

Des longues années passées à étudier la littérature américaine et le cinéma, j’ai appris l’importance des sources et aussi des rencontres avec des auteur.e.s. Démontée ! est un roman sur l’identité plurielle, fascinée comme je l’ai été par la pensée archipélique d’Edouard Glissant et le réalisme magique de Toni Morrison. C’est le refus du mainstream, d’une pensée patriarcale oppressante, d’un politiquement correct étouffant. C’est aussi la volonté d’offrir un texte polyphonique et de permettre, grâce à la présence de mon fantôme, toutes les audaces et les fantaisies.

Car c’est à cela que j’aspire, vous divertir et vous faire voyager.

Isabelle Inzani »

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Un château de femme synonyme de charme. C’est Claude de Cardaillac qui obtint de son époux François de Caumont la construction des Milandes en 1489…

Résumé

Le grand réalisateur John Albertino s’installe au château des Milandes avec son équipe pour le tournage d’un film à gros budget sur la vie de Joséphine Baker. Mais rien ne se passe comme prévu et les catastrophes se multiplient tandis que des événements étranges surviennent dans ce lieu hanté par le fantôme transgressif de Joséphine Baker.

Une relation intrigante se noue entre la scripte de John Albertino et le fantôme de Joséphine Baker. Une galerie de personnages se croisent sur le plateau, de l’assistant chef-opérateur James Chopin au régisseur Tristan, en passant par le producteur ogresque Paul Leonberg.

Démontée ! est un roman à clés qui emmène dans l’Amérique ségrégationniste, transporte à Dublin, à la Nouvelle Orléans et aussi en Dordogne aux Milandes, décor privilégié d’une histoire sur l’identité et le secret.

Extrait du livre

Saint Louis – Missouri – 1917

Dans la nuit du premier au deux juillet 1917, j’ai regardé ces centaines de Noirs affolés qui fuyaient l’East Saint Louis et les foules de Blancs meurtrières en empruntant le pont qui les reliait au centre de la ville. Ils n’arrêtaient pas de courir, comme moi depuis ces heures sombres. C’est pour cela que je chéris les hauteurs de la Dordogne car de là-haut on voit arriver les ennemis, enfin c’est ce que j’ai longtemps cru, avant que les usuriers ne me plument. On s’imagine à l’abri et puis on perd tout du jour au lendemain. C’était atroce, tous ces incendies et ces lynchages. Des corps noirs étaient pendus aux lampadaires.

Les Blancs se jetaient sur des trams, en extirpaient des Noirs et les massacraient à coup de pied et de bâton tandis que des enfants et de jeunes femmes blanches les encourageaient. Des centaines de spectateurs l’écume aux lèvres, de voyeurs excités qui hurlaient des obscénités. Ils ont assassiné des gamins, des vieillards croisés au hasard, juste pour le plaisir. Il y a eu ce jeune homme dont ils ont fracturé le crâne et qui s’est avancé chancelant dans la rue principale d’East Saint Louis. Ils l’ont encerclé et lui ont passé une corde autour du cou. Tu ne peux pas imaginer ce que cela fait de voir quatre ou cinq types qui tirent sur une corde et hissent leur proie alors que leur victime se débat dans les airs et que l’assistance applaudit ces barbares jamais rassasiés de sacrifices humains. Strange fruit … J’ai toujours préféré la version de Nina Simone parce qu’elle est traversée par une révolte, qu’elle sort comme un coup de poing, qu’elle réfute le blues et la complainte pour hurler une rage qu’on se doit de faire sortir, enfin. It’s a bitter crop, oui, quelle amère moisson.

