Archives pour la catégorie Prostitution

« Ces femmes que l’on appelle prostituées alimentaires, je les ai rencontrées » (Alessandra d’Angelo)

Zone de vulnérabilité, un dysfonctionnement institutionnel est en chantier. Vous êtes ces « nouvelles pauvres ordinaires » ignorées.

Les factures s’additionnent. Le frigo est vide. Le bus est payant, on rentre à pied avec courses et enfants. Il faut un nouveau cartable pour le grand, un appareil dentaire pour la plus jeune. Les huissiers ne sont pas loin. On en perd le sommeil. Plus le choix. L’idée tombe d’un nouvel emploi … Objet de polémiques séculaires entre politiques, intellectuels et féministes de tous bords, la prostitution est rarement un acte choisi. Et pourtant! Une carrière personnelle mise entre parenthèses au profit du ménage et de la maternité, un divorce laissant sans le sou, un licenciement, un problème de santé, je ne pensais pas, aux prémices de cette enquête, Vous rencontrer. Vous, mères de famille monoparentale, diplômées, infirmières, assistantes sociales, contraintes de « choisir » de pratiquer le « hard discount » pour joindre les deux bouts. Vous, jeunes étudiantes, zappant vos rêves de prince charmant pour jouer de vos atouts éphémères, afin de financer vos études, celles qui permettront de décrocher le précieux sésame certifiant…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 4 mars 2018  par Alessandra d’Angelo Journaliste d’investigation judiciaire, chroniqueuse radio, conférencière et auteure sur le site d’.Huffingtonpost.fr

Juriste de formation, ex-avocate au Barreau de Bruxelles, journaliste d’investigation judiciaire, chroniqueuse radio, conférencière et auteur, Alessandra d’Angelo est une femme passionnée par les faits de société et par la part de tourments qu’ils recèlent. Humaniste engagée, depuis 2010, elle s’intéresse tout particulièrement aux phénomènes d’exclusion sociétale sous toutes ses formes, avec en point d’orgue la radicalisation des esprits, comme celle des comportements associés.

En 2015, après les événements de Charlie Hebdo, elle publie Ma liberté d’expression et eux (Éditions du CEP), un outil pédagogique à destination des adolescents, qui leur explique avec leurs propres mots, la liberté de ton, la censure, mais aussi pourquoi l’on peut mourir tout simplement en tenant un crayon.

En 2016, après 4 ans de recherches sur l’univers carcéral, elle publie Case prison, un jeu d’échec (Éditions Academia L’Harmattan), une réflexion sur le sens à donner à l’enfermement et à la « sanction » pour que l’incarcération soit résilience, le tout sécuritaire et l’extension à outrance d’un parc carcéral ayant démontré leur cuisant échec en termes de réinsertion.

En janvier 2017, elle publie Présumé coupable (Éditions Nowfuture), une réflexion en filigrane de l’affaire Wesphael, sous-tendue par une question fondamentale : Quelle Justice voulons-nous ? Une Justice figée et punitive qui travaille à charge ou une Justice prête à vaciller sur le socle de ses certitudes séculaires pour entrer dans une autre ère, celle d’une institution plus humaine, préventive et restauratrice, préservant le principe fondamental de la présomption d’innocence ?

En février 2017, elle publie L’Affaire Lhermitte. Chronique d’un drame annoncé (Éditions La Renaissance du Livre), une analyse juridique et psychiatrique de ce quintuple infanticide qui a secoué le pays il y a 10 ans, avec une question psycho-sociale en lame de fond : quels mécanismes de l’esprit porte une femme qui a donné un jour la vie à tuer ses enfants ?

En octobre 2017, elle publie Prostituées alimentaires (Éditions Alain Jourdan), une photographie contemporaine d’un phénomène nouveau : la marchandisation des corps sur fond de précarité économique. Avec la stagnation du pouvoir d’achat, des femmes, souvent mères monoparentales, et de jeunes étudiantes (les sugar babies) se retrouvent dans l’obligation ponctuelle de pratiquer le « hard discount » pour survivre. Nourrie de témoignages chocs, l’auteure lève le voile sur un tabou devenu réalité sociale.

Elle est la fondatrice de l’antenne belge de l’organisation « Innocence Project » (2015), une association américaine qui se bat contre les erreurs judiciaires, et cofondatrice de « Éduc-actions » (2016), une association qui sensibilise les adolescents en décrochage à la non-violence et au vivre ensemble.

