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Portrait du jour : Evane Luna auteure du livre de critique historique « Les trois épouses du roi Robert II le Pieux » ..

 « Explorer l’Histoire, pour moi c’est faire un travail critique à la recherche de la vérité, si tant est qu’on ne puisse jamais l’atteindre et fouiller dans tous les recoins de la mémoire, là où il n’est jamais bon d’aller, un peu à la manière d’un détective. »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Aujourd’hui nous accueillons Evane Luna  auteure du livre de critique historique Les trois épouses du roi Robert II le Pieux : Suzanne …et passionnée par l’Histoire, l’art et les civilisations anciennes, et aussi le monde des romans noirs, policiers et fantastique

Merci Eva pour la spontanéité avec laquelle tu t ‘es pliée à ce petit jeu d’écriture pour les fidèles lecteurs du site criminocorpus. Ph.P.

« Passionnée par l’Histoire, l’art et les civilisations anciennes, et aussi le monde des romans noirs, policiers et fantastiques, j’ai suivi des études en Histoire médiévale à la Sorbonne.

Explorer l’Histoire, pour moi c’est faire un travail critique à la recherche de la vérité, si tant est qu’on ne puisse jamais l’atteindre et fouiller dans tous les recoins de la mémoire, là où il n’est jamais bon d’aller, un peu à la manière d’un détective. Mais c’est aussi un grand voyage dans l’imaginaire individuel et collectif. Je me penche toujours avec intérêt accru sur l’histoire criminelle et l’histoire des femmes.

J’ai eu la chance de pouvoir m’occuper de deux petites maisons d’éditions (Noir délire et Cavalier Vert). Si je devais maintenant avec le recul, faire le tour des auteurs qui m’ont le plus fasciné, je dirais Emily Brontë, Charles Baudelaire et Edgar Allan Poe, pour les romans et la poésie, Carl Yung et Frédéric Nietzsche pour les penseurs et Jim Thompson sur les chemins de l’obsurité. C’est avec une envie furieuse de raconter des histoires, créer des personnages ou m’attacher à des histoires réelles que je me suis mise à l’écriture depuis quelques années entrecoupées de périodes où je me consacre davantage à l’illustration. Un premier recueil poétique sort en 2017 sur les femmes : « Folles sanguines » aux éditions Granit, avec des illustrations de mon amie Marie Jacqueline Brunet et un livre de critique historique sur le rôle des reines au XIe siècle « Les trois épouses de Robert II le Pieux » aux éditions Histoire et critique. « Folles sanguines », ce sont 23 poèmes en forme de cris, dont « Matisse », primé au festival Godepoesia et traduit en catalan où l’on croise des personnages historiques comme la reine Jeanne la folle, ou encore la comtesse Erzébeth Bathory, mais aussi d’étranges poupées et des petites filles sur les bords de routes américaines.

Puis viennent deux livres illustrés sur les proverbes et les chats « Des chats et des proverbes », aux éditions Arts et Peinture Pigalle, et « Des chats et des proverbes » aux éditions Koikalit. Un amour des félins qui ne se dément pas puisque je finis actuellement un second recueil de textes poétiques illustrés où j’emmène le lecteur au cours de 12 nuits de l’Antiquité à la Belle Epoque, en passant par le Moyen-Age et la Renaissance, en compagnie de chats inquiétants. Le recueil qui doit sortir aux éditions Granit s’appellera « Nocturnes de chats ». Histoire et légendes sur les chats s’y mêlent pour une célébration de la nuit. On y rencontre le peintre-poète préraphaëlite Gabriel Rossetti et sa muse Jane Burden, la courtisane Veronica Franco, le dessinateur Steinlein et les poètes du cabaret du Chat noir, la déesse Bastet et même le diable en personne dans le Paris du XVe siècle ».

Portrait du jour : La romancière Corinne Javelaud

« Le patrimoine historique et culturel permet aussi de décoder le message des civilisations qui y sont nées, et durant une quinzaine d’années je me suis régalée de rencontres et de riches expériences sur le terrain qui m’ont construit »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud se consacre à l’écriture. Elle a publié plusieurs romans, notamment La demoiselle du mas du RouleLa dame de la Villa SaphirL’oubliée de la Ferme des brumes et L’insoumise de Carennac (Terre d’Histoires). Elle a par ailleurs reçu le prix de l’Académie des Belles Lettres et Beaux-Arts.

