Archives pour la catégorie Romans et fictions

« Mon ombre assassine » d’Estelle Tharreau

Parution du livre le 17 janvier 2019 – En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.

Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.

Celle d’une femme manipulatrice et cynique.

Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.

Un être polymorphe.

Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.

Une ombre. Une ombre assassine.

Estelle Tharreau, passionnée de littérature depuis l’adolescence, parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

Extraits :

« Le sort m’avait destinée à infliger la mort. Je ne savais pas quand. Je ne savais pas qui. Mais je savais que je tuerais encore, que je tuerais beaucoup et que je n’offrirais aucune occasion de m’arrêter. Je m’apprêtais à entamer une prédation méthodique. Le destin se chargerait de me désigner les proies.

« Des heures durant, dans le noir de certains conteneurs ou wagons mal fermés, j’épiais l’abjection des actes qui s’opéraient parfois à quelques centimètres de ma rage et de mon couteau broyé entre mes doigts impatients.

Des actes brefs, automatiques, réalisés dans la saleté et la crasse. Des hommes réduits à leur pénis et à leurs pensées dantesques. Des filles à la passivité froide et aux gestes mécaniques. Prise dans le rythme bestial de ces mouvements de chairs corrompues, parfois mes yeux remontaient jusqu’à la gorge offerte de ces femelles rêvant de la leur trancher net pour punir leur capitulation et les effacer de ce monde.

Mais je devais me maîtriser. Une autre proie m’attendait. »

Fondée en juin 2014, à Nice,  par Joël Maïssa, Taurnada Éditions aspire tout simplement à dépoussiérer le plaisir de lire.

Nous vous invitons à emprunter son « sentier », à redécouvrir le paysage des mots…

Notre ligne éditoriale : Science-fiction, Fantastique, Thriller & Policier. Lecture aérienne & immersive au service d’une histoire originale est notre priorité  !

Notre ambition est de publier à compte d’éditeur le coup de coeur du moment, au format papier et électronique.

Colette, la vagabonde assise (Hortense Dufour)

50920373_10217567135233943_6242072753793400832_n

Je viens de voir le film » Colette »; l’actrice Keira Knighley est remarquable, mais la version originale en anglais m’a gênée :

Gabrielle Sidonie Colette, c’est la Française pure, Fille de la nature, née en Puisaye…C’est lassant d’entendre ses mots en anglais. il y a aussi des erreurs. Willy l’a épousée à Châtillon-Coligny, Sido, sa mère et « le capitaine »,, son père, n’habitaient plus à Saint-Sauveur-en -Puisaye, suite à leur ruine …

Colette , son oeuvre,sa correspondance, sont sans cesse à mon chevet. S’endormir avec une phrase d’elle est un bonheur. C’est un de nos meilleurs écrivains français…Je n’avais pas résisté à écrire sa biographie.

dufour-hortenseNée à Saintes, Hortense Dufour est fille d’un magistrat français et d’une musicienne italienne. Durant son enfance, elle a séjourné pendant trois ans à Madagascar et aux Comores. Depuis toujours, elle consacre sa vie à l’écriture et à la littérature. A Paris, elle suit des études de lettres modernes. « J’ai toujours écrit, dit-elle. C’est tombé sur moi comme la grâce… Une journée sans écrire a toujours été pour moi une journée qui n’a pas existé. Mon sang est devenu de l’encre. »

Hortense Dufour a reçu le Grand Prix des lectrices du magazine Elle pour son roman La Marie-Marraine, traduit en plusieurs langues et adapté au cinéma par Robert Enrico sous le titre L’Empreinte des géants. Elle a également été couronnée du prix du Livre Inter en 1983 pour Le Bouchot. Parmi ses autres romans, citons Le Tournis (Grasset, 1984), La Fille du saulnier (Grand Prix de l’Académie de Saintonge, Grasset, 1992), Charivari (Seuil, 1998), Le Bois des abeilles (Flammarion, 2005), Ce que l’océan ne dit pas (Flammarion, 2008), Ces jours heureux (Flammarion, 2014)…

Ses nombreuses biographies (la comtesse de Ségur, Marie-Antoinette, la reine Margot, Colette, George Sand, Jeanne d’Arc, Sissi, Madame de Pompadour…) lui valent d’être invitée régulièrement à l’émission Secrets d’histoire sur France 2. Elle écrit aussi des fictions pour TF1 et France 3.