Plus d’infos sur l’auteure : www.alessandradangelo.com

Casque d’Or, légendaire fille de joie des Apaches

En 1902, le procès de deux souteneurs passionne l’opinion. Manda et Leca sont accusés d’avoir déclenché une guerre pour la possession de Casque d’Or, la prostituée la plus célèbre du Paris des Apaches.

On se presse en ce jour de mai 1902 dans la salle du tribunal de Paris. On y juge Manda et Leca, deux Apaches [lire notre article], deux souteneurs de Belleville et Popincourt. Mais celle que tout le monde attend lorsqu’elle témoignera à la barre, c’est Amélie Élie dite « Casque d’Or ».

En cette année 1902, il y a la belle Otero, courtisane de haut-vol fréquentant les salons bourgeois et aristocratiques du Tout-Paris et il y a Casque d’Or, fleur de bitume et prostituée du quartier de Belleville, dont la renommée médiatique bat son plein.

Orpheline à 14 ans, elle commence à se prostituer dans le 11e arrondissement. À 19 ans, elle rencontre Joseph Pleigneur, dit Manda, chef de la bande des Orteaux et tombe amoureusede son nouveau souteneur…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michele Pedinielli le 15 mai 2018 sur le site de Retronews

Prostitution et révolution : les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804) – Clyde Plumauzille

Parution du livre en novembre 2016 – Version remaniée d’une thèse, cette étude interroge le rapport entre le moment révolutionnaire et la prostitution dépénalisée en 1791. Elle redonne vie aux modes d’existence des prostituées et met au jour les origines des politiques contemporaines la concernant. Cette enquête révèle les frontières morales du projet révolutionnaire et propose une autre histoire de la sexualité à cette époque. ©Electre 2018

Dénoncée comme la part maudite mais nécessaire de l’urbanité, la prostitution est dépénalisée en 1791. Dépassant les fantasmes et les préjugés qui trop souvent résument l’histoire de la prostitution révolutionnaire, cette immersion dans le monde des prostituées et de ceux qui ordonnent leur activité interroge le rapport entre le moment révolutionnaire et l’activité prostitutionnelle. Que fut la prostitution au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, alors que sonne le glas des grands bordels de l’Ancien Régime ? Quel rôle la Révolution a-t-elle joué à son égard ? Sa dépénalisation a-t-elle constitué une révolution ?

Explorer cet angle mort de la recherche redonne vie aux modes d’existence des prostituées, met au jour les origines des politiques contemporaines de la prostitution et exhume un moment de l’histoire de la citoyenneté encore largement méconnu. Dans cette enquête où se côtoient femmes publiques, « honnêtes citoyens », policiers et hommes de loi, la prostitution révèle les frontières morales du projet révolutionnaire et propose une autre histoire de la sexualité en Révolution. Cette histoire est celle d’une libéralisation paradoxale de la prostitution qui façonne les contours d’une catégorie de « citoyennes diminuées » dans la cité républicaine.

Clyde Plumauzille – CRH – ehess

crh.ehess.fr › Composition du CRH › Post-doctorants › Post-doctorants 2016-2017

Projet de recherche en cours. Les femmes aux « seins mercenaires » : le travail nourricier à Paris, XVIIIe-XIXe siècle, sous la direction de Sylvie Steinberg. Cursus professionnel. Allocataire post-doctorale de l’Institut Émilie du Châtelet, 2015-2017. Enseignante associée en Histoire dans le cycle pluridisciplinaire d’études …

Champ Vallon , collection La chose publique

Clyde Marlo Plumauzille – Les Femmes dans la Révolution française …

G. Avril de Sainte-Croix et Saint-Nazaire : la barbarie boche plutôt que la prostitution ?

G. Avril de Sainte-Croix est un personnage aussi fantasque que fondamental pour qui s’intéresse au mouvement féministe, figure emblématique de la IIIe République mais aujourd’hui complètement oubliée1. Née en 1855 en Suisse, près de Genève, mais passant l’essentiel de sa mondaine vie à Paris, cette présidente du Conseil national des Femmes française n’a selon toute vraisemblance jamais mis les pieds en Bretagne, encore moins dans l’estuaire de la Loire. Pourtant, cela ne l’empêche pas de mener en septembre 1917 une charge particulièrement virulente contre la prostitution qui, selon ses dires, sévit à Saint-Nazaire à la faveur de la présence américaine

Pour en savoir plus lire le billet publié par Erwan LE GALL sur le site En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Un voyage à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes

Paris ZigZag a partagé un événement – Suivez-nous pour un voyage à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes qui ont marqué l’Histoire de Paris ! Une visite insolite pour (re)découvrir la ville sous un angle…surprenant !

