Archives pour la catégorie Publications

Histoire de la sorcellerie (Colette Arnould)

Date de parution : 6 juin 2019 – Que sait-on vraiment des sorcières et de leurs charmes ? Quelles fonctions leur ont été attribuées ? Et surtout, quelles représentations a-t-on projetées sur ces créatures surnaturelles ?

Toujours redoutées, souvent dénoncées et parfois brûlées, les sorcières hantent depuis toujours l’imaginaire occidental. Les Grecs avaient les leurs et nos sociétés contemporaines continuent d’en cultiver l’image. Colette Arnould retrace l’étrange histoire de la sorcellerie de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle dans un récit qui dépasse largement la simple chronique : au fil des pages se profilent quelques grandes questions telles que la place des femmes dans la société, la tolérance ou la fascination pour le mal et la violence. Autant de sujets d’une actualité inquiétante.

Docteur de l’université Panthéon-Sorbonne, Colette Arnould est professeur de philosophie. Elle est l’auteur, chez Tallandier, d’Histoire de la sorcellerie en Occident …

https://www.tallandier.com/catalogue/

Une femme au front : mémoires d’une reporter de guerre (Martine Laroche-Joubert)

Une grand reporter de guerre raconte. Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu’aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l’éclatement de l’URSS au siège de Sarajevo, de l’apartheid en Afrique du Sud à l’élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.

Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n’est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l’ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c’est avec sincérité qu’elle interroge cette envie de l’action et cette passion de l’ailleurs qui l’ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier.

Éditeur Cherche-Midi (Le)

Collection Documents

 

 

« Martine Laroche-Joubert, grand reporter au service étranger d’Antenne 2 puis France 2 (des années 80 à 2017), spécialisée dans les zones de conflits, publie ses mémoires.

Un livre qui sera en vente dès ce jeudi et présenté ainsi par l’éditeur Cherche-Midi :

Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu’aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l’éclatement de l’URSS au siège de Sarajevo, de l’apartheid en Afrique du Sud à l’élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.

Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n’est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l’ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c’est avec sincérité qu’elle interroge cette envie de l’action et cette passion de l’ailleurs qui l’ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier. » http://www.leblogtvnews.com

 

Joseph Vacher – Le procès d’un tueur en série (Marc Renneville)

Parution du livre début mai 2019 – Joseph Vacher est le premier tueur en série français médiatisé. Affirmant être un grand martyr, bras armé d’un dieu vengeur, Vacher tue au hasard de ses rencontres pour punir la France. Assassin de jeunes innocents, égorgeur, violeur, éventreur, récidiviste ? : Vacher incarne l’ogre d’archive et le criminel monstrueux. Le tueur de bergers a été jugé par la Cour d’assises de l’Ain au palais de justice de Bourg-en-Bresse du 26 au 28 octobre 1898. On a condensé en trois jours de débats trois années d’assassinats et de traque judiciaire. Vacher était-il un pervers calculateur ou un fou criminel ? Était-il responsable de ses actes ou malade ? Fallait-il le guillotiner ou le soigner ?  Aucun ouvrage n’avait été consacré jusqu’ici au procès de ce criminel hors du commun. Ce livre expose pour la première fois les éléments de l’accusation, les arguments de la défense, les interventions de Vacher et les dépositions des experts qui ont examiné l’état mental du tueur. Il nous renvoie aussi en miroir, des questions d’administration de la justice qui sont encore les nôtres.

Directeur du CLAMOR, Marc Renneville est historien des sciences spécialisé sur les savoirs du crime et du criminel, directeur de recherche au CNRS et membre du centre Alexandre Koyré depuis 1998 (UMR 8560).

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Après des études d’histoire (université Paris VII) et de sciences sociales (université Paris V), il est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis (1998-2001). Il est ensuite directeur du département recherche (2001-2003) et chargé de mission Histoire (2003-2008) à l’École nationale d’administration pénitentiaire. Il contribue notamment à la création du Centre de ressources sur l’histoire des crimes et des peines au sein de la médiathèque Gabriel Tarde (2004) avant d’être chargé d’études à la Direction de l’administration pénitentiaire (2008-2012) où il coordonne une recherche collective sur les savoirs de l’exécution des peines (projet ANR Sciencepeine 2009 -2014).

Marc Renneville a été l’un des fondateurs aux côtés de Pierre Tournier de la revue Champ pénal (2004). Il est membre du comité scientifique de la Revue d’Histoire de l’Enfance irrégulière, de Crime, Histoire & Sociétéset de Beccaria. Revue d’histoire du droit de punir

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/88997

Éditeur Ex Aequo éditions

Collection Hors-Temps

173 – Portrait du jour : Cécile Delacour-Maitrinal, auteur de « Ange Gardien »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Après la fée Sandra Amani la rédaction du carnet criminocorpus accueille pour son 173ème portrait du jour  la romancière Cécile Delacour-Maitrinal.

