Archives pour la catégorie Publications

49 – Portrait du jour : Sophie Mancel, l’auteure du polar « Tuez-les Toutes ! »

« Je travaille à l’heure actuelle sur une suite de « Tuez-les toutes », les personnages principaux devenant récurrents, je me suis beaucoup attachée à Ève Milano et Philippe Tavel, et sur un autre polar très sombre qui se déroule à Nice, ma ville depuis plus de quarante ans. Je participe également au Prix Zadig de la Nouvelle Policière, un challenge car écrire une nouvelle est plus complexe que rédiger un livre et j’ai accepté de participer à un recueil de nouvelles pour aider une association. Bref je ne m’ennuie pas… » 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son quarante neuvième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Sophie Mancel, l’auteure du polar Tuez-les Toutes ! – Voyage à travers la Dordogne sur les trace d’un tueur en série hors normes qui assassine des jeune filles enceintes … 

Tuez-les toutes ! est son second roman :  Une belle écriture, un vrai suspense qui nous tient en haleine, des personnages attachants.

Bienvenue Sophie Mancel au cercle très prisé des ami(e)s du  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes Ph.P.

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« En quelques lignes je me présente. Je suis fille unique, mes parents étaient régulièrement mutés pour leur travail ce qui fait que je me liais peu. Je consacrais beaucoup de mon temps à la lecture et j’ai découvert Agatha Christie à l’adolescence, un déclic dans mon désir d’inventer des histoires noires. J’ai commencé à rédiger des nouvelles. Après un bac littéraire je me suis installée à Nice et j’ai poursuivi des études de droit privé, un mariage et trois enfants plus tard, j’ai réalisé que l’envie d’écrire me tenaillait toujours autant.

J’ai tenté un concours de nouvelles policières mais j’ai malencontreusement laissé passer la date butoir. En relisant cette nouvelle j’ai ressentit l’envie d’en faire un polar, c’est comme ça qu’est né « Cette vérité que l’on doit aux morts » en 2013. Ensuite j’ai commencé la rédaction de « Tuez-les Toutes ! » qui m’a pris plus de deux ans, une histoire que je portais depuis longtemps et que je voulais voir aboutir.

  • Je travaille à l’heure actuelle sur une suite de « Tuez-les toutes », les personnages principaux devenant récurrents, je me suis beaucoup attachée à Ève Milano et Philippe Tavel, et sur un autre polar très sombre qui se déroule à Nice, ma ville depuis plus de quarante ans. Je participe également au Prix Zadig de la Nouvelle Policière, un challenge car écrire une nouvelle est plus complexe que rédiger un livre et j’ai accepté de participer à un recueil de nouvelles pour aider une association. Bref je ne m’ennuie pas.

L’écriture pour moi est comme un gène inscrit dans mon ADN, indissociable de moi même. Et publier c’est la cerise sur le gâteau.Laurence Schwalm, mon éditrice, me fait confiance et je l’en remercie.

J’ai fait mien un principe d’Oscar Wilde :

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » Et pour l’instant il y a assez de constellations pour satisfaire mes rêves.

« Tuez-les toutes » est notamment disponible sur Amazon,

https://www.amazon.fr/tuez-les-toutes/Sophie Mancel.com

Je vous remercie pour l’intérêt que vous me portez en espérant que ces quelques lignes vous conviennent. »

48 – Portrait du jour : Dominique Faget, romancière « Entre thriller fantastique, roman d’aventures et récit historique »

 » … Ce sont les encouragements de mes proches qui m’ont poussée à continuer. Comme j’étais passionnée d’Histoire et de civilisations anciennes, j’ai puisé dans le passé et dans des endroits mythiques la plupart de mes intrigues. (Egypte, Afrique, Amérique latine, Extrême-Orient, France…)

Lorsque j’écris, j’ai l’impression d’avoir un puzzle devant moi dont les morceaux sont autant d’indices qui se mettent en place. Bien souvent, je suis comme le lecteur, je ne sais pas comment va évoluer la trame, qui va être le coupable alors je cherche… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son quarante huitième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Dominique Faget, romancière qui oscille « Entre thriller fantastiqueroman d’aventures et récit historique »

Ces derniers romans sont une plongée dans un monde étrange, un périple à travers les continents et l’Histoire qui invitent à la découverte d’espaces surprenants.

