Archives pour la catégorie Publications

Le guide juridique des femmes victimes de violences

On peut envoyer des tas de tweets et attendre l’indignation des jurés de Hollywood. Mais, avant toutes choses, savoir quoi faire ici et maintenant. Le GUIDE JURIDIQUE DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE de My-Kim Yang-Paya et Céline Marcovici ( Alma Editeur ) est également disponible en numérique.

Comment engager des poursuites ? Peut-on obtenir l’incarcération de l’agresseur ? A-t-on le droit, suite à des coups, de quitter le domicile ? Comment protéger l’enfant d’un père violent à l’endroit de sa mère ?, etc. Autant de questions auxquelles ce guide répond.

Le divorce par consentement mutuel date de 1975, la première campagne d’information sur les violences conjugales remonte à 1989 (plus de 200 000 femmes en sont victimes chaque année en France). Ce n’est qu’au xxie siècle que la nécessité de légiférer pour endiguer les violences physiques, sexuelles ou psychologiques dont sont victimes les femmes dans leurs couples, au travail ou dans leur vie quotidienne a été prise en compte. Depuis tout un train de réformes s’est ajouté dont la plupart sont ignorées ou mal comprises. C’est donc à une nécessité impérieuse qu’obéit la rédaction de ce guide juridique à la fois précis et grand public.

Les deux avocates qui signent ce livre répondent à toutes les questions que la victime, ses proches et l’entourage peuvent se poser. Elles montrent que les femmes qui sont la proie de violences disposent d’armes juridiques pour se défendre. En annexe, un lexique permet de comprendre la terminologie juridique parfois intimidante. Et les coordonnées des principales institutions et associations d’aide aux femmes victimes de violence permettent de savoir à qui s’adresser.

My-Kim YANG PAYA dirige l’Association Avocats Femmes et Violences créée en 1997 et Céline MARCOVICI en est la secrétaire générale. Elles sont toutes deux avocates à la Cour.

par My-Kim Yang Paya et Céline Marcovici

REVUE DE PRESSE

Actuel Moyen Âge – Le viol au temps de saint Louis

Quand au XIIIe siècle, ne pas crier, c’était déjà être consentant-e…

Cette semaine une affaire de mœurs fait pas mal de bruit dans les média. Un homme de 28 ans qui invite de manière préméditée une petite fille de 11 ans chez lui avec qui il a des rapports sexuels, et qui suite à la plainte de la famille, n’est pas condamné pour viol.

Ce qui agite l’opinion publique, ce n’est pas tant la violence sexuelle en soi. En France c’est presque banal : les associations estiment qu’il y a un viol toutes les 7 minutes, et que seulement 8 % sont dénoncés à la police. Glauque, mais véridique : les viols dont on parle dans les médias sont exceptionnels, ceux qui impliquent un homme politique, un footballeur… ou un enfant.

Non, ce qui fait vraiment débat, c’est la façon dont le tribunal du Val d’Oise a qualifié les faits. La petite fille s’est plainte à sa mère après, mais sur le coup, elle ne s’est pas débattue, elle ne s’est pas enfuie. Peut-on alors dire qu’il y a viol ? Loin de moi l’idée de vous influencer dans ce passionnant débat, je vous raconte juste comment on jugeait les viols au XIIIe siècle. Vous allez voir, ça n’est pas si loin de nous…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 26 septembre 2017 sur le site de Non fiction

Ancienne élève de l’ENS Lyon, Pauline Guéna est actuellement en doctorat à l’Université Paris IV

Féminismes du XXIe siècle : une troisième vague ?

Cet ouvrage offre une cartographie des féminismes du temps présent à partir d’une approche mobilisant des champs pluridisciplinaires (histoire, sociologie, philosophie, sciences de la communication, arts) et des aires géographiques et culturelles larges (Europe de l’Ouest, États-Unis, Canada, Inde, Japon). Il interroge le renouveau du féminisme en termes générationnels, il questionne la légitimité d’un sujet politique hégémonique et il explore les cadres théoriques et les modalités d’action de cette « troisième vague » féministe.

Avec le soutien de l’université Cergy-Pontoise et de l’université Paris-Diderot.

Sommaire :

  • Transmission et renouvellements
  • Féminismes queer et transféminismes
  • Réseaux, stratégies et mobilisations féministes
  • Circulations (inter)nationales des idées féministes

Karine Bergès est maîtresse de conférences en civilisation espagnole contemporaine et chargée de mission égalité femmes-hommes à l’université de Cergy-Pontoise. Spécialiste des féminismes contemporains, elle est co-fondatrice du séminaire Femmes et engagement. Pour en savoir plus sur KARINE BERGES – Université de Cergy-Pontoise

Florence Binard est professeure de civilisation britannique, spécialiste des études sur le genre et sur les diversités à l’université Paris Diderot-Sorbonne Paris Cité. Elle préside la Sagef (Société anglophone sur le genre et les femmes). Pour en savoir plussur Florence Binard – CEDREF : Centre d’Enseignement, de …

Alexandrine Guyard-Nedelec est maîtresse de conférences en civilisation britannique contemporaine et anglais du droit, spécialiste des discriminations intersectionnelles à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne. Elle est vice-présidente de la Sagef et co-fondatrice du séminaire Femmes et engagement. Pour en savoir plus sur Alexandrine Guyard Nedelec – Page personnelle de – Université Paris …

Domaines : Sciences humaines et sociales | Sociologie
Histoire | Histoire contemporaine

Collection : Archives du féminisme

« Une affaire de femme » (Dominique Manotti) – Revue Sang-Froid

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[POLAR] Dans chaque numéro, Sang-froid donne carte blanche à un auteur pour rédiger une nouvelle. Dominique Manotti est la septième à se lancer dans cet exercice avec une nouvelle intitulée « Une affaire de femme ». Extrait.

