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212 – Portrait du jour :”Miss Sourire” la belle romancière du nom de Cendrine Bertani

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Le soleil n’arrive jamais seul sur le carnet criminocorpus ,et, pour son 212ème Portrait du jour – Criminocorpus, la rédaction du carnet criminocorpus reçoit “Miss Sourire” la belle romancière du nom de Cendrine Bertani  qui  publie Les Légions d’Hadès,  dès fin 2019 aux éditions Eaux Troubles.

Cendrine Bertani est née en 1978. Elle est enseignante de lettres classiques et romancière. Ses textes analysent la société actuelle, avec cynisme, dans des fictions où l’auteure s’interroge sur la place que nous accordons à l’éducation, à la culture, et à l’héritage du passé.

Noble et belle dame Cendrine, romancière d’un jour, romancière toujours : Bienvenue sur le blog des “aficionados du crime”. Ph P.

Photographies de Julia Kretsch : JULIA est une artiste d’origine roumaine. Journaliste, écrivaine, traductrice, comédienne, photographe, peintre et illustratrice, Julia a participé à de nombreuses expositions nationales et internationales. Dans toutes ses recherches elle essaye de montrer la beauté de ce qui fait ce monde…

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Interview : Cendrine Bertani

Romancière dont la saga : Les Légions d’Hadès, va paraître dès fin 2019 aux éditions Eaux Troubles.

“Tout d’abord, je tiens à remercier Philippe Poisson  pour sa disponibilité et son investissement dans la tâche de promotion des ouvrages francophones et français. C’est un formidable objectif, de faire connaître le travail de nous autres, écrivains de thrillers et de fictions. Criminocorpus seconde les éditeurs dans leurs choix ambitieux, car il faut toujours proposer du “page turner”, du “magistral”, “une claque littéraire”. Cela nous met la pression. Merci donc, Philippe, de considérer que notre mission a été bien remplie. Maintenant voici venir l’étape de l’interview, exercice difficile s’il en est. Je vais tenter de répondre aux questions soumises, avec humilité.

Cendrine Bertani, qui êtes-vous ?

Je suis Grenobloise, je vis près de Lyon. Je suis mère de quatre adolescentes, ce qui me donne du fil à retordre, et enseignante dans un collège public , afin de promouvoir les lettres classiques que j’aime tant. Je veux partager ma vision de l’éducation et faire accéder à la culture cette jeune génération en manque de repères, et par exemple j’organise régulièrement un séjour itinérant passant par Rome, Pompéi, Mycènes, Athènes et Venise afin que mes classes découvrent le berceau méditerranéen auquel notre démocratie doit tant. Afin de rayonner davantage, au lieu d’impacter quatre-vingt élèves par an, inscrits à mon option LCA ( langues et cultures de l’Antiquité ), j’ai décidé d’écrire des fictions dans le domaine historique antique. Ainsi j’espère transmettre à plus grande échelle ma passion pour le grec ancien et le latin.

D’où vient votre envie d’écrire ?

Je suis née un stylo à la main. Déjà en classe de primaire, j’essayais de me tenir à un rythme régulier: écrire un roman par an. A l’époque, ces récits ressemblaient aux aventures du Club des cinq , ‘Enid Blyton. Il y était question de mystères, d’enquêtes, puis, au collège, avec la découverte d’Agatha Christie, les romans devinrent des policiers, et au lycée, sous l’influence de Stephen King, des nouvelles basculant dans le fantastique et l’horreur. J’ai toujours rédigé des journaux intimes, couché sur le papier des poèmes ou des billets d’humeur, et je m’étais même figuré pouvoir publier un roman sentimental lors de mon année de troisième ( Un jeu de hasard ) avant de découvrir que la maison d’édition pratiquait le compte d’auteur. Cette expérience me refroidit par rapport à l’envie d’éditer mon travail, car j’avais du mal à concevoir qu’on puisse vouloir escroquer une enfant.

Ecrire m’a toujours permis de canaliser mon énergie, de dépasser les frustrations ou déceptions du quotidien, de vivre mille vies quand je n’en ai qu’une seule, à une époque où le monde part en déliquescence, tandis que j’aurais aimé tenir un salon littéraire au XVIIème siècle, ou bien croiser Cléopâtre ou Socrate.