Les thrillers de Dominque Faget nous incitent à voyager dans le temps, rencontrer des civilisations disparues et explorer des univers insoupçonnés qui  s’entrecroisent pour finalement fusionner.

Dominique est diplômée de la BEM (École de Management de Bordeaux), d’un DESS de Commerce International et d’un DECPF comptable.

Les jobs à l’étranger lui permirent ainsi d’aller à la rencontre d’autres cultures (Espagne, USA, Mexique, Brésil et divers pays d’Afrique…).

Membre de l’AEG (Association d’égyptologie de l’université de Bordeaux-3) et cours de civilisation préhispanique au musée d’anthropologie de Mexico.

Passion pour le Japon et sa civilisation.

Bienvenue Dominique au cercle très prisé des ami(e)s du  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes Ph.P.

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 « De l’oral à l’écriture.

Durant ma petite enfance, j’aimais raconter des histoires pour combler ma solitude.

A l’occasion des longues vacances dans la grande maison de mon grand-père, je bâtissais auprès de mes cousins et cousines des scenaris que nous mettions en scène dans des jeux passionnants et ce, au milieu d’un cadre extraordinaire : une tour, des dépendances, des caves, une grande forêt, un étang, des rivières… Que de moments mémorables !

Plus tard, un deuil familial m’a poussé à emprisonner sur le papier des souvenirs qui m’étaient douloureux, qui me hantaient mais que je ne voulais pas effacer, juste les sortir de ma tête. Pour moi, l’écriture a d’abord eu une fonction cathartique.

Ce sont les encouragements de mes proches qui m’ont poussée à continuer. Comme j’étais passionnée d’Histoire et de civilisations anciennes, j’ai puisé dans le passé et dans des endroits mythiques la plupart de mes intrigues. (Egypte, Afrique, Amérique latine, Extrême-Orient, France…)

Lorsque j’écris, j’ai l’impression d’avoir un puzzle devant moi dont les morceaux sont autant d’indices qui se mettent en place. Bien souvent, je suis comme le lecteur, je ne sais pas comment va évoluer la trame, qui va être le coupable alors je cherche…

Par le biais du polar, en décrivant les noirceurs de l’âme humaine, j’ai aussi évoqué ses dérives au cours de l’Histoire comme le racisme (Celui qui ne meurt jamais), le fanatisme (La crypte du diable : Les mystères de Burdigala), le totalitarisme (Les sanglots de pierre)…

Ecrire reste surtout un PLAISIR à faire PARTAGER. Un peu comme dans mes jeux d’enfance. 😉

(Merci à Criminocorpus de s’être intéressé à mes univers.) »

Une fille en correction – Lettres à son assistante sociale (1952-1965) – Jean-François Laé

Parution du livre le 23 juillet 2018 – Dans le sous-sol d’une association chargée de l’enfance à Avignon, sur des étagères en acier des années 1950, se succèdent trois cents mètres de dossiers noircis par le temps. « C’est un débarras », me lance Chantal, la cheffe du service, « vous ne trouverez que du vieux papier ! ». Des fouilles surgissent 160 lettres entre Micheline – enceinte à 20 ans – et Odile, assistante sociale auprès du tribunal pour enfants.

L’histoire commence ainsi. Une grossesse hors mariage et en situation de pauvreté, c’est une vie scellée dans un foyer maternel. Tandis qu’un cercle de femmes « sages » s’occupe de Micheline, celle-ci se révolte et s’enfuit. On la recherche dans tout le Roussillon. Odile la rattrape. Micheline aime sortir au bal ? L’assistante sociale l’en dissuade et la menace. Et pourtant, elle l’aime bien, cette échevelée ! C’est « ma fille », écrira-t-elle un jour.

C’est dans l’entrelacs de cette correspondance, sur le fil des relations entre Micheline et Odile, que se tisse le récit de Jean-François Laé autour des plaintes, de la soumission et de la révolte de ces jeunes femmes si tôt assignées. Filles célibataires, indisciplinées ou frondeuses, souvent en bisbille avec leurs familles, elles sont les oubliées de notre histoire.

À travers la révolte de Micheline, Jean-François Laé poursuit inlassablement son exploration des vies « faibles », fragiles, celles d’« anormaux » qui lancent un défi à l’ordre social.

