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179 – Portrait du jour : Mary G. Ash, auteur de fantastique, fantasy…

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Bienvenue sur notre site Mary . Ph.P.

Pour son 179ème portrait du jour le carnet criminocorpus accueille Mary G. Ash.

Six romans, plusieurs nouvelles et trois enfants à mon actif. De formation ingénieur, j’ai travaillé vingt ans pour Orange, principalement en tant que chef de projet informatique.

“Auteur de fantastique, fantasy, SF et plus si inspiration, j’écris sous le nom de Mary G. Ash depuis 2014.

Lorsque l’opportunité s’est présentée, j’ai renoncé à mon activité d’ingénieur pour me consacrer à l’écriture.

Passionnée de lecture tous azimuts : fantastique, fantasy, SF, bien sûr, mais aussi thrillers, romans historiques, épopées romantiques, classiques… Fan inconditionnelle de Robin Hobb, de Diana Gabaldon ou d’Andrea Japp. Et lectrice pour l’association Lire&Faire Lire, qui encourage chez les enfants le goût pour la lecture en allant lire des histoires dans les écoles.

Et j’ai la chance d’habiter Perros-Guirec, au cœur de la côte de Granit Rose !

Je pratique la planche à voile et le taichi : la première pour le fun et le second pour rester zen (mais ça ne marche pas très bien :-)). J’adore la natation artistique, en tant que spectatrice et admiratrice, après avoir entraîné quelques années des équipes de jeunes nageuses d’un club local.

 Depuis, décembre 2017, une coopération avec une jeune maison d’édition bordelaise

En 2017, j’ai soumis à plusieurs maisons d’édition, dont Gloriana, le premier tome des « enfants de Dis Pater », une trilogie historique fantastique. Il s’appelle encore à cette époque Cristal Noir, et ne deviendra Pacte de Brumequ’un an plus tard.

En 52 avant Jésus-Christ, Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César. C’est la fin de la tentative de rébellion des tribus gauloises. Pacte de Brume est le premier tome d’une relecture fantastique événements étroitement liés à la Guerre des Gaules, croisant mondes moderne et antique.

Les Gaulois, parfois désignés par César sous le nom des Enfants de Dis Pater, croyaient en la réincarnation. Quand vous entendez les tambours vibrer, les cornemuses résonner, ne ressentez-vous pas comme un appel, ancien et irrésistible ? N’éprouvez-vous pas ce frisson au creux de l’estomac ? Peut-être êtes-vous l’un d’entre eux, guerrier ou guérisseur du premier siècle avant l’an zéro, âme voyageuse, revenue parmi nous. Et s’il est une fraction de notre humanité susceptible de traverser le temps, ce sont les sentiments intenses tels que l’amour et son sombre jumeau, la haine.

La trilogie des Enfants de Dis Pater est une histoire de vengeance, de guerre, et d’amour. Ses héros ne s’impliquent pas dans l’éternelle quête de l’objet magique, ils ne s’inscrivent pas dans l’habituelle lutte du bien contre le mal, ils ne sont pas les héritiers secrets d’un trône mystérieux. L’objet magique, ils l’ont déjà. Le bien ? Le mal ? Zoé vous répondrait que Catuan n’était pas mauvais, qu’il voulait simplement la liberté et l’indépendance pour son peuple, et qu’il n’était pas le premier à estimer que la fin justifiait les moyens. L’héritier attendu depuis des siècles ? Le Druide-Guerrier ? Peut-être n’est-il jamais né, à moins que les hommes ne l’aient pas reconnu, ou qu’il soit encore à venir. Et pourtant leur histoire va déterminer la grande Histoire.

Pacte de Brume et Pacte d’écume , les tomes 1 et 2, sont sortis en octobre 2018 et mars 2019 ; le troisième et dernier tome est prévu pour l’automne 2019.

=> 4e de couverture de Pacte de Brume :

Jules César les appelait « Les enfants de Dis Pater ». En 58 avant Jésus-Christ, ils peuplent un territoire que seule Rome nomme alors la Gaule. Parmi eux, Iouna, fille d’un druide influent d’Armorique, formée aux arts de la guérison, de l’astronomie, de la divination. Son clan, les Orinii, possède depuis des temps immémoriaux trois Pierres qui ont toujours contribué à sa puissance. La légende raconte que celui qui ceindra la triade de joyaux sacrés, le Druide-Guerrier, deviendra invincible.

