Archives pour la catégorie société civile

117 – Portrait du jour : Pétronille Rostagnat alias « la fée noire du polar »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

 » …  Son héroïne, Alexane, commandant à la brigade criminelle de Paris, a vu le jour en 2015, dans La Fée noire. Femme d’une quarantaine d’années qui essaye de jongler entre sa vie de flic, d’épouse et de mère, Alexane dirige un groupe au sein de la brigade criminelle, au 36 quai des Orfèvres, composé de cinq hommes que l’on retrouve à chaque enquête. Son mentor, David Menestrel, est le patron de la Crim’. Alexane est une femme de caractère, respectée par ses hommes, qui sait se battre pour eux. Elle est mariée à un avocat pénaliste, Charles, avec qui elle a eu deux enfants, Arthur et Raphaël, âgés de treize et quinze ans.

Le retour des lecteurs montre un intérêt certain pour ce personnage féminin. Cette dernière n’est pas parfaite, commet des erreurs et connaît des périodes de doutes, ce qui la rend d’autant plus attachante. Dans les trois premiers romans, les lecteurs retrouvent Alexane et suivent autant le cours de ses enquêtes, que sa vie personnelle mouvementée … »

Après Bénédicte Rousset nous recevons pour notre 117ème portrait du jour son amie Pétronille Rostagnat, une fée noire du polar qui s’invite sur le très sérieux carnet criminocorpus.

Passer du cadre de l’entreprise à celui de la littérature policière, tel a été le choix de Pétronille, laquelle ne semblait pas destinée à devenir écrivain. Mais avec trois livres publiés en à peine deux ans, la jeune auteure est pleinement satisfaite de sa décision.

« Ecrire, c’est se montrer », soutenait l’écrivain Jean Chalon. Message reçu, l’auteure planche déjà sur son quatrième livre… et nous à Criminocopus nous sommes séduits par la vivacité pétillante  de Pétronille. Bienvenue au club ! Ph.P.

https://www.facebook.com/petronille.rostagnat

https://www.instagram.com/petronille_rostagnat/

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Pétronille Rostagnat est une auteure française de romans policiers, née le 29 août 1980 à Nice.

Étudiante en école de commerce, Pétronille se lance dans une carrière de responsable marketing pour différents groupes français pendant une dizaine d’années. Expatriée à Shanghai, puis à Dubaï, Pétronille décide de prendre la plume, désireuse de se réaliser dans un projet plus personnel qui puisse la suivre partout. Grande lectrice de polars, c’est tout naturellement qu’elle se lance dans l’écriture d’un roman policier. En 2015, son héroïne Alexane Laroche, commandant à la brigade criminelle au 36 quai des Orfèvres, voit le jour. Pétronille auto-publie ce premier roman, intitulé La fée noire , sur le site Chapitre.com, avant d’être contactée par ces derniers, qui lui proposent de l’éditer avec leur maison Incartade(s) éditions éditions. En juin 2016, la Fée noire sort en librairie, puis est repris en janvier 2017 dans le catalogue France Loisirs. Plus de 10 000 exemplaires de son premier livre seront vendus. Son second roman, Ton dernier souffle ,est sorti en mars 2017. On y retrouve son héroïne dans une enquête plus sombre se déroulant dans les parcs publics de la capitale.

Aujourd’hui, mère de trois enfants et vivant à Lyon, Pétronille se consacre entièrement à l’écriture de romans policiers. Son troisième ouvrage, On a tous une bonne raison de tuer , est paru en mai 2018 en avant-première chez France Loisirs et sera repris en janvier 2019 chez Incartade(s). Facebook :

SON HEROÏNE

Aujourd’hui… Trois romans, une héroïne récurrente : Alexane Laroche

Son héroïne, Alexane, commandant à la brigade criminelle de Paris, a vu le jour en 2015, dans La Fée noire. Femme d’une quarantaine d’années qui essaye de jongler entre sa vie de flic, d’épouse et de mère, Alexane dirige un groupe au sein de la brigade criminelle, au 36 quai des Orfèvres, composé de cinq hommes que l’on retrouve à chaque enquête. Son mentor, David Menestrel, est le patron de la Crim’. Alexane est une femme de caractère, respectée par ses hommes, qui sait se battre pour eux. Elle est mariée à un avocat pénaliste, Charles, avec qui elle a eu deux enfants, Arthur et Raphaël, âgés de treize et quinze ans.

Le retour des lecteurs montre un intérêt certain pour ce personnage féminin. Cette dernière n’est pas parfaite, commet des erreurs et connaît des périodes de doutes, ce qui la rend d’autant plus attachante. Dans les trois premiers romans, les lecteurs retrouvent Alexane et suivent autant le cours de ses enquêtes, que sa vie personnelle mouvementée.

Premier roman

La Fée noire

Édité en juin 2016 chez Incartade(s) Présenté́ en mars 2017 dans le catalogue France Loisirs.

SYNOPSIS : Versailles, juillet 2000. Trois amies d’enfance, Capucine, Emma et Louise, se retrouvent dans un bar pour fêter les résultats de leur baccalauréat. Autour d’une bière, elles font le pacte d’avoir toutes un enfant avant leurs 30 ans. Comment auraient-elles pu imaginer que cette promesse, en apparence anodine, faites à 18 ans engendrerait la mort de quatre personnes dont l’une d’entre elles ? Douze ans plus tard, le 19 juillet 2012, Capucine reçoit la visite d’Alexane Laroche, commandant à la brigade criminelle de Paris. Son ami, Nathan Dumestre, vient d’être retrouvé sauvagement assassiné et mutilé dans le parking de la place Vendôme. La lettre P a été gravée sur son annulaire gauche, son sexe a disparu. Cinq jours plus tard, elle reçoit un mystérieux message : « Nathan n’est plus. Tu as une seconde chance. P. »

Deuxième roman

Ton dernier souffle

Édité en mars 2017 chez Incartade(s)

SYNOPSIS : Lundi 2 mars 2015, 7 h 30, bois de Boulogne. Une main putréfiée est déterrée par le chien d’un coureur lors de son jogging quotidien. Alexane Laroche, commandant à la brigade criminelle de Paris, est saisie de l’affaire. Sur place, les policiers découvrent le corps nu et décomposé́ d’une jeune femme placé dans un cercueil de fortune en bois grossier. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été́ enterrée vivante. Rapidement, un autre fait macabre interpelle le groupe d’Alexane. Un message entouré d’un cœur est retrouvé gravé sur l’écorce d’un érable : « Ici repose ton dernier souffle ». Quatre jours plus tard, un deuxième corps est découvert dans le bois de Vincennes. Même mode opératoire, même message. La presse s’empare de ce qui n’était initialement qu’un fait-divers et évoque un nouveau tueur en série : le fossoyeur des parcs. La course contre la montre commence pour le commandant Laroche et son équipe.

