Archives pour la catégorie société civile

Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum

Parution du livre le 3 mars 2016 – Thérèse Pereyra sera durant 20 ans le grand amour caché et l’inspiratrice de Léon Blum. Alors que l’on célèbre les 80 ans du Front Populaire, Dominique Missika fait découvrir une femme lumineuse qui dut, malgré elle, rester dans l’ombre.

Née dans la bourgeoisie qu’on disait encore israélite, mariée à un agent de change, Thérèse, est une jolie fille, piquante, sportive, au tempérament d’artiste dans le Paris de la Belle Epoque. Infirmière décorée pendant la Grande Guerre, elle tombe amoureuse de Léon Blum, alors conseiller d’état, critique littéraire, dandy, et auteur d’un sulfureux ouvrage Du Mariage. Alors qu’elle divorce, Blum, lui, ne s’y résout pas. Commence une liaison qui durera 20 ans.

Libre, résolument moderne, Thérèse accepte, malgré son féminisme, de rester dans l’ombre du leader de la SFIO. Décoratrice, elle ouvre une boutique rue de Miromesnil au temps des Années folles, conduit son amant dans son bolide dans l’Aude où il est candidat, milite à la section la section du XVIe arrondissement de la SFIO, entre au Comité national des Femmes Socialistes. Les deux amants partagent une belle complicité intellectuelle et politique – non sans renoncements du côté de Térèse.

Leur mariage au moment du Front Populaire, fait d’elle le témoin privilégié de cette folle « embellie ». Première dame avant l’heure, celle que les socialistes désignent affectueusement comme la « citoyenne Blum », sacrifie sa santé à la grande aventure, luttant en cachette contre la maladie. Elle meurt lorsque tombe le Front Populaire.

Dominique Missika fait revivre la complexité du « métier de femme » dans ces années de grandes espérances où tout survient trop tôt.

Historienne et directrice éditoriale des éditions Tallandier, Dominique Missika a publié notamment deux biographies de femmes, Berty Albrecht (Tempus) et L’Institutrice d’Izieu (à paraître en Points) ainsi qu’une Histoire des Françaises au XXe siècle (Seuil 2014). En 2009, elle révélait dans « Je vous promets de revenir », le dernier combat de Léon Blum lors des années de guerre, de 1940 à 1945.

Alma Editeur

PEARL BUCK, femme de lettres américaine.

17103638_1402758739795309_3911064722079497536_nLe 6 mars 1973 mourait PEARL BUCK, femme de lettres américaine. Elle fut longtemps méprisée par le monde littéraire pour son style simple et sa popularité immense. Aujourd’hui tout le monde reconnaît enfin en elle une auteure majeure du XXème siècle. Ses livres, presque toujours situés dans ce pays, ont largement contribué à faire naître la Chine dans l’imaginaire occidental. Prix Nobel 1938.

« Avez-vous vu parfois une jolie vallée grises, sous un ciel lourd ? Puis brusquement les nuages se séparent, le soleil descend, et la vie, la couleur surgissent joyeusement et chantent partout. C’est à cela qu’elle ressemble en ce moment-ci. Le bonheur fait vivre ses yeux, et sa voix est une perpétuelle chanson. »

Vent d’Est vent d’Ouest. 1930. traduit de l’américain par Germaine Delamain.La Cause Littéraire

Mode & Femmes 14/18-Exposition en cours

 

28 février – 17 juin 2017 / Bibliothèque Forney (4e)


A l’occasion de sa réouverture, la bibliothèque Forney – bibliothèque d’arts décoratifs, métiers d’art et arts graphiques de la Ville de Paris – propose d’explorer l’histoire de la mode et des femmes dans la société française durant la Première Guerre mondiale.

