Archives pour la catégorie Publications

Le cul de la femme (Pierre Louÿs)

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1892, Pierre Louÿs, alors jeune poète, accumule, quand il ne les réalise pas lui-même, des photographies, érotiques voire pornographiques. Méticuleux, il lui semble indispensable de mettre en fiche tout ce qui concerne la sexualité. Il se consacre à la partie de l’anatomie féminine qui le fascine le plus, Le Cul. Louÿs choisit un album de photographies à la reliure assez ordinaire. De sa plume il calligraphie les descriptions des poses, les découpe, les colle en haut de chaque page, classe ainsi avec soin ses photographies, les ordonne, définit les positions des modèles : « Retroussée », « Debout », « Hanchant », « Debout une jambe levée », « Position genou-pectorale », « Accroupie », « Suspendue »… Après son décès en 1925, l’album est cédé et passe de main en main pour finir chez un libraire qui « a le client » : Michel Simon, qui comme Louÿs, amasse une collection unique autour de la pornographie. Au décès de l’artiste, il arrive entre les mains d’un libraire parisien spécialisé, Alexandre Dupouy. La manufacture de livres

Les « Aventures galantes d’une femme du monde »

On ne s’ennuie jamais aux Archives départementales de la Haute-Garonne !

Pour la Saint Amour, et comme promis il y a quelques jours… nous vous proposons la lecture intégrale des  » Aventures galantes d’une femme du monde  » : Calameo

Cette publication était jointe au dossier de non lieu prononcé en juillet 1921, suite à l’information judiciaire ouverte contre le marchand de journaux du Kiosque situé place Saint-Michel à Toulouse, pour outrage aux bonnes mœurs par la vente sur la voie publique d’imprimés obscènes. Archives départementales de la Haute-Garonne

Détention de Madame Steinheil à la prison Saint-Lazare

Après 15 mois de sommeil, Jacky Tronel réactive son blog « Histoire pénitentiaire et Justice militaire » avec la publication d’un article qui fait suite à la rencontre récente de Christian Demonchy, architecte du Centre de détention de Mauzac : Le nouveau centre de détention de Mauzac : « Club Med » ?

Le Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes …  continue cet été l’exploration du blog d’un ami de Criminocorpus, Jacky Tronel  (un jeune retraité natif de Tours) , habitant dans le Bergeracois, et,… par ailleurs directeur de la revue Secrets de Pays | Échos du Pays des Bastides (Lire dernièrement  un  très bel  article sur Les Bastides du Périgord)  . Jacky Tronel est également le fondateur des Éditions Secrets de Pays – Philippe Poisson.

Aujourd’hui : Détention de Madame Steinheil à la prison Saint-Lazare – Photographie à la une, bande défilante : La cellule de Mme Steinheil à Saint-Lazare, au quartier de la Pistole. Photo Dimanche illustré du 14 novembre 1909.

marguerite-steineilLe 4 novembre 1908, sur la base d’une inculpation de complicité de meurtre, Marguerite Steinheil est écrouée au quartier de la pistole, à la prison Saint-Lazare.« Marguerite Jeanne Japy, épouse Steinheil, est connue pour sa liaison avec le Président Félix Faure, décédé à l’Elysée le 16 février 1899, en sa galante compagnie. Une dizaine d’années plus tard, Madame Steinheil se trouve sur le banc des accusés de la Cour d’Assises de la Seine, inculpée dans une ténébreuse affaire d’homicide. Le 31 mai 1908, sa mère et son mari sont trouvés morts dans leur logis de l’impasse Ronsin, à Paris.

Le 14 novembre 1909, après une plaidoirie de plus de sept heures de son avocat, maître Antony Aubin, Madame Steinheil est acquittée par le jury d’assises de la Seine… bien que le juge ait qualifié son discours de « tissus de mensonges »… »

Par  | samedi 26 mai 2012 – Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site Prisons-cherche-midi-mauzac.