Page de l’éditeur

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62487

Page de l’autrice https://www.facebook.com/isabelle.inzani/

« Vos nuits avec Vanessa » (Benoit Herbet)

Au soir de la fin du monde, une animatrice présente ce qui sera la dernière émission de radio sur Terre ;Une fille terrassée par un chagrin amoureux revit les étapes d’une passion destructrice dont elle ne se relèvera pas ;Une proie prise dans les griffes d’un tueur dément cherche à lui échapper ;Vanessa est chacune de ces femmes. Sa dernière nuit avant l’apocalypse s’apparentera à une terrifiante descente aux enfers…Attention, OVNI ! Dans ce thriller angoissant et inclassable, Benoit HERBET tisse un puzzle constitué de pièces impossibles à assembler. En apparence, du moins…L’album de Jean-Marc LEDERMAN, The Last Broadcast On Earth, est offert, en téléchargement, pour tout achat du présent livre. (Voir conditions à l’intérieur).

  • Éditeur : Independently published (22 février 2019)
  • Langue : Français

« Né en 1972, j’ai vécu à Charleroi jusqu’en 1998. Ma ville m’a profondément imprégné. Elle se conjugue à merveille avec mon goût pour les romans noirs. Depuis vingt ans, je vis à Strasbourg. Je travaille notamment sur Nancy, Troyes, Luxeuil les Bains. J’aime les communautés urbaines, les centres historiques, les dédales de vieilles rues. Ils provoquent mon imagination. Là où les ambiances industrielles de ma ville natale génèrent des ambiances désespérées, quand je traverse Nancy, les fulgurances de l’Art Nouveau me dictent des intrigues énigmatiques. Qui sait ce qui se trame derrière les vitraux d’une maison de Gaudi ou à l’ombre de la cheminée d’un Haut-Fourneau carolo ? Je ne pourrai jamais écrire toutes les histoires qui me viennent à l’esprit … Pour en savoir plus – 5 – Portrait du jour : Benoit Herbet, l’auteur du roman « Le Bathory …

https://criminocorpus.hypotheses.org/46634

152 – Portrait du jour : Stéphan Sanchez, libraire, photographe et romancier

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Après Lyon, la rédaction du carnet criminocorpus s’est rendue dans le sud de la France pour y rencontrer Stéphan Sanchez. Diplômé d’un Master en arts plastiques et d’une Licence d’histoire de l’art, Stéphan est libraire, photographe et romancier. Passionné de littérature gothique, âgé de 30 ans, il a publié quatre romans dont deux thrillers chez Jean Marie Desbois éditeur : «Anatomie des vagues », en 2016, et « Châteaux noirs », en 2017.

Bienvenue Stéphan chez les Aristos du crime du carnet criminocorpusPh.P.

Comment présenteriez-vous vos romans ?

Mes romans sont des enquêtes, des suspenses psychologiques. «Châteaux noirs » par exemple, mon dernier livre publié, est une histoire de vengeance. Un jour, un jeune libraire reçoit une lettre anonyme contenant les mots : « Il y a un an, tu m’as tué. » Cherchant à quel événement cette lettre fait allusion, Raza ne se souvient plus de rien. Quelle est la personne qu’il est supposé avoir tuée ? Qui cherche à le harceler ? Pourquoi ne parvient-il pas à retrouver la mémoire ? Ce qui m’intéresse c’est l’aspect psychologique des personnages. J’aime le suspense, les rebondissements mais aussi le mystère et les introspections. Tous mes romans sont d’ailleurs écrits à la première personne du singulier.

Pourquoi écrivez-vous ?

J’écris par fidélité à mes rêves d’enfant. J’ai toujours eu cette envie, ce désir d’écriture. Je ne veux pas décevoir celui que j’étais, celui qui, un jour, s’est vu tenir entre les mains son propre livre, sa propre création. Écrire permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, ce que nous sommes, vers quoi nous allons.

Comment se déroule l’écriture de vos romans ?

