Archives pour la catégorie Prisons

Lancement de la recherche participative HUGO. Patrimoine des lieux de justice

Souvent peu accessibles, chargés d’imaginaires et de mémoires conflictuelles, les lieux de justice restent aujourd’hui largement méconnus malgré leur ancrage dans les territoires.

HUGO est un nouveau service en ligne dédié à la connaissance partagée du patrimoine judiciaire. Il vise à dresser un inventaire géolocalisé des lieux de jugement et d’exécution des peines en rassemblant des informations relatives à l’architecture, l’histoire et la mémoire des lieux.

Son interface de consultation bilingue et en libre accès est destinée à faciliter le recueil d’informations et les recherches sur le patrimoine judiciaire.

Conçu sur une base participative, HUGO offre ainsi à chacun la possibilité de contribuer à la collecte des données par un formulaire complet ou simplifié.

HUGO est piloté par le CLAMOR. Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726). Le projet a reçu le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice et de la région Normandie. Il est réalisé en partenariat avec les Archives nationales, l’Université de Rouen, l’équipe InTRu (Tours), l’École nationale d’administration pénitentiaire et le Centre d’histoire judiciaire de Lille.

Le compte Twitter  @HUGOgeojustice vous relaiera toute l’actualité des dernières mises en ligne.

Plus d’information sur le projet : https://hugo.criminocorpus.org/fr/

Vous souhaitez participer ?  Rendez-vous sur :

https://criminocorpus.org/fr/reperes/lieux-de-justice/hugo-participer-au-projet/

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Dans la prison du Temple, Madame Royale ne savait plus parler

Enfermée dans la tour du Temple durant la Révolution, Madame Royale, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, ne savait plus parler à force de silence.

(Gravure de 1889 : « Vue de la prison du Temple a Paris à l’époque de la détention de la reine de France Marie-Antoinette »© Isadora/Leemage)

Elle aurait dû avoir une jeunesse de princesse. Une jeunesse baignée d’insouciance et de frivolité. L’Histoire en a décidé autrement. Marie-Thèrèse Charlotte, dite Madame Royale, a eu le malheur de naître quelques années avant que n’éclate la Révolution française. Etre la fille du roi et de la reine de France à cette époque n’était vraiment pas enviable. Et, le 10 août 1792, à l’âge de 13 ans, la voici incarcérée avec ses parents Louis XVI et Marie-Antoinette, son petit frère Louis-Charles et sa tante Madame Elisabeth à la prison du Temple à Paris… (Illustration à la une, bande défilante : Gravure figurant Marie-Thérèse dans la prison du Temple – A droite: Marie-Thérèse et son frère cadet Louis-Joseph, par Vigée-Lebrun en 1784 (musée du château de Versailles) Hulton Archive/Getty Images – Crédit Photo Josse / Leemage).

Pour en savoir plus lire le billet publié le 27 mai 2017 par Dominique Bonnet dans  Paris match

Récit de résistance d’une femme centenaire : Yvette Lundy

« Le corps est nu et le cerveau tout à coup est en guenille : on est comme un trou, un trou plein de vide, et si on regarde autour, c’est encore du vide. » Yvette Lundy

Yvette Lundy est institutrice de 28 ans lorsqu’elle est arrêtée le 19 juin 1944 pour avoir fait de faux papiers. Dans son témoignage, elle évoque les conditions de son interrogation dans les locaux de la Gestapo de Châlons. Déportée à Ravensbrück, elle sera libérée par les soviétiques le 21 avril 1945. Reprenant alors son métier d’institutrice, ce n’est qu’à partir de 1958 qu’elle commencera à témoigner devant des milliers d’écoliers de la région Champagne-Ardenne…

Le 19 juin 1944, la Gestapo vient arrêter Yvette Lundy pendant sa classe, signant le prologue d’un périple inimaginable pour cette jeune femme d’alors 28 ans. Âgée aujourd’hui de 101 ans, elle incarne toujours l’engagement total pour la liberté…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 mai 2017 |Fanny Lattach – Agence France-Presse | Europe

