Archives pour la catégorie Politique

Seize femmes d’élite : de la Résistance à l’Assemblée nationale

Le livre. Depuis 1993, chaque nouvelle législature bat le record de la précédente. En 2017, ce sont 224 femmes qui ont été élues à l’Assemblée nationale, représentant 38,8 % des députés ; en 2012, elles n’occupaient qu’un quart de l’Hémicycle, contre à peine plus de 18 % en 2007. Au regard de ces vingt dernières années, la place des femmes au sein de la représentation nationale semble acquise et le mouvement de la féminisation du monde politique enclenché de manière inéluctable.

Michèle Cointet, spécialiste de la seconde guerre mondiale et particulièrement de Vichy, vient nous rappeler non seulement qu’il n’en a pas toujours été ainsi, mais, surtout, à quel point cette voie fut difficile à ouvrir pour les seize pionnières, ces « seize femmes d’élite ». A partir de novembre 1943, dans la France libre d’Alger puis installée dès 1944 à Paris, l’Assemblée consultative provisoire fut la première à accueillir des femmes, désignées par le Conseil national de la Résistance.

Ce changement vient d’un homme

Peu de temps après leur passage, la voie s’était déjà refermée, dès après la légalisation du droit de vote féminin, le 21 avril 1944 ; de 5,6 % de femmes dans la première assemblée constituante de 1945, le taux a chuté à 1,4 % en 1958 pour ne remonter à 4,3 % qu’en 1978 et dépasser les 10 % qu’à partir de 1997. « Le changement n’est jamais qu’une étape à consolider, un édifice dont il faut sans cesse entretenir les fondations et qui a besoin d’être agrandi » , rappelle l’auteure, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’université de Tours.

En 1944, ce changement vient d’un homme, Charles de Gaulle, « véritable créateur du droit de vote des Françaises », prérequis indispensable pour obtenir celui d’être éligibles. Le général veut « restaurer la République » et « marquer la rupture avec un monde politique archaïque » ;« la Résistance engendre une république renouveléeLes…

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Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum

Parution du livre le 3 mars 2016 – Thérèse Pereyra sera durant 20 ans le grand amour caché et l’inspiratrice de Léon Blum. Alors que l’on célèbre les 80 ans du Front Populaire, Dominique Missika fait découvrir une femme lumineuse qui dut, malgré elle, rester dans l’ombre.

Née dans la bourgeoisie qu’on disait encore israélite, mariée à un agent de change, Thérèse, est une jolie fille, piquante, sportive, au tempérament d’artiste dans le Paris de la Belle Epoque. Infirmière décorée pendant la Grande Guerre, elle tombe amoureuse de Léon Blum, alors conseiller d’état, critique littéraire, dandy, et auteur d’un sulfureux ouvrage Du Mariage. Alors qu’elle divorce, Blum, lui, ne s’y résout pas. Commence une liaison qui durera 20 ans.

Libre, résolument moderne, Thérèse accepte, malgré son féminisme, de rester dans l’ombre du leader de la SFIO. Décoratrice, elle ouvre une boutique rue de Miromesnil au temps des Années folles, conduit son amant dans son bolide dans l’Aude où il est candidat, milite à la section la section du XVIe arrondissement de la SFIO, entre au Comité national des Femmes Socialistes. Les deux amants partagent une belle complicité intellectuelle et politique – non sans renoncements du côté de Térèse.

Leur mariage au moment du Front Populaire, fait d’elle le témoin privilégié de cette folle « embellie ». Première dame avant l’heure, celle que les socialistes désignent affectueusement comme la « citoyenne Blum », sacrifie sa santé à la grande aventure, luttant en cachette contre la maladie. Elle meurt lorsque tombe le Front Populaire.

Dominique Missika fait revivre la complexité du « métier de femme » dans ces années de grandes espérances où tout survient trop tôt.

Historienne et directrice éditoriale des éditions Tallandier, Dominique Missika a publié notamment deux biographies de femmes, Berty Albrecht (Tempus) et L’Institutrice d’Izieu (à paraître en Points) ainsi qu’une Histoire des Françaises au XXe siècle (Seuil 2014). En 2009, elle révélait dans « Je vous promets de revenir », le dernier combat de Léon Blum lors des années de guerre, de 1940 à 1945.