Née en 1978, Cécile Delacour-Maitrinal a été bercée depuis son enfance par la littérature fantastique, et particulièrement par les livres de Stephen King.

Son roman Ange-Gardien … a reçu le prix Jeunesse 2012 du salon du livre d’Aumale et le prix du Lion’s club Louviers le Neubourg. Son thriller fantastique, La Moisson des ténèbres , a été récompensé par le prix des collégiens d’Aumale en 2016.

Versailles,mécanique et botanique est son premier recueil de nouvelles.

Bienvenue Cécile Delacour-Maitrinal sur le site de CriminocorpusPh.P.

1- Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché, votre première publication ?

J’ai commencé à écrire à l’âge de 13 ans suite à une rédaction en cours de français. Il s’agissait de décrire un personnage de roman policier qu’on devait inventer. Ma professeur de français m’a encouragée à écrire plus.

Mes écrits sont restés dans mes tiroirs jusqu’en 2010. Là j’ai eu l’envie de faire lire le premier roman que j’avais écrit en entier : Association Génius .

Un éditeur s’est intéressé à mon travail et a proposé de me publier.

2- Avez-vous des thématiques de prédilections ?

J’aime tout ce qui touche au surnaturel. Mais je ne me restreins en rien. J’ai écrit l’histoire d’un fantôme qui se retrouve à protéger une jeune fille. Les aventures de jumelles dans un monde parallèle à la Terre. Le destin d’une sorcière à la découverte de ses pouvoirs. Les enquêtes d’une fontainière au Château de Versailles dans un passé alternatif. La rencontre entre la légende de Saint Romain et des événements ayant lieu à Rouen à l’époque contemporaine. Et actuellement je travaille sur un roman qui met en scène les anges

3- Que pouvez-vous nous dire à propos de votre dernier roman ?

Mon dernier roman, Le château de glace , est la suite de Pangera.

C’est la suite des aventures de jumelles humaines qui se retrouvent dans un monde où toutes les mythologies sont réelles. Elles y découvrent que leur destinée est de protéger les habitants de cette planète.

C’est un roman qui mélange aventure, amour, magie, créatures fantastiques…

4 – Avez-vous d’autre projet en écriture ?

J’ai deux projets à venir.

Le premier est un court roman illustré qui paraîtra aux EditionsAdapt’tout dys.

Il sera destiné aux enfants à partir de 9 ans et qui souffrent de troubles dyslexiques.

Ce sera le premier d’une série dont le titre est Projet Renaissance.

Il devrait être publié en juin prochain.

Le second verra le jour en novembre 2019 aux Editions Mes Moires

Ce sera le premier roman d’une tétralogie sur la mythologie des anges. On y suivra la formation des futurs Séraphins.

Le titre de la tétralogie est la Brigade des Anges.

5 – Que souhaitez-vous partager avec vos lecteurs ?

Ma seule ambition quand j’écris est de distraire mes lecteurs, de les emmener loin de leur quotidien.

Et si je peux amener certains adolescents à la lecture … c’est un gros plus !

 

 

171 – Portrait du jour : Patrick F. Cavenair, l’auteur du roman « Les démons de l’Elysée »

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Pour son 171ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Patrick F. Cavenair .

Né en 1967 à Paris, il se passionne pour les différentes formes de pouvoir : politique, économique et spirituel. Parallèlement à une carrière de journaliste et de consultant, il a parcouru les lieux les plus mystérieux de France en tentant de comprendre leur symbolique historique et esthétique.

Patrick F. Cavenair publie chez Ramsay : LES DEMONS DE L’ELYSEE , un thriller au sommet de l’Etat.

Dans un bureau de l’Élysée, un proche conseiller du Président est retrouvé empoisonné, mutilé et complètement nu. Le commissaire Marchelieu est discrètement convoqué sur place par Emmanuel Macron. L’enquête est des plus délicates pour ce flic obèse et taciturne, pourtant rompu aux coups tordus. Rien ne doit filtrer dans le palais, et encore moins à l’extérieur… Pourtant, dans ces conditions étouffantes, seul un journaliste peut l’aider à répondre à cette question : pourquoi le meurtrier a-t-il mis en scène son crime en s’inspirant d’un tableau diabolique de Jérôme Bosch ? Une femme inconnue, installée depuis de nombreuses années à l’Élysée, dénonce la sexualité débridée des hommes politiques sous la Ve République. Personne ne la connaît. Pourtant, elle sait tout… même les noms des prochaines victimes empoisonnées.