Le prix Hortense Dufour a été créé en 2010 par le Lions Club de Marennes-Oléron. Il récompense un premier ou un second roman.

Hortense Dufour est chevalier des Arts et des Lettres depuis 2010…

Le singulier voyage d’une Bretonne, l’album photo de Marie-Corentine

Cet album de photos inédites nous convie dans l’intimité du voyage d’une vie. Sans voyeurisme, sans complaisance, sans artifice. Avec ses joies, ses malheurs et ses espoirs.

L’histoire de cette femme est aussi notre histoire, philosophique, politique, sociologique, poétique et bien sûr historique.

Marie-Corentine Cariou a quitté malgré elle sa ville, sa maison, son pays pour la traversée d’un destin hors du commun qui finira en Guyane française à Saint Laurent du Maroni.

En attendant, ces clichés centenaires nous racontent l’histoire des hommes et des femmes de notre pays, de cette Bretagne d’antan à la fois vivante, dure et particulièrement austère. Patrick Poivre d’Arvor.

Jean-François Tifiou (Auteur), Antoine Guirriec (Auteur)

Éditeur : Feed Back Editions (21 novembre 2018)

____________________________________________________________________________________________

Parution du livre le 15 octobre 2017 – Milieu du XIXe siècle, la petite Marie-Corentine savoure sa petite enfance à Quimper. Mais les coups du sort commencent bien vite à détruire le fragile équilibre de sa famille. Lentement et sûrement, la jeune bretonne suit son destin qui l’emportera loin de sa ville et de ses proches. Une poignante histoire de famille que l’auteur, à la manière d’un Emile Zola post moderne, replace sans cesse dans le contexte social de la France au tournant capital de son développement industriel.

Secrétaire général adjoint de l’Ucmf (Union des Compositeurs de Musique de Film), Jean-François Tifiou est également auteur-compositeur. Il a collaboré à de nombreux projets musicaux (albums, jeux vidéo, séries, courts métrages, pièce de théâtre, …). Il signe là son premier roman.

Pascal Louvrier (Préfacier)

Éditeur : Feed Back Editions

Invité du jour J F Tifiou – YouTube

____________________________________________________________________________________________

« J’ai fait mes premières armes avec la naissance de la bande Fm en animant des émissions musicales. Les voyages forment la jeunesse, et au retour de mes différents séjours (en Afrique, en Asie, aux Etats Unis), je reprends le fil avec la scène rock, puis travaille avec Jimmy Gallier sur le guide de la musique et collabore à la création des éditions Jigal polar.

En 1999 je rejoins Paul Scemama au Studio Belleville et monte les labels Jazzenvil et ElectroBel (Hervé Krief, Pibo Marquez, Tuna Otonel), mais l’envie d’écrire me taraude toujours un peu, puis j’enchaîne avec les éditions Penny Lane, pour des musiques de jeux vidéo (Taxi 2, Rayman 2..) et des albums atypiques (Le brut Orchestra)…

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/44156


La prisonnière de la mer (Élisa Sebbel)

« Il est enfin là ! Tellement d’émotions ! Une idée qui trottait dans ma tête depuis 2009. 10 ans plus tard, le voilà ! Il est vraiment très beau. Dans une semaine, vous pourrez vous aussi le trouver en librairie. Un grand grand merci à toute l’équipe de Mazarine et particulièrement à Alexandrine Duhin

J’attends avec impatience vos retours. » Elisa Sebbel

1809. Les guerres napoléoniennes font rage. Alors qu’ils croyaient être rapatriés en France, 5000 prisonniers se retrouvent captifs sur l’îlot de Cabrera, dans les Baléares. Pour survivre, un maigre filet d’eau douce, des rations insuffisantes, des abris précaires qu’il leur faut bâtir eux-mêmes. 21 femmes les accompagnent, parmi lesquelles Héloïse, vivandière de 18 ans dont le mari a succombé en mer, emportant avec lui l’insouciance et la légèreté de la jeune femme.