Alma Editeur

Le pantalon d’Alice Saunier-Seïté, ministre des Universités

En 1976, Alice Saunier-Seïté, ministre des Universités, fut la première à pénétrer dans le palais Bourbon vêtue d’un pantalon. Une apparition si incongrue qu’elle entraîna une réaction du Premier ministre Jacques Chirac regrettant qu’elle dégradât ainsi sa fonction et jusque l’image de la France. Le Salon des dames
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In 1976, Alice Saunier-Seïté, Universities minister, was the first woman to enter the Bourbon palace wearing trousers. It was such an unusual sight that Prime Minister Jacques Chirac criticised her for degrading not only her role but also the image of France.

Née le 26 avril 1925 à Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche), Alice Saunier-Seïté a connu une importante carrière universitaire avant son entrée en politique. Maître de conférences de géographie (1963), puis professeur à la faculté des lettres de Rennes (1965-1969). Elle est nommée vice-présidente de l’université de Paris-XI (1970-1971).

Grande carrière

Mme Saunier-Seïté a été la première femme à occuper des fonctions jusque là dévolues aux hommes : première femme doyen de faculté, en lettres, à Brest (1968-1969), première femme recteur d’académie, à Reims (1973-76), première femme nommée professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) en 1981.

Alice Saunier-Seïté a également été secrétaire général adjoint du Parti républicain, puis présidé le Mouvement national des élus locaux (1990-98). Conseiller de Paris depuis 1983, elle était en outre membre depuis 1995 de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques). Elle est par ailleurs l’auteur de nombreuses publications sur les régions arctiques et sur l’aménagement du territoire. Décédée en août 2003…

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Parution du livre le 19 août 2010 – Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne le dicton « porter la culotte ». Au cours de la Révolution, il se charge d’une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément clé du nouvel ordre politique. Mais l’Ancien Régime continue pour les femmes, qui, sur le plan tant vestimentaire que social, n’accèdent ni à la liberté ni à l’égalité. Privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, elles sont interdites de pantalon.

Rien de tel qu’un interdit pour susciter le désir… Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l’émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont les femmes connues et inconnues qui s’approprient l’habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 pour que le pantalon soit féminisé et devienne un vêtement mixte. Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. Pourquoi l’ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s’habiller en homme n’est-elle toujours pas abrogée ? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une « journée de la jupe » ? L’actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l’histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin. Editions du Seuil Sciences humaines Histoire L’Univers historique

Christine Bard, professeure d’histoire à l’université d’Angers (CERHIO / Centre d’histoire de Sciences Po), est notamment l’auteure des Garçonnes (Flammarion, 1998) et de Ce que soulève la jupe (Autrement, 2010).

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

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Les femmes de la Révolution à nos jours : des progrès mais point d’égalité

Vous avez pu observer la semaine dernière un début d’émancipation chez les femmes du Moyen Âge. Mais la Renaissance amorce un sévère recul avec le retour du droit romain.

Les espoirs nés de la Révolution française tournent court et la bourgeoisie triomphante renvoie les femmes à leurs fourneaux et leurs crinolines.

Isabelle Grégor conclut son récit sur les immenses avancées du XXe siècle occidental…

Les femmes de la Révolution à nos jours : : des progrès mais point d’égalité

Dulcie September, personnalité politique sud-africaine et militante anti-apartheid

Dulcie September est une personnalité politique sud-africaine et une militante anti-apartheid, née le 20 août 1935 dans la banlieue du Cap, assassinée le 29 mars 1988 à Paris.

À la suite de l’élection de François Mitterrand en 1981, le Congrès national africain n’est plus considéré comme une organisation terroriste par la France et peut ouvrir un bureau à Paris. Elle en prend la direction au début de 1984. Après une agression dans le métro en 1987, elle demande une protection policière, ce qui lui est refusé. Craignant pour sa sécurité, elle déménage et va habiter à Arcueil. Le 29 mars 1988, elle est assassinée devant la porte de son bureau. Son assassin, qui l’attendait à l’étage supérieur, lui loge 5 balles dans la tête . L’association Survie notamment accuse les services secrets français d’avoir collaboré à cet assassinat. Avant son assassinat, Dulcie enquêtait sur un trafic d’armes entre la France et l’Afrique du Sud.

Le 14 juillet 1996, Nelson Mandela honore de sa présence la pose d’une plaque lors d’une cérémonie commémorative devant son dernier domicile, à Arcueil.Le Salon des dames
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Dulcie September is a South African political figure and anti-apartheid activist, born on 20 August 1935 in the suburbs of Cape Town, murdered on 29 March 1988 in Paris.