Plongez au cœur de la Nouvelle-Athènes, le quartier le plus libertin de Paris depuis le XVIIIe siècle ! Savant mélange de l’esprit révolté et bohème de la Butte Montmartre et du raffinement des Grands boulevards, il offre une pléiade d’anecdotes historiques et rocambolesques.

Cette visite insolite vous mènera sur les traces des fameuses « lorettes » aux mœurs légères, à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes qui ont marqué l’Histoire de la capitale…

Si aucune date (proposée dans le menu déroulant ci-dessus) ne vous convient, vous pouvez réaliser ce parcours sous forme de « visite privée » : n’hésitez pas à nous envoyer un mail à visites-privees@pariszigzag.fr en nous précisant le parcours, la date souhaitée et le nombre de participants afin que nous puissions vous établir un devis personnalisé…

 

Petit lexique de la prostitution parisienne au XIXe siècle

Bien établi dans les rues de la capitale depuis des siècles, le commerce des charmes a connu son âge d’or sous le Second Empire. Cette époque qualifiée d’immense « fête impériale » a non seulement vu émerger les prostituées de luxe et se développer les maisons closes, mais a grandement étendu le vocabulaire lié à la prostitution. Voici quelques mots à connaître avant de s’aventurer du côté libertin de la capitale !

Pour en savoir plus lire le billet publié le 4 février 2018 sur le site Paris zigzag

Prostituées alimentaires – Épouses, mères, étudiantes, le nouveau visage de la prostitution (Alessandra D’Angelo)

Parution du livre le 9 novembre 2017 – Aujourd’hui, avec la stagnation du pouvoir d’achat, des femmes, souvent mères monoparentales, se retrouvent dans l’obligation ponctuelle de pratiquer le  » hard discount  » pour se nourrir et nourrir leurs enfants. De jeunes étudiantes, en mal d’un logement décent à prix raisonnable, rentrent dans la spirale du  » logement contre sexe « . D’autres enfin, les  » sugar babies « , accompagnent de riches hommes d’affaires pour financer leurs études.

Nourrie de témoignages chocs collectés, l’auteure lève le voile sur un tabou devenu réalité sociale : la prostitution alimentaire. Ici, le plaisir a fait place au besoin. Nietzsche affirmait que  » le corps social sécrète de la moraline « . Cette morale doit être aujourd’hui dépassée pour faire face à des phénomènes contemporains nouveaux interpellant par leur gravité économique. Il est devenu, en effet, trop simpliste à notre époque de concevoir la vente de son corps comme une simple affaire de cuisses écartées pour satisfaire une prise de corps contre rémunération.

Mais, avec l’avènement d’une inflation avérée depuis quelques années, cet indicible luxure séculaire ne peut plus se résumer, par un clivage simpliste et politiquement correct, à une alternative réductrice qui opposerait le vice à la vertu.

Alessandra d’Angelo est juriste de formation, titulaire d’un Master en Droit Européen, ex-avocate au Barreau de Bruxelles, journaliste d’investigation judiciaire, chroniqueuse radio conférencière et auteur. Depuis 2010, elle s’intéresse tout particulièrement aux phénomènes d’exclusion sociétale sous toutes leurs formes, avec en point d’orgue la radicalisation. Elle est l’auteur de  » Ma liberté d’expression et eux « ,  » Case prison, un jeu d’échec « , « Présumé Coupable », « L’Affaire Lhermitte – Chronique d’un drame annoncé ».

Elle est la fondatrice de l’antenne belge de l’organisation  » Innocence Project  » (2015), une association américaine qui se bat contre les erreurs judiciaires, et cofondatrice de  » Educ-actions  » (2016), une association qui sensibilise les adolescents en décrochage à la non-violence et au vivre-ensemble.

Éditeur : Boîte à Pandore (La)