Troisième et dernier roman

On a tous une bonne raison de tuer

Édité en mai 2018, en avant-première chez France Loisirs ( 22 000 exemplaires vendus depuis sa sortie)

Sortie en librairie prévue le 22 janvier 2019 chez Incartade(s) Editions

SYNOPSIS : Gabrielle est découverte dans son bain, les poignets tailladés. Tout laisse croire à la tentative de suicide d’une mère au foyer désœuvrée, mais Gabrielle n’a aucun souvenir de son acte. Poursuivie par la désagréable impression d’être en permanence observée, elle est presque sûre d’avoir été, en réalité, victime d’une tentative de meurtre. Après avoir installé des caméras chez elle, elle surprend la visite d’une jeune inconnue puis découvre, lors d’un cocktail organisé dans le cabinet d’avocats de son mari, qu’il s’agit d’une proche collaboratrice de celui-ci. Trois jours plus tard, cette dernière est retrouvée assassinée.

Commandant au 36 quai des Orfèvres, Alexane Laroche se retrouve impliquée de plein fouet dans cette affaire. Son mari Charles est l’un des associés du cabinet et personne ne peut être exclu de la liste des suspects…

Salon à venir :

– le 02 et 03 Mars 2019 : Salon Sang pour Sang, à Saint-Chef

Couverture pour la sortie en librairie le 22 janvier 2019 :

Plus personnel :

Comment est venue l’envie d’écrire ?

Je ne pensais pas me mettre à l’écriture un jour. Si j’ai toujours aimé lire et ce depuis l’adolescence, l’envie d’écrire n’est arrivée que tardivement. Je n’ai, en effet, pas suivi de cursus littéraire. Après un bac ES, j’ai intégré une école de commerce pour travailler ensuite en tant que Responsable Marketing dans différents groupes internationaux. Ce n’est qu’après la naissance de mon deuxième enfant, la trentaine passée, que j’ai ressenti le besoin de me réaliser dans un projet plus personnel, que je puisse concrétiser n’importe où, même à l’étranger. Le désir d’écrire est alors apparu. Je suis arrivée à Dubaï en janvier  2013 avec les 70 premières pages de mon premier roman : La Fée Noire. j’ai écris les 200 restantes au Starbuck de la Jumeirah Beach Road. J’y allais tous les matins, assise à la même table, dégustant pendant mes 4 heures d’écriture un Mocha Frappuchino.

Pourquoi avoir choisi un roman policier ?

P.R : Ecrire un roman policier a été une évidence. Vous ne trouverez sur ma table de nuit que des thrillers psychologiques de Pierre Lemaitre, des romans noirs de Jean-Christophe Grangé ou bien des polars de Franck Thilliez et de Harlan Coben… En tant que lectrice, je ne vibre que pour les intrigues policières. Mon style est peut-être un mélange de toutes mes lectures. Mon écriture me ressemble. Je vais à l’essentiel, je privilégie l’action plus que la psychologie de mes personnages et chaque chapitre se termine par une révélation qui donne envie au lecteur de tourner la page.

Avez-vous été soutenue dans votre projet d’écriture ?

P.R : Si je suis allée jusqu’au bout de mon roman, cela a été en grande partie grâce au soutien de mon entourage. J’ai mis du temps à faire lire mes premiers chapitres. Je craignais la critique. Finalement, j’ai présenté les 5 premiers chapitres à mes parents qui ont été très emballés par l’histoire et le suspense. Par la suite, mon mari et des amies ont été très encourageants, patients, et à l’écoute pendant toute l’écriture de la Fée Noire.

Quelle est l’intrigue de votre roman ?

P.R : La Fée Noire est un roman policier qui tourne autour de 3 amies d’enfance, Capucine, Louise et Emma, qui se retrouvent au cœur d’une série de meurtres, l’année de leur 30 ans. Tout commence avec la mort de Nathan, l’ami de Capucine, retrouvé assassiné dans le parking de la place Vendôme quelques minutes après avoir quitté sa maitresse. Les policiers retrouvent une lettre P gravée sur son annulaire gauche, son sexe a disparu… Quelques jours plus tard, Capucine reçoit une lettre de l’assassin : Nathan n’est plus, tu as une seconde chance…

 

 

 

116 – Portrait du jour : Charlène Deguillaume, scientifique dans l’âme et romancière en puissance

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

thumbnail_Photo Charlene Deguillaume

« … L’écriture n’est pas son métier, peut-être le deviendra-t-elle un jour ? La jeune femme est une scientifique dans l’âme, elle aime depuis toujours comprendre ce qui l’entoure. Après avoir fait maths sup et maths spé, elle fait une école d’ingénieur puis une thèse. Docteur ingénieur en chimie pharmaceutique, elle travaille dans le secteur de la santé. Comme quoi, on peut être scientifique et littéraire, pourquoi l’un exclurait l’autre ? La science lui apporte le côté rationnel, rigoureux et contrôlé de la vie, mais elle a besoin du côté irrationnel, créatif et sans limite de l’écriture. C’est probablement une question d’équilibre. Elle a d’ailleurs l’impression d’avoir été, ou d’être, dans ses passions ou activités, attirée à la fois par une chose et par son contraire … » 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Les romancières de talent continuent d’affluer sur le blog d’actualités du site Criminocorpus et pour notre 116ème portrait du jour, nous accueillons avec plaisir Charlène Deguillaume, l’auteure du roman Les Temps Mandarines.

On peut être scientifique de formation et littéraire dans l’âme. C’est-ce que nous enseigne Charlène, docteur ingénieur en chimie, qui a sorti son deuxième roman « Les temps mandarine », aux éditions Revoir . L’auteure signe avec « Les temps mandarine » un roman plein de tendresse et de bienveillance.

Bienvenue Charlène sur le seul site qui décoiffe en automne … tout en accueillant les femmes sans modération. Ph.P.