– entrée libre –

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Le vestiaire féminin change radicalement au début du XXe siècle : la silhouette s’allège, abandonnant les cages de crinolines et les tournures du siècle passé, le nombre de changements de tenues quotidiennes se réduit chez la femme de la classe aisée car le costume-tailleur accompagne désormais la femme tout au long de sa journée. Le vêtement acquiert une praticité et une simplicité nouvelles en matière de textiles (lavables, souples) et de formes (poches, jupes amples). Ces changements qui apparaissent un peu avant la guerre sont accélérés par cette dernière. Mais pour autant, sur le plan vestimentaire comme social, la guerre a-t-elle libéré les femmes ? Que dit la mode de la complexité des évolutions sociétales que les femmes connaissent durant le conflit ?

Comment la guerre accélère-t-elle la « modernisation » du vêtement féminin ? De quelle manière l’industrie de la couture et du textile s’adapte-t-elles et innove-elle face aux contraintes de la guerre ? Comment le travail féminin, le deuil, les relations intimes et familiales entre le front et l’arrière, et la question de l’émancipation féminine sont-ils perçus à travers le prisme de la mode ? Telles sont les questions posées par les commissaires à travers l’exposition Mode et femmes, 14/18.

Commissaires de l’exposition : Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger, avec la collaboration de Béatrice Cornet de la bibliothèque Forney.

VIDÉO – Découvrez le voyage de la robe de deuil du Musée de la Grande Guerre de Meaux à la bibliothèque Forney pour l’exposition : Mode & Femmes 14/18

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Vous pouvez également suivre mon activité : Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles.

Philippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant du CLAMOR Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice …

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Billie Holiday, grande chanteuse de jazz

Bille Holiday, “Lady Day”, est l’une des plus grandes chanteuses de jazz au monde. Malgré une vie parfois rude marquée par le racisme, les abus, la violence, les dépendances, elle s’impose par la beauté de sa voix et la puissance des émotions qu’elle transmet.

Eleanora Fagan, connue sous le nom de Billie Holiday (1915 – 1959) est une artiste américaine considérée comme l’une des plus grandes chanteuses de jazz du monde.

Une enfance marquée par la violence

Eleanora Fagan nait à Philadelphie le 7 avril 1915, de deux parents adolescents : Sarah Julia « Sadie » Fagan, sa mère, a 13 ans et Clarence Holiday, son père présumé, en a 15. Ce dernier ne reconnait pas l’enfant, qui est confiée à Eva Miller, la demi-sœur de Sadie qui ne fait que des va-et-vient dans la vie de sa fille. Élevée en partie par Martha Miller, belle-mère d’Eva, Eleanora connait une enfance difficile, passe devant un tribunal des mineurs à neuf ans et quitte l’école à onze ans. En 1926, Sadie découvre qu’un voisin viole sa fille ; l’homme est arrêté et Eleanora est envoyée sous protection dans une école catholique.

Billie HolidayEn 1928, Sadie fait venir sa fille, qui a alors 13 ans, à New York. Les deux se prostituent et, arrêtées le 2 mai 1929, passent quelques mois en prison. A sa sortie, en octobre 1929, Eleanora est auditionnée dans un night club et engagée comme chanteuse. Elle prend alors le nom de Billie Holiday, en référence à l’actrice Billie Dove et à son père présumé, et travaille dans plusieurs clubs. Elle commence à se faire connaître et rencontre le bluesman John Hammond, qui lui permet d’enregistrer ses premiers titres : Your Mother’s Son-in-Law et Riffin’ the Scotch. Elle rencontre de nombreux musiciens, dont Lester YoungDuke Ellington et Bobby Henderson avec qui se produit dans plusieurs clubs de Harlem…

Pour en savoir plus voir le billet publié par /

Histoire par les femmes

Sourire du matin avec Criminocorpus : « Je n’ai jamais été son assistante » aurait déclaré Marie Curie à propos de Pierre Curie »

« Pierre et moi étions complémentaires, il n’y avait aucune relation de subordination ou de soumission. J’ai été toute ma vie une femme indépendante qui a mené ses propres recherches, en totale complémentarité avec mon mari » a t-elle déclarée lors d’un entretien enregistré sur Magnétographe vidéoscopique à galette de graphène en 1912… »

Scientifique d’exception, Marie Curie a vu sa carrière d’enseignante-chercheuse couronnée par le prix Nobel de chimie obtenu en 1911 pour ses travaux sur le polonium et le radium. Aussi, on comprend son agacement lorsque des journalistes, de toute évidence misogynes, lui ont demandé comment elle avait vécu sa situation « d’assistante » de son mari Pierre Curie.

« Pierre et moi étions complémentaires, il n’y avait aucune relation de subordination ou de soumission. J’ai été toute ma vie une femme indépendante qui a mené ses propres recherches, en totale complémentarité avec mon mari » a t-elle déclarée lors d’un entretien enregistré sur Magnétographe vidéoscopique à galette de graphène en 1912.

Cet entretien historique sera diffusé ce soir sur France 2, dans le cadre de l’émission « Envoyé Spécial » consacrée aux assistantes. Source : science info

Vivian Maier, photographe de rue secrète

Vivian Maier (1926 2009) est une photographe de rue américaine dont le travail impressionnant a été découvert par hasard après sa mort.

Initiation à la photographie

Vivian MaierFille de Maria Jaussaud, française, et de Charles Maier, américain issu d’émigrants autrichiens, Vivian Maier nait le 1er février 1926 à New York. Elle a un grand frère de six ans son aîné, Charles William. Lorsque la fillette a trois ans, ses parents se séparent et elle est confiée à sa mère tandis que son frère part vivre avec ses grands-parents paternels. Maria et Vivian s’installent alors dans le Bronx, auprès d’une amie photographe, Jeanne Bertrand. C’est elle qui la première initie Maria et sa fille à la photographie.

En 1932 ou 1933, Jeanne, Maria et Vivian partent s’installer en France. Elles habitent quelques temps à Saint-Julien-en-Champsaur, le village natal de Maria situé dans les Hautes-Alpes, puis juste à côté à Saint-Bonnet-en-Champsaur. Vivian y passe quelques années d’enfance, apprenant le français et jouant avec les enfants de son âge tandis que sa mère fait des photos de leur séjour.  En 1938, Maria et sa fille, qui a alors douze ans, repartent s’installer à New York. Vivian retournera en France une douzaine d’années plus tard pour vendre une propriété dont elle a hérité. Pendant le temps qu’elle passe dans les Hautes-Alpes, elle rend visite à sa famille et, deux appareils photo en bandoulière, fait de nombreux clichés.

Pour en savoir plus voir le billet publié par /

vivian-maier-photographe-de-rue-secrete/

FINDING VIVIAN MAIER with Filmmaker Charles Siskel

À la recherche de Vivian Maier UniversCiné VoD – À la recherche de …

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nIndépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

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Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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Clärenore Stinnes, aventurière exploratrice

Pilote automobile passionnée et aventureuse, Clärenore Stinnes (1901 – 1990) est, avec son caméraman Carl-Axel Söderström, la première personne à faire le tour du monde en voiture, dans un périple rocambolesque.

La course automobile

Clarenore StinnesTroisième des sept enfants du riche industriel Hugo Stinnes, Clärenore nait le 21 janvier 1901 à Mülheim an der Ruhr en Allemagne. Homme politique influent, son père est à la tête d’un empire industriel, minier et manufacturier. Clärenore reçoit une solide éducation et, proche de son père, travaille quelques temps pour lui au sein de son entreprise. Hugo lui confie le poste de secrétaire personnelle, qui se rapproche alors plus d’une position d’assistante.

Passionnée d’automobile, Clärenore se lance à 24 ans dans la course. Deux ans plus tard, elle a déjà remporté dix-sept compétitions et est devenue l’une des pilotes les plus en vue d’Europe. Rapidement, l’idée de faire le tour du monde en voiture lui trotte dans la tête. L’exploit n’a encore jamais été accompli, l’itinéraire nécessitant de traverser de nombreux endroits complètement inadaptés au passage d’une voiture. Résolue à effectuer ce tour du monde en moins d’un an, Clärenore, alors âgée d’à peine 26 ans, se lance dans une préparation méticuleuse de son voyage, sponsorisé par plusieurs industriels automobiles allemands…

Pour en savoir plus voir le billet publié par /   sur le site Histoire par les femmes