« Les femmes apprennent vite, par les temps qui courent », m’a dit mon mari lorsque nous nous sommes retrouvés dans les bras l’un de l’autre à sa sortie de prison. Et il avait raison.

Il y a quelques semaines, j’étais l’épouse au foyer d’un cadre supérieur dans une grande entreprise française, Orstam, turbines et chaudières en tous genres, une situation stable dans une entreprise solide. J’étais la mère de deux grands garçons, bons élèves chez les jésuites, l’un tout près du bac, l’autre à la porte des grandes écoles. Éducation réussie, phase de largage en vue. J’employais mon temps à surveiller mon foyer, courir les magasins et les musées, jouer au tennis et au bridge avec mes amies. J’étais très occupée. Et puis l’impensable est arrivé, sans prévenir. Mon mari est parti en voyage d’affaires pour quelques jours à New York. Normal. Pas un coup de fil pendant son court séjour. Un peu étonnant. Je suis allée l’attendre à l’aéroport à la date prévue pour son retour. Personne. La compagnie m’a informée qu’il ne s’était pas présenté à l’embarquement, à New York. Début de panique… Revue Sang Froid: Accueil

Jacqueline Sauvage, la contre-enquête

Deux journalistes reviennent sur l’histoire Jacqueline Sauvage. Cette femme condamnée pour avoir tué son mari violent, puis graciée après que l’opinion publique s’en soit mêlée.

Invité(e)s de l’émission RTL de jacques Pradel du 3 octobre 2017 : Hélène Mathieu et Daniel Grandclément pour leur livre, « La vérité sur l’affaire Jacqueline Sauvage ». Une « contre-enquête » qui paraît mercredi 4 octobre aux éditions Stock – Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta du barreau de Paris, les deux avocates de Jacqueline Sauvage.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de Rtl

Parution du livre le 4 octobre 2017 – « Pourquoi s’acharner sur Jacqueline Sauvage ? Elle a assez payé ! » vont penser ceux qui ont vécu pendant des mois au rythme des manifestations.

Comme eux, une bonne partie de l’opinion publique a réclamé la grâce de cette femme meurtrière de son mari après quarante-sept années de violences.

Pourtant, deux jurys populaires l’ont condamnée à dix ans de prison. Des faits ignorés du grand public justifiaient-ils cette sévérité ?

Ce livre-enquête, écrit sans parti pris, révèle les zones d’ombre de l’affaire et dévoile une femme complexe, à la fois dure et soumise, humiliée par son mari, mais amoureuse et jalouse.

Méritait-elle de devenir l’emblème des femmes battues ?

« La cause était bonne mais ce n’était pas la bonne personne », tranchera l’avocat général du procès en appel.

Collection : Essais – Documents

Madame de Staël, la femme qui osait penser

Les autorités se demandent quelles cendres de femme célèbre pourraient bien se recueillir au Panthéon. Pourquoi ne pas songer d’abord à Mme de Staël ? Loin de promouvoir une uniformisation monotone des mœurs et des arts, elle encourage chaque peuple à cultiver son jardin, mais sous le signe de la modernité politique et de la modernité esthétique. Elle conjugue l’art de penser et d’imaginer, la philosophie et le roman. Cet ouvrage donne résolument la parole aux textes, et y trouve matière à méditer et rêver.📒 Pour consulter la page du livre: http://bit.ly/2fuyw3z

Le Jihadisme des femmes – Pourquoi ont-elles choisi Daech ?

Parution du livre le 14 septembre 2017 – Elles sont environ cinq cents à avoir choisi de rallier Daech. Comment penser ce phénomène et l’ampleur qu’il a prise en Europe, au point que, en 2015, le nombre de candidates au départ est devenu presque égal à celui des hommes ? Quelles sont les motivations et les aspirations de ces jeunes femmes et parfois toutes jeunes filles ?

En mettant en œuvre d’une manière complémentaire les approche sociologique et psychanalytique, ce livre propose d’abord des analyses qui se fondent sur des critères objectifs (âge, classe sociale, lieu de résidence, culture musulmane ou conversion, etc.). Il éclaire ensuite les ressorts subjectifs de l’adhésion à ce régime violemment oppressif qui dénie aux jeunes femmes les acquis de l’émancipation féminine mais leur donne paradoxalement le sentiment d’exister enfin en tant qu’épouse de combattant et mère de « lionceaux », promis au combat comme leurs maris le sont à la mort.

Il faut s’intéresser à l’attrait qu’exerce une telle régression car il est probable qu’il constitue l’un des marqueurs de notre modernité.

Fethi Benslama est psychanalyste, professeur de psychopathologie et doyen de l’UFR d’Études psychanalytiques à l’université Paris-Diderot.

Farhad Khosrokhavar est sociologue, directeur d’études à l’EHESS et directeur de l’Observatoire de la radicalisation à la Fondation de la Maison des sciences de l’homme à Paris.

Editions du Seuil

Sciences humaines

Farhad Khosrokhavar: « Les femmes djihadistes recherchent une …