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« Charlène Deguillaume est d’origine clermontoise. Quand certains enfants dessinent dès qu’ils savent tenir un crayon, elle, elle écrit. Elle a 6 ans à peine quand elle rédige ses premiers poèmes, elle aimait à le faire, le soir, installée à la table de la cuisine, alors que sa mère n’était pas loin, occupée à repasser ou à préparer le dîner par exemple. Elle se sentait bien, sa mère dégageait de l’amour et de la bienveillance dans toute la pièce, elle s’affairait à des taches diverses mais dans une agitation douce et un bruit de fond discret. Aujourd’hui encore, quand elle écrit, notre auteure a besoin de s’immerger dans une ambiance similaire. Alors, elle s’installe pendant des heures à la table d’un salon de thé qu’elle affectionne particulièrement. Là-bas, l’atmosphère y est conviviale et chaleureuse, des bruits de tasse ou de cuillères ponctuent de temps à autre les discussions feutrées des clients, les odeurs de thé et de chocolat se mêlent, c’est l’endroit propice à sa plume. Elle lui fait d’ailleurs un clin d’œil dans son premier roman, A marée basse certaines îles se rejoignent.

L’hypersensibilité de l’auteure lui permet de décrire avec une grande justesse les sentiments inter et intrapersonnels de ses personnages. Son deuxième opus, Les Temps Mandarines , publié en novembre 2017 aux Editions Revoir, a ainsi obtenu le Prix du Cercle Littéraire Catherine de Médicis en 2018, dans la catégorie Humanisme. Quand elle parle de ce deuxième roman, elle est très émue. L’édition de son premier livre l’a évidemment touchée, c’était une première fois, mais l’écriture du second a été très différente, il l’a aidée à tenir bon quand il y a eu des passages difficiles dans sa vie.

Pour en revenir à l’auteure, l’écriture n’est pas son métier, peut-être le deviendra-t-elle un jour ? La jeune femme est une scientifique dans l’âme, elle aime depuis toujours comprendre ce qui l’entoure. Après avoir fait maths sup et maths spé, elle fait une école d’ingénieur puis une thèse. Docteur ingénieur en chimie pharmaceutique, elle travaille dans le secteur de la santé. Comme quoi, on peut être scientifique et littéraire, pourquoi l’un exclurait l’autre ? La science lui apporte le côté rationnel, rigoureux et contrôlé de la vie, mais elle a besoin du côté irrationnel, créatif et sans limite de l’écriture. C’est probablement une question d’équilibre. Elle a d’ailleurs l’impression d’avoir été, ou d’être, dans ses passions ou activités, attirée à la fois par une chose et par son contraire. »

Charlène Deguillaume pour son livre « Les temps mandarine » Par Jean-Luc Guillet sur :

 https://www.francebleu.fr/emissions/les-decodeurs/pays-d-auvergne/charlene-deguillaume-pour-son-livre-les-temps-mandarine

111 – Portrait du jour : Bénédicte Rousset, l’auteure talentueuse du roman « Le Lis des teinturiers »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus

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« … Bénédicte s’intéresse beaucoup aux intelligences multiples, qu’elle essaie de prendre en compte dans ses groupes classe. « Il existe plus de sept types d’intelligence humaine, confie Bénédicte. Seuls deux sont pris en compte à l’école : l’intelligence verbo-linguistique et la logico-mathématique. Les autres sont mises de côté, entraînant de terribles échecs scolaires, alors que nombre d’élèves fonctionnent différemment, sans pour autant manquer de ressources pour réussir. Quand un enfant nait, on se demande s’il va réussir à l’école, mais se demande-t-on s’il va réussir sa vie d’homme ou de femme ? C’est la question essentielle pourtant… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 111ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir une jeune romancière sympathique et talentueuse : Bénédicte Rousset, auteure du roman Le Lis des teinturiers.

Très jeune, c’est dans l’imprimerie de son père que Bénédicte Rousset a découvert les romans, pièces de théâtre et poèmes rédigés par ses ancêtres, dont un félibre : Gabriel Bernard.

Fille et petite-fille d’institutrices, enseignante dans un collège du Vaucluse, l’auteur perpétue le lien à l’écriture comme une histoire de famille.

Passionnée par les intrigues policières, elle aime puiser son inspiration aussi bien dans les œuvres de Maupassant et Yasmina Khadra, que dans la littérature italienne (Buzzati, Sciascia, Pirandello la fascinent!)

Lisez les premières pages du Lis des teinturiers

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

Bienvenue Bénédicte sur les pages du très sérieux carnet carnet criminocorpus

Chers lecteurs du carnet le style et l’élégance de la plume de Bénédicte vous raviront, c’est certain ! Ph.P.

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« C’est dans une petite ville du Vaucluse que nous rencontrons Bénédicte Rousset. Sur son bureau de bois simple, deux tas de feuilles : des copies à corriger et son manuscrit en cours. Elle jongle entre les deux avec un sourire radieux : son prochain livre est bientôt prêt, les lecteurs l’attendent impatiemment !

« Je travaille en ce moment sur mon quatrième roman, Romilda et le mystère de 1912. Il est question d’un squelette retrouvé sur le chantier d’une piscine en construction, en lien avec une disparition dramatique, survenue en 1912. En parallèle, ce récit distille des lettres de la Première Guerre mondiale, essentielles au déroulement de l’intrigue, et dont une grande partie est authentique.

Ces lettres, je les ai retrouvées dans la cave de mon domicile familial, après les inondations survenues au début des années deux mille dans le Vaucluse. Elles étaient intactes : un vrai trésor, que j’ai voulu lier à une construction romanesque. Mon enquête se situe entre Avignon et Piolenc, ville de mon enfance. J’aime peindre des caractères forts, mais auxquels le lecteur peut aisément s’identifier. Dans ce livre, nous retrouvons le commissaire Berthier et son adjoint, le lieutenant Deroux.»

Cette parution est prévue pour courant 2019, aux éditions Eaux troubles, spécialisée polar/policier/suspense.

Dans ce portrait, Bénédicte vous parle de sa dernière parution : Le Lis des teinturiers , paru chez Elan sud, en avril 2018.

Le commissaire Berthier reprend du service, et, secondé par le lieutenant Deroux, il va devoir comprendre le fonctionnement d’un tueur et affronter un dangereux prédateur : le mamba noir.

« Depuis toujours, ce serpent me fascine. C’est le plus rapide au monde, il est redoutable et son venin, c’est le cocktail létal par excellence. Je voulais l’inviter dans un de mes romans, en qualité de personnage phare ».

La relation épistolaire est très présente aussi dans ce roman policier, mais surtout choral. L’auteur affectionne ce genre, dans lequel les libertés sont grandes, et détonnent avec le récit de l’enquête.

Dans les lettres, les personnages sont vrais. Les masques tombent. Ils sont eux-mêmes.