Chez Ramsay – Collection(s) : Blanche

L’interview de Patrick F Cavenair  réalisé par Christophe Mathos pour les lecteurs de criminocorpus

– Votre roman Les Démons de l’Élysée nous ouvre les portes d’un lieux particulièrement secret de la République. Pourquoi avoir choisi d’y commettre un meurtre ?
C’est un pari avec mon éditeur ! En effet, mes deux personnages, le commissaire Marchelieu et le journaliste Ventadour étaient déjà aux prises avec le Ministère de l’Intérieur dans mon précédent roman Fusion froide – en d’autres termes, le sanctuaire de la police ! Il fallait un lieu encore plus mythique et l’Élysée correspondait bien à ce défi. En effet, le palais est gardé jour et nuit par des gendarmes, des CRS et des policiers. Il y a même des Gardes républicains armés dans les couloirs. Le crime y est impossible ! Et pourtant…
– Et pourtant, en 1994, François de Grossouvre, le conseiller de Mitterrand, est retrouvé mort dans son bureau, terrassé par une balle.
J’ai rencontré l’un des protagonistes de cette affaire, témoin de la stupéfaction qui a saisi le personnel de l’Élysée au moment de cette affaire obscure. Il faut imaginer ce lieu si protégé, aux dorures étincelantes où seul le crépitement des rares appareils photos couvre les bruissements de réunions secrètes, de négociations internationales et de rumeurs d’alcôves. J’ai imaginé un autre événement du même ordre, mais cette fois-ci nous sommes en 2019. Les témoins d’un meurtre à l’Élysée ont quelques minutes pour prendre la bonne décision. Et, visiblement, ils n’ont pas pris la bonne !
– Vous retracez avec un réalisme troublant la vie quotidienne au palais de l’Élysée, vous semblez même en connaître les sous-sols sombres, les zones militaires ultra-protégées, un véritable labyrinthe. C’est de l’invention ou c’est vraiment comme ça ?
J’ai eu la possibilité de visiter à plusieurs reprises différentes parties de l’hôtel du compte d’Évreux, c’est ainsi qu’il s’appelait autrefois. J’ai également réalisé des entretiens avec des témoins et du personnel de l’Élysée. Enfin, je me suis plongé dans la documentation disponible et dans des plans anciens du « Château » réalisé pour Napoléon III. Je me suis même un jour retrouvé à quatre pattes dans un bureau avec un conseiller d’un Président à soulever des lames de parquet pour identifier un détail très mystérieux de l’Élysée.
– Quel Président ?
 l’un des trois derniers !
– Vous êtes peu bavard sur vos sources…
Je ne peux pas tout dire… Mais ce récit conte beaucoup de choses vraies auxquels les journalistes n’ont pas accès. C’est ce qui fait la force du roman.
 Compris, on n’en saura pas plus ! Votre thriller donne aussi une image très sexualisée du pouvoir, on y retrouve des protagonistes et des affaires de mœurs assez spéciales dans les allées du pouvoir. L’affaire des photos de Mme Pompidou, l’hôtel new-yorkais quitté précipitamment par Strauss Khan, la mort de Lady Diana et j’en passe. N’avez-vous pas un peu forcé le trait sur les mœurs de nos politiques ?
 Il me semble que l’actualité nous révèle suffisamment, et parfois ad nauseam ce qui se passe sous la ceinture des politiques. Mais au-delà du pur fantasme sexuel, il y a chez eux une véritable jouissance à exercer le pouvoir, à s’élever au-dessus de certaines réalités quotidiennes, à prendre des décisions qui marqueront les décennies à venir. Certains hommes ou femmes politiques ont en effet évoqué une forme de libido politique. Les conseillers qui gravitent autour du Président sont également dans des situations hors du commun. Une recommandation, un trait de crayon, un coup de fil peuvent avoir des conséquences heureuses ou terribles pour une personne ou des groupes d’individus. En même temps, la moindre erreur est fatale, le chute peut être très douloureuse.
 Votre thriller évoque aussi les trafiquants d’œuvres d’art, un milieu troublant où les montants des vols sont vertigineux. Pourquoi avoir associé la peinture avec la politique ?
Je me suis appuyé sur un tableau mythique de Jérôme Bosch exposé au Prado. Dans sa partie centrale, le tableau – peint aux environs de l’an 1500 – évoque une sorte d’Eden ou d’Élysée aux mœurs débridées. Mais la partie droite présente un univers terrible où des monstres fantastiques réduisent les hommes à l’état d’esclaves, ils sont mutilés et torturés. C’est aussi une image du pouvoir : les excès conduisent à une chute dans l’enfer.
Merci, Patrick Cavenair, en matière de chute, le roman réserve bien des surprises jusqu’à la fin !

