Archives pour la catégorie Romans et fictions

40 – Portrait du jour : Lyliane Mosca, romancière et auteure de « La vie rêvée de Gabrielle »

 » … Je suis comblée. L’écriture me rend heureuse et me console de tout. J’adore inventer des intrigues. Je vis avec mes personnages, je vibre avec eux et leurs aventures me touchent… Je remercie le ciel tous les jours de m’avoir fait ce cadeau qui illumine ma vie. Comédienne amateur, le théâtre vient en complément pour donner du piment à mon existence. Un jour où je n’écris pas est un jour sans soleil … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son quarantième  Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit la romancière  Lyliane Mosca, l’auteure de La vie rêvée de Gabrielle –  La destinée hors du commun de Gabrielle Renard, fille de la campagne champenoise qui, de Paris à Grasse et jusqu’aux Etats-Unis, sera tour à tour employée de maison, nourrice, muse et figure féminine incontournable de deux artistes majeurs du xxe siècle : le peintre Auguste Renoir et le cinéaste Jean Renoir…

Lyliane Mosca a passé son enfance à Ancy dans l’Yonne. Diplômée d’un bac littéraire, elle s’installe dans l’Aube en 1965. Après une vingtaine d’années passées au sein de différentes entreprises, elle change de voie devient pigiste puis journaliste pour L’Est-Eclair.

Aujourd’hui, Lyliane Mosca se partage entre ses chroniques littéraires, le théâtre, le bénévolat et bien sûr l’écriture. Auteur d’une dizaine de romans dont Une femme en mauve remarqué et préfacé par Philippe Besson, Les Gens de Laborde, Prix du Conseil Général de l’Aube en 2010, elle se distingue par un goût pour le romanesque ; d’une écriture vive et contemporaine, elle est passée maître dans l’analyse des sentiments les plus intimes.

Merci infiniment Lyliane Mosca pour ce petit exercice d’écriture destiné aux fidèles lecteurs du carnet … Ph.P.

30d86b2644313531383136363432373530333536« J’ai découvert la lecture très tôt grâce à la Comtesse de Ségur et ensuite je n’ai plus arrêté. Je dévorais plusieurs livres par mois lorsque j’étais au collège et au lycée (au détriment de l’apprentissage des leçons d’ailleurs…). J’adorais la littérature et, aux poèmes que je composais enfant, se sont ajoutées des nouvelles que je prenais plaisir à écrire. Je n’imaginais pas, alors, que je deviendrais romancière un jour. J’y pensais souvent, certes, mais je croyais ce rêve inaccessible et il est allé rejoindre mes textes dans mes tiroirs.

Je me suis mariée jeune. Deux enfants sont arrivés assez vite, il fallait travailler pour faire vivre la famille ! J’ai alors enchaîné les emplois qui, sans me déplaire vraiment, ne m’apportaient pas grande satisfaction. Il me manquait quelque chose. Secrétaire de direction dans diverses entreprises, responsabilités dans un service export …, je m’ennuyais à mourir.

C’est un licenciement économique qui a changé ma vie. J’avais 45 ans, davantage de temps et toujours cette envie d’écrire. J’ai eu l’opportunité d’intégrer un quotidien comme pigiste (Libération Champagne), puis j’ai été embauchée comme journaliste à l’Est Éclair. Ma vie professionnelle me comblait. Enfin. D’autant que je rédigeais souvent des articles culturels dans lesquels je pouvais exprimer mes émotions.

A l’âge de la retraite (et veuve, hélas), j’ai continué de rédiger la page « bouquins » pour le journal du dimanche ( je continue…) et je lisais forcément beaucoup, disons encore plus que d’habitude, et j’ai pensé alors : pourquoi pas moi ? Pourquoi pas me lancer ? Je l’ai fait. Les éditions De Borée ont édité mon premier roman « Les Gens de Laborde ». C’était parti ! Et beaucoup plus facilement que je l’avais imaginé. Un envoi. Une réponse ! Six autres ouvrages ont suivi. (Voir ci-dessous).

J’ai ensuite suivi Clarisse Enaudeau, directrice littéraire des Presses …, aux Presses de la Cité où trois romans sont déjà parus.

Je suis comblée. L’écriture me rend heureuse et me console de tout. J’adore inventer des intrigues. Je vis avec mes personnages, je vibre avec eux et leurs aventures me touchent… Je remercie le ciel tous les jours de m’avoir fait ce cadeau qui illumine ma vie. Comédienne amateur, le théâtre vient en complément pour donner du piment à mon existence.