« Dans mon tout premier roman, Rue sombre , construit sur la structure des nouvelles à chute, je dévoile un fait divers insolite, qui s’est déroulé en Haute Loire, en 2016. Un homme suit un véhicule : il voit des cheveux dépasser du coffre de la voiture qui le précède ».

L’auteur a situé son intrigue dans le Vaucluse, et ajouté quelques ingrédients essentiels : des adolescents, sortis sans permission, confrontés à un secret qu’il leur sera difficile de dévoiler et un suspense imparable. Un enlèvement, une pression qui monte, et qui ne redescend qu’à la toute dernière ligne.

Professeur certifié de Lettres Modernes, Bénédicte puise dans son expérience professionnelle et dans ses rencontres avec les adolescents, pour écrire. « Ils sont un concentré explosif de fragilité. Les faux semblants ne leur ressemblent pas. J’aime cette tranche d’âge, vraie, attachante, en quête de sensations fortes et pleine de vie ! » Avoir été une élève agitée est une aide extraordinaire, pour être un bon professeur. C’est un métier dans lequel, paradoxalement, le degré de connaissances est presque secondaire. Les relations humaines sont le socle. Sans elles, on n’apprend rien, on ne progresse pas. La mémoire intéressée est un formidable révélateur des apprentissages.

Bénédicte s’intéresse beaucoup aux intelligences multiples, qu’elle essaie de prendre en compte dans ses groupes classe. « Il existe plus de sept types d’intelligence humaine, confie Bénédicte. Seuls deux sont pris en compte à l’école : l’intelligence verbo-linguistique et la logico-mathématique. Les autres sont mises de côté, entraînant de terribles échecs scolaires, alors que nombre d’élèves fonctionnent différemment, sans pour autant manquer de ressources pour réussir. Quand un enfant naît, on se demande s’il va réussir à l’école, mais se demande-t-on s’il va réussir sa vie d’homme ou de femme ? C’est la question essentielle pourtant.

« Que suis-je, si je ne participe pas ? » disait Antoine de Saint-Exupéry.

L’écriture chez elle, est une histoire de famille. Quand elle a découvert les romans, fables et pièces de théâtre rédigées par ses ancêtres, elle a compris d’où venait cette soif inextinguible d’écrire. Un besoin vital, inhérent à un équilibre parfois malmené par la charge de travail et ses trois filles, encore en bas âge. Un roman doit être nécessaire pour son auteur. C’est de cette manière seulement que le lecteur pourra le refermer en se disant à son tour que cette lecture était importante pour lui. C’est ce vers quoi Bénédicte Rousset tend.

« Ecrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Il y a de moi dans chacun de mes personnages, même les plus noirs : ce sont peut-être eux qui me révèlent en miroir ! Ils sont un moyen d’évacuer les traumatismes vécus dans l’enfance. Deux éléments me semblent essentiels dans mes romans : la quête de l’identité, et celle de la vérité. La première nous concerne tous : qui sommes-nous ? Comment nous comportons-nous face à l’image que nous renvoyons ? Sommes-nous conformes à cette image ? La deuxième entre dans la structure du roman policier : pourquoi tuer ? Comment arrive-t-on à franchir le pas ? Je crois qu’il y a un assassin en chacun de nous, mais, la plupart du temps, il ne rencontre jamais sa victime (heureusement, non ?) »

Rencontres à venir :

Les rencontres polar et fantastiques de Lyon, les 1er et 2 décembre 2018 (France Loisirs part-Dieu)

Salon Sang pour Sang Polar, à Saint Chef, le samedi 2 mars 2019 Retrouvez Bénédicte sur sa page auteur :

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

 

109 – Portrait du jour : Sabine Bolzan, l’auteure du roman « L’empreinte de la chair – Tome 1 : Justine »

PAR  · 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 109 ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Sabine Bolzan, l’auteure du roman L’empreinte de la chair  – Tome 1: Justine

Sabine publie « L’empreinte de la chair » aux Editions La Liseuse.  Un thriller avec les codes classiques du genre mais aussi un roman plus personnel  et émouvant. Sabine Bolzan a exercé plusieurs métiers dans l’immobilier, dans la finance, dans l’hôtellerie et la décoration et se consacre aujourd’hui à l’écriture avec la publication du tome 1 de sa trilogie. L’histoire de Justine Edison qui suite à un accident devient médium et collabore avec un lieutenant de police pour résoudre des affaires sordides d’enlèvements.  Ecoutez l’émission en intégralité.

https://www.francebleu.fr/emissions/place-des-grands-hommes/gironde/sabine-bolzan-pour-son-roman-l-empreinte-de-la-chair

le Blog Les ateliers de Sam 

Bienvenue sur le site du carnet criminocorpus . Ph.P.

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Portrait de Sabine BOLZAN

« Parcours personnel : de l’émotion des sens

Sabine est née quelque part dans le Sud-Ouest, en cette année où John Lennon chantait « imagine » et où Coco Chanel tirait sa révérence.

Après avoir passé sa tendre enfance entre Bordeaux et Tours, elle vit à Monségur jusqu’à ses 18 ans. C’est là qu’est né son amour de la campagne, des animaux…

Ses parents lui donnent le goût des belles choses, des beaux endroits, de la cuisine, du partage. La maison est toujours pleine d’amis, ce qu’elle apprécie énormément étant fille unique.

Elle grandit avec la musique, du classique à Brel, Supertramp, Véronique Sanson, Bee Gees, Queen, Lenny Escudéro, ce qui l’ouvre alors complètement à tout type de musique et lui permet aujourd’hui d’écouter les mêmes musiques que ses filles. Ed Sheeran, Ofenbach, mais aussi Stromae, Petit biscuit, Bigflo et Oli, Angèle (elle adore).

La cuisine est un élément fondamental. Sa mère prépare une excellente cuisine familiale, accepte qu’elle cure les fonds de casserole de béchamel, de mousse au chocolat. En y regardant bien, elle doit encore avoir les traces de chocolat aux coins des lèvres. Son père est plutôt cuisine raffinée comme celle de Michel Guérard. Il lui apprend à faire un beurre blanc, à lever les filets de poissons etc…

Sabine passe son adolescence entre le cinéma (elle adore voir les films, dévore les magazines Studio et Première) et l’écriture. Et puis, un jour, une réflexion douloureuse casse son envie et son besoin d’écrire et elle ne pose de mots sur son carnet.

Après un traumatisme physique, elle devient anorexique de l’âge de 16 ans à 18 ans puis plonge dans la boulimie prenant dix kilos en un mois. Toutefois, elle réussit à adopter au fil des ans une alimentation équilibrée. Mais l’anorexie reste toujours en veille…et la rattrape parfois.