Si la guerre avait déjà meurtri les hommes, le désespoir leur fait bientôt perdre la raison. Par chance, Henri, chirurgien de l’armée, se prend d’affection pour Héloïse. Entre privations, épidémies et tempêtes, les morts s’accumulent, l’espoir s’amenuise, et Héloïse ne songe qu’à se libérer enfin de cet enfer – jusqu’à ce nouvel arrivage de prisonniers et de Louis qui fait tout chavirer.

À force de ténacité, la jeune femme parviendra-t-elle à se sauver ? Car si l’amour est une captivité volontaire, la mer l’a déjà faite prisonnière…

Docteur en littérature française, Elisa Sebbel enseigne dans une université espagnole et vit à Majorque. Découvert dans le cadre du Mazarine Book Day 2018, pour lequel il a reçu la « mention spéciale du jury », son premier roman, La Prisonnière de la mer*, dévoile un drame oublié de notre histoire.*

Éditeur Mazarine

131- Portrait du jour : Rémy Gratier de Saint Louis alias « marquis de Morteterre »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

« … J’aimais beaucoup lire, mais non, être écrivain était pour moi une activité réservée à d’autres, des lettrés ou des gens comme ça, bref, pas un autodidacte comme moi qui n’a même pas passé son bac de français. Comme quoi, les idées reçues freinent trop souvent les vocations. Étant plus jeune, comme beaucoup, je le pense, je me faisais alors une telle idée de ce que pouvait être le travail d’un écrivain, qu’avant de découvrir avec quelle facilité les pages de mon premier texte s’additionnaient à mesure que j’en commençais la rédaction, que je ne me pensais pas capable d’y parvenir. Les critiques sans complaisance et les encouragements de mes premiers lecteurs, des amis, me convainquirent alors que je l’étais, et ce, à ma plus grande surprise. Bien sûr, avoir une histoire passionnante à raconter et construire un récit ne suffit pas à faire de celui-ci un manuscrit digne de ce nom. C’est pour cette raison que je ne remercierai jamais assez mon correcteur et complice qui deviendra un ami cher, le talentueux Alain Anceschi , un passionné de littérature qui, à grands renforts de conseils avisés, a su donner à l’impétuosité de mes premiers écrits, une forme plus aboutie, sans jamais toutefois les dénaturer… »

Pour son 131ème portrait du jour, , la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Rémy Gratier de Saint Louis, romancier dont les thèmes de prédilection sont l’aventure historique, la fantasy et le fantastique.

A Criminocorpus on aime aussi les autodidactes. Bienvenue Rémy sur le site des aristos du crime, Criminocorpus : le seul site qui décoiffe à 300 kms/ heure. Ph.P.

____________________________________________________________________________________________

« Rémy Gratier de Saint Louis -Je me prénomme Rémy et je suis né en 1966. Autodidacte mon parcours professionnel m’a amené à exercer de nombreuses activités, celles-ci allant de l’archéologie à la gestion d’entreprises, en passant par différentes formes de négoces. Actuellement, je suis consultant indépendant de profession.

D’un naturel plutôt rêveur, jeune, je fus peu attiré par les études. Préférant gribouiller sur mes cahiers en suivant d’une oreille distraite ce qui se disait, j’excellais cependant en histoire, en sport et en dessin, les seules matières ayant un réel intérêt pour moi à l’époque. Longtemps adepte d’un sport plutôt viril que d’aucuns, de ce côté-ci de l’Atlantique, jugent aussi rugueux qu’incompréhensible, si j’abandonnais peu à peu mes crayons à dessin, je n’en demeurais pas moins un indécrottable passionné d’histoire mais aussi de la pratique du jeu de rôle, un loisir ludique dans lequel mon imagination avait tout loisir de s’épanouir.