Un jour où je n’écris pas est un jour sans soleil. »

Ouvrages parus de Lyliane Mosca

Les Gens de Laborde – De Borée (+ poche)

Les amants du Moulin ‘’ (+ poche)

La fille de la Buissonnière ,, (+ poche)

La dame de Champbrise ,, (+ France Loisirs)

Un parfum de Trahison ,,

Une femme en mauve ,,

La malédiction de Bois d’Orville ,, ( + France Loisirs)

La Villa Amarante – Presses de la Cité

Les amants de Maulnes ,, (+ France Loisirs)

Le tombeau secret. Polar historique coécrit avec Thierry Leroy. Editions le Pythagore

La vie rêve de Gabrielle Presses de la Cité. Sorti le 15 ars 2018

A venir :

La promesse de Bois Joli (début août- en avant première à France Loisirs)

Portrait du jour : Carole Duplessy-Rousée, auteure de « Quand le temps s’arrêtera »

 « … J’écris des romans contemporains, dans lesquels on trouve souvent une page d’Histoire. La réalité se mêle à la fiction. Le passé d’un personnage, un secret de famille viennent s’ancrer dans une histoire d’aujourd’hui. 

Mes personnages nous ressemblent. Comme nous, ils sont guidés par des émotions, des sentiments. Comme nous, ils ont des existences faites de gros pépins et de petits bonheurs, de souffrances et de rires, de chagrins et de sourires. Comme nous, ils rêvent, ils espèrent, ils regrettent… Comme nous, ils sont soumis au hasard ou au destin et parfois à la chance … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son trente huitième  Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Carole Duplessy-Rousée, auteure de Quand le temps s’arrêtera.

Géographe de formation, Carole Duplessy-Rousée est professeur de lycée à Rouen. Membre de la Société des auteurs de Normandie et du jury du Prix des romancières, elle a publié une dizaine de romans gui ont séduit toujours davantage de lecteurs. Quand le temps s’arrêtera est son premier ouvrage à paraître aux éditions De Borée.

Merci Carole de vous êtes prêtée pour nos lecteurs à ce petit jeu d’exercice d’écriture. Ph.P.

« Roi Philippe, chevalier Guillaume, pape Clément, avant un an je vous appelle à comparaître devant le tribunal de Dieu […] Maudits ! Vous serez tous maudits jusqu’à la treizième génération […] ! ». 

C’est avec ces Rois maudits de Maurice Druon et en compagnie de mon père que j’apprends à lire et que naît ma passion pour les livres et l’Histoire.

L’écriture est venue bien plus tard… et a chamboulé ma vie !

Quand j’ai posé les derniers mots de mon premier roman, j’aurais dû être heureuse. C’est tout le contraire qui s’est produit. Je me suis effondrée. En écrivant la dernière page, j’avais abandonné mes personnages… Ou peut-être qu’ils m’avaient quittée… J’ai commencé un second roman, en me jurant qu’avant la fin du manuscrit, j’entamerai une nouvelle histoire pour échapper à ce « deuil ». Depuis, j’ai conservé cette habitude et j’ai toujours un manuscrit qui m’attend.

L’écriture est une bulle dans laquelle je m’enferme volontiers. Je vis avec mes personnages. Je les construis, je leur parle et je les écoute ! Je peux même rire avec eux. Pleurer aussi… Parfois j’ai cette sensation étrange qu’ils modèlent l’intrigue à leur guise, et qu’ils inversent les rôles en devenant les maîtres de mes pensées.

Je n’ai pas d’emploi du temps destiné à l’écriture. Je ne veux surtout pas que ce bonheur devienne « une obligation ». Quand je m’installe devant mon manuscrit, mes personnages apparaissent instantanément. Un peu comme si j’ouvrais la porte pour accueillir des amis… Il n’y a jamais d’angoisse de la page blanche ! Tout est là, dans ma tête. Les images défilent devant mes yeux et je pose les mots. Parfois pas assez vite à mon gré. Il me faudrait quatre mains pour suivre le rythme imposé par mes personnages !

J’écris des romans contemporains, dans lesquels on trouve souvent une page d’Histoire. La réalité se mêle à la fiction. Le passé d’un personnage, un secret de famille viennent s’ancrer dans une histoire d’aujourd’hui.