Quand je n’écrivais pas, je lisais. A quinze ans, je devins bibliophage, et je dévorai la série des Rougon-Macquart de Zola à une cadence infernale: un roman le matin, un autre l’après-midi. Je me nourrissais de Maupassant, Balzac, Stendhal, et je tombai amoureuse de Sartre, Le Clézio, Giono ou Colette. Depuis, j’ai appris à ralentir cet appétit de connaissance, dont la boulimie me coupait du monde. Je fus une adolescente assez solitaire, et je connais les dérives d’une attirance excessive pour l’étude. Après ma Khâgne, j’intégrai l’université Lyon 2 et je choisis d’enseigner, pour partager cet attrait pour les lettres et la pensée philosophique grecque. Sénèque devint mon maître à penser, et Aristote mon conseiller littéraire. Je suis enseignante de LCA depuis 20 ans.

Pourquoi publier des polars, alors que vous écriviez des fictions historiques ?

Ces dernières années furent l’occasion d’un premier bilan sur mon parcours et sur mes choix de vie, de manière plus générale, en même temps que l’éducation nationale me permettait de faire le point sur ma carrière, et j’eus la satisfaction de comprendre que mon projet avait été compris par mon inspecteur, puisque ce dernier relevait ma capacité à transmettre un goût pour l’étude culturelle et artistique, à travers une confiance réciproque et une bienveillance différenciée mais exigeante envers mes élèves. Le statut qu’on donne à l’erreur est fondamental : tolérer les balbutiements d’une réflexion en formation permet de laisser s’exprimer nos futurs citoyens et la maïeutique reste une clé de voûte de notre système actuel. Je compris qu’il fallait que j’excuse mes propres faux-pas, et je pris plusieurs nouveaux départs : un divorce, de nouvelles rencontres, plusieurs déménagements me permirent de remettre en question mon quotidien. Dans ce contexte, je fréquentai un milieu plus rock’n roll, et je nouai des amitiés avec les amateurs de la littérature noire. Je réalisai que mon univers pouvait paraître peu accessible, et que c’était à moi de faire un premier pas vers un lectorat plus large. J’avais déjà écrit des textes noirs, de la SF, de l’anticipation, du polar. Tout n’est pas encore publié à ce jour. Un recueil de nouvelles “sociales”, faisant état des différences entre hommes et femmes, jouant sur les registres et les regards, paru aux Presses Du Midi, m’a permis de me faire remarquer des protagonistes des associations littéraires comme l’UERA à Lyon (Michel Loude puis Jacques Bruyas m’ont conviée à leurs manifestations littéraires) puis j’eus la chance d’intégrer la SGDL à Paris. L’association propose des stages juridiques qui m’ont été fort utiles et cela m’a aidé à me diriger vers une maison d’édition qui veuille bien accompagner mon parcours d’écrivain. Je remportai deux concours d’écriture de nouvelles pour “Le Droit de savoir” et “Chemin de croix”. Je publiai un autre recueil de nouvelles polardeuses et noires pour la maison d’édition Ex Aequo , cette fois, et Ludovic Francioli , à la tête de l’association Dora Suarez, me fit l’amitié de me commander une nouvelle pour un recueil qui va paraître en septembre 2019 aux éditions du Caiman  : Borderline. Mes textes plurent à Isabelle Stoelen , éditrice aux Eaux troubles , et Mark Zellwger  s’engagea à porter ma saga de thriller historique, Les Légions d’Haldès , sur le devant de la scène littéraire. Voilà comment la boucle fut bouclée: cette fiction majestueuse en terme de pages d’écriture, et mythologique concernant son contenu, me demanda sept ans de travail. J’ai vécu pendant toutes ces années avec ces personnages, à Athènes, dans un futur proche qui est devenu depuis notre présent. Sur fond de crise, de résurgence de sectes adeptes de sacrifices, une enquête traque un tueur en série bien peu humain… Je n’avais jamais abandonné mes amours premières et la littérature historique, mais créer une intrigue moderne, trouvant des réponses dans le passé de Périclès, rendait possible la fusion des deux univers auxquels j’appartenais. Cela dit, il n’est pas exclu que je continue à publier des nouvelles noires…

Parlez-nous de vos personnages …

Je suis très proche de Georgia, mon personnage de femme flic qui ne s’aime pas et qui se consacre exclusivement à son travail. Son histoire d’amour avec Eugène, le légiste, est une base sur laquelle le roman prend appui et je n’épargne pas mes héros. Pourtant, j’adore également Dilepsa, l’esclave qui chante divinement, Graciella, la meneuse du groupe Erasmus, une véritable séductrice, et Aurélia, ma Lia, à laquelle je réserve un grand destin… Vous l’avez remarqué, je suis portée par les femmes, qui sont les véritables héroïnes de cette saga chorale. Pour autant, j’ai de la tendresse pour Milo, le fils de la victime, Manolis ou Chrysostomis, qui sont confrontés à leurs addictions. Alexos est mon chouchou: je le fais grandir très vite, dans ce monde antique où il prend ses marques, dans la solitude et le deuil, porté vers les sciences et la vérité. Ecrire permet de vivre mille vies, je vous l’ai déjà dit. Je suis un peu de chacun d’eux, ou ils sont des facettes de moi.

Y a-t-il des thèmes récurrents dans votre oeuvre ?

On me dit souvent que ma plume est pédagogue et humaine. Je crois qu’il s’agit d’une sorte de déformation professionnelle. J’encourage la culture, le respect pour la planète, je me complais parfois dans des stéréotypes pour mieux en faire ressortir l’ironie, à la manière de Voltaire. S’il y a un message, à peine caché, c’est celui de ne pas oublier notre passé…

Quels sont vos projets littéraires à venir ?

Actuellement, j’écris un polar sur les coulisses du monde de l’édition. Lol. D’avoir été confrontée ces dernières années au milieu des associations, des blogueurs et des salons, même si je suis souvent restée en retrait, en position d’observatrice, m’a inspiré l’idée d’un roman situé à Lyon, en période de Quais du polar. Je n’en dis pas plus…

Si vous deviez nous faire une confession …

Je suis timide. Lors de la seule interview que j’ai donnée, filmée, pour mon roman Dans les sandales de Plaute, j’étais tellement impressionnée que j’ai commis une erreur sur les dates des Guerres Puniques. Je les connais pourtant par coeur: – 218, – 201. Je crois avoir lâché un – 180. La honte pour une prof de latin. La faute en revient au trac. Alors je vous dis à bientôt, en automne, à l’occasion d’un salon. J’ai hâte…”

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Philippe Poisson, gestionnaire du carnet criminocorpus, anime la rubrique « Portrait du jour ».

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

203 – Portrait du jour : Rodolphe Oppenheimer-Faure, psychanalyste, écrivain et petit fils du président Edgar Faure

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 203ème Portrait du jour – Criminocorpus, la rédaction du carnet a demandé à la romancière Tamara Korniloff de réaliser l’interwiew de Rodolphe Oppenheimer-Faure , psychanalyste et petit fils du Président Edgar Faure.

Psychanalyste, né en 1975 à Paris, Rodolphe Oppenheimer a étudié et pratique au quotidien les Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) afin d’atténuer les souffrances de ses patients (addictions, névroses, peurs, angoisses, phobies, tocs, etc…)

Il s’appuie notamment sur des expériences de réalité virtuelle afin de libérer les gens de leurs angoisses.

Il a écrit, ou participé à, plusieurs livres de psychologie, anime des conférences et des débats sur de nombreux sujets liés à sa pratique.

Accessoirement, ce petit fils d’Edgar Faure a eu des responsabilités politiques au niveau local il y a quelques années…

Merici Tamara et Rodolphe pour la qualité de cet Interview et bienvenue sur le carnet criminocorpus. Ph.P.

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Tamara Korniloff, l’auteure du roman

“Un printemps à Paris”

Bonjour Rodolphe,

Vous êtes psychanalyste et écrivain,

Comment devient-on psychanalyste ? Comment avez-vous découvert votre « vocation » ?

Chère Tamara,

Je crois que je ne suis pas devenu psychanalyste mais « je suis né psychanalyste », je m’explique. Petit garçon, j’entendais sonner les patients de ma mère, elle-même était psychanalyste. Je me suis intéressé à cette discipline dès mon plus jeune âge. J’ai passé ma vie à poser des questions sur cette matière qui me paraissait des plus étrange. Pour ma part, je crois avoir toujours aimé entendre mais surtout écouter les vies. En conscience, je me demandais que pouvait il y avoir de plus important que de libérer la conscience et la parole, soigner les dépressions ou les phobies ou accompagner des personnes de par la vie. La psychanalyse n’est pas comme la société a pu la décrire à savoir un grand « asile de fou ». La psychanalyse accompagne ceux qui le souhaitent dans des moments, dans des tranches de vies.

Votre dernier ouvrage “Une Vie heureuse et réussie ” mode d’emploi, paru aux Éditions Marie B, est un véritable guide de vie qui traite des thématiques les plus récurrentes de l’existence.

Pourquoi un tel ouvrage ?

J’ai lu pléthore d’ouvrages sur tel et tel courant analytique, des œuvres sur les dépressions, les phobies, la libido, les pulsions… Ces ouvrages aussi intéressants fussent- ils ne traitent souvent que d’un sujet. Dans mes livres, j’essaie au contraire d’aborder un maximum de thèmes en y donnant les clefs nécessaires, à mon sens, pour toutes les pathologies que j’ai pu traiter dans cet ouvrage qui constitue le second tome de  “peurs, angoisses,phobies par ici la sortie”  éditions Marie B. A l’heure des réseaux sociaux et d’internet, le public n’a pas envie de passer des heures à lire et à relire la genèse des genèses… Aujourd’hui, il faut être précis, rapide et concis. A chaque serrure, je propose une clef

Avez-vous pu voir en ce livre les réponses possibles aux maux et interrogations de vos patients ?