Deux mille ans plus tard, Cassilda, pourchassée par un mystérieux ennemi, est la victime d’une série événements inexplicables, qui vont l’entraîner jusqu’au seuil de la mort. Seule l’une des Pierres, étrangement réapparue, pourra peut-être la sauver.

Quel est ce terrible secret qui semble lier les deux jeunes femmes à travers les brumes du temps ?

Vous pouvez retrouver mes nouvelles et des extraits de mes romans sur :

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Ces femmes qui ont rejoint De Gaulle à Londres : Janine Hoctin-Boulanger

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Janine Hoctin-Boulanger. La guerre comme fin d’adolescence. Septembre 1939, Janine, une parisienne de tout juste 16 ans est en voyage scolaire en Angleterre. A Hastings, elle apprend la déclaration de guerre. Pour éviter tout risque lors du retour, elle reste, avec l’accord de ses parents, outre-Manche. Puis le temps passe. La guerre s’installe. Janine est coupée de la France. Comme elle veut bien faire, elle s’engage dans la Croix rouge pour s’occuper des enfants évacués de Londres et des blessés des bombardements, en attendant mieux. Janine découvre la vraie guerre avec le Blitz de Londres. Arrive enfin, le 7 novembre 1940, la création du corps féminin des volontaires françaises…qui n’engagent que des Françaises de 18 ans! Qu’à cela ne tienne, Janine triche sur son âge. De plus, comme par hasard, son passeport est perdu. Janine va aller se former à Bournemouth en décembre 1940. Sous les bombes. D’abord interprète « anglais » pour les FNFL, elle vit surtout dans les caves de Londres la nuit, nerfs mis à rudes épreuves. Sa caserne est détruite (avril 1941). Puis mademoiselle Hoctin devient conductrice en 1942 (camp de Camberley). Elle y apprend la mort de son père. Devenue chauffeur officiel des hautes autorités, nuit et jour, Janine verra la guerre en roulant, accompagnant les plus grands dont de Gaulle « distant mais totalement investi de sa mission ». Au camp de Camberley, elle rencontre le sergent Bernard Boulanger, de la 1ère compagnie du 501ème RCC, qu’elle ne reverra que deux ans plus tard (avril 1944). La mère de Janine, elle, entrera dans la résistance (réseau Confrérie Notre Dame, c’est Janine qui la « proposa » au « colonel Rémy »). Rentrée en France après la libération de Paris, mademoiselle Hoctin continuera à servir dans le cadre de la mission de ré-administration de la France (avec Claude Hettier de Boislambert, Mission militaire française de liaison administrative (MMLA)) avant de retourner l’état-major de la marine. Janine se mariera le 5 avril 1945 avec Bernard Boulanger, passé adjudant.
Janine a reçu la légion d’honneur en 2010 et est décédée le 20 février 2016.
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Rudolph de Patureaux Ecrivain

Rendre hommage aux « War brides », ces femmes oubliées … à travers deux romans de Karine Lebert et une BD de Julien Frey

Les War brides. C’est ainsi que l’on appelle ces femmes qui au lendemain de la seconde guerre mondiale ont épousé un GI américain, et qui ont tout laissé derrière elles pour aller vivre en Amérique… L’Histoire les a totalement oubliées, et pourtant les War brides seraient plus de 200 000 à être originaires d’Europe, et principalement de France et de Normandie.

« Les Amants de l’été 44 » paru en mars 2018 aux Presses de la cité, vient d’être couronné du Prix Littéraire Lévarey-Levesque par l’association des anciens élèves du Lycée François 1er du Havre. Une belle reconnaissance pour son auteur, Karine Leber, qui par le biais de ce roman et son tome 2, « Pour l’amour de Lauren », fait œuvre de mémoire en faveur de ces femmes totalement oubliées par l’Histoire.

