Archives pour la catégorie Santé

« Samuel Pozzi, le père de la gynécologie moderne » par Jean-Philippe Brial

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Nouvel article sur Esprit de Pays Dordogne-Périgord

Travailleur acharné, le docteur Samuel Pozzi, le fils cadet de Benjamin, est crédité d’un cursus exemplaire : externat, internat, médaille d’or de l’internat, agrégation, chirurgien des hôpitaux de Paris, Professeur de la chaire de gynécologie. Mais il est d’abord et avant tout un chirurgien remarquable qui a fait son douloureux apprentissage sur les corps mutilés lors […]

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L’histoire de Madeleine Pauliac (1912- 1946), médecin, lieutenant et résistante française

Date de parution : 7 mars 2019 – Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. L’histoire de Madeleine Pauliac (1912- 1946), médecin, lieutenant et résistante française, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, peu après la déroute nazie, Madeleine Pauliac prend la tête de l’Escadron bleu à Varsovie : onze jeunes Françaises de la Croix-Rouge qui, inlassablement, volent au secours des rescapés des camps de Pologne et d’Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, elle fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises dont plusieurs se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine prend tous les risques pour les aider à accoucher. Au total, elle accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne.

L’auteur de Madeleine Pauliac, l’insoumise : Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film Les Innocentes …

Redécouvrez en format poche aux Editions Tallandier l’extraordinaire histoire de Madeleine Pauliac.
Format poche : http://bit.ly/madeleine-pauliac-poche
Grand format : http://bit.ly/Madeleine-Pauliac

 

 


RÉCIT. « On a tué l’enfant que je portais » : l’affaire oubliée des avortements et stérilisations forcés à La Réunion

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RÉCIT. « On a tué l’enfant que je portais » : l’affaire oubliée des avortements et stérilisations forcés à La Réunion

Murielle* a perdu connaissance. Allongée dans son lit dans un état comateux, la Réunionnaise de 17 ans saigne abondamment. Ses parents, habitants d’un village de la commune de Trois Bassins, située à l’ouest de l’île de La Réunion, ne comprennent pas pourquoi leur fille est aussi mal en point. Désemparés, ils appellent en urgence le docteur Serveaux, le président de l’antenne locale de la Croix-Rouge. Sur place, le médecin diagnostique une hémorragie et apprend qu’elle est consécutive à un avortement et un curetage subis à la clinique orthopédique de Saint-Benoît, située à quelque 80 kilomètres de là. Les parents de Murielle sont stupéfaits. Nous sommes en 1970, cinq ans avant le vote de la loi Veil, l’avortement est interdit en France et ceux qui le pratiquent peuvent être poursuivis pour crime.

Immédiatement, le docteur Serveaux prévient la police et porte plainte contre X. L’enquête est confiée à la police judiciaire de Saint-Denis, le chef-lieu de l’île. Les premiers résultats de l’enquête confirment des rumeurs qui circulent depuis un an dans la presse et les familles : l’avortement constaté par le docteur Serveaux n’est qu’un cas parmi des milliers estimés, qui ont eu lieu à « la clinique du docteur Moreau » à Saint-Benoît, depuis le début des années 1960. David Moreau est un influent notable de l’île, proche de Michel Debré, ancien Premier ministre de Charles de Gaulle, devenu leader de la droite réunionnaise. L’histoire de Murielle va déclencher une série de scandales dans la presse locale et nationale : elle va mettre au jour un système rôdé d’abus de la part des médecins envers les femmes réunionnaises les plus pauvres et un détournement massif de la Sécurité sociale. L’affaire est suivie par la presse locale, puis nationale – Le Monde, Le Nouvel Observateur – puis reste reléguée dans les archives de l’histoire. Elle fait l’objet d’un documentaire, Les 30 courageuses, une affaire oubliée, réalisé par Jarmila Buzková et diffusé jeudi 7 mars sur France O…

Pour en savoir plus et lire la vidéo sur le site de France tv info

Jeudi 07 mars 2019
20h55 – 22h05 
(Durée : 1h10mn)
Histoire d’Outre-mer
 
Les trente courageuses de La Réunion, une affaire oubliée
Genre : Magazine historique
Présentateur(s) : Fabrice d’Almeida
Résumé : A la fin des années 1960, à La Réunion, des milliers de femmes ont été avortées et stérilisées, parfois sans leur consentement, par des médecins qui ont prétexté d’autres opérations pour obtenir les remboursements de la Sécurité sociale. Derrière ces actes illégaux et frauduleux se cache une véritable politique anti-nataliste, soutenue par les représentants de l’État français dans les Outre-mer. Jarmila Buzkova s’est rendue sur place pour retrouver des victimes de ces pratiques indignes.

Les trente courageuses de La Réunion, une affaire oubliée

Histoire d’une marginalité : les antivax

L’une des fonctions traditionnellement assignée à l’histoire, en tant que discipline, est d’éclairer le présent. Bien entendu, une telle assertion est hautement discutable puisque les contextes n’étant jamais les même, elle ne se répète jamais. Mais rien n’y fait, le rôle social de l’historien semble bien être celui-ci : rendre plus intelligible l’actualité par la connaissance du passé. C’est, du reste, cette fonction qui, visiblement, a poussé Françoise Salvadori et Laurent-Henri Vignaud à publier un ouvrage consacré à l’histoire de ceux que l’on nomme les « antivax »1

Pour en savoir plus lire l’article publié par Erwan LE GALL sur le site de En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

 

Les infirmières de la grippe espagnole, héroïnes oubliées de la Première Guerre mondiale