Préface de PHILIPPE ARTIÈRES

Jean-François Laé est professeur de sociologie à l’université de Paris VIII Saint-Denis. Il est notamment l’auteur de L’argent des pauvres (avec Numa Murard, 1985) et de Dans l’oeil du gardien (2015).

Entre l’ethnographie urbaine et la discipline des corps, Jean-françois Laé étudie les situations limites : tribunaux, aide sociale, enfermement ordinaire, hommes à la rue, précarité extrême. Par une sociologie narrative, il ordonne les récits qu’on lui a confiés, des scènes vues, entendues puis montées. Par ce parti pris, apparaît un ordre de marche des individus, des familles, guettés par la pauvreté, la folie, la maladie, la mort, la destruction. Ainsi tient-il à la fois une posture de philologue, un regard aigu sur la réalité large, et une conceptualisation des institutions où s’effectue une certaine maintenance des corps qui échappent sans cesse.

CNRS Editions

45 – Portrait du jour : Stéphanie Trouillard, journaliste et auteure de « Mon oncle de l’ombre – Enquête sur un maquisard breton »

« Journaliste TV et Web à Paris, j’ai travaillé plus de trois ans à l’étranger au Maroc et au Canada.

Je suis aujourd’hui spécialisée en actualité internationale et en sports. Je suis également en charge du suivi sur le centenaire de 14-18 et sur les 70 ans de la Libération.

Grâce à ces expériences enrichissantes, je me suis exercée à plusieurs postes : rédactrice, présentatrice ou encore réalisatrice TV. En toute autonomie, je suis aussi capable de filmer, de monter, de poser ma voix et de mettre en ligne des contenus audio et vidéo … »  Stéphanie Trouillard. »

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Pour son quarante cinquième Portrait du jour–Criminocorpus,et,à l’occasion de son livre publié en septembre prochain la rédaction du carnet reçoit la journaliste pour France 24, Stéphanie Trouillard.

Originaire de Nantes avec des racines familiales dans le Morbihan, Stéphanie  s’est spécialisée depuis plusieurs années dans l’histoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a notamment réalisé en 2017 un webdocumentaire Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky …, l’histoire d’une jeune lycéenne parisienne déportée à Auschwitz. Ce travail de mémoire a été récompensé par de nombreux prix en France et en Europe.

Genèse du  webdocumentaire Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky … :

« En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. Internés à Drancy, le père, la mère et les quatre enfants ont été déportés à Auschwitz. Ils n’en reviendront pas.

Informée de cette découverte, Stéphanie Trouillard, journaliste de France 24, a prêté main forte à Khalida Hatchy, une professeure de l’établissement qui souhaitait reconstituer le parcours de cette jeune fille. À partir des documents de Louise, elles ont pu retrouver des témoins, des cousins éloignés et des anciennes élèves. Ce webdocumentaire raconte ce travail de mémoire, qui les mènera jusqu’à Jérusalem. Il rend enfin la parole à Louise, une élève particulièrement douée, qui n’a pas pu vivre l’existence brillante à laquelle elle semblait destinée. » – Pour en savoir plus sur Si je reviens un jour : les lettres retrouvées de Louise Pikovsky …

Vidéo : « Si je reviens un jour », sur les traces de Louise Pikovsky …

Rencontre : Si je reviens un jour – 30/04/2017 – YouTube

Si je reviens un jour’ Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky on Vimeo

Présentation du livre de Stéphanie Trouillard par l’auteure :

Il y a 74 ans aujourd’hui, le 12 juillet 1944, au petit matin, mon grand-oncle André Gondet tombait sous les balles dans une petite ferme du Morbihan. À 23 ans, il rejoignait la cohorte des héros de l’ombre morts pour la Libération. Après plus de 70 ans, il retrouve la lumière.

Je suis ravie de vous présenter la couverture de mon livre qui lui est consacré et qui sort à la rentrée aux éditions Skol Vreizh, après plus de six ans de travail. Vous pouvez déjà le précommander grâce au bon de souscription ci-dessous. J’espère que son histoire vous touchera et qu’il ne sera enfin plus oublié. N’hésitez pas à partager !