« Samuel Pozzi, le père de la gynécologie moderne » par Jean-Philippe Brial

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Nouvel article sur Esprit de Pays Dordogne-Périgord

Travailleur acharné, le docteur Samuel Pozzi, le fils cadet de Benjamin, est crédité d’un cursus exemplaire : externat, internat, médaille d’or de l’internat, agrégation, chirurgien des hôpitaux de Paris, Professeur de la chaire de gynécologie. Mais il est d’abord et avant tout un chirurgien remarquable qui a fait son douloureux apprentissage sur les corps mutilés lors […]

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159 – Portrait du jour : Véronique Duvillier, peintre, saxophoniste … et auteur du roman « Le Carnet de croquis »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson, membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 159ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Véronique Duvillier artiste peintre et écrivain, auteur d’un roman Le Carnet de croquis qui nous plonge à Rabat des années 30 à 60. Le Carnet de croquis s’inscrit aussi dans une littérature engagée, dénonçant la condition des femmes du début du XXe siècle, et le combat mené pour acquérir droits et dignités, à l’instar des rabatais face à l’attitude scandaleuse du gouvernement français.

Véronique Duvillier, formée aux Beaux-Arts de Paris, passionnée d’Histoire, se définit comme une « multiste » : peintre, saxophoniste, elle a pratiqué la danse et le théâtre pendant vingt ans.

Elle vit depuis quelques années en Guadeloupe, où la douceur du climat lui permet de s’adonner à l’écriture.

Cinquième génération d’artistes peintres, petite nièce de René Duvillier, elle signe avec Le Carnet de croquis, son premier roman, en hommage à sa grand-mère trop tôt disparue.

Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/veronique.duvillier.16

Interview Philippe Poisson – 29 mars 2019 – Pour le carnet Criminocorpus – Portrait du jour

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1 – Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre première publication ?

A titre personnel, j’écris depuis mon adolescence, de la poésie, et des articles de presse pour une association. A titre professionnel, je n’ai jamais cessé d’écrire et ma plume s’est aiguisée au rythme de mon métier de cadre dans l’administration.

L’écriture, un exutoire, une revanche sur les angoisses, une libération des non-dits et des tabous, une résilience enfin, depuis la découverte d’un handicap, m’est devenue indispensable. J’alterne volontiers avec la peinture, autre passion depuis trente ans, canalisatrice de réflexion, et bien sûr la lecture.

Je me définis d’ailleurs, comme une « multiste » : peintre, saxophoniste, j’ai pratiqué la danse et le théâtre pendant vingt ans et je vis depuis quelques années en Guadeloupe, où la douceur du climat me permet de m’adonner à l’écriture. Cinquième génération d’artistes peintres, petite nièce de René Duvillier, je signe avec Le Carnet de croquis, mon premier roman, en hommage à ma grand-mère trop tôt disparue.

Le Carnet de Croquis, mûrissait depuis longtemps dans ma tête et mon cœur, répondant à une volonté de découvrir mes racines de fille et petite-fille de « Pieds-Noirs marocains » – on dit d’ailleurs « Troncs de figuier » pour le Maroc.

D’abord, accessible sur le site de lecture gratuite Wattpad, les retours positifs des bibliomanes m’ont montré l’évidence d’une publication, vœu réalisé en janvier 2019.

2 – Avez-vous des thématiques de prédilection ?

Je suis tout d’abord une passionnée d’Histoire – architecture, art, livres -, et au-delà d’une histoire familiale, mon premier roman s’inscrit dans la Grande Histoire, celle du Maroc colonisé, de la Politique Française, du Protectorat, des événements de la Seconde Guerre Mondiale.

La psychologie humaine, ensuite, reste un sujet d’intérêt, et mes personnages, bourreaux ou victimes, psychopathes ou torturés, traduisent ma curiosité pour les arcanes du cerveau, et de l’âme.

3 – Que pouvez-vous nous dire à propos de votre premier roman ?

Le Carnet de croquis, c’est l’histoire de Suzanne, qui déroule l’écheveau de son destin qui l’emmène loin de Paris à Rabat des années 30 à 60. Fille d’un bourgeois et artiste peintre, la jeune femme nous fait découvrir sa passion pour l’art, et ce pays exotique, lieu de son parcours initiatique. À la fois poétique et propice à la rêverie, le Maroc nous révèle toute sa dureté en ces temps tourmentés de protectorat et de seconde guerre mondiale. Le Carnet de croquis s’inscrit aussi dans une littérature engagée, dénonçant la condition des femmes du début du XXe siècle, et le combat mené pour acquérir droits et dignités, à l’instar des rabatais face à l’attitude scandaleuse du gouvernement français.

4 – Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui, plusieurs : un recueil de nouvelles policières pour lequel j’ai mis un point final, est parti vers des maisons d’éditions, un deuxième roman est en cours d’écriture – un policier dont l’intrigue se passe en Belgique, et deux projets : un recueil de poésies et tableaux, et la suite du Carnet de Croquis.