Parcours scolaire et professionnel : quand tout mène là où on doit être

Sabine obtient au Lycée de La Réole un Bac littéraire, A2 comme on dit à l’époque. C’est sur les bancs de ce Lycée qu’elle rencontre David, son époux, en seconde, et ils ne se quitteront plus. Elle passe un Capes d’Anglais à la fac de Bordeaux mais ne poursuit pas dans cette voie car elle est alors enceinte d’Eva, leur première fille. Puis, elle travaille dans une agence immobilière jusqu’à la naissance de sa seconde fille Camille. Ensuite, elle veut changer de métier et devient, après une formation à Paris, conseiller financier aux AGF.

Mais…la campagne lui manque trop.

En 2001, alors qu’elle passe avec son époux l’été au Cap Ferret, comme chaque année depuis leurs dix-huit ans, ils voient l’annonce d’une girondine à vendre. Et voilà comment, après plusieurs mois de travaux, ils s’installent dans cette magnifique campagne entre les Graves et Sauternes.

C’est là qu’ils décident d’ouvrir en 2006 leurs chambres d’hôtes, La Milléva. Toutes les chambres se remplissent rapidement et Sabine reçoit de nombreux magazines de déco. Elle remporte même le prix de la décoration organisé par le magazine Art et Décoration.

La plupart de ses hôtes et également ses amis lui demandent régulièrement ses recettes. C’est alors qu’elle a l’idée de créer le blog Les Ateliers de Sam. Au départ, elle n’y parle que cuisine puis petit à petit, les mots et son amour pour eux, reviennent et elle développe ce blog comme un panorama sur sa vie à la campagne.

En 2009, sa troisième fille vient au monde. Un magazine bordelais lui propose quelques pages pour développer une rubrique sur les femmes pressées. Cette rubrique se développe pour atteindre une vingtaine de pages. Elle rédige également d’autres articles et coordonne la rédaction. Puis, le propriétaire du magazine lui demande de créer le magazine Bordeaux Madame Maison. Elle a également aidé au lancement du Côte Basque Madame.

En même temps, elle gère son entreprise de décoration et effectue de nombreux chantier.

Cependant, ce sont deux activités extrêmement prenantes et combinées à l’éducation de ses trois filles, Sabine ne touche plus terre.

C’est alors, que l’histoire de Justine (l’Empreinte de la chair) commence à lui trotter dans la tête. Nous sommes en mars 2015. Persuadée que le moment est venu, et soutenue par toute sa famille, elle stoppe ses deux activités professionnelles et décide de se consacrer à l’écriture de son roman.

Parcours d’écriture : une plongée en eaux troubles

Petit à petit, tous les personnages prennent vie autour d’elle. Leurs histoires naissent sur les touches du clavier de l’ordinateur ou sur les pages blanches d’un carnet. Justine murmure, Justine délivre son passé, transmet sa torture psychologique…

Il y a un peu de Sabine dans Justine : dans sa façon de virevolter dans le monde professionnel, dans l’amour qu’elle donne aux êtres proches, dans cette présence affective des grands-parents, dans sa lutte féroce contre l’anorexie et sa violence contre tous ceux qui veulent l’en détourner. Il y a la nature aussi, les chiens, la cuisine, les parfums…

Il y a aussi tout ce que Sabine n’a pas dans Justine : un frère.

Mais, malgré toute cette brutalité, cette férocité, ce n’est pas l’histoire de Justine qui est le plus dur à écrire. C’est celle du prédateur. Sabine doit faire des recherches sur les pervers narcissiques, les victimes de viols, les tueurs en série… Tout un monde d’horreurs et d’immondices se déverse alors sur la petite maison à la campagne de Sabine. Il s’incruste par tous les interstices des fenêtres, hante ses nuits. Elle ne dort pas, elle doit écrire.

Aujourd’hui, ils sont tous réunis dans un roman de 224 pages. Ils l’ont quittée pour quelques mois en attendant que le temps lui revienne et qu’elle puisse de nouveau s’installer au clavier de l’ordinateur…

Cette fois, ce sera Justin, le frère, qui lui murmurera son histoire…

Et aujourd’hui ?

Plein de projets :

* la sortie et la communication de l’Empreinte de La Chair, Justine. Les dédicaces, les causeries, les lectures…

* la sortie de Titi et Maman le 13 avril 2019, livre jeunesse écrit avec ma fille Fanny. Pourquoi cette date précise ? Parce que ce seront les dix ans de sa fille et que c’est une promesse qu’elle lui a faite.

* la rédaction de paroles pour des compositions pour le groupe BelliRozès (d’ailleurs ils vont interpréter une de leurs chansons samedi 17 novembre au Confidentiel à Bordeaux)

* le développement de rencontres autour du livre et des livres en général

* des conférences à la rencontre de lycéens, collégiens ou tout autre personne confrontés soit aux attouchements, soit à l’anorexie et/ou à la boulimie

* et surtout, aussi, l’écriture des deux autres tomes de l’Empreinte de la Chair puisqu’il s’agit d’une trilogie

* dans le même temps, elle poursuit sa passion de la déco, en rénovant à titre personnel des immeubles. Elle adore les travaux, partir d’un vieil immeuble, qui a une histoire, dont les pierres chantent encore les paroles entendues des anciens habitants et petit à petit lui redonner vie, vigueur et élégance. C’est son bonheur

Vous l’avez compris, l’ennui n’a pas vraiment de place dans la vie de Sabine…Car, lorsqu’elle trouve enfin du temps c’est pour sa famille et ses amis…elle quand elle trouve encore du temps sur le temps, elle s’empare du livre d’un de ses copains auteurs et plonge dans un autre univers. »

103 – Portrait du jour : Anne Selivers, directrice des Editions Rod et auteure des romans « De Saint-Pétersbourg à Paris » et « Sotchi for Ever »

« … Le trait commun à tous les romans d’Anne Selivers tient à une exhortation que lui fit dans son enfance une amie de sa famille, S.A.I. la Princesse Vera Constantinova de Russie : « Anne, n’oublie pas ce que nous avons vécu, qui nous sommes et d’où tu viens. Transmets-le pour que notre histoire ne s’efface jamais ».

Au-delà d’un simple devoir de mémoire, le « nous » contenu dans cette invite rappelait combien l’exil de deux à cinq millions d’émigrés, suivant les différentes sources, était en réalité celui de la Russie elle-même. Elle renouvelle aussi la grande question de ce qu’est la Russie à cheval sur deux continents, constamment écartelée entre conservatisme et changements… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous consacrons notre 103eme portrait du jour à Anne Selivers, directrice des Editions Rod et auteure des romans « De Saint-Pétersbourg à Paris » et Sotchi for Ever.