Mes personnages nous ressemblent. Comme nous, ils sont guidés par des émotions, des sentiments. Comme nous, ils ont des existences faites de gros pépins et de petits bonheurs, de souffrances et de rires, de chagrins et de sourires. Comme nous, ils rêvent, ils espèrent, ils regrettent… Comme nous, ils sont soumis au hasard ou au destin et parfois à la chance.

La chance, dans cette aventure de l’écriture, m’a été donnée par Michel de Decker, qui m’a permis d’être éditée chez Pygmalion-Flammarion.

Michel m’a ensuite offert une seconde chance : ma rencontre avec Geneviève Perrin, éditrice,devenue mon amie. Notre travail, dans la bonne humeur et la complicité, est récompensé par des parutions en avant-première chez France Loisirs.

Mon actualité ?

« Quand le temps s’arrêtera » vient de paraître aux éditions De Borée. Un roman entre aventure et passion, qui vous emmène en Argentine, dans les petites rues colorées de la Boca et dans l’immensité de la pampa… car je ne vous l’ai pas encore dit mais je suis également passionnée de géographie, discipline à laquelle j’ai consacré mes études supérieures, notamment en Afrique sahélienne.

« Demain, peut-être » sera bientôt en avant-première chez France Loisirs. Vous voyagerez depuis la petite île de Sein en Bretagne jusqu’aux portes du désert au Mali. Une intrigue entre croyances, secrets de famille et modernité.

Le manuscrit 2019 est achevé… Et le 2020 déjà bien avancé !

Mon dernier mot c’est juste « merci ». Merci à celles et ceux, famille, amis, lectrices et lecteurs qui participent à mon bonheur.

Liens :

Portrait du jour : Christophe Chavernoz, ancien médecin urgentiste et auteur du roman « La Vie couleur rivière »…

« … Une trame, sous la forme de son ruisseau de Dordogne comme métaphore de la vie, ses souvenirs d’enfance et une feuille de papier et le voilà embarqué dans l’aventure de l’écriture. Le manuscrit, une fois terminé, reste longtemps dans un tiroir de son bureau, jusqu’à la rencontre avec une patiente reconnaissante des soins reçus et de son amie, toutes deux anciennes correctrices. Le manuscrit se transforme, alors, en un livre abouti. Un contact avec J.F. Tronel, éditeur de la Maison « Esprits de Pays », et le livre est édité … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son trente sixième  Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Christophe Chavernoz, auteur du roman La Vie Couleur Rivière « Lors d’une promenade sur les bords du Ségurel, le médecin raconte son enfance à son neveu Pierre. Il compare la vie et l’expérience du genre humain à une rivière, évoque les obstacles, les espoirs, les souvenirs, le devenir de l’homme mais aussi la nature omniprésente… »

Proches de nos amis J.F. Tronel, Auteur à Esprit de Pays Dordogne-Périgord et de l’historien Jacky Tronel , j’ai rencontré Christophe et son épouse Krystyna à Cadouin aux confins du Périgord Pourpre et du Périgord Noir, au Pays des Bastides et cités médiévales … D’une soirée conviviale en échanges fructueux, Christophe et Krystyna ont opté pour un texte portrait à la 3ème personne  entre guillemets comme si il avait été écrit par un tiers … Et cela nous convient parfaitement à nous les humbles de Crimino …

Merci à tous les deux pour ce petit exercice d’écriture … et à bientôt  pour une prochaine représentation de la revue Secrets de Pays. en Périgord. Ph.P.

« Après une enfance insouciante, solitaire et rêveuse et des étés passés en Dordogne entre les parties de pêche avec son grand-père et les livres dévorés les jours de pluie au son du transistor, la vie de Christophe Chavernoz change de cap et de rythme suite à sa réussite au concours de médecine.

Il passe sa vie d’étudiant à courir, cumulant les emplois les plus divers (mécanicien, maître-nageur, moniteur de plongée, aide-soignant, infirmier, préleveur dans un laboratoire d’analyses, homme d’entretien… sont autant d’items rencontrés sur ses feuilles de paie de l’époque), préparant ses examens tant bien que mal, tout en assouvissant sa première passion : la plongée sous-marine.

Une fois le diplôme de médecin et sa spécialisation en poche, il pratique la traumatologie dans des services d’urgences parisiens, ce qu’il fera jusqu’à sa retraite. En parallèle, il réalise un de ses rêve d’enfant : devenir pilote !

Après avoir obtenu le brevet de pilote, il assouvit sa nouvelle passion et joint l’utile à l’agréable en pratiquant, en parallèle des urgences hospitalières, des rapatriements sanitaires… en avion, ce qui lui permet de parcourir le monde.