Étrangement, ce fut sur le tard que je me suis découverts un réel goût pour l’écriture. Un goût qui se transformera bien vite en véritable boulimie, écourtant mes nuits et ruinant un nombre alarmant de claviers d’ordinateur. (Oui, je ne tape qu’à un doigt, alors les touchent souffrent un peu). Mes thèmes de prédilection sont l’aventure historique, la fantasy et le fantastique. Prenant beaucoup de plaisir à coucher sur le papier les tumultueuses et passionnantes aventures qui peuplent mon imaginaire, je n’en reviens toujours pas d’avoir la chance d’être lu et même de voir certains de mes ouvrages en librairie. Une chance que je dois principalement aux éditions ROD  et à Anne Seliverstoff , la directrice de cette maison d’édition, qui m’a donnée cette opportunité en éditant mes premiers écrits, après qu’elle en eut repérés des extraits sur les réseaux sociaux. Un auteur, qu’il réussisse ou non à être lu et apprécié par grand nombre de lecteurs, doit, je le pense, garder en mémoire que sans le travail d’une maison d’édition, aussi modeste soit-elle, son manuscrit, aussi génial soit-il, resterait dans un tiroir ou dans un dossier informatique d’un disque dur. Il faut donc remercier ces éditeurs et mettre en lumière leur travail, ainsi que les prises de risques financières que représente la publication à compte d’éditeur.

Débutée sans prétention aucune à l’été 2012, grâce aux éditions ROD , puis, par la suite aux éditions Underground  et de La Banshee , mon activité d’auteur a, à ce jour, produit une dizaine de romans, huit étant déjà publiés et deux autres, qui sont sur le point de l’être. En sachant que trois nouveaux projets sont actuellement en cours d’écriture, mon inspiration et mon envie ne semblent pas près de se tarir. En fait, ce qui, en plus de donner du plaisir à mes lecteurs, attise ce besoin d’écrire chez moi, c’est le plaisir que j’éprouve à donner corps à une histoire, un récit et des personnages. Matérialiser mon imaginaire et ainsi pouvoir le partager avec des gens que, peut-être, je ne rencontrerai jamais, est pour moi une très grande chance.

Contrairement à de nombreux auteurs, jamais avant de me découvrir une certaine facilité à concevoir et à rédiger un récit, l’idée de devenir écrivain, ne m’avait effleuré l’esprit.

J’aimais beaucoup lire, mais non, être écrivain était pour moi une activité réservée à d’autres, des lettrés ou des gens comme ça, bref, pas un autodidacte comme moi qui n’a même pas passé son bac de français. Comme quoi, les idées reçues freinent trop souvent les vocations. Étant plus jeune, comme beaucoup, je le pense, je me faisais alors une telle idée de ce que pouvait être le travail d’un écrivain, qu’avant de découvrir avec quelle facilité les pages de mon premier texte s’additionnaient à mesure que j’en commençais la rédaction, que je ne me pensais pas capable d’y parvenir. Les critiques sans complaisance et les encouragements de mes premiers lecteurs, des amis, me convainquirent alors que je l’étais, et ce, à ma plus grande surprise. Bien sûr, avoir une histoire passionnante à raconter et construire un récit ne suffit pas à faire de celui-ci un manuscrit digne de ce nom. C’est pour cette raison que je ne remercierai jamais assez mon correcteur et complice qui deviendra un ami cher, le talentueux Alain Anceschi , un passionné de littérature qui, à grands renforts de conseils avisés, a su donner à l’impétuosité de mes premiers écrits, une forme plus aboutie, sans jamais toutefois les dénaturer.

Des idées nouvelles affluant sans cesse dans ma caboche, l’aventure devrait pouvoir continuer encore un bon moment, du moins, tant que mes lecteurs apprécieront mes écrits. »

130- Portrait du jour : Pascal Houmard, l’auteur de la trilogie consacrée aux enquêtes de la cheffe de la « Crim » lausannoise, Antigona Krestaj.

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Pour son 130ème portrait du jour, , la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de bonheur Pascal Houmard, l’auteur de la trilogie consacrée aux enquêtes de la cheffe de la « Crim » lausannoise, Antigona Krestaj.

Bienvenue à ce passionné d’Homère. Cet auteur mérite d’être lu. Ph.P.

Portrait Pascal HOUMARD – auteur – « La Surnommeuse » (parution 2017), « L’affaire Saint-Roch » (2018), « Acrostiches » (fin 2019) – éditions MON VILLAGE.

Natif de Lausanne où j’ai passé les vingt-cinq premières années de ma vie, j’y ai laissé un peu de mon coeur en partant m’établir à l’autre bout du canton. Gagné par la nostalgie, j’ai choisi de convoquer cette cité dans l’écriture d’un roman, « La Surnommeuse », devenu le premier tome d’une trilogie policière.

De fait, Lausanne est partie constituante des trois volets : elle fournit non seulement le décor de l’action, mais aussi ses instances, dont, notamment, sa police municipale, alors que les personnages principaux, policiers comme criminels, évoluent dans cette ville, quand ils n’en sont pas aussi issus.

Polar ou roman policier ?

Si tant est qu’un polar se caractérise par la mise en relief des travers de la société et par la prédominance d’une intrigue noire et rouge à l’envi, force est de reconnaître que La trilogie de Crystal s’en écarte par ses éléments romanesques : non seulement l’orientation est résolument littéraire, en témoignent le style d’écriture (qui fait la part belle, entre autres, aux jeux de langage) et les thèmes évoqués (dont les références à la mythologie grecque), mais encore l’axe psychologique est fortement marqué, la focalisation interne laissant le lecteur s’immiscer dans le fonctionnement des personnages ; enfin l’on note une intention informative (un paratexte composé de notes accompagne chaque volume).

Romans réalistes plutôt que réalité romancée.

La trilogie de Crystal, baptisée du surnom donné à la commissaire Antigona Krestaj, suit cette dernière sur dix-huit mois de son quotidien professionnel : un quotidien rythmé par trois affaires criminelles qui défraient la chronique.

Même si les enquêtes sont traitées, du point de vue du contexte spatio-temporel et du mode opératoire, de manière à conférer un certain réalisme au récit, ce dernier ne relate pas des événements s’étant réellement produits, s’en inspirant tout au plus en partie.

L’héroïne principale, inspectrice depuis 1999 et totalement dévolue à sa fonction, voit sa tâche compliquée par le fait qu’elle a repris de manière inattendue la direction de la Crim lausannoise, en remplaçant au pied levé un chef victime de burn-out. Mais plus encore qu’à de nouvelles responsabilités et à des enquêtes complexes, c’est à sa rencontre avec l’amour qu’elle n’était pas préparée, ce d’autant que le coup de foudre se produit avec le prévenu d’une des trois affaires.

« Mais David ? Qu’avait-il développé de si particulier, de si décisif qu’il avait suffi d’une seule rencontre pour chambouler un déséquilibre patiemment construit pendant quarante ans ? Elle le trouvait à son goût, c’était clair, mais l’attrait physique n’aurait pas suffi à la décontenancer à ce point, elle ne le savait que trop, pour avoir vécu assez sereinement plusieurs liaisons avec des hommes dont la compagnie et l’étreinte seules lui plaisaient. Et c’était pas mal, déjà. Surtout que ce n’était pas suffisant pour la chambouler. Des passades, qui ne duraient jamais que quelques mois, une année tout au plus, des contrats à durée déterminée, sans engagement véritable pour les deux parties. Elle tenait en effet à mettre les choses au clair dès l’abord, ne supportant pas l’idée de faire souffrir l’autre, et moins encore elle-même ! Dès que le partenaire ne respectait plus une des clauses de l’accord, qu’il voulait modifier les règles du jeu, elle quittait la partie. Elle en retrouverait un autre quand elle le voudrait… Mais, avec David, tout allait à contre-sens et elle ne s’expliquait pas ce chavirement de cœur, parce qu’elle le redoutait plus encore comme un naufrage moral. » (« La Surnommeuse », chap. 9)

Un policier mythologique

Pour couronner le tout, Antigona doit faire face à ses collègues de la police cantonale, qui lui rendent la vie dure quand, débordant des limites qui lui sont imparties, la municipale vient par malheur empiéter sur leurs plate-bandes.

Enfin, la commissaire Krestaj vit un combat intérieur entre son besoin de justice et sa soif de vérité, un duel rémanent que se livrent son Créon et son Antigone, comme elle les nomme, en référence au fameux mythe d’Oedipe.

« Bien que désespérant d’être comprise, elle lui raconta la légende d’Antigone, digne représentation à ses yeux de la quête de la vérité, et de son oncle, Créon, figure du monarque tenant par-dessus tout à faire respecter la loi et personnifiant à ses yeux la recherche de la justice. Elle expliqua qu’en elle, depuis toujours, luttaient un côté Antigone et un côté Créon. Drôle de binôme pas si complémentaire que cela, plutôt antagoniste, même, et parfois dérangeant. » (« L’affaire Saint Roch », chap. 2)

Trois romans intimement liés.

Même si les deux premiers volets peuvent être lus séparément, ils forment une unité qu’on découvre à la lecture du troisième tome (à paraître). Ce dernier, reprenant des éléments des deux affaires précédentes en sorte de boucler la boucle, ne peut donc supporter l’économie des volumes précédents.


129- Portrait du jour : Guillaume Demichel, l’auteur du polar « Le premier rôle » (Un jeu de piste sanglant, un polar cinématographique)

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Portrait de Guillaume Demichel pour Le Premier Rôle

« Originaire de Corrèze, j’ai passé les dix-huit premières années de ma vie à Tulle et vit depuis près de dix ans à la frontière de ma terre natale, dans le Lot, à Gagnac sur Cère.

Après un bac général en économie, je m’expatrie du côté de Montpellier pour suivre des études en histoire du cinéma. De retour au pays cinq ans après, je rentre en tant que pigiste au journal La Montagne, puis deviens journaliste pour la radio associative Bram’Fm de Tulle, et reviens finalement à la presse écrite jusqu’en 2014.

Depuis cette date, je suis enquêteur pour l’INSEE du Limousin.

Mes premières armes dans le journalisme ont développé en moi un goût de l’écriture qui m’a poussé à me lancer dans la rédaction de mon premier roman en 2013. Et sans trop y réfléchir, j’ai compris que j’avais envie de travailler sur le sujet que je connaissais le mieux : le cinéma.

Pourquoi le polar ?

L’histoire que j’avais envie de raconter a déterminé le genre et c’est le polar qui se prêtait le mieux à celle du Premier Rôle. Mais je reste ouvert et curieux de m’aventurer sur d’autres genres tels que la science-fiction par exemple. J’ai d’ailleurs un projet d’une centaine de pages déjà écrites sur ce thème. Mais ce ne sera pas pour tout de suite car le deuxième roman, actuellement en cours d’écriture, sera lui aussi un polar.

Les lieux

Les lieux sont volontairement indéterminés, mais c’est lié à l’histoire donc je ne peux pas en dire plus. En tant que lecteur, je n’aime pas les descriptifs à rallonge dans les romans. J’ai donc voulu le récit aussi visuel que possible et que le lecteur se représente lui-même la ville et les décors dans lesquels se déroulent l’action. Un peu comme s’il voyait un film. On sait que cela se passe en France, des éléments laissent même à penser que cela pourrait se passer à Paris, mais c’est à peu près tout.

Les personnages

Il y a d’abord le lieutenant Laurent Mils de la brigade criminelle qui est un flic comme en voit beaucoup dans les polars, les séries ou les films. Il vît seul et se consacre presque exclusivement à son boulot. Le seul cliché du polar urbain que je n’ai pas voulu lui associer est qu’il n’a pas de problème avec l’alcool.

Il est aidé dans son enquête par la psychocriminologue Marion Lombardi, qui est là pour apporter son expertise sur les crimes en série auxquels les enquêteurs de la brigade criminelle sont rarement confrontés.

Et enfin, il y a John, le tueur, mais ce serait un crime de vous en révéler davantage à son sujet… »