Parution le 15 mars aux éditions Presses de la Cité. – « Cela fait plusieurs années que cette histoire me trotte dans la tête. Raconter le destin d’une Normande, Philippine, éprise d’un GI, Ethan, en 1944, dans cette Normandie enfin libérée mais martyrisée par les bombardements. Une jeune fille amoureuse et naïve dont la jeunesse a été perdue à cause de l’occupation. Les Etats-Unis, ce pays de Cocagne, et le séduisant GI en uniforme qui lui semblent plein de promesses. L’avenir radieux qui lui tend les bras. Raconter la vie dans les camps « cigarette » le voyage en bateau de ces war brides, du Havre jusqu’à New York, puis l’existence, souvent désenchantée, au Montana, en Pennsylvanie ou, comme mon héroïne, en Louisiane, de ces petites Normandes devenues américaines. Mais le raconter sous la forme (presque) d’un roman policier à travers l’enquête d’une femme d’aujourd’hui, la petite-fille new-yorkaise de Philippine et d’Ethan, Gemma Harper. Laquelle ne sera pas non plus insensible au charme de la Normandie… » 

Biographe et journaliste d’architecture et de décoration intérieure, Karine Lebert connait bien la Vendée, ses parents, bien que normands, vivant depuis 15 ans à Saint-Gilles-Croix-de -Vie. Après une enfance dans l’Orne, elle a été biographe pendant quinze ans.

Aujourd’hui, journaliste à Paris Normandie et Maisons Normandes, elle également membre de la SADN (Société des Auteurs de Normandie), de la Société des Écrivains de Vendée et de la SGDL (Société des Gens de Lettres)

C’est une passionnée. Ses héroïnes sont à son image et c’est grâce à l’écriture qu’elle sait redonner aux femmes une place prépondérante dans l’Histoire Pour en savoir plus sur Ecrivainsvendee.wordpress.

Le tome 2 des « Amants de l’été 44 » est paru aux Presses de la Cité. Ce sera aussi la fin des aventures de Gemma et de Philippine dans cette Normandie chère à mon coeur, de Honfleur à Barfleur, de 1944 à 2001. Aujourd’hui, je suis très heureuse de vous présenter la couverture. Cette histoire m’a accompagnée pendant deux ans. Parmi tous mes livres, elle a une résonance particulière. Je vous souhaite à l’avance une belle lecture de « Pour l’amour de Lauren »…  Karine Lebert

Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant de femme d’affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part depuis Honfleur sur les traces de son aïeule, Philippine, cinquante ans après, grâce à ceux qui l’ont connue. Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau G1 rencontré à l’été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane.

Passé le choc de la découverte du Nouveau Monde, le bonheur s’offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions de son pays natal ? Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ? Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ? … Entre deux continents, deux époques, portraits croisés de deux femmes entières qui vibrent à l’unisson. Pour l’amour d’une petite fille, Lauren…

13 – Portrait du jour : Karine Lebert, l’auteure du roman « Les Amants …

https://criminocorpus.hypotheses.org/46814

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Lorsque Julien débarque dans le Michigan pour y rencontrer la famille américaine de sa femme, il découvre l’Amérique du Midwest marquée par la crise des subprimes et des cousins pas ordinaires. Mais surtout, il rencontre Odette, la grand-tante française au caractère bien trempé. Cette parisienne qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, s’est mariée avec un soldat américain. Comme elle, 200 000 européennes ont quitté leur famille et leur pays par amour pour un GI. 200 000 femmes qu’on appelle des « War Brides ».

Revue de presse :

Les talents de conteur de Julien Frey servent brillamment ce sujet peu connu du grand public. L’histoire d’amour se mêle à la grande Histoire, et la ligne Claire de Lucas Varela rend le récit d’autant plus passionnant. Philippe Peter (Le Parisien)

Un récit authentique formidablement raconté, une découverte humaine amusante et touchante, au delà des clichés. Mick Léonard (Planète BD)

Narrée d’une fine plume par Julien Frey, mis en images dans un style semi-réaliste et des tons pastels par Lucas Varela, Michigan fait partie des meilleurs romans graphiques du moment. Philippe Muri (La Tribune de Genève)

Julien Frey et Lucas Varela entraînent le lecteur dans ce qui était le rêve américain et qui prend à notre époque des allures de déroute. Reste une histoire pleine de nostalgie et de tendresse pour cette tante d’Amérique. S.Salin (BD GEST)

