Archives pour la catégorie Prisons

« Les diablesses » – Téléfilm dramatique d’Harry Cleven (2007)

Cette fiction retranscrit l’atmosphère austère des instituts du Bon pasteur avec beaucoup de réalisme.

Au milieu des années 1950, Sylvie, 16 ans, orpheline, est surprise par son oncle en train de flirter dans la maison familiale avec son petit ami. L’homme, acariâtre et malveillant, décide de la placer aussitôt dans l’un des établissements du Bon Pasteur, une des institutions religieuses dont la mission est d’accueillir les jeunes filles désoeuvrées ou de mauvaise vie. Rebaptisée Henriette dès son arrivée, Sylvie apprend qu’elle y restera jusqu’à sa majorité. Consternée, la jeune fille y découvre une atmosphère glaciale, la solitude, l’austérité et la sévérité de ses hôtes, notamment de soeur Blandine, la responsable. Outre les travaux de couture ou de buanderie, le quotidien est rythmé par les humiliations morales et les punitions corporelles pour qui déroge aux règles strictes. Mais Sylvie se lie d’amitié avec Denise, une jeune mère célibataire mue par un désir inapaisé : s’enfuir pour retrouver sa fille.

Genre : Téléfilm dramatique

Pays : France – Belgique – Date de sortie : 2007

Réalisateur(s) : Harry Cleven

Acteurs(s) : Anna Mihalcea (Sylvie / Henriette), Soko (Denise)

Mardi 12 mars 2019 – 20h55 – 22h35 (Durée : 1h40mn) Les diablesses RMC Story

« Cette catégorie d’êtres à jamais perdus ». Les femmes incarcérées dans les centrales du sud de la France, XIXe-début XXe siècles (Anna Le Pennec)

Anna Le Pennec a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse en histoire contemporaine intitulée « Cette catégorie d’êtres à jamais perdus ». Les femmes incarcérées dans les maisons centrales du sud de la France, XIXe-début XXe siècles.

Elle se tiendra le vendredi 7 décembre à 14h en salle D29 de la Maison de la recherche à l’université Toulouse Jean Jaurès et sera suivie d’un pot en salle D28. Pour faciliter l’organisation, merci d’indiquer votre présence (annalepennec@gmail.com).

Le Jury sera composé de :

Philippe Artières, CNRS-EHESS Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, Examinateur

Sylvie Chaperon, Université Toulouse – Jean Jaurès, Directrice de thèse

Sylvie Mouysset, Université Toulouse – Jean Jaurès, Examinatrice

 Marc Renneville, CNRS-EHESS Centre Alexandre Koyré, Rapporteur

Corinne Rostaing, Université Lyon 2, Rapporteure

Résumé : Donner la parole aux captives pour écrire leur histoire, dans laquelle elles apparaissent trop souvent comme les témoins inaudibles, les placer au cœur de l’étude, tels sont les objectifs de ce travail sur les prisonnières des maisons centrales de Cadillac et de Montpellier dans le sud de la France, depuis la naissance de la prison pénale au tournant du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle : qui sont ces femmes, quelles sont leurs conditions d’incarcération, comment vivent-elles l’enfermement, entre résistances et adaptations aux tentatives de disciplinarisation exercées par la pénitentiaire ? Les réponses à ces questions évoluent non seulement en fonction des politiques pénales et des mutations sociétales, mais surtout au gré des sociabilités carcérales, plurielles et mouvantes : spécifiques aux prisons de femmes, les changements du personnel surveillant  composé successivement de gardiens laïques, de religieuses puis de surveillantes laïques – bouleversent le quotidien des détenues ; de même que les rapports aux proches, fragilisés par l’identification des condamnées comme fautives et par leur absence du foyer, à une époque où les femmes incarnent les gardiennes de la morale dans la famille et la société. Les archives pénitentiaires des départements où se situent ces deux centrales de femmes, la Gironde et l’Hérault, contiennent notamment des dossiers individuels de prisonnières, des correspondances de personnels, de détenues et de leur entourage. Par une approche au ras du sol, partant de l’intérieur des centrales, nous tâcherons de dépeindre cette microsociété emmurée en confrontant les directives nationales avec les réalités locales et les vécus individuels. Dans un monde carcéral dominé par le masculin, où les prisonnières sont très minoritaires, il s’agira de comprendre comment l’enfermement au féminin est pensé ou au contraire ignoré.

La violence dans les maisons centrales de femmes de Cadillac et de Montpellier au XIXe siècle

« La dite Guyot venait de déclarer qu’elle était décidée à tuer quelqu’un1 ». Pour lire l’article sur https://journals.openedition.org/criminocorpus/2999

FILM : La révolte des petits colons

Résumé : Il y a cent ans éclatait l’Affaire des Vermiraux. Un procès né d’une révolte d’orphelins, placés dans une institution privée du Morvan et qui souffraient de mauvais traitements et de sévices. Ce feuilleton judiciaire, ponctué de témoignages accablants, conduira la justice à mener un procès historique. Pour la première fois, en France, des adultes seront condamnés sur la parole d’enfants parias, mal nés et rejetés par l’ensemble de la société. Ces enfants, colons des Vermiraux, sont de petits héros ordinaires ; ils ont fait vaciller l’ordre établi. Un siècle plus tard, leur révolte inspire les milliers d’orphelins ou d’enfants abandonnés, qui ont peuplé le Morvan.

