Archives pour la catégorie Prostitution

G. Avril de Sainte-Croix et Saint-Nazaire : la barbarie boche plutôt que la prostitution ?

G. Avril de Sainte-Croix est un personnage aussi fantasque que fondamental pour qui s’intéresse au mouvement féministe, figure emblématique de la IIIe République mais aujourd’hui complètement oubliée1. Née en 1855 en Suisse, près de Genève, mais passant l’essentiel de sa mondaine vie à Paris, cette présidente du Conseil national des Femmes française n’a selon toute vraisemblance jamais mis les pieds en Bretagne, encore moins dans l’estuaire de la Loire. Pourtant, cela ne l’empêche pas de mener en septembre 1917 une charge particulièrement virulente contre la prostitution qui, selon ses dires, sévit à Saint-Nazaire à la faveur de la présence américaine

Pour en savoir plus lire le billet publié par Erwan LE GALL sur le site En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Un voyage à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes

Paris ZigZag a partagé un événement – Suivez-nous pour un voyage à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes qui ont marqué l’Histoire de Paris ! Une visite insolite pour (re)découvrir la ville sous un angle…surprenant !

Plongez au cœur de la Nouvelle-Athènes, le quartier le plus libertin de Paris depuis le XVIIIe siècle ! Savant mélange de l’esprit révolté et bohème de la Butte Montmartre et du raffinement des Grands boulevards, il offre une pléiade d’anecdotes historiques et rocambolesques.

Cette visite insolite vous mènera sur les traces des fameuses « lorettes » aux mœurs légères, à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes qui ont marqué l’Histoire de la capitale…

Si aucune date (proposée dans le menu déroulant ci-dessus) ne vous convient, vous pouvez réaliser ce parcours sous forme de « visite privée » : n’hésitez pas à nous envoyer un mail à visites-privees@pariszigzag.fr en nous précisant le parcours, la date souhaitée et le nombre de participants afin que nous puissions vous établir un devis personnalisé…

 

Petit lexique de la prostitution parisienne au XIXe siècle

Bien établi dans les rues de la capitale depuis des siècles, le commerce des charmes a connu son âge d’or sous le Second Empire. Cette époque qualifiée d’immense « fête impériale » a non seulement vu émerger les prostituées de luxe et se développer les maisons closes, mais a grandement étendu le vocabulaire lié à la prostitution. Voici quelques mots à connaître avant de s’aventurer du côté libertin de la capitale !

Pour en savoir plus lire le billet publié le 4 février 2018 sur le site Paris zigzag

Prostituées alimentaires – Épouses, mères, étudiantes, le nouveau visage de la prostitution (Alessandra D’Angelo)

Parution du livre le 9 novembre 2017 – Aujourd’hui, avec la stagnation du pouvoir d’achat, des femmes, souvent mères monoparentales, se retrouvent dans l’obligation ponctuelle de pratiquer le  » hard discount  » pour se nourrir et nourrir leurs enfants. De jeunes étudiantes, en mal d’un logement décent à prix raisonnable, rentrent dans la spirale du  » logement contre sexe « . D’autres enfin, les  » sugar babies « , accompagnent de riches hommes d’affaires pour financer leurs études.

Nourrie de témoignages chocs collectés, l’auteure lève le voile sur un tabou devenu réalité sociale : la prostitution alimentaire. Ici, le plaisir a fait place au besoin. Nietzsche affirmait que  » le corps social sécrète de la moraline « . Cette morale doit être aujourd’hui dépassée pour faire face à des phénomènes contemporains nouveaux interpellant par leur gravité économique. Il est devenu, en effet, trop simpliste à notre époque de concevoir la vente de son corps comme une simple affaire de cuisses écartées pour satisfaire une prise de corps contre rémunération.

Mais, avec l’avènement d’une inflation avérée depuis quelques années, cet indicible luxure séculaire ne peut plus se résumer, par un clivage simpliste et politiquement correct, à une alternative réductrice qui opposerait le vice à la vertu.

Alessandra d’Angelo est juriste de formation, titulaire d’un Master en Droit Européen, ex-avocate au Barreau de Bruxelles, journaliste d’investigation judiciaire, chroniqueuse radio conférencière et auteur. Depuis 2010, elle s’intéresse tout particulièrement aux phénomènes d’exclusion sociétale sous toutes leurs formes, avec en point d’orgue la radicalisation. Elle est l’auteur de  » Ma liberté d’expression et eux « ,  » Case prison, un jeu d’échec « , « Présumé Coupable », « L’Affaire Lhermitte – Chronique d’un drame annoncé ».

Elle est la fondatrice de l’antenne belge de l’organisation  » Innocence Project  » (2015), une association américaine qui se bat contre les erreurs judiciaires, et cofondatrice de  » Educ-actions  » (2016), une association qui sensibilise les adolescents en décrochage à la non-violence et au vivre-ensemble.

Éditeur : Boîte à Pandore (La)

« La rue Saint-Denis » : le cœur de la prostitution 

La rue Saint-Denis est connue comme le loup blanc à Paris. Elle a très longtemps été le cœur de la prostitution dans la capitale. Si aujourd’hui, les filles de joie se font plus discrètes, elle reste une rue à la réputation sulfureuse.

C’est tout d’abord sa situation géographique qui a joué un rôle dans l’installation de maisons closes dans cette rue. En effet, elle est un lieu de passage important dès sa création par les Romains au Ie siècle. Ensuite, elle sert de voie royale pour aller du Pont au Change à la cathédrale de Saint-Denis. Tout Paris s’y presse alors. Les brigands, tavernes et prostituées y voient là l’occasion de s’y installer également. Dès le IXe siècle, Charlemagne essaie de chasser « les filles publiques », sans grand succès…

Pour en savoir plus sur le site de Paris zigzag

Belles de jour. Prostituées, clients et proxénètes, Le Sociographe, 2017, n°59.

Présentation du numéro : Les recherches sur ce thème se sont essentiellement intéressées aux trajectoires des personnes prostituées, en étudiant leurs comportements, leur passé sexuel, leur état de santé physique et mental, ainsi que les discriminations dont elles font l’objet.

Au sein de notre société, deux grandes approches de la prostitution s’opposent, selon que l’on considère celle-ci comme un choix librement exercé ou le résultat d’une violence contre les femmes.

Dans la première approche, les femmes (voir les hommes aujourd’hui) peuvent disposer librement de leur corps, la prostitution est un choix voulu, consenti. Elle est donc un métier comme un autre.

La deuxième perspective considère la prostitution comme une violence à l’égard des femmes et constitue une exploitation non seulement des femmes prostituées mais de l’ensemble des femmes présentées comme une « marchandise ». Ces dernières sont donc définies comme des objets sexuels destinés à répondre aux besoins des hommes, en tant qu’épouses ou comme prostituées.

Si les positions abolitionnistes souhaitent que l’on donne un statut officiel de travailleur aux personnes qui se prostituent, les tenants de la réglementation préfèrent que l’on installe la prostitution dans des lieux réservés, que l’on punisse les prostitués qui travailleraient en dehors ainsi que les clients. Il s’agit donc clairement pour ce numéro de dépasser les clivages habituels que pose la question de la prostitution en se proposant de mettre au cœur de la discussion des orientations qui, habituellement, ne cohabitent pas, sans parti pris ni équivoque.

Dossier coordonné par Anne-Françoise Déquiré (membre du Comité de rédaction, enseignante à l’Institut social de Lille)

Présentation de la revue : Le sociographe est une revue trimestrielle d’instituts de formation associés et d’établissements partenaires du travail social. Elle alimente et guide la recherche dans le travail social et médicosocial. Elle propose également la publication annuelle d’un hors-série.

écrire au sociographe : contact@champsocial.com

Pour en savoir plus sur Champ social

Petite géographie des maisons closes parisiennes

Ce n’est pas pour rien que les historiens nommeront « Belle époque » la période d’insouciance et de festivités qui s’étend de la fin du XIXe siècle au début de la Première Guerre mondiale en France… Paris est alors la capitale des plaisirs que le monde nous envie, comme le résumera très justement le libertin Léopold II – roi des Belges – répondant à la question de son médecin « Où avez-vous mal, majesté ? » par un fameux « Partout… sauf à Paris ». Paris ZigZag vous propose de revenir sur les adresses des plus célèbres bordels qui ont marqué la ville … Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de PARIS ZIGZAG

Photographie à la une : Scène :  Le One Two Two (122 rue de Provence, Paris 9e)