Il y a cent ans, en février 1919, le monde sortait de deux vagues de la pire épidémie de grippe de l’histoire et souffrait encore, de manière sporadique, des derniers épisodes de la grippe dite «espagnole». Cette grippe entraînait une mort épouvantable et brutale: une personne pouvait montrer les premiers symptômes de la maladie le matin, se retrouver extrêmement affaiblie dans la nuit et mourir le lendemain matin. En raison des caractéristiques biologiques de ce virus, la moitié des victimes qui mourraient avaient entre 20 et 40 ans. Cette grippe, contrairement aux souches les plus courantes qui touchent essentiellement les plus jeunes et les personnes âgées, tuait des travailleurs, des soldats, des politiciens, des mères et des pères de jeunes enfants… en d’autres termes les personnes les plus impliquées dans la société. Au total, on estime que cette grippe (qui fit des dizaines de millions de morts à travers le mondetua environ 375.000 Américains en 1918 et 1919, soit bien plus que les 53.402 soldatsaméricains, morts au combat durant la Première Guerre mondiale… (Photographie : Malades au Walter Reed Hospital, à Washington D.C., durant la pandémie de grippe espagnole de 1918. | Harris & Ewing via Library of Congress)

Pour en savoir plus Rebecca Onion — Traduit par Florence Delahoche — 5 mars 2019 sur le site de Slate

CONVERSATION FÉMINISTE : Droit des travailleuses du sexe, droits pour tout-es : un enjeu féministe majeur

Les lois criminalisant les travailleuses du sexe pénalisent les femmes les plus vulnérables et précaires d’entre nous. Pourtant, au nom d’idéologies bourgeoises humanitaires se prétendant féministes, les politiques répressives de font de plus en plus virulentes envers elles. Mais à qui profitent les chasses aux putes, et quelles conséquences ont-elles sur les personnes concernées ?

La projection du film documentaire EMPOWER Perspectives de Travailleuses du sexe de Marianne Chargois, suivie d’une rencontre-discussion avec Giovanna Rincon (Trans-féministe-séropo et travailleuse du sexe, Directrice de l’association Acceptess Transgenres) et Anaïs (Travailleuse du sexe, porte-parole du Strass – Syndicat du Travail Sexuel) ouvriront une réflexion sur la place fondamentale des travailleuses du sexe dans les luttes féministes.

CONVERSATION FÉMINISTE : Droit des Travailleuses du Sexe, droits pour Tout-es : un enjeu féministe majeur – Vendredi 8 Mars – 15h 17h30

Le bagne des fous – Le premier service de sûreté psychiatrique (1910-1960)


Parution du livre le 11 janvier 2019
 – Un « quartier de sûreté, réservé aux aliénés criminels, vicieux, difficiles, habitués des asiles », a ouvert au sein de l’asile de Villejuif le 3 mars 1910. Plus de 2 500 hommes y ont été internés entre 1910 et 1960.Résumé : Que faire des fous dangereux ? Saturé par les fictions de romans, de films et de séries télévisées, notre représentation de la folie associe à tort la maladie mentale et la dangerosité sociale. À tort car le fou est avant tout dangereux pour lui-même, et il est bien moins souvent assassin qu’un individu sain d’esprit. Cette réalité de clinique criminologique n’y fait rien : notre imaginaire collectif est peuplé d’individus au comportement déviant, au psychisme trouble, dont la dangerosité prend souvent le masque d’une normalité simulée. Il suffit d’un fait divers sanglant, de la médiatisation appuyée d’une tragédie criminelle pour que la question soit posée, discutée, débattue dans un climat d’angoisse et d’inquiétude : que faire des fous dangereux ? L’idée de les punir est assurément de notre temps car les aliénés ont longtemps bénéficié d’une clause d’irresponsabilité pénale en raison de leur état mental. On leur appliquait la fameuse formule « il n’y a ni crime ni délit… » contenue dans l’article 64 du Code pénal de 1810, qui perdura jusqu’en 1994. Encore fallait-il que la démence soit reconnue, ce qui n’allait pas de soi. Il faut d’ailleurs se souvenir que l’idée de soigner l’aliénation mentale est à peu près contemporaine du Code pénal de 1810. Alors, la société doit-elle punir ou soigner ? Un malade mental peut-il être considéré comme criminel ? Que doit-on faire de l’aliéné ayant commis un crime ? Et doit-on appréhender comme un aliéné un condamné qui présente les signes d’un désordre psychique ? Marc Renneville 1

Regroupés sous le qualificatif d’aliénés difficiles par commodité et par euphémisme, l’internement de ces hommes dénote de l’appréhension médico-judiciaire d’individus reconnus aliénés. D’aucuns de ses médecins-chefs qualifiaient la section de première réalisation en France d’une « idée grandiose », soit « l’alliance de la criminologie et de la médecine », révélant la porosité entre ces deux domaines. Délinquants multirécidivistes, criminels d’occasion, simulateurs de troubles mentaux, collaborateurs, fils de bonne famille dévoyés, mais encore désaffiliés au ban de la société se sont ainsi côtoyés dans cet espace à la fois établissement de défense sociale à la française, infirmerie pénitentiaire et survivance de l’Hôpital général.

L’histoire de la 3e section de l’asile de Villejuif, surnommée « le bagne des fous » dans la presse – puis baptisée section Henri-Colin en l’honneur de son concepteur – permet de dévoiler un pan méconnu de l’histoire de la prise en charge psychiatrique dans un espace où mandat sécuritaire et mission hospitalière ont rivalisé.

Véronique Fau-Vincenti est docteure en histoire, elle travaille sur l’histoire de la psychiatrie médico-légale et sur l’imprégnation sociétale de l’aliénisme.

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