Puis le rythme de sa vie se calme, il s’adonne au dessin et à la sculpture sur bois et retrouve son amour d’enfant pour la lecture et pour la Dordogne, où il acquiert un ancien moulin. Il aime, en autres auteurs, Christian Signol, pour la justesse de ses descriptions des personnages de terroir dont il se sent proche. Un de ses livres décrit ses propres souvenirs d’enfance. Sujet qui l’agace d’abord, puis l’enchante et lui fait revivre intensément les siens.

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Une trame, sous la forme de son ruisseau de Dordogne comme métaphore de la vie, ses souvenirs d’enfance et une feuille de papier et le voilà embarqué dans l’aventure de l’écriture. Le manuscrit, une fois terminé, reste longtemps dans un tiroir de son bureau, jusqu’à la rencontre avec une patiente reconnaissante des soins reçus et de son amie, toutes deux anciennes correctrices. Le manuscrit se transforme, alors, en un livre abouti. Un contact avec J.F. Tronel, éditeur de la Maison « Esprits de Pays », et le livre est édité.

En parallèle, sa carrière de médecin se termine et il retrouve définitivement son moulin de Dordogne pour une paisible retraite. Mais le virus de l’écriture l’a contaminé : en attendant de finir un nouveau livre, une histoire de vieilles pierres en Périgord, il rencontre Jacky Tronel et l’équipe de rédaction de la revue «Secrets de Pays | Échos du Pays des Bastides », dont les articles sur le Périgord des Bastides et ses habitants le passionnent. Il y écrit un premier article sur le maréchal-ferrant de Montferrand, personnage attachant de son coin de Périgord. Les idées fusent et d’autres articles mûrissent doucement dans son esprit.

Sur un mode plus calme, celui de la campagne, là où il fait bon vivre, Christophe Chavernoz continue son chemin et sa découverte de nouvelles passions. »

« Le Secret de Martefon » d’Irène Chauvy

Parution du livre le 25 juin 2018 –  le Paris, juin 1865.

Hadrien Allonfleur, capitaine à l’escadron des cent-gardes, est convoqué par l’impératrice Eugénie. Le corps de Marcus Goubert, un homme à qui elle vouait une amitié sincère, vient d’être retrouvé au pied du glacier des Bossons. Il avait disparu dix ans plus tôt au cours d’une ascension au Mont-Blanc. Il s’agit d’un meurtre et Allonfleur est chargé d’en rechercher les circonstances et l’auteur.

À Chamonix où la saison estivale débute, l’enquête pour traquer un assassin déterminé qui ne s’arrêtera pas à un seul homicide, se révèlera déroutante pour le capitaine qui devra compter avec un ex-inspecteur de la Sûreté, dépendant du laudanum et à l’évidence peu intéressé par une enquête dont il avait voulu à toute force pourtant se mêler, un inspecteur en exercice en principe plus rompu aux crimes parisiens qu’à la rigueur du climat chamoniard, mais qui semble s’y connaître en alpinisme, une romancière aux héroïnes malmenées dans leur vie bourgeoise, mais sachant mentir avec aplomb, et enfin un médecin corse

Lisez le début : Le secret de Martefon - extrait

Calaméo – Le Secret De Martefon – Extrait

Irène Chauvy, née en 1954, juriste de formation, a exercé des fonctions de cadre administratif à l’Université de Bourgogne. Passionnée de littérature et d’histoire, elle a écrit, avec La vengeance volée, la première enquête d’une série de romans policiers historiques sur le Second Empire qui a reçu en 2011 le prix Ça m’intéresse Histoire présidé par Jean-François Parot. Puis elle a publié quatre autres policiers historiques aux éditions Ex Aequo : « Divination fatale » et « L’affaire des glacières » font suite à « Maudit héritage » paru en janvier 2014 chez Les nouveaux auteurs. « Enquête à l’opéra impérial » et « La mouche du coche » qui sont les enquêtes de Hadrien Allonfleur.

Elle vit aujourd’hui à Saint Denis sur l’Île de La Réunion.

Directrice de la Collection Rouge des Éditions Ex Æquo.

A la direction de la collection Rouge (policiers/thrillers) :

Laurence Schwalm (Thrillers) et Irène Chauvy (policiers historiques)

contact mail Laurence Schwalm : direction@editions-exaequo.fr

Contact Mail Irène Chauvy : irenechauvy@gmail.com

Membre du jury du Prix Zadig de la Nouvelle Policière

Les livres de l’auteure : Irène Chauvy 

Éditeur militant Ex Aequo éditions sont nées d’un constat : plus personne en France ne prend le risque d’éditer de la littérature populaire écrite par un auteur inconnu. En effet, on ne trouve plus dans les librairies que des romans formatés par l’industrie anglo-saxonne du livre. Les quelques romans français publiés aujourd’hui ressemblent à ceux que l’on peut trouver outre-Atlantique à une différence près, la langue. Pourtant, notre patrimoine littéraire est l’un des plus beaux de la planète ; notre culture a offert au reste du monde le meilleur de ses auteurs : de Maurice Leblanc à Gaston Leroux en passant par Emile Gaboriau ou les romans de Boileau et Narcejac ou ceux, plus proches, de Thierry bourcy, ou Jean d’Aillon qui dut recourir à l’auto-édition avant de pouvoir rencontrer le succès. Même Marcel Proust se vit rejeté lorsqu’il cherchait un éditeur pour « à l’ombre des jeunes filles en fleurs », alors pensez donc, pour un écrivain actuel… être édité relève de la gageure !

De nos jours, les éditeurs ne prennent plus le risque de publier un auteur inconnu s’il n’est pas parrainé ou n’a pas déjà convolé avec le succès grâce à un prix littéraire ou une distinction du public ; mais comment être reconnu et comment rencontrer les lecteurs si le monde de l’édition ne fait plus son travail ? Chez Ex Æquo nous avons décidé de servir le génie créatif français et de donner leur chance à des auteurs inconnus. Nous avons aussi la volonté de permettre à ce qui fut le fleuron de notre culture de retrouver toute sa place dans le paysage littéraire français et francophone : nous parlons du roman populaire. Nous voulons aussi faire partager le talent de tous ces écrivains auxquels l’industrie du livre ne laisse plus d’espace pour s’exprimer.

Nous voulons que notre belle langue écrite : celle de Voltaire, celle des pamphlétaires, celle de Madame de Lafayette, celle de Hugo, de Jules Verne, de François Villon, d’Apollinaire, d’Agrippa d’Aubigné, de Rabelais, de d’Ormesson… reste vivante et au cœur de ce qui a permis d’éclairer le monde et de transmettre à tous les peuples de la terre nos valeurs fondamentales, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Comme Voltaire, nous combattrons certaines positions jusqu’au bout parce qu’elles avilissent l’humain, mais nous ferons tout pour que les idées puissent s’exprimer parce que c’est un droit fondamental.

 

Le journal de Julia (Simone Gélin)

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Des les premières pages ce roman nous happe, avec Julia nous passons par toute une palette de sentiments qui vont de l’amour à la haine, de la joie au désespoir. C’est captivant . Simone Gélin nous offre avec ce texte un très bon moment de lecture.

Parution du livre le 21 mai 2013 – En 2003, à bord d’un cabriolet Alfa Romeo des années 1970, Nino et son grand-père Emilio, un immigré espagnol ayant combattu le régime franquiste, sillonnent la France du Pays basque aux routes de Provence. Ils sont décidés à rendre justice à leur manière.

Le journal de Julia, la mère de Nino, accompagne leur voyage. Avant de mourir de chagrin, Julia y avait relaté les événements dramatiques qui ont foudroyé sa passion pour Lucio, le père de Nino, et brisé sa vie. Accusé par erreur du meurtre d’une fillette, condamné par une justice hâtive, Lucio a été condamné à mort et guillotiné.

Vingt-sept ans plus tard, peut-on demander des comptes à la justice ? Jusqu’où le grand-père et le petit-fils peuvent-ils aller ? Quelle réparation peuvent-ils en attendre ?

Un roman d’amour et de haine où se mêlent action et émotion.

Éditeur Anne Carriere Eds

____________________________________________________________________________________________

J’aime échafauder méthodiquement une intrigue, partir de plusieurs endroits, comme des points éloignés qui vont converger au fil des pages, livrer un à un les indices, les vrais, les faux, tisser lentement la toile. Prévoir une fin qui doit surprendre tout en étant l’aboutissement d’une suite de déductions implacables … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Ce soir pour son vingt huitième Portrait du jour – Criminocorpus nous accueillons Simone Gelin, auteure de polars.

Après une carrière dans l’enseignement, Simone Gélin se consacre à l’écriture de romans dont le cadre privilégié est Bordeaux et le bassin d’Arcachon, où elle vit et puise son inspiration.

Ses écrits ont reçu plusieurs récompenses : Prix de la nouvelle au salon du livre de Hossegor en 2012, et au Festival Paris Polar en 2016 ; Prix Augiéras en 2014 à Périgueux et prix du jury au salon de Saint‐Estèphe pour le roman Le Journal de Julia. En 2017 elle obtient le Prix de l’Embouchure au festival international de littérature policière Toulouse Polars du Sud pour L’affaire Jane de Boy. En 2018 elle publie dans la collection Du Noir au Sud son cinquième roman : « Sous les pavés, la jungle » de Simone Gélin.

Que du bonheur madame pour le carnet d’afficher votre portrait du jour. Très cordialement. Ph.P.

« Pourquoi écrivez-vous des romans policiers ou romans noirs ? Quand je suis interviewée, ou que je rencontre des lecteurs, je n’échappe jamais à la question. Ce n’est pas une question anodine. Y aurait-il derrière ce choix quelque chose de trouble ou de malsain attisant la curiosité ?

J’ai décidé d’éclaircir mes motivations.

Au départ, je n’avais pas de connaissances particulières du milieu policier et je ne fréquentais pas non plus des bandits ou des criminels.

Alors, pourquoi avoir choisi ce genre pour m’exprimer ? Dans quel but ?

Je ne lis pas que des polars, mais j’aime les romans sociologiques, dont les grands romans noirs américains, qui nous dépeignent le vingtième siècle à travers les États-Unis. Pour moi, le roman policier ou roman noir est donc un formidable support pour parler du monde d’aujourd’hui.

J’ai le goût de l’authenticité et j’ai besoin de réalisme. J’aime inscrire mes personnages dans une actualité fidèle et précise. J’adore associer fiction et vérité.

Avec : Sous les pavés la jungle et La fille du port de la lune, j’ai abordé des sujets sociétaux.

Avec : Le Journal de Julia et L’affaire Jane de Boy , je me suis passionnée pour des thèmes historiques et juridiques.

Par ailleurs, j’aime l’univers hitchcockien pour ce qui est du suspens et de l’étude psychologique des personnages. La structure logique de la trame criminelle m’attirait au départ comme architecture pour bâtir un roman.

J’aime échafauder méthodiquement une intrigue, partir de plusieurs endroits, comme des points éloignés qui vont converger au fil des pages, livrer un à un les indices, les vrais, les faux, tisser lentement la toile. Prévoir une fin qui doit surprendre tout en étant l’aboutissement d’une suite de déductions implacables.

Mais je n’avais fait là qu’évoquer la question de mise en œuvre, et pas répondu à l’interrogation sur ma motivation profonde.

Je n’aime pas tuer et je n’affectionne pas non plus les descriptions de violences, de scènes macabres ou de tortures. »

Pourtant j’ai pris le parti de m’intéresser au crime, au cancer de la société, au mal.

J’avais envie moi aussi d’explorer cette noirceur.

Je ressentais le désir de descendre dans les bas-fonds de l’âme humaine.

Pourquoi ?

Je voulais plonger dans le chaudron des émotions intenses et des passions humaines.

J’ai fait alors en toute modestie un parallèle entre la démarche des peintres du noir, Rembrandt, Renoir, Soulage et ce que j’essaie humblement de faire : peindre le noir pour capturer la lumière.

Je considère le noir comme une vraie couleur, avec ses nuances et sa propre lumière.

Alors, décrire la noirceur du monde et des êtres, c’est pour moi fouiller le mal, oui, mais pour y déceler la part d’humanité qui s’y cache ».

Simone Gélin

Le journal de Julia (Simone Gélin)

Des les premières pages ce roman nous happe, avec Julia nous passons par toute une palette de sentiments qui vont de l’amour à la haine, de la joie au désespoir. C’est captivant . Simone Gélin nous offre avec ce texte un très bon moment de lecture.

Parution du livre le 21 mai 2013 – En 2003, à bord d’un cabriolet Alfa Romeo des années 1970, Nino et son grand-père Emilio, un immigré espagnol ayant combattu le régime franquiste, sillonnent la France du Pays basque aux routes de Provence. Ils sont décidés à rendre justice à leur manière.

Le journal de Julia, la mère de Nino, accompagne leur voyage. Avant de mourir de chagrin, Julia y avait relaté les événements dramatiques qui ont foudroyé sa passion pour Lucio, le père de Nino, et brisé sa vie. Accusé par erreur du meurtre d’une fillette, condamné par une justice hâtive, Lucio a été condamné à mort et guillotiné.

Vingt-sept ans plus tard, peut-on demander des comptes à la justice ? Jusqu’où le grand-père et le petit-fils peuvent-ils aller ? Quelle réparation peuvent-ils en attendre ?

Un roman d’amour et de haine où se mêlent action et émotion.

Éditeur Anne Carriere Eds

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J’aime échafauder méthodiquement une intrigue, partir de plusieurs endroits, comme des points éloignés qui vont converger au fil des pages, livrer un à un les indices, les vrais, les faux, tisser lentement la toile. Prévoir une fin qui doit surprendre tout en étant l’aboutissement d’une suite de déductions implacables … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Ce soir pour son vingt huitième Portrait du jour – Criminocorpus nous accueillons Simone Gelin, auteure de polars.

Après une carrière dans l’enseignement, Simone Gélin se consacre à l’écriture de romans dont le cadre privilégié est Bordeaux et le bassin d’Arcachon, où elle vit et puise son inspiration.

Ses écrits ont reçu plusieurs récompenses : Prix de la nouvelle au salon du livre de Hossegor en 2012, et au Festival Paris Polar en 2016 ; Prix Augiéras en 2014 à Périgueux et prix du jury au salon de Saint‐Estèphe pour le roman Le Journal de Julia. En 2017 elle obtient le Prix de l’Embouchure au festival international de littérature policière Toulouse Polars du Sud pour L’affaire Jane de Boy. En 2018 elle publie dans la collection Du Noir au Sud son cinquième roman : « Sous les pavés, la jungle » de Simone Gélin.

Que du bonheur madame pour le carnet d’afficher votre portrait du jour. Très cordialement. Ph.P.

« Pourquoi écrivez-vous des romans policiers ou romans noirs ? Quand je suis interviewée, ou que je rencontre des lecteurs, je n’échappe jamais à la question. Ce n’est pas une question anodine. Y aurait-il derrière ce choix quelque chose de trouble ou de malsain attisant la curiosité ?

J’ai décidé d’éclaircir mes motivations.

Au départ, je n’avais pas de connaissances particulières du milieu policier et je ne fréquentais pas non plus des bandits ou des criminels.

Alors, pourquoi avoir choisi ce genre pour m’exprimer ? Dans quel but ?

Je ne lis pas que des polars, mais j’aime les romans sociologiques, dont les grands romans noirs américains, qui nous dépeignent le vingtième siècle à travers les États-Unis. Pour moi, le roman policier ou roman noir est donc un formidable support pour parler du monde d’aujourd’hui.

J’ai le goût de l’authenticité et j’ai besoin de réalisme. J’aime inscrire mes personnages dans une actualité fidèle et précise. J’adore associer fiction et vérité.

Avec : Sous les pavés la jungle et La fille du port de la lune, j’ai abordé des sujets sociétaux.

Avec : Le Journal de Julia et L’affaire Jane de Boy , je me suis passionnée pour des thèmes historiques et juridiques.

Par ailleurs, j’aime l’univers hitchcockien pour ce qui est du suspens et de l’étude psychologique des personnages. La structure logique de la trame criminelle m’attirait au départ comme architecture pour bâtir un roman.

J’aime échafauder méthodiquement une intrigue, partir de plusieurs endroits, comme des points éloignés qui vont converger au fil des pages, livrer un à un les indices, les vrais, les faux, tisser lentement la toile. Prévoir une fin qui doit surprendre tout en étant l’aboutissement d’une suite de déductions implacables.

Mais je n’avais fait là qu’évoquer la question de mise en œuvre, et pas répondu à l’interrogation sur ma motivation profonde.

Je n’aime pas tuer et je n’affectionne pas non plus les descriptions de violences, de scènes macabres ou de tortures. »

Pourtant j’ai pris le parti de m’intéresser au crime, au cancer de la société, au mal.

J’avais envie moi aussi d’explorer cette noirceur.

Je ressentais le désir de descendre dans les bas-fonds de l’âme humaine.

Pourquoi ?

Je voulais plonger dans le chaudron des émotions intenses et des passions humaines.

J’ai fait alors en toute modestie un parallèle entre la démarche des peintres du noir, Rembrandt, Renoir, Soulage et ce que j’essaie humblement de faire : peindre le noir pour capturer la lumière.

Je considère le noir comme une vraie couleur, avec ses nuances et sa propre lumière.

Alors, décrire la noirceur du monde et des êtres, c’est pour moi fouiller le mal, oui, mais pour y déceler la part d’humanité qui s’y cache ».

Simone Gélin

Portrait du jour : Vivianne Perret : écrivaine, historienne, scénariste et chroniqueuse radio

« Je mets en scène un personnage historique, le magicien Harry Houdini, dans une série policière dont le 4ème tome est sorti cette année aux éditions du Masque.

C’est là où je me transforme en détective ! Des mois de recherche pour que le lecteur puisse parcourir les villes où se passent les intrigues comme s’il était transporté dans le passé. Et puis bien sûr, le personnage. Le plus grand magicien du siècle dernier.

Je suis une fana de polars et je lis tous les genres : enquêtes, thrillers, romans noirs…. Mais dans l’écriture, mes références sont plutôt le roman dit à énigme, avec un détective malin et un poil roublard à la manière d’Arsène Lupin… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Ce soir pour son vingt septième Portrait du jour – Criminocorpus nous accueillons Viviane Perret  et le monde d’Harry Houdini.

Disponible désormais en format poche, “Metamorphosis” de Vivianne Perret nous raconte les premières aventures d’Harry Houdini. Elles sont suivies par “Le Kaiser et le roi des menottes” puis par “La Reine de Budapest”. Si ces histoires sont fictives, elles sont malgré tout basées sur des faits et des contextes ayant bel et bien existé. En effet, Houdini fut une des grandes figures du spectacle aux États-Unis, et les personnes de son entourage sont aussi issues de la réalité. Houdini, l’un des plus grands magiciens de l’histoire – ApprendreMagie.fr

D’excellents polars historiques à lire pendant les vacances d’été. Grâce à un chassé-croisé d’énigmes , les intrigues criminelles   rappellent quelque peu les grands romans de la littérature populaire et policière de la fin du XIXe et du début du XXe siècle…

Chapeau bas madame ! Et merci de votre petit jeu d’exercice écriture pour le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …PH.P.

« Merci de m’accueillir sur votre site que je connaissais et appréciais bien avant notre prise de contact ! J’en suis ravie et flattée.

J’ai deux passions qui m’ont dirigée vers l’écriture : l’Histoire et les histoires.

J’étais, depuis toute petite, une lectrice assidue. J’ai un QI tout ce qu’il y a de plus normal   , mais en arrivant au CP, j’avais déjà appris à lire toute seule, tellement j’étais fascinée par la lecture. Je dévorais tout ce qui me tombait sous la main, une vraie bibliophage, en même temps que je découvrais, avec les cours d’Histoire, une source inépuisable d’histoires avec des personnages, des lieux et des situations incroyables.

J’ai écrit ma première nouvelle – policière – à neuf ans. Je me souviens encore du titre : « Le trèfle à quatre feuilles ». Je l’avais très péniblement tapée sur une vieille machine à écrire et envoyée avec l’innocence d’une enfant à un concours de nouvelles policières pour adultes. J’ai eu droit à ma première lettre de refus. Qui n’a pas été la dernière ! Mais j’ai toujours su qu’un jour, « j’écrirais pour raconter mes histoires» comme je le disais naïvement à mes parents.

ll fallait simplement que j’en prenne le temps.

Car c’est une notion très importante : écrire prend un temps fou. J’ai commencé par voyager professionnellement dans le monde entier pendant vingt ans avant de poser mes valises et affûter ma plume. Aujourd’hui, l’écriture est mon métier, mais mes outils sont différents. J’écris pour des magazines d’Histoire, j’ai une chronique radio, j’ai fait de la bande dessinée, du scénario et bien sûr j’ai écrit des livres d’Histoire.

.Je mets en scène un personnage historique, le magicien Harry Houdini, dans une série policière dont le 4ème tome est sorti cette année aux éditions du Masque.

C’est là où je me transforme en détective ! Des mois de recherche pour que le lecteur puisse parcourir les villes où se passent les intrigues comme s’il était transporté dans le passé. Et puis bien sûr, le personnage. Le plus grand magicien du siècle dernier.

Je suis une fana de polars et je lis tous les genres : enquêtes, thrillers, romans noirs…. Mais dans l’écriture, mes références sont plutôt le roman dit à énigme, avec un détective malin et un poil roublard à la manière d’Arsène Lupin… »