After the election of François Mitterrand in 1981, the African National Congress is no longer considered as a terrorist organization by France and can open an office in Paris. She took over in early 1984. After an assault in the subway in 1987, she asked for police protection, which she was denied. Fearing for her safety, she moved and moved to Arcueil. On 29 March 1988, she was murdered outside her office door. Her murderer, who was waiting for her on the top floor, shoot her. The association Survie notably accuses the French secret services of having collaborated in this assassination. Before his assassination, Dulcie was investigating an arms trade between France and South Africa.

On July 14, 1996, Nelson Mandela honored the presence of a plaque at a commemorative ceremony in front of his last residence in Arcueil.

Les femmes dans les « troubles » du XVIe siècle

iconeLa France a connu, dans la seconde moitié du XVIe siècle, près de quarante années de conflits civils et religieux, dans lesquels les femmes, toutes sortes de femmes, ont été très présentes. Comme cibles des crimes de guerre bien entendu, mais aussi comme comploteuses, comme espionnes, comme propagandistes, comme négociatrices des paix  et même comme combattantes, à la défense des villes ou des châteaux, « pique à la main ». Cette activité des femmes, que soulignent toutes les sources, s’explique par divers phénomènes sociaux, politiques et culturels propres à la Renaissance ­ notamment la vigueur du débat sur le rapport des femmes au pouvoir (la dernière guerre civile ayant divisé partisans et détracteurs de la loi salique). Histoire patente, passionnante, et pourtant effacée : absente des livres d’Histoire, éradiquée de la mémoire des Français. C’est qu’elle touche à la guerre, à la paix, à la violence, à la vie de la cité : au cœur de la domination masculine.

5 | 1997 : Guerres civiles Dossier Les femmes dans les « troubles » du XVIe siècle Éliane VIENNOT

eliane-viennot-272x260Éliane VIENNOT. Agrégée de lettres modernes, maîtresse de conférences à l’Université de Corse, elle s’intéresse depuis la fin des années 70 aux relations entre les femmes et la sphère publique depuis la Renaissance. Elle a publié entre autres Femmes et pouvoirs sous l’Ancien Régime (ss. la dir. de, en collaboration avec Danielle Haase-Dubosc, Rivages, 1991), Marguerite de Valois, histoire d’une femme, histoire d’un mythe (Payot, 1993), La Démocratie `à la française’, ou les femmes indésirables (ss la dir. de, Presses de l’Université de Paris VII, 1996)…

Pour en savoir plus et lire le texte intégral clio.revues

AAR – Histoire des femmes et rapport de pouvoir, ancien régime et …

Éliane Viennot – professeure de littérature à l’Université Jean Monnet …

Conférence d’Eliane Viennot (9 mai 2009) – vidéo Dailymotion

Émotion à l’Élysée – Cela s’est passé le 16 février 1899 : « Ce n’est pas de nos jours que l’on verrait des choses pareilles » …

Émotion à l’Élysée. Le président de la République est mort dans les bras de sa maîtresse. Cela s’est passé le 16 février 1899 … Ce n’est pas de nos jours que l’on verrait des choses pareilles …

Félix Faure, président de la République française (30 janvier 1841, Paris -16 février 1899, Paris) La victime, Félix Faure, était un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant.

Il a été élu à la présidence de la République par une coalition de modérés et de monarchistes le 17 janvier 1895 suite à la démission de Jean Casimir-Périer. Ses contemporains le surnommaient affectueusement le «Président Soleil» en raison de son amour du faste.

La rumeur publique crut d’abord que sa compagne des derniers instants était Cécile Sorel, une actrice célèbre du moment. On sut dix ans après qu’il s’agissait d’une demi-mondaine du nom de Marguerite Steinheil.

On prête à Georges Clemenceau le mot suivant : «Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui».

Il est vrai que le président n’avait rien accompli de marquant même s’il possède aujourd’hui une belle avenue parisienne et une station de métro à son nom.

On retient seulement qu’il s’opposa à la révision du procès du capitaine juif Alfred Dreyfus, faussement accusé de trahison, et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

Deux jours après sa mort, les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles élisent son successeur, Émile Loubet, connu pour être dreyfusard. Le nouveau président est aussitôt conspué aux cris de «Élu des Juifs !»

Quelques jours plus tard, pendant les funérailles de Félix Faure, le polémiste Paul Déroulède tente d’entraîner un général dans un coup d’État en vue de faire la guerre à l’Allemagne. Il est temporairement banni.  Herodote.net

ob_462626_ob-056637-p1150922Indépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

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Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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