Archives pour la catégorie Non classé

« Parfois dans le mot féminisme, il y a trop de séparation. » – Marion Cotillard

Le Salon des dames – Dommage que le mot féminisme soit entaché car son propos est très beau.

« Je ne me considère pas comme féministe. Nous devons nous battre pour les droits des femmes, mais je refuse de séparer les hommes et les femmes. Nous sommes déjà séparés mais nous sommes différents et c’est cette différence qui crée cette énergie de création et d’amour. Parfois dans le mot féminisme, il y a trop de séparation. » – Marion Cotillard

Le chemin des « mauvaises filles » : Une exposition thématique afin de valoriser la recherche sur la déviance et la délinquance des mineures

Les questions méthodologiques ont été nombreuses autour de l’élaboration de l’exposition « Mauvaises filles » par une équipe de chercheur.e.s pluridisciplinaires et de praticien.ne.s de l’éducation spécialisée. Il s’agissait tout d’abord de concilier, d’articuler les différentes disciplines autour d’une scénographie spécifique, afin de réussir à rendre accessibles les recherches scientifiques, dans leurs nuances et leur complexité, sans les galvauder. Il a également été question de donner corps aux recherches, de les nourrir charnellement en créant des portraits « de mauvaises filles » dont l’histoire de vie problématisait lesdites recherches.

Après deux ans de travail, l’exposition « Mauvaises filles » était présentée sous la forme pédagogique et ludique d’un « jeu de l’oie blanche ». Les pions, trois jeunes filles à des époques différentes, amorcent la dimension diachronique de cette exposition. Le chemin social tracé à la jeune fille par son éducation et par les rouages juridiques et institutionnels laisse largement place à tous les éléments qui perturbent cette voie déterminée. La déviance, qui, saisie par le droit pénal, devient délinquance, est au cœur de l’exposition et entraîne le public vers les stands d’une fête foraine, lieu symbolique de dangerosité sociale par le rassemblement momentané d’individus de classes, de “races” et de sexes différents. Les différents stands montrent le caractère contextuel, évolutif et différencié selon les sexes, les normes. Le traitement institutionnel de cette déviance, qu’il soit judiciaire, médical ou social, est également abordé du XIXe siècle à nos jours. La jeune oie blanche, qui, quel que soit son parcours, a nécessairement dévié d’une manière ou d’une autre, gagne sa liberté ou tombe dans la clôture selon le hasard des dés et les choix réalisés par les visiteurs/joueurs, qui se voit régulièrement proposer des options. La seconde partie de l’exposition conduit le public dans un espace d’enfermement, de grandes photographies et des paroles d’anciennes pensionnaires retranscrites qui laissent percevoir les effets de la claustration à travers le temps.

Le questionnement citoyen de cette exposition appelle à la tolérance et à l’humanisme. Cette exposition a été présentée à Savigny-sur-Orge, à Roubaix et à Lille. Le public de futur.e.s éducateurs et éducatrices spécialisé.e.s, d’étudiant.e.s, lycéen.ne.s et même collégien.ne.s, ainsi que des particulier.e.s, dans le cadre des visites-conférences organisées, a eu des réactions particulièrement intéressantes : prise de conscience autour de la question du genre, vives polémiques sur les violences sexuelles et l’altérité. Ces réactions méritent d’être relatées et analysées, en tant que témoignages vivants des effets de la diffusion de recherches scientifiques portant sur un thème délicat et méconnu : la violence – commise et subie – et la rébellion des jeunes filles.

Cet article est présenté avec des photographies de l’exposition (jeu de l’oie, stands et panneaux), ainsi que des photographies de visites.

Pour lire l’intégralité de l’article sur le site de la revue

 journals.openedition.org/criminocorpus/3744

Auteurs :

Véronique Blanchard

Véronique Blanchard est docteure en histoire de l’Université de Poitiers, chercheuse et formatrice à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (Roubaix), responsable du centre d’exposition « Enfants en justice » (Savigny-sur-Orge). Elle codirige également la Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière ».

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Hélène Duffuler-Vialle

Hélène Duffuler-Vialle est docteure en histoire du droit. Elle a réalisé une thèse sur la réglementation de la prostitution pendant l’entre-deux guerres. Enseignante à l’Université d’Artois, elle est membre du comité scientifique de l’exposition « Mauvaises filles ». Elle est également partenaire du projet HUGO patrimoine des lieux de justicesur Criminocorpus.

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Sur le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … vous pouvez retrouvez régulièrement les billets de  PHILIPPE POISSON 

3ème salon du livre – Plumes d’Elles – Saint-Martin-deGurson …

L’association Dans L’Herm du Temps organise son troisième salon du livre sur le thème de la littérature féminine, par ou pour les femmes. Des expositions, des conférences et des dédicaces autour de ce thème vous y attendront !

Les Éditions des femmes-Antoinette Fouque et l’autrice Nathalie Léger-Cresson seront à l’honneur lors de ce salon « Plumes d’elles », qui se déroulera tout au long du week-end 21-22 avril 2018, dans la salle des fêtes de Saint Martin de Gurson (place de la mairie, 24610 St Martin de Gurson).

Samedi 21 avril, à partir de 14h :

Invitée pour son dernier livre À vous qui avant nous vivez (Éditions des femmes-Antoinette Fouque) consacré à la grotte Chauvet, Nathalie Léger-Cresson donnera une conférence avec Geneviève Pinçon, directrice du Centre National de la Préhistoire de Périgueux. La conférence tournera autour de son nouveau livre, un récit-voyage qui nous fait visiter la grotte Chauvet, mettant en scène les premiers artistes de l’humanité.

Les Éditions des femmes-Antoinette Fouque participeront également à la conférence « Femmes et littérature » animée par N. Sanchez, pour parler du Le Dictionnaire Universel des Créatrices, à l’occasion de la parution récente de ses versions numériques.

À bientôt !

Renseignements au 05 53 81 60 56 et sur la page Facebook Dans L’Herm du Temps.

La nuit d’après (Yves Viollier)

Parution du livre le 5 avril 2018 – Joseph vient de mourir, presque centenaire. Cette vie qu’il a forgée de ses mains, lui, le menuisier, il l’a partagée pendant soixante-dix ans avec Églantine. Au fil des heures de la nuit « d’après », celle-ci se souvient de leurs jours heureux et des plus sombres, et de cette promesse qu’a faite Joseph avant de partir.
Les chênes ne meurent pas, au paradis.

Elle a tout de suite aimé les mains de Joseph dans les siennes. C’était il y a soixante-treize ans lors d’un bal de noces dans la campagne vendéenne. Désormais les mains de Joseph ne la caresseront plus. On vient de l’enterrer, presque centenaire en ce jour de mai 2016. Au fil des heures d’une longue nuit défilent pour Eglantine tous les souvenirs liés à Joseph ; d’abord paysan, il fut tour à tour tonnelier, charpentier, menuisier puis ébéniste ; un artisan respecté qui avait l’amour du bois, de l’ouvrage bien fait… Ils ont traversé plus d’un demi-siècle d’histoire, auprès de leurs enfants, partageant tout, des plus beaux instants aux blessures indélébiles.


A cette vie à  fois modeste et accomplie qu’ils ont forgée à quatre mains, Joseph et Églantine ont donné sens, amour.

Un roman universel et bouleversant. Une histoire de transmission.

4de0620e7b313434363231333437333139393338Yves Viollier est né en Vendée. Il commence très jeune à écrire des poèmes, devient professeur de lettres, et commence à publier des romans en 1973. Ses premiers ouvrages le font remarquer par Robert Laffont, qui édite en 1988 la trilogie Jeanne la Polonaise. C’est avec ses romans vendéens, Les Pêches de vigne et Les Saisons de Vendée, qu’il fait son entrée au sein de l’Ecole de Brive. Il a obtenu, entre autres, le prix Charles Exbrayat pour Les Lilas de mer, le prix du Roman populaire pour Les Sœurs Robin, et le Grand Prix catholique de littérature pour L’Orgueil de la tribu. Il a récemment écrit L’Oratorio du Pardon avec le compositeur Bruno Coulais et reçu le prix Charette pour son roman Même les pierres ont résisté. Il vient de publier aux Presses de la Cité Y avez-vous dansé, Toinou ?, et, en avril 2017, Le Marié de la Saint-Jean. Yves Viollier est critique littéraire à La Vie. (Photographie Yves Viollier ©(c) Emmanuel Robert-Espalieu )

391929_310601465626093_571540478_nChaque roman de la collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

(Photographie Lætitia Matusik – Attachée de presse – Presses de la Cité, domaine français).

Collection Terres de France – YouTube

Collection Terres de France l Accueil

Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

Ludivine Bantigny : “Rien n’est plus collectif que Mai 68” (Entretien)

Non, Mai 68 n’est pas qu’un mouvement étudiant parisien. Dans toute la France, ouvriers, agriculteurs, commerçants, artisans, et même chauffeurs de taxi et danseurs s’y sont mis. Et bien avant le mois de mai. C’est ce que l’historienne Ludivine Bantigny rétablit brillamment dans son livre, qui bouscule les idées reçues. Rencontre avec l’auteure de “1968. De grands soirs en petits matins”…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 février 2018-   (Propos recueillis par Michel Abescat) – Sur le site de Telerama

Date de parution du livre le 4 janvier 2018 – À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation.

Son livre s’attache au vif des événements : à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. « Les événements » : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement « changer la vie ».

Ludivine Bantigny, ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l’université de Rouen, après avoir enseigné aux instituts d’études politiques de Paris et de Strasbourg. Ses travaux portent sur la jeunesse comme enjeu social et politique, sur la socialisation, les formes d’héritage et de transmission générationnelle, ainsi que sur l’histoire des sciences humaines et sociales (sciences du psychisme et sociologie) dans la seconde moitié du XXe siècle. Membre du comité de rédaction des revues Vingtième SiècleHistoire@Politique et Revue d’histoire de l’enfance irrégulière, elle a récemment publié Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des Trente Glorieuses à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007), Les « XXe siècle » français. La France et les Français de 1914 à nos jours(Ellipses, 2006) et, en codirection, Printemps d’histoire. La khâgne et le métier d’historien (Perrin, 2004)…

Ludivine Bantigny: Livres, Biographie, écrits, livres audio …

Le blog de Ludivine Bantigny | Le Club de Mediapart