Écrire le premier jet d’un roman me prend entre deux et trois mois. J’écris six jours sur sept, entre trois et cinq heures par jour. Après ça, je fais une pause d’un mois puis je reprends mon manuscrit ; je corrige, je reformule, je développe… avant de donner à lire mon texte à quelques proches (écrivains, libraires, professeurs…) en qui j’ai confiance. J’intègre leurs corrections puis confie le manuscrit à mon éditeur.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je suis un grand lecteur de romans gothiques anglais du XVIIIe. J’aime ces histoires de châteaux hantés, de passages secrets et de jeunes femmes enlevées par des brigands. C’est avec ces livres écrits par Ann Radcliffe et Charles-Robert Maturin que naît le roman policier moderne. Chez les auteurs contemporains, je lis Amélie Nothomb et Michel Houellebecq avec plaisir.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Mon cinquième roman, « Album de famille », sort cet été chez Jean Marie Desbois éditeur. Il s’agit encore une fois d’un suspense psychologique. L’histoire d’un homme de 30 ans confronté à une enfant se prétendant sa fille biologique. Or, cet homme, résolument homosexuel, n’a jamais connu de femme… Un nouveau mystère, en apparence inexplicable… Comme je suis aussi photographe, je travaille sur un livre photo consacré aux hôtels particuliers aixois avec l’historien d’art, Daniel Chol. Il devrait sortir en septembre 2020.

Lien Internet vers le site de mon éditeur :

http://editions.geneprovence.com/auteurs/stephan-sanchez/

Lien Internet vers mon site officiel :

https://stephanlaurent1988.wixsite.com/stephansanchez

Lien Internet vers ma page Facebook :

https://www.facebook.com/stephansanchezartiste/

151 – Portrait du jour : Guillaume de Uffredi, fondateur de la maison d’édition Les Passionnés de bouquins.

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De passage à Lyon la rédaction du carnet criminocorpus a été reçue très chaleureusement dans les locaux de la direction par Guillaume de Uffredi, fondateur de la maison d’édition Les Passionnés de Bouquins. Pour les lecteurs du carnet criminocorpus nous retranscrivons l’interview. Nous sommes très heureux d’accueillir Guillaume et son équipe parmi les nombreux éditeurs amis du site Criminocorpus. Ph.P.

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La librairie Crozier – de Uffredi en 1880

Pourquoi être devenu éditeur ?

« J’étais plus ou moins destiné à le devenir. Après des études de commerce et de sciences politiques (Science-Po), j’avais entamé une carrière au sein de l’ONU à Genève en tant que responsable éditorial. Après quatre années en Suisse, je fus rattrapé par l’histoire familiale. Mon arrière grand père ayant fondé en 1880 une librairie importante à Lyon. Librairie qui restera dans la famille, via mon grand père qui la développa de manière importante dans les années 50 et 60. Librairie qui fut également un haut lieu de la Résistance lyonnaise durant la deuxième guerre mondiale (voir le livre : Une famille de libraires dans la résistance de Jean-Luc de Uffredi ). Mon père, malgré une carrière dans l’informatique est toujours resté proche des milieux littéraires en écrivant notamment plusieurs livres. J’avais donc un ancrage familial important dans le domaine des livres. Quant à l’édition, mon grand-père François avait dès les années 70 réfléchi et initié certains projets éditoriaux. Sa mort brutale en 1977 l’empêcha de les réaliser. C’est donc la réunion de mes compétences et de ma passion pour l’édition, qui m’a fait devenir éditeur.

Parlez-nous de votre maison d’édition : les Passionnés de bouquins.

La maison d’édition est officiellement née en 2010. Nous publions uniquement à compte d’éditeur. Notre ligne éditoriale repose sur un axe Rhône-alpin, tant par les livres que nous publions que par les auteurs qui ont également un pied dans notre région. D’où notre slogan : « une maison d’édition au cœur de Rhône-Alpes ». Ainsi, nous publions aussi bien des livres ayant attrait à la montagne (les Alpes), que le lyonnais, le forez ou encore le bassin isérois. Cette ligne éditoriale se répartie au sein de plusieurs collections (Témoignages, Polar en Rhône Alpes, Littérature, Sport en Rhône-Alpes etc.)

Et la littérature jeunesse ?

L’édition jeunesse est un métier différent selon moi. C’est pourquoi nous avons préféré reprendre l’an dernier une maison d’édition jeunesse déjà installée ( à savoir les éditions Amiver , basées en Haute-Savoie).

Certains de vos titres ont été primé. Qu’est ce que cela représente pour vous ?

C’est une vraie fierté. L’éditeur est toujours au second plan. Heureusement d’ailleurs, l’auteur est celui qui est mis en avant. Mais nous donnons tellement pour que le livre en lequel nous croyons soit valorisé que lorsqu’il reçoit un prix ou qu’il est mis en valeur par un grand média, c’est aussi pour l’éditeur un accomplissement. Je profite de ces moments là. Cette année lorsque Nicole Gonthier a reçu le prestigieux prix Sang d’encre et qu’elle m’a dit : « Je suis heureuse de recevoir ce prix mais je suis surtout ravie pour vous et la maison d’édition », j’étais aux anges, car cela démontre de la relation qui peux exister entre l’auteur et l’éditeur que nous sommes. Relation à laquelle je tiens beaucoup.

Vous insistez beaucoup sur le côté humain…

Oui car derrière chaque livre il y a une rencontre. Une rencontre entre l’auteur et l’éditeur. Certains livres, certains projets m’ont permis de faire de magnifiques rencontres ou de passer d’extraordinaires moments. Je savoure ces instants-là. Publier par exemple un champion olympique comme ce fut le cas récemment avec Franck Picard est un moment à part. Vous savez, notre maison d’édition est résolument à taille humaine. Cela nous permet d’avoir une véritable relation de proximité et de partage avec nos auteurs. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons un rythme éditorial (nombre de parutions) qui reste volontairement peu élevé de manière à conserver ce lien avec nos auteurs et de pouvoir aussi défendre ardemment les projets que nous publions et en lesquels nous croyons vraiment.

Être éditeur, c’est aussi être chef d’entreprise ?

Bien sur. Du moins pour les maisons d’édition de taille moyenne comme la nôtre. Gérer une maison d’édition, c’est gérer une entreprise. Nous sommes une entreprise, qui évolue dans un secteur certes un peu particulier, celui de la culture, mais la gestion de la maison d’édition est une gestion d’entreprise. Et de plus, derrière chaque livre, derrière chaque projet éditorial, il y a un projet entrepreneurial avec toutes ses parties prenantes. Pour chaque livre, au-delà de la qualité littéraire ou de l’intérêt du projet, il faut penser marketing, communication, commercialisation, finance et bien sur relations humaines. C’est passionnant.

« Éditeur » c’est un métier d’avenir ?

Ah ça…L’avenir nous le dira (rires). Il faut je le crois, garder un regard optimiste. Réaliste certes mais optimiste. Et il y a des raisons d’être optimiste.

Lesquelles ?

Le marché du livre reste relativement stable en termes de ventes. Et, le livre papier est loin, très loin d’être mort. Par ailleurs, les jeunes générations (les 10-18 ans) lisent beaucoup plus que les précédentes. Via des genres littéraires nouveaux certes que sont : la SF, le fantasy, le feel good, la dark romance etc. Mais peu importe, c’est très bien, car l’important c’est qu’ils prennent du plaisir à lire et même parfois à écrire. »

Guillaume de Uffredi
Editions les Passionnés de bouquins
www.les-passionnes-de-bouquins.com

150 – Portrait du jour : « Un sourire ne coûte rien, mais il crée beaucoup » – Tamara Korniloff, l’auteure du roman « Un printemps à Paris »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus

Un proverbe américain de 1936 dit « Un sourire ne coûte rien, mais il crée beaucoup »… et bien pour son 150ème Portrait du jour  la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Tamara Korniloff, l’auteure du roman « Un printemps à Paris »

Tamara vit à Paris. Elle écrit des romans et des nouvelles. Elle exerce une activité professionnelle dans les médias et joue au théâtre dans une troupe d’improvisation.