Aujourd’hui nous accueillons la romancière Corinne Javelaud – Wix.com  qui nous parle de sa « grande histoire d’amour avec le roman » pour le plus grand bonheur des fidèles lecteurs de Criminocorpus.

Merci Corinne de vous être pliée à ce petit jeu d’écriture. Ph.P.

Corinne Javelaud – « Si écrire a toujours été une évidence, ce n’était pourtant pas ma priorité au moment de choisir une orientation professionnelle. Peut-être me manquait-il la maturité, le vécu, la connaissance ? J’avais besoin de grandir, de m’ouvrir au monde et d’essayer de le comprendre. Sans l’ombre d’une hésitation, j’ai choisi d’entreprendre des études de tourisme parce que, curieuse, indépendante et intuitive, je me projetais totalement vers l’un de ces métiers où l’on sillonne le monde en accompagnant des circuits ou en montant des projets touristiques. Le patrimoine historique et culturel permet aussi de décoder le message des civilisations qui y sont nées, et durant une quinzaine d’années je me suis régalée de rencontres et de riches expériences sur le terrain qui m’ont construite. J’ai toujours eu beaucoup d’imagination et face aux paysages époustouflants que j’ai eu la chance de découvrir, je me suis souvent prise au jeu de la rêverie et de la méditation en inventant des histoires et des personnages, j’éveillais mon esprit romanesque…Sans doute que la vie ne me suffisait pas. Cela reste un mystère.

Si j’ai écrit un premier roman qui n’a jamais été édité, où je relatais une histoire complètement folle que j’avais vécue, j’ai alors vite compris que j’avais attrapé le virus de l’écriture ! De tous temps, j’avais consigné des notes sur des carnets, des impressions de voyage, de manière convulsive et je réalisais que peut-être, avec de la persévérance, une bonne dose de travail, un peu de chance…. Alors j’ai pensé « Donne-toi la permission d’être une débutante » car j’avais bien l’intention de me surpasser.

Même si j’avais franchi un premier pas, la route a été longue et semée d’embuche car on ne devient pas romancière en claquant des doigts. Les exigences d’écriture réclament un entrainement régulier. Même si la récompense, ce sont les personnages qui permettent de disposer de mille vies dans une liberté de création incroyable, cela réclame une sacrée dose de travail !

Bien que publiant pour une ligne éditoriale Histoire/Terroir, l’éventail de sujets possibles est vaste et je n’aurais pas assez d’une vie entière pour creuser le sillon de tous mes projets.

Si j’ai débuté mon patchwork en douceur, je n’ai depuis jamais cessé d’assembler les petits morceaux de ma grande histoire d’amour avec le roman. Je suis convaincue aujourd’hui que ma première vie m’a enseigné les fondamentaux qui animent ma plume de romancière. »

Elle publie dans la collection « Terres d’Histoires » de City Editions – Hachette distribution

2014 « La demoiselle du mas du roule » repris par France Loisirs en 2015 et en livre de poche en 2016

« La dame de la villa saphir » 2015 (City Editions)

« L’oubliée de la ferme des brumes » 2016, repris par France Loisirs en 2017

« L’insoumise de Carennac » 2017 (Terres d’Histoires – City Editions)

« Les amants maudits de Venise » Janvier 2018 – City poche (Prix des Belles Lettres et Beaux Arts du Pays de Caux en 2009)

« Un été d’orage » Mars 2018 ( City Editions – Terres d’Histoire

Le temps des cornettes – Histoire des filles de la Charité – vol.2 (Matthieu Brejon de Lavergnée)

Parution du livre le 30 mai 2018 – Qui ne connaît, au moins par leur riche iconographie, les célèbres cornettes des Filles de la Charité  ?

Fondée par saint Vincent de Paul et Louise de Marillac au XVIIe siècle, la petite communauté parisienne a rapidement gagné la France des villes et des villages pour devenir la principale congrégation de sœurs actives à la fin de l’Ancien Régime. «  La rue pour cloître  »  : telle était la règle de vie originale de ces femmes, ni cloîtrées ni mariées mais célibataires vouées au service des pauvres.

Après un premier tome consacré à la période moderne, Matthieu Brejon de Lavergnée aborde ici les deux siècles suivants, entre Révolution française et Deuxième Guerre mondiale. «  Le temps des cornettes  »  : c’est celui d’un nouveau contrat social entre États et Églises pour répondre aux pauvretés de l’âge industriel comme à la forte demande d’éducation, de santé et de loisirs des sociétés urbanisées. Sensibles à la conjoncture politique, les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul connaissent aussi exil et martyre en France, au Mexique ou en Chine. L’échelle des cornettes est désormais globale, de l’Europe à ses espaces coloniaux comme aux nouveaux mondes américains. Missionnaires, elles exportent un culte marial si français depuis les apparitions de Catherine Labouré en 1830. Mais encore institutrices, infirmières, éducatrices ou syndicalistes, elles accompagnent les nouveaux fronts de la professionnalisation féminine au XXe siècle. Elles contribuent ainsi à redessiner les rapports de genre au sein de sociétés dures aux femmes. Féministes, les bonnes sœurs  ? La question mérite d’être posée.

C’est tout l’intérêt de cet ouvrage, appuyé sur de riches archives, que d’évoquer avec rigueur le rôle capital joué par des générations de femmes qui ont lié horizon spirituel et travail social. Lire un extrait

Matthieu Brejon de Lavergnée est agrégé et docteur en histoire, maître de conférences habilité à la Sorbonne. Il est spécialiste d’histoire sociale et religieuse, et s’attache en particulier à une histoire de la charité, de la philanthropie et de l’assistance.

Editions Fayard

La véritable histoire de Mata Hari

Une émission consacrée à une des femmes les plus célèbres du XXème siècle: Mata Hari…

Une émission consacrée à une des femmes les plus célèbres du XXème siècle… un personnage mythique dont le nom est passé dans le langage courant pour désigner une femme intrigante, mystérieuse, prête à tout pour séduire les hommes riches et puissants par n’importe quel moyen : Mata Hari. Qui était vraiment Mata Hari ? Une espionne de haut vol, à la solde de l’Allemagne, comme l’a considéré le tribunal militaire qui l’a condamné à mort et fait exécuter pour haute trahison, le 15 octobre 1917 ? Ou une danseuse mythomane piégée par ses propres mensonges et par son attirance pour les beaux militaires ?

Invité(e)s de l’émission RTL de Jacques Pradel  du 30 mai 2018 : Philippe Collas, auteur de « Mata Hari, la dernière danse de l’espionne » paru chez French Pulp en juin 2017. Il est l’arrière-petit-fils de Pierre Bouchardon qui instruisit tous les grands procès des deux grandes Guerres Mondiales dont celui de Mata Hari, Agnès Grossmann, auteure du livre« Les salopes de l’histoire – de Messaline à Mata Hari «  paru chez Acropole éditions, juin 2016.

Pour en savoir plus sur le site de l’émission Rtl

De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne (Jean-François Tifiou)

Parution du livre le 15 octobre 2017 – Milieu du XIXe siècle, la petite Marie-Corentine savoure sa petite enfance à Quimper. Mais les coups du sort commencent bien vite à détruire le fragile équilibre de sa famille. Lentement et sûrement, la jeune bretonne suit son destin qui l’emportera loin de sa ville et de ses proches. Une poignante histoire de famille que l’auteur, à la manière d’un Emile Zola post moderne, replace sans cesse dans le contexte social de la France au tournant capital de son développement industriel.

Secrétaire général adjoint de l’Ucmf (Union des Compositeurs de Musique de Film), Jean-François Tifiou est également auteur-compositeur. Il a collaboré à de nombreux projets musicaux (albums, jeux vidéo, séries, courts métrages, pièce de théâtre, …). Il signe là son premier roman.