Le livre sort début septembre aux éditions Skol Vreizh. Il est déjà en précommande sur Amazon

https://www.amazon.fr/Oncle-lOmbre-Enquete-Maquisard-Breton/dp/2367580898/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1531947797&sr=1-1&keywords=st%C3%A9phanie+trouillard

La rédaction du carnet criminocorpus remercie vivement Stéphanie de cette publication dont les fidèles lecteurs apprécieront l’énorme travail effectué.

Bienvenue sur notre site Stéphanie. Ph.P.

Parution du livre le 19 septembre 2018 – 12 juillet 1944. Des rafales de mitraillettes brisent le silence de l’aube dans une ferme du Morbihan. André Gondet, 23 ans, s’écroule sous les balles au milieu de ses camarades résistants. Ce sanglant épisode marque les habitants des environs au fer rouge. Dans la famille Gondet, la douleur serre la gorge et scelle les lèvres. La souffrance est aussi vive que silencieuse. Soixante-dix ans plus tard, André n’est plus qu’un nom sur un monument aux morts. De lui, il reste seulement un portrait dans un vieux cadre accroché sur un mur de la maison familiale. Une photo qui finit par attirer le regard et la curiosité de l’une de ses petites nièces. Qui était cet homme dont son grand père ne prononçait pas le nom? Quel était son combat? Par quoi était-il animé?

Pendant cinq ans, la jeune femme arpente les salles d’archives, interroge des témoins de cette période, s’échine à briser la solide chape de plomb qui continue d’entourer ce massacre. Grâce à ses remarquables recherches, un incroyable travail de fourmi qui l’amène jusqu’en Allemagne, elle assemble petit à petit les pièces du puzzle de la courte existence de ce maquisard breton. En se lançant sur les traces de ce héros ordinaire, elle rencontre aussi tous les acteurs de la guerre, aux rôles plus ou moins troubles, parfois glorieux, parfois honteux.  De son minutieux travail est né un récit poignant, « Mon oncle de l’ombre « .

Les maîtres de l’affiche 1890-1940 (Christophe Matho)

Parution du livre le 10 octobre 2017 – L’affiche est la première véritable expression de la publicité. Alors que nous sommes dans l’ère de la communication dématérialisée, alors que l’affiche est depuis longtemps concurrencée par d’autres médias, elle n’en reste pas moins très actuelle, accrocheuse et populaire. Entre 1890 et 1940, l’affiche a été une oeuvre artistique essentielle. Elle a traversé différents genres : Art Nouveau, Modernisme, Art Déco…

Ce livre n’a pas l’ambition d’une encyclopédie ni la prétention d’un ouvrage académique. L’auteur souhaite simplement partager les oeuvres de Mucha, Chéret, Cappiello, tant d’autres affichistes renommés… et aussi celles de formidables artistes dont l’histoire n’a pas retenu le nom. L’ouvrage s’intéresse également à l’approche sociétale. L’affiche est en effet le témoin de son époque : nouveaux moyens de locomotion, nouveaux loisirs, révolution alimentaire, industrialisation des spectacles…

Le livre permet de découvrir la France d’il y a cent ans telle qu’elle était vraiment, avec ses fantasmes, ses stéréotypes et ses préjugés. Une France qui pensait fort différemment de celle d’aujourd’hui.

Christophe Matho dirige les collections de plusieurs maisons d’édition. Il a découvert les affiches de la Belle Epoque et des Années folles en allant à la rencontre des collectionneurs pour l’illustration d’ouvrages traitant du début du XXe siècle. Il a ainsi constitué un important fonds d’affiches. Une collection qui méritait bien un livre, dont la conception graphique se devait d’être à la hauteur de ceux qui ont conçu ces oeuvres il y a un siècle.

Éditeur : De Borée

Christophe Matho – Les maîtres de l’affiche (Éditions De Borée …

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Après les portraits de  Virginie Paultes ,  Laurence Schwalm , Clarisse Enaudeau, le monde de l’édition est encore à la une avec Christophe MATHO qui dirige les collections de De Borée et de Marivole. Trente troisième   Portrait du jour – Criminocorpus 

Christophe a bien voulu nous dresser un Portrait du jour sous forme d’entretien pour la rédaction criminocorpus. Les propos ont été recueillis par Joseph Vebret.

Merci à vous Christophe et Joseph pour ce moment de partage. Cordialement. Ph.P.