Bienvenue Tamara Korniloff sur notre site. Ph.P.

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« Bonjour Chères Lectrices, Chers Lecteurs,

Je remercie particulièrement ce site de me laisser m’exprimer sur mon art.

Pour me présenter… je suis née le 10 janvier 1988, à Paris, j’ai eu un parcours éloigné de la littérature pendant vingt ans, c’est plutôt la vie qui m’a sans cesse ramenée vers cette passion, qui aujourd’hui est également un mode d’existence.
J’ai fait des études de commerce à Paris, et c’est en me mettant à travailler à plein temps, en début de vingtaine que j’ai commencé à écrire. Je menais une carrière mais me sentais incomplète, et c’est pour pallier à ce sentiment curieux que mon hobby est devenu l’écriture.  Quelque chose d’indicible en moi, telle une force indescriptible, me poussait à écrire! Ce fut une nouvelle par semaine, puis un premier roman, en peu de temps mes écrits ont connu un franc succès sur la toile via les plateformes d’hébergement, je lisais ces commentaires des lecteurs et ces échanges, alors j’ai continué, puis Un Printemps à Paris a été écrit, un roman de Vie, sur les liens humains, les crises de vie, la résilience, la capacité de guérison inhérente à l’être humain.
L’idée de ce roman m’est apparue lorsque j’étais bénévole dans une structure qui s’adressait aux personnes démunies. J’y ai découvert la puissance de l’empathie, qualité fortement éclipsée dans le monde moderne et qui pourtant résout les incompréhensions et les conflits les plus courants.
J’ai vu alors autour de moi des personnes totalement anonymes, éloignées du monde individualiste et narcissique du quotidien, ces personnes œuvraient discrètement, à l’ombre de tous, comme ceux qui travaillent dans le social (samu, hôpital …), et grâce à tous ces êtres des vies sont sauvées, des gens s’en sortent, et tout cela est ignoré par notre société obnubilée par la réussite et la performance !
Un Printemps à Paris , Ramsay Editions, est dédié à toutes ces personnes, les discrets qui font tourner une société. »
Je travaille également dans le monde des médias, j’ai besoin de ces deux équilibres, le monde concret de l’entreprise et la vie plus abstraite de l’écriture que je rejoins pendant mes vacances.
J’ai pu être membre d’une troupe de théâtre pour pratiquer l’improvisation pendant deux ans. Cette pratique m’a appris à réellement habiter le corps,à accueillir la spontanéité et à appréhender différemment le regard d’autrui.
Je lis beaucoup, de nombreux essais philosophiques m’ont marquée, et certains auteurs réalistes également. je suis passionnée par la philosophie et certaines sciences sociales, je vois l’être humain comme un phénomène curieux, assez mystérieux, en perpétuel mouvement, qui réserve des surprises, assez imprévisibles. C’est cette dimension qui m’anime dans l’écriture, les personnages se révèlent eux mêmes, ils évoluent, ils ont de telles ressources ! Ils sont en devenir, du germe où naissent leurs racines jusqu’à leur disparition.
Et puis il y a toujours selon moi un faisceau lumineux qui peut scintiller, et jaillir d’un personnage, d’un être, d’une situation. Même si mes romans adoptent aussi la tournure dramatique et acceptent la notion de tragédie dans l’existence, je pense que le lecteur y retrouvera aussi ce faisceau de lumière qui se dégage quelque part …
Les auteurs tels que Fédor Dostoïevski et Léon Tolstoï m’ont marquée, ainsi que Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Virginia Woolf, Stefan Zweig… et tant d’autres…
Un contemporain m’a réellement marquée c’est Andreï Makine.
Explorer l’âme humaine, la voir se révéler et découvrir ses innombrables surprises là est la vocation de l’écrivain !
Amitiés » . Tamara Korniloff

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