Pascal Louvrier (Préfacier)

Éditeur : Feed Back Editions

Invité du jour J F Tifiou – YouTube

Prise de possession (Louise Michel)

Parution du livre le 3 mai 2017 – La brochure-brûlot de Louise Michel intitulée Prise de possession, paru en 1890, est pour la première fois rééditée dans son intégralité et dans son originalité. Dans la nouvelle édition que voici, le texte original a pu être restauré grâce à de nouvelles sources. Le sens lui est ainsi rendu, et la métamorphose, en maints endroits, ne manque pas de sel. Écrite fin 1889, au carrefour de l’activité propagandiste de la femme de tribune et de l’écriture autobiographique et feuilletonesque, cette brochure veut « chauffer » le public et en appelle pour cela, contre la République bourgeoise, à la grande date-centenaire de 1789. Une Louise Michel vivante, à la fois vibratile et tragique, apparaît, suspendue à la fois aux feuilles du jour, à l’actualité, et aux mythes immémoriaux de la lutte prométhéenne contre la Force. Son discours anarchiste résonne d’une vigueur citoyenne qui ne pourrait être plus actuelle.

« Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fût possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier, chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout.

La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple !

Si elle gêne, on ne la suit pas, voilà tout ; on prétend qu’elle est contre la loi et s’il [n’] en existe aucune, on en fabrique ou on en démarque à volonté comme les écrivains sans imagination démarquent un chapitre de roman.

Le suffrage, dit universel, c’était le dernier espoir de ceux qui voulaient faire vivre encore la vieille société lépreuse, il n’a pu la sauver et la voilà, la marâtre, la parricide, étendue sur la table de dissection, si putréfiée déjà qu’il faut enterrer le cadavre, autour duquel, semblables aux chœurs antiques, gémissent ou vocifèrent toutes les douleurs qu’elle a causées.

N’y a-t-il pas assez longtemps que la finance et le pouvoir font leurs noces d’or à l’avènement de chaque nouveau gouvernement ; c’est depuis toujours, tandis que lourds et mornes les jours s’entassent comme le sable sur les foules, plus exploitées, plus misérables que les bêtes d’abattoir. » 

Louise Michel – Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle demeure aujourd’hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

Édition établie, annotée et présentée par Claude Rétat.

Éditeur : L’Herne

Femmes et filles – Mai 1968 (Pascale de Langautier, Inès de Warren)

Loin de réduire cet ouvrage à une histoire de femmes, c’est à elles que nous avons choisi de donner la parole pour recueillir leurs souvenirs des événements inscrits dans la mémoire collective. Intellectuelles, artistes, romancières, scientifique, chacune a eu son Mai 68 et en garde une empreinte plus ou moins forte, mais aucune n’a oublié le souffle de ce mois de Mai, le vent de liberté.

Pascale de Langautier : Éditrice et auteure, elle a co-dirigé le Cahier de L’Herne Isaac Bashevis Singer

Inès de Warren est la nièce de Chantal Delsol. Elle vit à Paris

Elle est titulaire d’une licence de philosophie et d’un master de journalisme. Elle a été journaliste pendant de nombreuses années, et elle est aujourd’hui biographe et auteur de: « Cet amour que le monde oublie », sur le parcours de sa sœur qui, à 35 ans, alors qu’elle avait une carrière d’artiste, est entrée chez les Sœurs de Bethléem

Collectif

Éditeur : L’Herne

Le souffle de Mai 68, côté filles – Chacune a vécu à sa manière « son » Mai 68 et en garde une empreinte plus ou moins forte. Selon Irène Frain, Mai 68 a été un formidable tremplin pour nombre de femmes en leur donnant le courage de tenir leur cap. Pour elle, 68 est encore un mot magique qui continue à faire « jaillir des étincelles dorées ». Selon la journaliste Ghislaine Ottenheimer, l’avènement d’Emmanuel Macron et de son nouveau « libéralisme » à la française marquerait la fin définitive de « l’épopée soixante-huitarde ». Pourvu que dure l’imagination au pouvoir…Femmes et Filles, Mai 68, dirigé par Pascale de Langautier et Inès de Warren, Editions de L’Herne, 190 p., 15 EUR. News Summed UP