Archives pour la catégorie Prostitution

A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées : mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

putain-bonne-soeur« On ne peut traverser le pont d’Avignon sans rencontrer deux moines, deux ânes et deux putains. » Ce célèbre adage médiéval témoigne de la vitalité du « plus vieux métier du monde »dans la cité des papes. Mais bien d’autres villes de France peuvent se targuer d’une telle réputation. S’il est certain que l’Église et l’État exploitaient les bordels et prostituées déclarées, rien n’atteste qu’ils géraient la totalité des 3000 bordels parisiens du 15e siècle, et des 40 000 prostituées parisiennes du 18e siècle, pour la plupart clandestines…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le lien suivant A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées

L’administration révolutionnaire des filles de joie

Alors qu’une légende noire présente la Révolution française comme un temps de débauche, le cas de la prostitution étudié par Clyde Plumauzille montre que 1789 instaure au contraire un ordre moral et politique : femmes indignes, les prostituées sont aussi tenues pour des citoyennes de second rang.

Recensé : Clyde Plumauzille, Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804), Ceyzérieu, Champ Vallon, 2016, 398 p., 28 €.

Pour en savoir plus lire le billet publié  par Florence Lotterie , le 16 juin 2017 sur le site de  la vie des idées

Griselidis Real, la courtisane libertaire

Une jeunesse et une éducation en Suisse, des études d’art décoratif à Zurich, mariée à 20 ans, maman à 23 ans, Grisélidis Real aurait dû avoir une vie linéaire et sans accroche. Elle devient à Paris dans les années 1970 l’une des figures de proue de la révolution des prostituées.

• Réalisateur : Jacques Malaterre

Les Oubliés de l’Histoire
Une collection créée et dirigée par Jacques Malaterre et co-écrite par Jean-Yves Le Naour
(France, 2016, 20 x 26 mn)
Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M

Pour lire la vidéo en intégralité :

Les Oubliés de l’Histoire – Griselidis Real – Une courtisane libertaire …

Les oubliés de l’histoire – Grisélidis Réal, une courtisane libertaire …

« Le Juge, la Putain et le Légionnaire », une émission écrite par Caroline de Kergariou

Affaires sensibles vendredi 3 février 2017 par Fabrice Drouelle

Juge d’instruction à Marseille depuis 1974 Pierre Michel est connu pour avoir bouclé l’instruction de l’affaire Christian Ranucci condamné pour le meurtre de la petite Marie-Dolorès, il est guillotiné le 28 juillet 1976 et pour celle de la tuerie du Bar du Téléphone, le 3 octobre 1978 en début de soirée, en pleine guerre des gangs à Marseille, dix personnes sont assassinées dans ce Bar au Canet.

Il consacre le plus clair de sa vie professionnelle à combattre le trafic de stupéfiants dont la cité phocéenne est toujours une plaque tournante en 1977… Les voyous, les bandits et les gros bonnets de la drogue se croient intouchables ! Cette époque est celle des héritiers de la « French connection » et autres barons de la « blanche » qui faisaient des rues de Marseille le lieu-dit de toutes les combines, de tous les trafics.

Pendant ces années Pierre Michel en tant que juge d’instruction est aussi amené à traiter des affaires considérées comme mineures à l’époque, par exemple le proxénétisme… Soupçonné de diriger un réseau de prostitution couvrant une vaste zone depuis Marseille jusqu’à la Belgique, un ancien du Gang des Lyonnais, Jean-François Marchetti, a été arrêté à L’Isle-sur-Sorgue en novembre 1976 …

Invité(e) : Alex Panzani – Journaliste à Marseille depuis 1975, il a travaillé comme grand reporter au quotidien Le Provençal, où il était chargé des affaires judiciaires et comme chef de bureau pour la ville de Marseille pour TF1. Il est l’un des derniers à avoir vu le juge Michel avant son assassinat en 1981. Son dernier ouvrage, La tuerie d’Auriol a été réédité chez J’ai lu en 2016.

La Scénariste : Caroline de Kergariou – Bretonne, mathématicienne et journaliste de rock à l’époque punk, elle écrit pour la télévision avant de découvrir la radio en 2006. Auteur de pièces historiques mais aussi de Nuits Noires sardoniques pour France Inter, elle aborde le théâtre en 2010 avec son texte La Cave qu’elle met elle-même en scène. Pour suivre son actualité, retrouvez- la sur son site officiel : Caroline de Kergariou

Pour en savoir plus voir le billet publié par Affaires sensibles sur le site de France inter

Le sexe, enjeu crucial en temps de guerre

Dans le cadre d’une série consacrée à l’Histoire de la sexualité, en 4 épisodes, la Fabrique de l’histoire diffusait en 2007 un documentaire sur la sexualité en temps de guerre. Anaïs Kien, pour ce deuxième volet sur la sexualité et ses non-dits, avait réalisé un documentaire au Musée des Invalides à Paris qui proposait l’exposition Amours, guerres et sexualité. Comment s’aimer en temps de guerre ?

Le Général Robert Bresse et les historiens, commissaires de l’exposition Danièle Voldman, François Rouquet et Fabrice Virgili, répondaient à la question en abordant des thèmes aussi variés que la mobilisation, la séparation, la frustration liée à l’absence de l’autre, les bordels militaires, les maladies vénériennes décimant des divisions entières, les permissions, la surveillance des épouses et concubines et les violences sexuelles.

Le témoignage du général Bresse, directeur du musée de l’Armée, démontrait à quel point la question de la sexualité en temps de guerre est cruciale. Il livrait une partie de son expérience lorsqu’il dirigeait des régiments en Nouvelle Calédonie et en ex-Yougoslavie … (Illustration à la une, bande défilante : Le B.M.C. (bordel militaire de campagne) au Maroc en 1905. Crédits : Enri collection Yli. – Sipa)

Pour en savoir plus écouter le document sonore de 54 minutes sur le site de l’émission France culture

Intervenants :

Aux origines des maisons closes

Lupanar, bordel, maison close… autant de surnoms utilisés pour évoquer les lieux de plaisir qui peuplent Paris depuis la nuit des temps ! Ce sujet continue de fasciner et d’interroger… Découvrez donc la petite histoire des adresses libertines de la capitale !

Une origine vieille comme le monde

Dans la Rome Antique, les prostituées étaient surnommées les « lupas » – c’est-à-dire les louves – en référence à leur activité nocturne et sexuelle. Elles exerçaient dans les lupanaria, que le français gardera sous forme de lupanars. Au fil du temps, ces établissements connaîtront une histoire mouvementée, parfois tolérés, souvent réprimés, en fonction des divers gouvernements... (Photographie à la une : Prostituées au Sphinx à Paris)

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site pariszigzag

les-bossLe blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles :

L’avocat d’assises Thierry Lévy : de tous les combats pour l’abolition de la peine de mort …

Les Forçats de la faim – Buzançais-Rochefort-Brest-Cayenne

L’enfance abandonnée et délinquante dans la Russie soviétique (1917-1937)

La Bretagne et l’affaire Caillaux

Petites Histoires d’uniformes des personnels pénitentiaires

Du Pays des Chouans à Sébastopol : Jean Michel Gangloff (1802-1871) – Itinéraire d’un gendarme alsacien au XIXe siècle

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