Rencontre avec Christophe Matho. Créateur de  Marivole Editions , il a proposé au groupe Centre France de reprendre les éditions De Borée à la barre du tribunal de commerce fin 2015. Il dirige les collections de De Borée et de Marivol

Rédaction de Criminocorpus : Christophe Matho, expliquez-nous votre métier ?

Christophe Matho : (sourire) En fait, je suis directeur de collection, mais par méconnaissance de nos métiers, ignorance de la jurisprudence et un petit zest d’incompétence, les Agessa ont supprimé mon métier à compter du 1er janvier 2019. Je m’apprête donc à faire autre chose.

RC : Devenir éditeur par exemple ?

CM : Ce n’est pas le même métier. L’éditeur est un type qui regarde ce qui se vend et tente de faire la même chose. L’éditeur regarde ce qui se passe sur EDISTAT ou GFK. C’est un homme de lettres prisonnier du marché et des bases de données. Le modèle économique du live pousse à produire chaque année un peu plus de titres. Dans ce contexte de surproduction, les libraires ont bien du mal à connaître toutes les nouveautés. Ils sont obligés d’utiliser des bases de données et des logiciels d’audit marketing qui leur donnent les thèmes et les auteurs qui se vendent. Et c’est ça qu’ils achètent !

Difficile de faire percer une nouvelle collection, difficile de faire percer un nouvel auteur. Vous vous demandez pourquoi vous avez l’impression de voir toujours les mêmes ouvrages dans les librairies ? C’est à cause de cela. N’en faites pas le reproche aux libraires, c’est surtout la faute des éditeurs qui produisent trop ! Conséquence : un phénomène de « best-sellerisation ». Les ventes se concentrent autour de quelques grands succès et la tendance s’accélère depuis 4 ou 5 ans. Les algorithmes Google et Amazon aggravent cette tendance en arrosant là où le sol est déjà mouillé. Un éditeur, c’est celui qui doit coordonner les actions marketing et commerciales pour vendre dans ce contexte.

RC : Et le directeur de collection ?

CM : C’est un concepteur qui s’intéresse aux contenus. Il définit la ligne éditoriale de sa collection. Il cherche les auteurs, il privilégie la nouveauté, l’impertinence, ce qui sort des sentiers battus. Il oriente les manuscrits, il participe à leur rédaction… Je suis un peu provocateur dans ma réponse en disant que je ne suis pas éditeur, mais, en fait, je pense que les fonctions d’éditeur et de directeur de collection n’ont jamais été aussi distinctes qu’en ce moment. La profession évolue : une maison d’édition qui veut fonctionner n’a jamais autant eu besoin de directeurs de collections et d’éditeurs. Ils sont les deux facettes de l’animation de la production éditoriale. Or, c’est le moment que les Agessa choisissent pour flinguer l’un des deux métiers. Ces bureaucrates viennent de faire la démonstration de l’inconnaissance totale des professions qu’ils devraient administrer, c’est hallucinant !

RC : Vous voulez passer toute l’Interview à vous indigner ?

CM : Je pourrais… Je pourrais vous parler de la concentration autour des grands groupes, de l’activité culturelle la plus polluante, du microcosme germanopratin… mais je vais encore me faire trop de copains. On va plutôt parler contenus.

RC : Vous êtes un spécialiste du roman de terroir ?

CM : Pas seulement

RC : Vous ne voulez pas parler des romans de terroir ?

CM : Si ! (sourire)

RC : Alors, Christophe Matho, c’est quoi le roman de terroir ?

CM : Commercialement, c’est un roman qui est placé par le libraire sur une table où il est écrit « roman de terroir ». Sur sa couverture il a un ciel bleu, des champs et une ferme, idéalement un buron. L’action est censée se passer dans une région bien précise… Si on s’intéresse au contenu, c’est l’héritier du roman rustique, posé par George Sand : c’est un roman qui s’inscrit dans le cadre de la campagne et dont les protagonistes sont des paysans. C’est en décrivant les mœurs paysannes du Berry que George Sand affirme véritablement le roman rustique avec André et Mauprat, jusqu’à La Petite Fadette.