VIDEO – Yvette Lundy fête ses 100 ans : « Je n’ai pas vu le temps passer »

Yvette Lundy, un livre pour se souvenir – France 3 Grand Est

Publication du livre le 1er janvier 2012 – « La résistance commence par un état d’ esprit. Les actes suivent. Mon idée de la résistance n ‘est pas de mourir en martyre sur l ‘autel d’ une France libérée, j ‘ai vingt ans et j ‘aime trop la vie pour m ‘offrir en sacrifice. J’ai plutôt en tète de pourrir la vie des allemands comme ils pourrissent la notre jusqu’ a ce qu’ils plient bagage ! Et les occasions ne manquent pas pour peu qu ‘on ait un peu d ‘imagination…

Éditeur : LB-COM

Ecrire l’histoire des femmes et du genre aujourd’hui – Balade radiophonique dans l’exposition « Présumées coupables »

Aujourd’hui une balade radiophonique enregistrée dans l’exposition « Présumées coupables » aux Archives Nationales par Séverine Liatard et Françoise Camar

En compagnie de Fanny Bugnon (maîtresse de conférence à Rennes II) et Pierre Fournié (responsable du département de l’action culturelle et pédagogique aux Archives Nationales)…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de franceculture

“Les indésirables” : un documentaire sur les captives de Vichy

Synopsis – Retour sur l’histoire des camps d’internement, créés en France en 1938, et destinés aux ressortissants étrangers considérés comme une menace pour le pays. Parmi ces personnes se trouvent de nombreuses femmes résistantes appellées les «indésirables». Parcours croisés de trois de ces femmes venues d’Europe du Sud et internées à l’époque en Lozère dans un centre regroupant une vingtaine de nationalités.

Arrêtées à la fin des années 1930, ou incriminées par Vichy, elles ont été traitées en parias. Suspectées de trouble à l’ordre public, elles furent parquées à Rieucros, près de Mende, puis à Brens, dans le Tarn. Stigmatisées par le gouvernement Daladier, à l’origine d’une série de lois pour encadrer les étrangers « indésirables » — 500 000 répu­blicains espagnols s’expatrient après la victoire franquiste —, les prisonnières sont ­incarcérées avec des criminelles… Fin 1939, le camp de Rieucros devient exclusivement féminin. Réfugiées allemandes, polonaises ou autrichiennes antinazies, militantes ­politiquement « suspectes » et antipétainistes vont rejoindre les Espagnoles.

Peu de récits ont éclairé le sort de ces captives dans la France des années noires. ­Aujourd’hui nonagénaire, Angelita, une ancienne remailleuse de bas, ex-membre des Jeunesses communistes, capturée à 18 ans, n’a rien oublié. Nuria, sa codétenue à Brens, fille de brigadistes barcelonais, s’épanche avec la même fougue. Toutes deux se remémorent cette nuit d’août 1942, où leurs cris, leurs morsures et griffures n’ont pu enrayer la détermination des gendarmes venus embarquer les internées juives. Etayés par l’analyse de l’historien Tal Bruttmann, par des extraits de correspondance et des dessins réalisés par les séquestrées, ces témoignages essentiels dévoilent un pan méconnu de notre histoire. Enquêtant en Lozère et dans le Tarn, la réalisatrice glane aussi des ­indices sur l’occultation de cette tragédie. Le silence des victimes et un déni des faits à l’échelle régionale ont longtemps masqué ce passé. — Hélène Rochette – Critique du 10/01/2015 dans telerama – Lire également notre entretien avec la réalisatrice . Photographie à la une bande défilante : Entre 1939 et 1944, deux mille femmes ont été emprisonnées à Rieucros »,

Réalisateur : Bénédicte Delfaut

Les indésirables (1) 

Les indésirables (2)

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 208 608 visites et 3 590 384 pages vues au 27 février 2016

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

La chaîne You Tube OdyFolio Emirates est désormais lancée …

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Jean-François Balmer dans la peau de Sacha Guitry … Magistral !

arrestation de Sacha Guitry à la liberation

Rappel historique : Le 23 août 1944 à 10 heures du matin Sacha Guitry est arrêté à son domicile par deux hommes armés. On ne lui laisse pas le temps de s’habiller et on l’entraîne dehors. Pour un spectacle, c’est un spectacle !