Ce blog consacré à l’Histoire pénitentiaire et à la Justice militaire est né le 19 février 2010. L’exposition sur les prisons parisiennes organisée par le Musée Carnavalet du 10 février au 4 juillet 2010 (à laquelle j’ai participé pour la partie relative aux prisons militaires) en a été l’élément déclencheur.

Les articles mis en ligne concernent d’abord la prison militaire de Paris, dite « Prison du Cherche-Midi », et son annexe de la Santé, la « Prison militaire du Cherche-Midi repliée à Gurs » puis à Mauzac. Sensible à tout ce qui porte atteinte aux Libertés et aux Droits de l’Homme, je me suis également intéressé aux politiques et aux pratiques de contrôle, d’exclusion, de répression et d’enfermement, s’agissant des hommes, des prisons et des camps

Jacky Tronel : Attaché de recherche à la Fondation Maison des sciences de l’homme (Paris), responsable scientifique du programme de recherche sur le Cherche-Midi

Coordinateur de rédaction de la revue d’Histoire Arkheia

Membre du comité scientifique de la revue Histoire pénitentiaire

L’un des administrateurs de la page publique de Criminocorpus sur Facebook.

Contact : tronel.jacky@wanadoo.fr – 06 75 22 98 46

Le souffle des enfants : Brantôme (1942-1945) – Histoire oubliée d’un sauvetage

Parution du livre le 23 juillet 2017 – La Seconde Guerre mondiale en Périgord. L’occupant nazi et ses auxiliaires massacrent les résistants qui s’opposent à eux et les Juifs qu’ils poursuivent de leur haine. Les Braun, réfugiés d’Alsace-Lorraine à Périgueux, ont le souci de sauver d’abord leurs jeunes enfants. Ils y parviennent. Avec eux, des dizaines d’enfants, juifs et non juifs, ont survécu, cachés au préventorium des Fougères, près de Brantôme en Dordogne. Curieusement, pendant plus de soixante ans cet épisode a été comme effacé de la mémoire collective locale. À partir des quelques souvenirs de son mari et de sa belle-sœur, l’auteur a enquêté pendant des années. Elle fait revivre le quotidien des Fougères, décrit les épreuves subies sous l’Occupation par les habitants de Brantôme et de la région, rend hommage à l’action héroïque du directeur du préventorium, Pierre Bouty et de son épouse Marguerite, qui n’ont jamais rien dit, même le danger passé. Le lecteur découvrira aussi les figures d’André Devillard, félibre et maire de Brantôme, de René Redouté, policier résistant, et d’autres héros encore qui ne méritaient pas d’être oubliés. Hélène Braun, née à Lille en 1947, y a vécu et étudié jusqu’à son mariage avec Armand, l’un des enfants juifs cachés du préventorium Les Fougères. Étudiante à Nanterre en mai 1968, professeur de lettres, journaliste de vulgarisation de sciences naturelles, Hélène gère le site www.prospective.fr

Auteure : Hélène Braun

Éditeur : LES ÉDITIONS SECRETS DE PAYS

Collection / Série : Histoire & Mémoires ; 2

Les Éditions Secrets de Pays ®

Chemin du Planège – Quartier Romain – 24150 Couze et Saint Front

Les Éditions Secrets de Pays

contact@les-editions-secrets-de-pays.fr
Jacky Tronel (06 75 22 98 46)

Zinaïda ou la Liberté

Parution du livre en juillet 2017 – Zinaïda Hippius est une star du XXe siècle. Poète et écrivain original, sa personnalité anticonformiste en fait une icône du genre. En Russie, elle milita pour réformer l’Église, puis, liée à des terroristes, elle sanctifia la violence. La Révolution d’octobre a trahi son rêve. Détruit aussi son ménage à trois qui faisait scandale. Repliée à Paris avec son mari, elle s’imposa pour sauver du naufrage la culture de l’Âge d’Argent. Mission réussie : après soixante-dix ans d’oblitération, son œuvre suscite un grand intérêt. Sa vie aussi, dont les aspects épars sont réunis dans ce récit biographique.

Pour Anne Hogenhuis, les relations entre la France et la Russie forment un pont entre les deux cultures qu’elle partage. Historienne, elle a publié plusieurs ouvrages pour éclairer ce thème à travers les événements du XIXe et du XXe siècle. Elle y privilégie toujours le rôle joué par les personnes, avec une préférence marquée pour les artistes et les poètes qui sont les prophètes de leur temps.

Éditions Rod

Les filles d’Antigone – Ces femmes qui ont dit non

Parution du livre le 8 juin 2017 – De l’Antiquité à nos jours, la vie de femmes rebelles. Elles ont opposé leurs valeurs personnelles à la loi d’un Etat despotique. Elles ont dit non à la force brutale. Au-delà du féminisme, elles ont agi au nom du genre humain. Certaines l’ont payé de leur vie, telle cette jeune étudiante allemande, exécutée à Munich, en 1943, pour avoir déposé à l’université des tracts anti-nazis.

Claude Citharel a fait des études de lettres et de psychologie. Il est romancier, journaliste et essayiste. Après l’étude critique du féminisme et de la maltraitance dans un précédent ouvrage, l’auteur vous livre ici l’histoire tragique de femmes qui se sont révoltées pour une juste cause au péril de leur vie. Illustration de couverture : portrait de Sophie Scholl, par Annette Poupard

Bande-annonce de «Les Filles d’Antigone» de Claude Citharel

  • Éditeur : Edilivre
  • Collection : Classique

Ma vie d’esclave chez les mormons

Dix ans après son mariage, dans un cas historique qui a secoué la nation américaine et mené à la réécriture des lois, Ann a divorcé de son puissant mari mormon, prétextant la négligence et les traitements cruels.

En 1876, Ann Eliza a publié une autobiographie intitulée « Wife n° 19 ».

Elle explique la raison de son écriture : « Si j’entreprends la rédaction de cet ouvrage, c’est pour montrer au monde le véritable visage du mormonisme et dénoncer les pitoyables conditions de vie de ses femmes, réduites au pire esclavage qui soit. Ce n’est pas seulement leur corps qui leur est ravi, mais également leur âme. »

Son autobiographie est un document poignant révélant comment Brigham Young, président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et d’autres hommes mormons vivaient à la tête de nombreux ménages, visitant leurs femmes tour à tour, devenues de véritables servantes.

Ann Eliza Young a parcouru les États-Unis pour expliquer la dégradation de la polygamie et du mormonisme, mais aussi pour révéler la véritable personnalité de Brigham Young lui-même. Elle a témoigné devant le Congrès américain en 1875. Ses remarques ont contribué à un passage de la loi qui a réorganisé le système judiciaire du territoire de l’Utah, aidant le gouvernement fédéral à poursuivre les polygames.

Le mot de l’éditeur : En 1876, après être parvenue à s’échapper de la secte mormonne, Ann Eliza a publié une autobiographie intitulée « Wife n ° 19 ». Elle explique son «  désir de montrer au monde ce que le mormonisme est vraiment ; l’état pitoyable de ces femmes, détenues dans un système de servitude plus cruel encore que l’esclavage africain, car il prétend détenir corps et âme ensemble ». Son autobiographie est un document poignant révélant comment Brigham Young, chef de l’Église mormonne toujours très importante dans le monde, et les hommes mormons vivaient dans des ménages qui étaient essentiellement des harems, en utilisant leur religion pour justifier ce qui équivaut à de l’esclavage sexuel. Les femmes mormones sont contraintes encore aujourd’hui de partager leur amour et de souffrir en silence.  Ann Eliza Young, dont le divorce est un cas historique qui a secoué la nation américaine, a parcouru les États-Unis pour expliquer la dégradation de la polygamie et le mormonisme. Elle a témoigné devant le Congrès américain en 1875.  Son témoignage a contribué à la promulgation de la loi qui a réorganisé le système judiciaire américaine aidant le gouvernement à poursuivre les polygames

Éditions Jourdan