Né en 1977, Julien Frey grandit à Paris. Titulaire d’une licence de cinéma, il participe à l’écriture d’une quinzaine de séries d’animation pour la jeunesse (« Casper, « Ava Riko Téo, « Geronimo Stilton », etc.). Julien s’oriente ensuite vers des projets plus personnels. En 2013, il participe régulièrement à la revue de bande dessinée ‘Papier’, dirigée par Lewis Trondheim. L’année suivante, en collaboration avec Dominique Mermoux, il publie « Un jour il viendra frapper à ta porte » (Delcourt), un premier album autobiographique sur la quête des origines et le devoir de mémoire. Avec le dessinateur Lucas Varela, il sort « Michigan » (Dargaud, 2017). En 2018, parait « Avec Edouard Luntz » (Futuropolis), en collaboration avec Nadar. Les deux auteurs travaillent actuellement sur un nouveau projet. Julien vit à Montpellier, avec sa femme et leurs deux enfants…

  • Éditeur : Dargaud (7 avril 2017)
  • Collection : Michigan. Sur la route d’une War Bride

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Elisabeth « Brigitte » Friang. La résistante de Diên Biên Phu

Elisabeth « Brigitte » Friang. La résistante de Dien Bien phu. En Aout 1943, Elisabeth, voulant faire médecine, jeune fille de bonne famille de 19 ans, choisit son camp. Celui de la France libre. Elle entre en résistance (jouant de son côté angélique, elle vole des armes aux Allemands) puis au BCRA du colonel Passy. Les services secrets. Elle sera en charge (avec d’autres) et malgré son jeune âge, de l’organisation des opérations aériennes du nord-ouest. Le BOA. Nom de code Galilée 2. Elisabeth devenue « Brigitte » vérifie les zones de parachutages, transporte les valises de radioguidage. Plus tard, Brigitte est sollicitée par l’agent Britannique Yeo-Thomas (voir mon t.4) pour participer à l’évasion de Pierre Brossolette (arrêté le 4 février 1944 en Bretagne). 21 Mars 1944, malheureusement le plan avorte. Suite aux « aveux» d’un agent de liaison, Pierre Manuel, Brigitte (et son compagnon) sont arrêtés au Trocadero. Elle prend une balle dans le ventre lorsque la Gestapo l’appréhende. Tabassée, torturée (on lui cogne la tête contre les murs), Brigitte ne parle pas. Elle va être envoyée en déportation. Direction Ravensbrück (exactement le kommando de Zwodau)! Puis elle survivra aussi à la marche à la mort vers Dachau pendant l’hiver 1945 (470 kms à pied), ne voulant pas laisser ses os en terre allemande et reviendra à Paris. A son retour à Paris, hôtel Lutetia, elle pèse aussi peu qu’un enfant de huit ans (26 kilos). Puis, Brigitte sera attachée de presse d’André Malraux avant de devenir correspondante de guerre en Indochine (1951). Pour suivre les troupes, elle passera son brevet de parachutiste militaire. Brigitte vivra comme un homme, au milieu des soldats (une vie de frousse selon ses dires). Son aventure se terminera à Dien Bien Phu, ou elle sera parachutée. Étant une femme et non militaire, Brigitte sera exfiltrée de « force », alors qu’elle désire rester jusqu’au bout avec les soldats.

Je vous engage à lire ses oeuvres : Regarde-toi qu meurs qui meurs (1947) et les fleurs du ciel (1955)

Brigitte est décédée le 6 mars 2011.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