L’auteur dramatique se décrira lui même: Mon pyjama se compose d’un pantalon jaune citron et d’une chemise à larges fleurs multicolores. Je suis coiffé d’un panama exorbitant, et quant à mes pieds, qui sont nus, ils sont chaussés de mules de crocodile vert jade.

Il est conduit ainsi vêtu, par les rues, jusqu’à la mairie du VII » arrondissement où il est brièvement interrogé dans la cellule 117. Ce 23 août commencent les épreuves de Sacha Guitry en prison et ses démêlés avec la justice. Il racontera d’ailleurs tout cela dans un ouvrage édité en1949 qui s’intitule Soixante jours de prison et qui succède à Quatre ans d’occupations paru en octobre 1947.

On l’accuse d’antisémitisme lui qui, dénoncé par le Pilori, est obligé de se disculper de l’être alors même qu’il vient en aide à des amis juifs. De là à l’arrêter… Depuis 1942, Radio Londres et les journaux de la Résistance font circuler des listes noires de collaborateurs. Dans l’un de ces journaux, Guitry est condamne a mort. L’époque de souffrance se prête à la revanche. Le seul fait d’avoir fréquenté l’ennemi est considéré comme suspect. Guitry ne peut nier ses fréquentations et tous les arguments développés dans ses livres de souvenirs écrits après l’occupation ne peuvent occulter certains faits accomplis au moment où des hommes et des femmes mouraient sous la torture, les balles et la hache,dans des camps …

Pour en savoir plus histoire-en-questions

 

Jean-François Balmer dans la peau de Sacha Guitry …

L’Affaire Sacha Guitry est un téléfilm français réalisé par Fabrice Cazeneuve et diffusé en 2007 sur France 3. Le 23 août 1944. Au petit matin, Paris se libère, cinq hommes surgissent chez Sacha Guitry. C’est le début d’une captivité de soixante jours. Guitry est soupçonné de collaboration. Il subit le parcours de la honte au milieu de ceux qu’on accuse : le dépôt, le Vel d’hiv’, Drancy et la prison de Fresnes ; et s’il est là, c’est bien qu’il est coupable ! Coupable de ne pas avoir été un héros. Mais, à soixante ans… Face au vide de l’accusation, une seule solution pour recouvrer la liberté : une instruction en bonne et due forme.

Fiche technique

  • Réalisation : Fabrice Cazeneuve
  • Scénario : Lorraine Lévy
  • Photographie : Pierre Novion
  • Musique : Manuel Peskine
  • Date de diffusion : 24 juillet 2007 sur France 3
  • Durée : 90 minutes
  • Genre : Drame

Distribution

  • Jean-François Balmer : Sacha Guitry
  • Gérard Lartigau : Taittinger
  • Marie Desgranges : la sœur
  • Bernard Alane : Me Delzons
  • Vincent Rottiers : Jean
  • Bernard Waver : Willemetz
  • Olivier Claverie : Me Chresteil
  • Pierre Laroche : Carcopino
  • Nathalie Villeneuve : Arletty
  • Bernard Nissile : Berthelot
  • Jean-Claude Durand : Lépinard
  • Francis Leplay : Juge Angéras
  • Philippe Duclos : Juge Raoult
  • Elizabeth Macocco : Mme Choisel

L’affaire Sacha Guitry 2015 Film complet Français – YouTube

 

Jean-François Balmer

Acteur suisse natu­ra­lisé français, Jean-François Balmer naît à Valan­gin dans le canton de Neuchâ­tel le 18 avril 1946. Installé à Paris pour ses études au Conser­va­toire d’art drama­tique, Jean-François Balmer apprend son métier d’ac­teur aux côtés d’autres pension­naires comme Jacques Weber,Jacques Ville­ret ou Isabelle Adjani.

En 1973, le film R.A.S d’Yves Bois­set permet à Jean-François Balmer de mettre un pied dans le monde du cinéma. Le Français décide d’y rester et multi­plie les films. Entre 1974 et 2010, il n’est pas rare d’aper­ce­voir l’ac­teur à l’af­fiche d’au moins un film par an. Lorsqu’il est absent du grand écran, c’est à la télé­vi­sion que Jean-François Balmer appa­raît. La Menace (1977), Polar (1984), Madame Bovary (1991), Belphé­gor ou le Fantôme du Louvre (2001), Ripoux 3 (2003) ou encore Lucky Luke (2009) figurent parmi ses films notables. Le premier lui apporte une nomi­na­tion au César du meilleur acteur dans un second rôle.

Côté vie privée, Jean-François Balmer partage sa vie avec la metteuse en scène Françoise Petit-Balmer. Biographie établie pas voici

Chacun connaît de Sacha Guitry ses bons mots sur les femmes, ses pièces et ses grandes fresques historiques filmées. On connaît moins ses innombrables facéties, ses excentricités, ses cinq mariages, dont la presse se fit l’écho tout au long de sa vie. Mais si Sacha Guitry fut un personnage magnifiquement public, il fut aussi reconnu, unanimement, pour ses talents d’auteur et de comédien, qui marquèrent son temps d’une empreinte profonde. Son théâtre au ton décapant et ses merveilleuses inventions cinématographiques en firent un novateur plein d’audace, devenu un véritable classique de son vivant. Cet ouvrage, agrémenté de photos et de documents rares et inédits, rapproche la vie exubérante de Sacha Guitry de sa carrière artistique. On découvre, comme autant de sources d’inspiration de son œuvre, son univers fascinant, ses relations avec les grands de ce monde, son admiration indéfectible pour son père, Lucien, sa vie intime et conjugale – Le fabuleux destin de Sacha Guitry : Jean-Pierre Danel (Auteur) Paru le 21 juin 2007 aux Éditions Ipanema

« Prison sans barreaux » avec Corinne Luchaire, la belle actrice aux cheveux de lin…

Le drame des maisons de correction. Une jeune directrice, Yvonne, décide de modifier les méthodes de rééducation des détenues. Elle s’attache à une de ses pensionnaires, Nelly, qui, sous des apparences de révolte constante lui paraît capable de la comprendre et de profiter de ses conseils. Elle lui fait confiance et la gagne. Or, Yvonne est fiancée au médecin responsable de l’établissement, mais elle tient ses fiançailles secrètes, car, après le stage de huit mois qu’elle effectue, elle projette de suivre le jeune homme aux Colonies.

luchaire

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« Corinne Luchaire. Un colibri dans la tempête ». Entretien avec

prisonUne maison de correction pour filles est dirigée par la sadique Mme Appel (Maximilienne). Mais, elle est démise de ses fonctions et remplacée par Yvonne (A. Ducaux) qui va changer totalement le régime pénitentiaire de cette institution. Nelly (C. Luchaire) est ramenée après une troisième tentative d’évasion. Yvonne se prend d’affection pour elle et décide de l’aider…

Ce film fit de Corinne Luchaire une vedette du jour au lendemain. Il est facile de voir pourquoi : sa jeunesse, son insolence et sa fraîcheur éclate à l’écran. Face à elle, Ginette Leclerc joue une garce avec son talent habituel. Le film n’édulcore pas les conditions épouvantables dans lesquelles ces pauvres filles vivent. Et elles sont souvent envoyées là pour des motifs futiles ou par des parents qui veulent se débarrasser d’elles. Maximilienne, qui était spécialisée dans les rôles de vieille fille revêche, dresse un portrait à charge de l’odieuse Mme Appel. Le dialogue d’Henri Jeanson est acéré et sans compromis. Visuellement le film est également intéressant avec des travellings qui suivent les filles la nuit dans leur dortoirs. A découvrir ou redécouvrir !

CORINNE LUCHAIRE – PRISON SANS BARREAUX – YouTube

Corinne Luchaire en PRISON SANS BARREAUX .1937 – YouTube