Française d’origine russe par ses grands-parents qui ont quitté la Russie à la Révolution, Anne Selivers (de son vrai nom Anne Seliverstoff), après avoir été expert en art russe pendant quinze ans à Genève, puis à Monaco, débute dans l’écriture par le fantastique (Harmonia et Equilibrium, 3 tomes), s’inspirant en partie de la mythologie slave.

Elle a été révélée par les Éditions Mille Plumes par un roman « De Saint-Pétersbourg à Paris », réédité par les Éditions ROD, qui retrace les péripéties d’un membre de la haute noblesse, plongée dans les affres révolutionnaires, qui va commencer une vie d’exil dans la capitale française. Elle poursuit son introspection des mystères de l’âme russe par un autre roman, Sotchi for Ever(2016), dans lequel se confrontent modernité et traditions dans un face-à-face entre un auteur connu qui se retire dans les montagnes caucasiennes et un moine fantomatique évoquant étrangement l’hypothétique survivance d’un haut personnage dont l’identité n’est que suggérée.

Le trait commun à tous les romans d’Anne Selivers tient à une exhortation que lui fit dans son enfance une amie de sa famille, S.A.I. la Princesse Vera Constantinova de Russie : « Anne, n’oublie pas ce que nous avons vécu, qui nous sommes et d’où tu viens. Transmets-le pour que notre histoire ne s’efface jamais ».

Au-delà d’un simple devoir de mémoire, le « nous » contenu dans cette invite rappelait combien l’exil de deux à cinq millions d’émigrés, suivant les différentes sources, était en réalité celui de la Russie elle-même. Elle renouvelle aussi la grande question de ce qu’est la Russie à cheval sur deux continents, constamment écartelée entre conservatisme et changements.

Bienvenue Anne au sein du carnet très prisé du site criminocorpus : le site qui décoiffe même en automne !

Écoutez l’interview avec Anne Selivers son livre «De Saint-Pétersbourg à Paris» (Éditions Mille Plumes) La vie d’un jeune aristocrate de Saint-Pétersbourg a été balayée par la révolution. Son destin le mènera à Paris parmi ses compagnons d’infortune.Un voyage sombre dans la profondeur de l’âme slave dont vous sortirez pour le moins perturbé.

Pour en savoir plus Anne Selivers

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« Une maison d’édition créée en 2014 qui est la résultante d’un rêve, d’une envie, et d’une soif de lecture. J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Pour moi, les mots sonnent comme des notes de musique. Cela vient peut-être de la manière dont je me suis plongée dans ce monde merveilleux qu’est la lecture. Je le dois à ma grand-mère qui m’a appris à écrire et lire le russe en même temps que le français et le solfège. Je n’avais que trois ans et ne cessais de lui demander : « Puisque les notes portent toutes un son différent, le fait de les écrire avec un alphabet différent, est-ce que cela leur apporte un son différent ? » J’ai commencé à dévorer les livres très tôt, en les traduisant dans un sens ou dans l’autre, pour essayer de donner une réponse à cette question qui, pour moi, était fondamentale. Le livre devint très rapidement mon refuge, comme la musique. Et l’écriture, évidemment, me permit de créer mes harmonies. Au début des années 2000, j’ai eu vent qu’une maison d’édition se vendait. À cette époque, je travaillais dans l’Art. Et cette idée qui me plaisait n’était absolument pas raisonnable. Je continuais donc à écrire et à lire. Puis j’ai affronté le monde de l’édition en envoyant mes manuscrits. À l’époque, cela se faisait par voie postale. Il y avait très peu de petites maisons d’édition à compte d’éditeur, et face aux mastodontes et aux célèbres écrivains, les auteurs inconnus n’avaient absolument aucune chance de voir un jour leur livre en rayon s’ils ne contribuaient pas pécuniairement à l’édition de leur ouvrage. J’ai eu un mal fou à trouver un éditeur qui veuille bien éditer mes livres gratuitement et, surtout, qui me paye mes droits d’auteur. Ce fut le cas avec mon quatrième. Le cinquième fut également accepté par une autre maison. Malheureusement, le contrat fut signé, mais la maison a fait face à un redressement, et n’a continué à éditer que les auteurs connus ; je suis restée avec ma déception. C’est à ce moment-là que je me suis dit que c’était injuste. Qu’il fallait donner leur chance à tous les petits auteurs, comme moi. Ma décision était prise : imprimer et éditer pour les autres sans prendre trop de risques, mais en mettant les auteurs à contribution, afin de leur donner toutes les chances de voir leurs œuvres distribuées. Comment ? Je leur demandais alors de faire leur propre publicité, leurs dédicaces. Et si la maison le pouvait, elle organiserait des salons. Tous ont mis la main à la pâte. Si bien que les manuscrits ont commencé à se multiplier, à arriver en masse. À ce jour, nous en sommes à 6 354 ouvrages reçus ! Je voulais lire, je fus comblée ! Le métier idéal, oui ! Mais vu que j’étais toute seule, je fus rapidement submergée… Une fois la maison créée, évidemment, très vite il a fallu faire face au marché, au marketing, une chose qui n’avait plus rien de si enchanteur que la simple lecture ! Les manuscrits se sont multipliés dans ma boîte aux lettres. Je les photocopiais et les envoyais à mon comité de lecture, qui comptait une petite vingtaine de personnes, le même nombre qu’aujourd’hui. Nous n’arrivions pas à suivre. Eux dans leurs lectures, tout comme moi qui devait, en plus, m’occuper du façonnage des couvertures, des textes à faire corriger et à mettre en pages, des envois à l’imprimerie, de la distribution, etc.… et puis de toute la paperasserie ! Puis, en 2016, tout s’est enchaîné. Grâce aux auteurs de la maison d’édition, le site a été totalement restructuré. Je peux dire que les Éditions Rod peuvent se comparer à une véritable famille, les auteurs m’ont tous aidée avec leur savoir-faire. Rémy Gratier de Saint Louis a pris en main la création des couvertures et du site. Monsieur Claude Martinaux, un de mes auteurs et ami, m’a présenté Alain Anceschi, son gendre, qui a mis toutes ses connaissances à mon service pour rendre les Éditions Rod plus fortes face au marché. Son amour du livre l’a entraîné à prendre en main le comité de lecture et la communication… Et fort de cela, il s’occupe également des corrections et du suivi d’édition de chaque roman. Nos tâches sont bien établies et, contre vents et marées, nous continuons d’avancer. Nous avons trouvé notre distributeur national, et nous en sommes tous heureux ! Cette maison d’édition, ce sont mes auteurs uniquement. Je ne suis qu’une simple présidente. Et sans eux, je ne suis rien… Pour tout cela, je les remercie du fond du cœur. »

100 – Portrait du jour : Catherine Ecole-Boivin, écrivain, biographe, romancière, auteure du roman « La Métallo »

                                         Catherine ECOLE-BOIVIN © DRPrix

PAR  · 

« … Ce rapport charnel avec les machines m’a interpellée et j’ai repris les enregistrements des femmes que j’avais interrogées à Couëron. Je suis entrée dans cette usine avec Yvonnick, parce qu’elle a su me parler des hommes. Je suis allée voir les hommes également, parce qu’ils ont su me parler des femmes. Ces retraités m’ont tous confié le manque « d’elle » la manque de l’usine, les réveils en sursauts à l’heure de changements de bobine du laminoir, ils m’ont confié les surnoms, les rires, la sueur et le courage. Ils ont partagé avec moi la joie au travail, dans cette usine, à cette époque où le travail voulait dire quelque chose, valait quelque chose. C’était avant 1980. Avant le démantèlement de la production industrielle française. J’ai ri avec eux émerveillée par leur langage, une langue rude, si âpre qu’elle en devient poétique … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son centième portrait du jour, nous recevons Catherine Ecole-Boivin, écrivain, biographe, romancière, auteure du roman  La Métallo « d’une vie peuplée d’étincelles, le portrait empreint d’humanité du monde ouvrier. »

Originaire de la Hague en Normandie, diplômée d’un Master 2 en Sciences de l’Education, elle est aujourd’hui professeur de Lettres-Histoire. Elle s’attache à raconter dans ses ouvrages l’histoire, vraie, des plus humbles et les gestes oubliés. Ce travail sur la mémoire, cette écriture de la transmission sont au cœur de son œuvre. Elle a notamment publié Paul dans les pas du père d’après les mémoires de Paul Bedel, agriculteur de la pointe de la Hague, préfacé par Didier Decoin (Ouest-France, 2007) et Les Bergers blancs , (Albin Michel, 2011) qui a reçu Prix Reine Mathilde en 2011.

Bienvenue Catherine sur le carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des…

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« Catherine Ecole-Boivin est professeur de lettres-histoire géographie dans un grand lycée à Saint-Nazaire construit dans les années 1950. Le matin les goélands sur le toit de son lycée l’accueillent et lui rappellent qu’elle a été conçue et est née sur une presqu’île. Celle de la Hague tant décriée et diffamée, alors qu’elle est au départ et toujours une terre antique brassée par les grands vents, armée ses hautes falaises tapissées de bruyère préservées. Elle a emporté son pays et son paysage sauvage avec elle depuis presque 20 ans pour Nantes, puis plus au sud où elle s’est installée maintenant à quelques kilomètres de l’océan toujours.

Enfant elle a lu Arsène Lupin, puis Boileau-Narcejac et Agatha Christie. Adulte elle a lu des œuvres poétiques, des romans et récits de Julien Gracq, Maupassant l’émeut et la philosophie la passionne. Elle aime les descriptions de Colette, la justice de l’œuvre de Jacques Prévert. Les textes précieux d’Etty Hillesum, la vérité profonde et insupportable des mots de Charlotte Delbo.

Pour cette rentrée littéraire 2018, elle a aimé Chien-Loup de Serge Joncour, Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley, et lit La toile du Monde d’Antonin Varenne en ce moment, des livres où les 5 sens se déploient au fil des mots et déplient les textes. A la mort de sa mère Nicole en 2000 elle a commencé à écrire les parcours de vie, cherchant à fixer la mémoire et la trace par plusieurs moyens, après avoir essayé la peinture elle a finalement choisi l’écriture. Elle est connue pour être la biographe du paysan philosophe et avocat de la terre Paul Bedel auquel elle a consacré trois ouvrages.

Elle ne cesse d’interroger et surtout écouter les témoins de notre siècle. Pour son dernier roman  « La métallo » chez Albin Michel, les entretiens ont commencé près de Nantes en 2005. Elle s’intéresse non pas aux vies de personnes célèbres mais elle célèbre les vies simples et dignes. En un mot elle enquête.

Racontez-nous la genèse du livre : J ‘ai vu dans une émission et dans les journaux en 2014 des hommes en colère, ils portaient des brassards noirs car leur laminoir à Basse Indre (Arcelor Mittal) venait de s’éteindre, d’être débranché alors même qu’il était encore en pleine santé, les politiques avaient décidé de l’euthanasier. Cet enterrement solitaire m’a révoltée. Ce deuil ignoré avait lieu à l’entreprise Arcelor Mittal de Basse-Indre, anciennement JJ Carnaud où avaient travaillé comme ouvriers de nombreuses personnes que j’avais interrogées il y a quelques années.

Certains ouvriers avaient les yeux rouges, d’autres résignés semblaient déjà connaître ce qui adviendrait de cette belle usine bercée par la Loire : bientôt d’autres camarades partiraient, ne seraient pas remplacés et peu à peu sans humains pour lui tenir compagnie, l’usine mourrait à son tour. En assassinant leur laminoir on venait d’arracher le cœur de leur usine.

Ce rapport charnel avec les machines m’a interpellée et j’ai repris les enregistrements des femmes que j’avais interrogées à Couëron. Je suis entrée dans cette usine avec Yvonnick, parce qu’elle a su me parler des hommes. Je suis allée voir les hommes également, parce qu’ils ont su me parler des femmes. Ces retraités m’ont tous confié le manque « d’elle » la manque de l’usine, les réveils en sursauts à l’heure de changements de bobine du laminoir, ils m’ont confié les surnoms, les rires, la sueur et le courage. Ils ont partagé avec moi la joie au travail, dans cette usine, à cette époque où le travail voulait dire quelque chose, valait quelque chose. C’était avant 1980. Avant le démantèlement de la production industrielle française. J’ai ri avec eux émerveillée par leur langage, une langue rude, si âpre qu’elle en devient poétique.

Peu à peu avec Yvonnick, je suis entrée en elle dans cette usine qui donne tant de larmes à ceux qui la quittent, j’ai avancé avec mes mots dans sa gueule de baleine, béante et joyeuse. J’ai cherché cette joie pour vous la transmettre, parce que ceux dont on ne parle pas, ceux qui n’ont pas leurs noms sur les plaques des rues ont tant de choses à nous dire d’une usine dans laquelle ils ont passé la moitié de leur existence, une usine dont le laminoir donnait le rythme, soufflait le jour, soumettait à sa nuit.

Pourquoi une femme ? Pour les années formica, les années où on ne peut pas porter des pantalons et où même l’habit n’est pas pratique pour elles, pour le côté d’Yvonnick héroïne de mon roman « pas belle » et donc non conventionnel car les héroïnes doivent être belles si elles veulent survivre (et avoir du succès dans un roman !) alors que dans la vie en vrai, les femmes sont ordinaires et souvent formidables, surtout les ouvrières. La mienne a appris à lire grâce au catalogue Manufrance.

J’aimais l’idée d’évoquer la différence de salaire également entre les hommes et les femmes.

J’aime l’idée de sa vie amoureuse forte, coléreuse comme elle, remplie d’étincelles, non conventionnelle, elle vit jusqu’au bout de son corps la vie qu’on lui impose.

J’aimais l’idée de son enfant différent qui ne pose pas plus de problèmes que cela, il est intégré dans la communauté naturellement sans trop de violence ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

J’avais beaucoup raconté la terre et les ouvrières jamais, j’ai beaucoup appris sur le rapport aux machines, sur la joie au travail hors des clichés de misère que l’on nous transmet continuellement, ce qui n’empêche pas ma révolte contre les salaires miséreux, les conditions physiques que les ouvriers ont connues à ce moment du livre. Les yeux brûlés, les poumons séchés … mais une vie ensemble, d’amitié et de solidarité, une vie reliée aux petits bouts de temps grappillés ici et là. Yvonnick est autonome et digne, c’est « un homme comme tout le monde » elle tient à sa place et à y rester près de la machine à couper les plaques quelle trie et porte avec ses bras forts.

J’aime les expressions, la langue, une musique, j’aime la découvrir, c’est pour moi comme un paysage quand je l’entends, quand j’entends des phrases comme « je suis tombée aux hommes » dans une phrase on a des milliers d’années d’histoire derrière et devant nous. »

 

 

99 – Portrait du jour – Martine Lafon-Baillou, la romancière à l’humour sidérant

Photographie à la une de  Jacques Hamel ami de Martine Lafon-Baillou

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Martine Lafon-Baillou, l’auteure de Fostine, Bordeaux 1789L’Affaire du Chapeau Rouge et de  La Veuve de la Rue des Remparts s’invite dans le 99ème portrait du jour Portrait du jour – Criminocorpus pour le plus grand bonheur des lecteurs du  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des…

Martine Lafon-Baillou vit en Gironde.

Passionnée de littérature, elle donne des conférences et anime des cafés littéraires.

Dans son travail de romancière, elle manie avec bonheur, gravité, sensualité, descriptions subtiles et humour sidérant… Et nous à Criminocorpus on aime bien…

Bienvenue au club Martine. Ph.P.

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« Le brocoli a été créé par les Romains à force de sélection en partant d’un vulgaire chou sauvage. Le brocoli a ensuite donné le chou-fleur. Est-on romancière à la naissance ou le devient-on par auto-sélection ?

Très tôt, le monde m’est apparu dans son insoutenable beauté et son infatigable mobilité. Une sorte de vitre m’en isolait. Elle s’appelait famille, éducation, comme on veut. Il était urgent de s’en affranchir. L’écriture me convenait bien. J’étais éponge, je buvais mon environnement puis je le restituais à ma manière. L’écriture, plus encore que la lecture, était prétexte à l’isolement, au repli, elle me mettait au-dessus du quotidien, je devenais inaccessible.

Enfant, je m’attaquai avec la foi de l’innocence à la science-fiction. Ces écrits d’extrême jeunesse (sept ans) se perdirent. Faut-il s’en affliger ? Suivirent une abondante correspondance tous azimuts et un journal pas très intime. Il doit rester quelques éclats de ces pépites, ici et là, hélas…

C’est à trente ans, après avoir épuisé, dans une quête très narcissique, les ressources de Stendhal, Maupassant, Flaubert et autres auteurs Autrichiens et Anglais, que je me mis, tel que le fit Balzac en personne pour sa Femme de trente ans, à compiler des textes épars suivant tous la même veine marbrière afin d’en faire un livre… jamais terminé !

Plus tard encore, à près de quarante ans, trois romans parurent successivement, tournant tous autour d’un même sujet : les autres. Le premier De Jérôme à Lidoire (Ed. Passiflore) fut Coup de Cœur de Jérôme Garcin dans le Nouvel Obs. Les autres, un vaste sujet, comment vivent-ils, comment font-ils pour survivre à l’écrasant poids du monde ? Comment les aider à porter leur existence ? L’humour me parut un excellent moyen de traiter de choses graves, comme par exemple l’anthropomorphisme animalier dont je souffrais depuis qu’une chatte siamoise m’avait embobinée. Ce fut Tu veux un Drink ? (Ed. Passiflore). Je me passionnai parallèlement pour le sado-masochisme que je mis en scène dans Clara (Ed. Vents Salés), je donnai des conférences aussi sur la jalousie dans la littérature et sur le dandysme Baudelairien…

Mon mari orienta mon travail malgré lui. Les vieilles pierres lui plaisaient. En 2010, nous nous installâmes dans une chartreuse de 1781 dont chaque latte de parquet, chaque poignée de porte vibraient encore de la présence de son premier occupant, un négociant bordelais qui se faisait appeler Milord et signait de même. Les dés étaient jetés. L’Histoire me tendait les bras, je m’y jetai. Fostine, Bordeaux 1789 naquit de cette étreinte et des archives notariales, au printemps 2018. Mais, la gestation fut plus longue que celle de la baleine bleue, douze mois, et de l’éléphant d’’Afrique, vingt-deux mois ! Il ne me fallut pas moins de quatre ans de recherches, six mois de plan, et neuf mois d’écriture pour venir à bout de ce roman haletant et enlevé.

Au lieu de sortir éprouvée d’une telle aventure, j’écrivis dans la foulée mon premier roman policier historique qui sortit en mai 2018 : L’Affaire du Chapeau Rouge (Ed. Sud-Ouest), puis La Veuve de la Rue des Remparts (Ed. Sud-Ouest) sortie le 8 novembre 2018. Preuve que ma voie était là : inscrite dans les pierres de ma demeure. L’Histoire m’attendait, j’étais venue au rendez-vous.

Il faut prendre le temps au sérieux, le tenir par la main comme un ami, et se souvenir qu’il y a du chou sauvage dans le brocoli et du brocoli dans le chou-fleur ! »