INJAM / MISS LUNA / ETOILE NOIRE Ajoutée le 1 juin 2012
Pour louer le film ou acheter le DVD sur :

Les Femmes en prison à à Chatellerault au XIXème siècle – Le Centre Châtelleraudais d’Histoire et d’Archives

Elle apparaît le 5 avril 1844. Françoise Laglaine est âgée de vingt-quatre ans, native de Bonneuil-Matours, village qu’elle n’a jamais quitté et où elle exerçait la profession de servante. Jusqu’au jour du drame, qui l’emmène entre les murs de la prison de Châtellerault en ce début de printemps. L’austère registre d’écrou, sur l’une de ses pages poussiéreuse et écornée, nous décrit cette femme, permet de l’imaginer : « 1m50, blonde aux yeux roux, habillée d’une capote noire, une robe bleue, une jupe, une chemise, une paire de soulier et une coiffe ».

Françoise Laglaine fait partie des 467 femmes incarcérées à Châtellerault entre 1834 et 1855, seule période pour laquelle les registres sont parvenus jusqu’à nous.

Toutefois, elle appartient à une catégorie particulière parmi ce demi-millier de détenues : elle figure parmi les quatre auteurs d’un infanticide…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Gwénaël MURPHY sur le site de CCHA

J’ai gardé la tête haute (Kristiyana Valcheva)

Parution : 23 juin 2007 – « Je m’appelle Kristiyana Valcheva, je suis infirmière, j’ai passé injustement huit ans de ma vie dans les prisons libyennes. J’y ai été torturée, humiliée, condamnée à mort. Mais tout au long de ces années de souffrance, jamais je n’ai renoncé. Aujourd’hui, je veux clamer mon innocence à la face du monde. »

1999, en Libye. Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien sont arrêtés, accusés d’avoir volontairement inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants.

Kristiyana Valcheva est l’une de ces infirmières. Enlevée en bas de chez elle, elle ne saura jamais pourquoi elle a été choisie. Elle n’a jamais travaillé dans l’hôpital concerné ! Mais les policiers qui l’ont enlevée veulent lui faire avouer qu’elle est à la tête d’une machination diabolique destinée à tuer des enfants libyens.

Pour en arriver là, ils vont tenter de la briser. Piétiner son esprit, annihiler ses forces physiques et mentales. La torturer.

Des mois durant, toutes les nuits, elle est frappée et torturée. Mais Kristiyana a décidé de résister. Commence alors pour elle, depuis sa prison, un très long combat contre la douleur, le mensonge, le temps, qu’elle raconte pour la première fois dans ce témoignage exceptionnel.

« Une histoire de fous, inventée par des fous, dans un monde de fous », écrit-elle aujourd’hui. Cette femme est une héroïne, par sa force de résistance, mais aussi par le courage et l’énergie qu’elle a su insuffler autour d’elle. Au terme de ces huit ans d’horreur, Kristiyana a sauvé plus que sa vie, elle a sauvé son âme. Elle est toujours Kristiyana. Elle a gardé la tête haute.

XO Editions

 

 

En Arizona, des détenues protestent contre l’absence des produits d’hygiène de base

L’administration pénitentiaire, qui est l’une des mieux financées de l’État, demeure indifférente aux pénuries de papier toilette.

Dans la prison de Perryville, en Arizona, la dignité des prisonniers et prisonnières n’est pas une priorité pour l’administration. Des lettres envoyées récemment par deux détenues témoignent des conditions précaires dans lesquelles elles sont maintenues, privées des produits d’hygiène de base.

«Je suis arrivée à court de papier toilette le dimanche 9 septembre, et bien que j’en aie continuellement demandé, on m’a dit qu’il n’y en avait plus. Ils avaient des serviettes hygiéniques, que j’ai utilisées à la place, jusqu’au lundi 1eroctobre, quand il n’y en avait plus. J’ai alors dû utiliser un gant de toilette jusqu’au mercredi matin», écrit une femme…

Repéré par Léa Polverini — 14 octobre 2018 sur le site Slate

Le bagne de Rochefort (1767-1852). Une nouvelle exposition proposée par Abigaëlle Marjarie…

00-vignette-bagne-rochefort.jpg__250x327_q85_crop_subsampling-2_upscaleLe bagne de Rochefort (1767-1852). Une nouvelle exposition proposée par Abigaëlle Marjarie, à découvrir sur Criminocorpus,

Abigaëlle Marjarie a suivi une formation en master de « Direction de projets ou établissements culturels, parcours développement culturel de la ville » à l’université de La Rochelle (2016-2018). Elle a réalisé dans le cadre de cette formation une exposition sur l’histoire du bagne de Rochefort (1767-1852)

(Rochefort, entrée de l’Arsenal (détail), C. Louis Mozin, Musée Hèbre de Saint Clément, inv. BA 22-134)