À la fin du XIXe siècle, le roman qui n’est pas parisien s’ouvre vers de nouvelles perspectives avec le mouvement régionaliste. Ce roman trouve ses sources dans une littérature régionaliste qui s’est constituée en réponse aux excès de la centralisation. De nombreux romans encrés dans nos régions vont connaitre un beau succès : Hugues Lapaire, Léon Cladel, François Barberousse, Gaston Chéreau, Ernest Pérochon, René Bazin, Jean Giono… On doit porter une mention particulière à ceux qui se situent entre 1900 et 1920 et qui ont choisi comme cadre « l’arrivée de la batteuse au village ». Ceux-là ont intéressé la doctrine, car ils décrivaient une rupture forte dans la société rurale. Ce sont eux que les professeurs de lettres appellent « Romans de terroir ». Étonnement, la doctrine est allée chercher le nom dans la littérature canadienne. Je n’en trouve pas beaucoup de traces en France avant les années 1940. C’est peut-être même le gouvernement de Vichy qui va introduire le terme dans le cadre de sa propagande visant à « restaurer les valeurs du terroir ». Précisons que ce genre littéraire n’appartenait pas plus à la droite qu’à la gauche. Mais l’appropriation du terroir par Vichy va faire tomber ce genre aux oubliettes après-guerre. Durant les trente glorieuses, la littérature est attirée par ce qu’on appellera plus tard la mondialisation. Le roman de terroir, peut-être trop associé à Pétain, n’a pas le vent en poupe. Paradoxalement, c’est par les mouvements d’extrême gauche et par l’écologie que ce genre qui conteste les effets de la mécanisation et de la modernité va revenir dans le milieu des années 1970. Le succès commercial est immédiat, car ces romans vantent la nostalgie des séniors de l’époque.

RC : Le roman de terroir est-il encore un genre qui marche ?

CM : Oui, encore très bien, mais on note un léger déclin qu’il faut anticiper

RC : Que voulez-vous dire par anticiper ?

CM : Je pense que d’ici 5 à 10 ans, le genre aura perdu beaucoup de parts de marché, car une partie de ses lecteurs sont âgés. Les éditeurs leaders du genre doivent se diversifier.

RC : C’est ce que vous faites ?

CM : De Borée a lancé une collection de polars (Marge noire) et une collection de romans historiques (Vents d’Histoire). C’est l’éditrice Hélène Tellier qui a organisé le lancement de ces collections. Il y a un gros travail marketing à faire, car De Borée étant le leader du roman de terroir, nous avons le désagrément de retrouver nos polars et nos romans historiques sur les tables du roman de terroir dans les librairies.

Chez Marivole, c’est plus simple, car la marque est moins forte et moins typée terroir. On peut lancer plus facilement de la littérature blanche ou des « genres nouveaux ».

RC : Qu’est-ce que vous appelez les genres nouveaux ?

CM : Le roman de terroir touche un public majoritairement féminin qui aime la romance et qui avait moins de 40 ans lorsque ce genre littéraire était à son zénith. Que lit ce public aujourd’hui ? Il lit ces nouveaux genres littéraires. Il faut aller à la rencontre de notre public.

RC : Vous parlez comme un éditeur là !

CM : Mince… j’ai honte ! (rires)

RC : Alors, il est où ce public ?

CM : La chicklit, la dark romance, la romantic fantasy, le feel good…

RC : Vous allez vous lancer dans tout ça ?

CM : Oui. La Chiklit chez Marivole et j’aimerais développer le feel good chez de Borée. Mais ça va être du boulot. De Borée recherche un directeur littéraire, ça vous intéresse ?

Propos recueillis par Joseph Vebret pour la rédaction de Criminocorpus

41 – Portrait du jour : Delphine Montariol, historienne, ancienne avocate. Auteure de « Sombres secrets : Worthington & Spencer, détectives privés »

 » … Les enquêtes de « Worthinton & Spencer, détectives privés » ressemblent davantage aux aventures d’Hercule Poirot d’Agatha Christie. Se déroulant à partir de 1890, ces enquêtes portent sur des crimes de droit commun et dévoilent les dessous, parfois peu glorieux, de la société victorienne … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son quarante et unième  Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit aujourd’hui Delphine Montariol,  historienne et ancienne avocate, auteure de Sombres secrets : Worthington & Spencer, détectives privés . 

Avec ce polar vous plongerez dans les sombres secrets de la société victorienne en compagnie de la première agence de détectives dirigée par un homme et une femme.

Le premier tome des enquêtes de l’agence Worthington & Spencer paraîtra le 1er août prochain !

Et pour notre plus grand bonheur,  Delphine a décidé de revenir à ses premières amours, l’écriture et l’histoire, auxquelles elle consacre désormais le plus clair de son temps, pour son plus grand plaisir… et le nôtre.

Bienvenue Delphine sur les pages du Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …Ph.P.

Ma plume a pourtant trouvé une autre forme d’expression puisque j’ai écrit un mémoire de DEA en Histoire du Droit consacré aux « Images de Blanche de Castille chez les historiens du XIIIème au XIXème siècle », puis une thèse de Doctorat intitulée « Les droits de la reine. La guerre juridique de Dévolution (1661-1674) », ainsi que quelques articles historiques.« J’ai commencé l’écriture dès mon plus jeune âge. Aux alentours de 10 ans, j’écrivais des nouvelles ou des débuts de romans mais j’ai attendu mes 18 ans pour finir mon premier roman. Toutefois, ayant débuté des études de droit, je n’ai plus disposé du temps nécessaire à l’écriture et j’ai abandonné la fiction pendant de nombreuses années (beaucoup trop à mon goût).

J’ai ensuite exercé la profession d’avocat pendant plus de huit années avant de retourner à mes premières amours, l’écriture et l’histoire. En 2013, j’ai obtenu un diplôme de scénariste dans une école de cinéma à Québec, ce qui m’a fourni les outils nécessaires à l’écriture, comme la connaissance approfondie des structures du récit, la création de personnages complexes et plausibles ou la capacité de créer des images fortes par les mots.

Quel meilleur champ d’expression pour une historienne et ancienne avocate que le polar historique ? Aucun ! J’ai donc écrit avec délice les trois premiers volumes des « Enquêtes des cousins Clifford » ainsi que le premier volume de ma nouvelle série « Worthington & Spencer, détectives privés ». La première série suit les aventures internationales de quatre espions britanniques aux services de la reine Victoria puis d’Edouard VII. Basées sur des recherches sérieuses afin de rendre l’arrière-plan historique le plus plausible possible, chaque tome des « Enquêtes des cousins Clifford » se passe dans une ville différente d’Europe et constitue une histoire indépendante. Toutefois, si le lecteur lit les ouvrages dans l’ordre, il verra les personnages vieillir et le contexte politique du début du XXème siècle se déployer de tome en tome. Les enquêtes de « Worthinton & Spencer, détectives privés » ressemblent davantage aux aventures d’Hercule Poirot d’Agatha Christie. Se déroulant à partir de 1890, ces enquêtes portent sur des crimes de droit commun et dévoilent les dessous, parfois peu glorieux, de la société victorienne.

Vous trouverez à la fin de chaque roman historique, quelle que soit la série, les principales sources et notes bibliographiques utilisées dans le chapitre intitulé « Pour les curieux ».

En espérant que mes lecteurs apprécieront mes romans, il me reste à vous remercier d’être parvenu(e) jusqu’à ce point de mon texte et à vous souhaiter (bien évidemment) une bonne lecture ! » Delphine Montariol

Romans parus :

« Premières armes. Les enquêtes des cousins Clifford ».

« Près du tsar, près de la mort. Les enquêtes des cousins Clifford ».

« Voir Venise et mourir. Les enquêtes des cousins Clifford ».

« Sombres secrets. Worthington & Spencer, détectives privés », à paraître le 1er août 2018.

Ouvrage historique :

« Les droits de la reine. La guerre juridique de Dévolution (1661-1674) ».

Pour suivre mon actualité :

http://www.delphinemontariol.com/

https://www.facebook.com/delphinemontariol.auteur/

https://www.facebook.com/enquetesdescousinsclifford/

https://www.facebook.com/Worthington.Spencer.DP/

Portrait du jour : Christophe Chavernoz, ancien médecin urgentiste et auteur du roman « La Vie couleur rivière »…

« … Une trame, sous la forme de son ruisseau de Dordogne comme métaphore de la vie, ses souvenirs d’enfance et une feuille de papier et le voilà embarqué dans l’aventure de l’écriture. Le manuscrit, une fois terminé, reste longtemps dans un tiroir de son bureau, jusqu’à la rencontre avec une patiente reconnaissante des soins reçus et de son amie, toutes deux anciennes correctrices. Le manuscrit se transforme, alors, en un livre abouti. Un contact avec J.F. Tronel, éditeur de la Maison « Esprits de Pays », et le livre est édité … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son trente sixième  Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Christophe Chavernoz, auteur du roman La Vie Couleur Rivière « Lors d’une promenade sur les bords du Ségurel, le médecin raconte son enfance à son neveu Pierre. Il compare la vie et l’expérience du genre humain à une rivière, évoque les obstacles, les espoirs, les souvenirs, le devenir de l’homme mais aussi la nature omniprésente… »

Proches de nos amis J.F. Tronel, Auteur à Esprit de Pays Dordogne-Périgord et de l’historien Jacky Tronel , j’ai rencontré Christophe et son épouse Krystyna à Cadouin aux confins du Périgord Pourpre et du Périgord Noir, au Pays des Bastides et cités médiévales … D’une soirée conviviale en échanges fructueux, Christophe et Krystyna ont opté pour un texte portrait à la 3ème personne  entre guillemets comme si il avait été écrit par un tiers … Et cela nous convient parfaitement à nous les humbles de Crimino …

Merci à tous les deux pour ce petit exercice d’écriture … et à bientôt  pour une prochaine représentation de la revue Secrets de Pays. en Périgord. Ph.P.

« Après une enfance insouciante, solitaire et rêveuse et des étés passés en Dordogne entre les parties de pêche avec son grand-père et les livres dévorés les jours de pluie au son du transistor, la vie de Christophe Chavernoz change de cap et de rythme suite à sa réussite au concours de médecine.

Il passe sa vie d’étudiant à courir, cumulant les emplois les plus divers (mécanicien, maître-nageur, moniteur de plongée, aide-soignant, infirmier, préleveur dans un laboratoire d’analyses, homme d’entretien… sont autant d’items rencontrés sur ses feuilles de paie de l’époque), préparant ses examens tant bien que mal, tout en assouvissant sa première passion : la plongée sous-marine.

Une fois le diplôme de médecin et sa spécialisation en poche, il pratique la traumatologie dans des services d’urgences parisiens, ce qu’il fera jusqu’à sa retraite. En parallèle, il réalise un de ses rêve d’enfant : devenir pilote !

Après avoir obtenu le brevet de pilote, il assouvit sa nouvelle passion et joint l’utile à l’agréable en pratiquant, en parallèle des urgences hospitalières, des rapatriements sanitaires… en avion, ce qui lui permet de parcourir le monde.

Puis le rythme de sa vie se calme, il s’adonne au dessin et à la sculpture sur bois et retrouve son amour d’enfant pour la lecture et pour la Dordogne, où il acquiert un ancien moulin. Il aime, en autres auteurs, Christian Signol, pour la justesse de ses descriptions des personnages de terroir dont il se sent proche. Un de ses livres décrit ses propres souvenirs d’enfance. Sujet qui l’agace d’abord, puis l’enchante et lui fait revivre intensément les siens.

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Une trame, sous la forme de son ruisseau de Dordogne comme métaphore de la vie, ses souvenirs d’enfance et une feuille de papier et le voilà embarqué dans l’aventure de l’écriture. Le manuscrit, une fois terminé, reste longtemps dans un tiroir de son bureau, jusqu’à la rencontre avec une patiente reconnaissante des soins reçus et de son amie, toutes deux anciennes correctrices. Le manuscrit se transforme, alors, en un livre abouti. Un contact avec J.F. Tronel, éditeur de la Maison « Esprits de Pays », et le livre est édité.

En parallèle, sa carrière de médecin se termine et il retrouve définitivement son moulin de Dordogne pour une paisible retraite. Mais le virus de l’écriture l’a contaminé : en attendant de finir un nouveau livre, une histoire de vieilles pierres en Périgord, il rencontre Jacky Tronel et l’équipe de rédaction de la revue «Secrets de Pays | Échos du Pays des Bastides », dont les articles sur le Périgord des Bastides et ses habitants le passionnent. Il y écrit un premier article sur le maréchal-ferrant de Montferrand, personnage attachant de son coin de Périgord. Les idées fusent et d’autres articles mûrissent doucement dans son esprit.

Sur un mode plus calme, celui de la campagne, là où il fait bon vivre, Christophe Chavernoz continue son chemin et sa découverte de nouvelles passions. »