Lire une vidéo sur http://www.memoresist.org/temoignage/brigitte-friang/

Les volontaires féminines FFL

¨Mai 1941. Camp de Camberley. Les volontaires féminines FFL recrutées par la Française Simone Mathieu, créatrice de leur unité, s’initient au port du masque à gaz. Elles étaient, à cette date, 126. N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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ob_a93e53_1687livor« Pour les engagées volontaires « mili­taires », le général de Gaulle signe l’acte officiel de création le 7 novembre 1940 « du corps féminin des volontaires fran­çaises » qui prend le nom plus ad hoc, le 16 décembre 1941, de « Corps des volon­taires françaises ». Cette création est une innovation de la France libre qui répond au souhait de Françaises de s’engager. Parmi elles, l’ancienne championne de tennis, Simone Mathieu, une des premières à avoir demandé une inscription au sein des Forces françaises libres (FFL). Elle a servi au cours de l’hiver 1939-1940 dans le Women Military Service et, le 19 juin 1940, ayant eu connaissance par la presse de l’appel du général de Gaulle, propose ses services au général. Faute de réponse et parce qu’elle menace de s’engager dans l’armée anglaise, l’amiral Muselier, chargé de l’intérim de De Gaulle alors à Dakar, lui répond d’autant plus favorable­ment que depuis l’été il emploie, à son état-major, des jeunes femmes qui portent un uniforme bleu marine dont il a lui-même choisi le chapeau. 11 charge Simone Mathieu de la mise sur pied de ce corps des volontaires féminines constitué sur le modèle anglais de YAuxiliary Territorial Service (ATS) et avec lequel elle apprend le métier à l’École des cadettes britan­niques.

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Pour former cette unité, elle passe des annonces dans les journaux spécifiant que les candidates doivent avoir entre dix-huit et quarante-cinq ans au plus et avoir la nationalité française (de naissance ou par leur mariage). Destinées à dégager les combattants des tâches civiles, elles sont conductrices, mécaniciennes, infirmières, médecins, secrétaires, simples plantons, photographes, dessinatrices. Certaines sont affectées au chiffre, d’autres au service de guet sur les toits de Londres les soirs d’alerte, plus généralement à tous les postes où elles peuvent remplacer un homme. D’autres, plus rares, deviennent parachutistes afin d’effectuer des missions en France. Elles signent, comme les hommes, un engagement pour la durée de la guerre plus trois mois et suivent l’instruction et l’entraînement avec leurs collègues anglaises de l’ATS au camp de Bournemouth…

Pour en savoir plus voir 18 destins du 18 juin: portrait de Simonne Mathieu portrait-de-simonne-mathieu/

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google

blog de Philippe Poisson

La reconnaissance du rôle de la femme dans l’histoire de l’art – Conférence de Laurence DIONIGI

La reconnaissance du rôle de la femme dans l’histoire de l’art – Conférence de Laurence DIONIGI à la Maison de France au 42 rue Grimaldi à Monaco le 13 février 2019 à 18 heures 30

4 – Portrait du jour : Laurence Dionigi,  l’auteure de l’Opération d’Encre et d’Azur

Laurence DIONIGGI

Alphonsine Loretti. Héroïne par devoir

49405640_1986934884762215_8848321306291077120_nAlphonsine Loretti. Héroïne par devoir. La guerre va trouver Alphonsine sur son chemin à Alger, en 1943. Elle y vit avec son mari. Tirailleur à la 3ème DIA. Elle a 28 ans. Comme d’autres femmes, elle s’engage chez les « chaufferettes », les conductrices d’ambulances rejoignant ainsi, à sa façon, son mari dans le conflit. A la fin de sa formation au 27ème escadron du train, cette belfortine d’origine va partir en Italie. A Naples. Décembre 1943. Elle conduit une des Dodge WC54. La bête américaine lui fait les bras. A peine arrivée, Alphonsine est jetée dans la bataille. Dans les Abruzzes. Au Monte Cassino. Au sein du 3ème bataillon médical. Il fait froid et il pleut une neige fondue tout le temps. Le ravitaillement manque. Le danger est partout. L’artillerie allemande semble traquer les ambulances sur les routes parfois sommairement aménagées et détrempées. Routes dite de la mort comme celle d’Acquafondata. Le 5 février 1944, les ambulances doivent partir chercher des blessés au village de Terelle. Elles sont cinq à se précipiter. Courageuses sans se poser de questions. Il fait nuit. L’aller se passe bien. Au retour, en sortant du mont Rapido, les ambulances croisent une Willys qui vient de sauter sur une mine. Prise en charge des blessés immédiate. L’artillerie allemande tape et tape. Des éclats trouent les Dodge. Alphonsine est touchée à mort (jambes sectionnées) et tombe dans la boue. Le convoi repart. Alphonsine meurt en route. Plus d’une dizaine d’heures pour rejoindre le PC médical. Alphonsine, ou « Lorette », fut la première infirmière française à mourir en Italie et la toute première femme décorée de la médaille militaire.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain