Archives pour la catégorie Prostitution

Belles de jour. Prostituées, clients et proxénètes, Le Sociographe, 2017, n°59.

Présentation du numéro : Les recherches sur ce thème se sont essentiellement intéressées aux trajectoires des personnes prostituées, en étudiant leurs comportements, leur passé sexuel, leur état de santé physique et mental, ainsi que les discriminations dont elles font l’objet.

Au sein de notre société, deux grandes approches de la prostitution s’opposent, selon que l’on considère celle-ci comme un choix librement exercé ou le résultat d’une violence contre les femmes.

Dans la première approche, les femmes (voir les hommes aujourd’hui) peuvent disposer librement de leur corps, la prostitution est un choix voulu, consenti. Elle est donc un métier comme un autre.

La deuxième perspective considère la prostitution comme une violence à l’égard des femmes et constitue une exploitation non seulement des femmes prostituées mais de l’ensemble des femmes présentées comme une « marchandise ». Ces dernières sont donc définies comme des objets sexuels destinés à répondre aux besoins des hommes, en tant qu’épouses ou comme prostituées.

Si les positions abolitionnistes souhaitent que l’on donne un statut officiel de travailleur aux personnes qui se prostituent, les tenants de la réglementation préfèrent que l’on installe la prostitution dans des lieux réservés, que l’on punisse les prostitués qui travailleraient en dehors ainsi que les clients. Il s’agit donc clairement pour ce numéro de dépasser les clivages habituels que pose la question de la prostitution en se proposant de mettre au cœur de la discussion des orientations qui, habituellement, ne cohabitent pas, sans parti pris ni équivoque.

Dossier coordonné par Anne-Françoise Déquiré (membre du Comité de rédaction, enseignante à l’Institut social de Lille)

Présentation de la revue : Le sociographe est une revue trimestrielle d’instituts de formation associés et d’établissements partenaires du travail social. Elle alimente et guide la recherche dans le travail social et médicosocial. Elle propose également la publication annuelle d’un hors-série.

écrire au sociographe : contact@champsocial.com

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Petite géographie des maisons closes parisiennes

Ce n’est pas pour rien que les historiens nommeront « Belle époque » la période d’insouciance et de festivités qui s’étend de la fin du XIXe siècle au début de la Première Guerre mondiale en France… Paris est alors la capitale des plaisirs que le monde nous envie, comme le résumera très justement le libertin Léopold II – roi des Belges – répondant à la question de son médecin « Où avez-vous mal, majesté ? » par un fameux « Partout… sauf à Paris ». Paris ZigZag vous propose de revenir sur les adresses des plus célèbres bordels qui ont marqué la ville … Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de PARIS ZIGZAG

Photographie à la une : Scène :  Le One Two Two (122 rue de Provence, Paris 9e)

A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées : mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

putain-bonne-soeur« On ne peut traverser le pont d’Avignon sans rencontrer deux moines, deux ânes et deux putains. » Ce célèbre adage médiéval témoigne de la vitalité du « plus vieux métier du monde »dans la cité des papes. Mais bien d’autres villes de France peuvent se targuer d’une telle réputation. S’il est certain que l’Église et l’État exploitaient les bordels et prostituées déclarées, rien n’atteste qu’ils géraient la totalité des 3000 bordels parisiens du 15e siècle, et des 40 000 prostituées parisiennes du 18e siècle, pour la plupart clandestines…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le lien suivant A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées

L’administration révolutionnaire des filles de joie

Alors qu’une légende noire présente la Révolution française comme un temps de débauche, le cas de la prostitution étudié par Clyde Plumauzille montre que 1789 instaure au contraire un ordre moral et politique : femmes indignes, les prostituées sont aussi tenues pour des citoyennes de second rang.

Recensé : Clyde Plumauzille, Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804), Ceyzérieu, Champ Vallon, 2016, 398 p., 28 €.

Pour en savoir plus lire le billet publié  par Florence Lotterie , le 16 juin 2017 sur le site de  la vie des idées

Griselidis Real, la courtisane libertaire

Une jeunesse et une éducation en Suisse, des études d’art décoratif à Zurich, mariée à 20 ans, maman à 23 ans, Grisélidis Real aurait dû avoir une vie linéaire et sans accroche. Elle devient à Paris dans les années 1970 l’une des figures de proue de la révolution des prostituées.

• Réalisateur : Jacques Malaterre

Les Oubliés de l’Histoire
Une collection créée et dirigée par Jacques Malaterre et co-écrite par Jean-Yves Le Naour
(France, 2016, 20 x 26 mn)
Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M

Pour lire la vidéo en intégralité :

Les Oubliés de l’Histoire – Griselidis Real – Une courtisane libertaire …

Les oubliés de l’histoire – Grisélidis Réal, une courtisane libertaire …

« Le Juge, la Putain et le Légionnaire », une émission écrite par Caroline de Kergariou

Affaires sensibles vendredi 3 février 2017 par Fabrice Drouelle

Juge d’instruction à Marseille depuis 1974 Pierre Michel est connu pour avoir bouclé l’instruction de l’affaire Christian Ranucci condamné pour le meurtre de la petite Marie-Dolorès, il est guillotiné le 28 juillet 1976 et pour celle de la tuerie du Bar du Téléphone, le 3 octobre 1978 en début de soirée, en pleine guerre des gangs à Marseille, dix personnes sont assassinées dans ce Bar au Canet.

Il consacre le plus clair de sa vie professionnelle à combattre le trafic de stupéfiants dont la cité phocéenne est toujours une plaque tournante en 1977… Les voyous, les bandits et les gros bonnets de la drogue se croient intouchables ! Cette époque est celle des héritiers de la « French connection » et autres barons de la « blanche » qui faisaient des rues de Marseille le lieu-dit de toutes les combines, de tous les trafics.

Pendant ces années Pierre Michel en tant que juge d’instruction est aussi amené à traiter des affaires considérées comme mineures à l’époque, par exemple le proxénétisme… Soupçonné de diriger un réseau de prostitution couvrant une vaste zone depuis Marseille jusqu’à la Belgique, un ancien du Gang des Lyonnais, Jean-François Marchetti, a été arrêté à L’Isle-sur-Sorgue en novembre 1976 …

Invité(e) : Alex Panzani – Journaliste à Marseille depuis 1975, il a travaillé comme grand reporter au quotidien Le Provençal, où il était chargé des affaires judiciaires et comme chef de bureau pour la ville de Marseille pour TF1. Il est l’un des derniers à avoir vu le juge Michel avant son assassinat en 1981. Son dernier ouvrage, La tuerie d’Auriol a été réédité chez J’ai lu en 2016.

La Scénariste : Caroline de Kergariou – Bretonne, mathématicienne et journaliste de rock à l’époque punk, elle écrit pour la télévision avant de découvrir la radio en 2006. Auteur de pièces historiques mais aussi de Nuits Noires sardoniques pour France Inter, elle aborde le théâtre en 2010 avec son texte La Cave qu’elle met elle-même en scène. Pour suivre son actualité, retrouvez- la sur son site officiel : Caroline de Kergariou

Pour en savoir plus voir le billet publié par Affaires sensibles sur le site de France inter