Je dirais que j’ai écrit dans ce livre ce qui fonctionne sur les maux de mes patients, j’essaye de leur apporter mon savoir et mon analyse et eux me donnent l’ensemble de leurs problématiques que j’essaie d’accompagner pour les aider dans la vie, par effet de miroir, je crois donner dans cet ouvrage un grand nombre de solutions et de réponses aux maux

Avez-vous un/des maître(s) à penser en particulier ou un/des courants(s) de prédilection ?

J’ai étudié les grands psychanalystes classiques (Jung, Freud, Lacan)

J’y ai retenu, ce qui m’a paru important ou utile. Cependant, je ne me ressens pas dépositaire de la pensée de quiconque. J’avoue aimer des courants de personnalités comme Kohut ou plus particulièrement Carl Rogers qui prônait une psychanalyse moins hégémonique et peut être plus empathique.

Vous avez notamment écrit sur la guérison par la réalité virtuelle.

Vous êtes précurseur en France sur ces technologies, quel est l’accueil en France de ces pratiques ?

Il existe encore un peu de scepticisme dû à cette nouveauté. Moi-même lors de mes premiers travaux, je réfléchissais à l’idée même de l’informatique pour soigner des cerveaux ! Il faut garder à l’esprit que ce n’est pas la technologie qui soigne mais que la technologie est un support pour nous autres, pour appliquer notre savoir-faire. Nous utilisons la thérapie par exposition par la réalité virtuelle pour soigner la peur de l’avion, des bus, des métros, des animaux…Néanmoins, nous sommes tout aussi près et attentifS à nos patients en réalité virtuelle, le support dont je parle évite d’accompagner la personne phobique dans un avion, un train ou un métro. Nous n’aurions pas le temps ni les conditions formidables qu’offre la réalité virtuelle. C’est une réelle révolution !

Pensez-vous qu’à l’avenir nos thérapies traditionnelles seront plus rares et que la réalité virtuelle aura une part bien plus importante dans l’univers thérapeutique ?

De nos jours, grands nombres de personnes imaginent que la psychanalyse serait faite pour des personnes anormales, or la psychanalyse est une cure qui permet d’accompagner des êtres humains dans la vie. Si nous traitons toutes formes de traumatismes, la psychanalyse est un courant philosophique et sociologique. Souvent nos patients, nous demandent quel sera le délai d’une thérapie de type analytique ou par la réalité virtuelle. Il y a aujourd’hui une notion d’urgence pour tous et partout.

Quelles sont les limites de telles thérapies ?

Celles que nos cerveaux veulent bien continuer à se fixer

Vous pratiquez également la thérapie à distance via internet, pourriez-vous nous en dire plus ?

Je travaille également par téléphone en particulier pour les personnes souffrant d’agoraphobie et qui ne peuvent plus sortir de chez eux. Pour les phobiques sociaux qui ne peuvent pas affronter le face à face avec leurs thérapeutes ou toutes personnes qui par éloignement ne pourraient pas venir à mon cabinet

Quelle est la vocation d’une thérapie qui n’engage pas le patient à se déplacer ?

La vocation reste toujours la même apaiser les maux de l’âme quelques soient le ou les méthodes, il faut soulager les douleurs psychiques

En parcourant votre bibliographie j’ai vu que vous aviez écrit sur Edgar Faure, Immense Figure Politique et littéraire, vous êtes son petit-fils.

J’ai produit un documentaire avec France télévision qui s’intitule Edgar Faure l’enragé du Bien Public . Il s’agissait pour moi de rendre hommage à ce grand-père extraordinaire que j’ai eu le bonheur d’avoir. J’ai ensuite écrit Edgar faure, secrets d’Etat, secrets de famille   (Ramsay), puis en 2007, j’ai créé le Prix de Littérature politique Edgar Faure que nous remettons grâce à l’association Edgar Faure chaque année pour récompenser le meilleur ouvrage politique. Le prix se distingue en trois parties, le prix du jury, le prix des internautes et le prix de l’œuvre originale. Le format de cet évènement est à l’image du président, très convivial, très simple, il doit s’agir d’un moment de convivialité comme les aimait tant Edgar

Dans quelle mesure cet homme vous a influencé ?

Son héritage intellectuel vous a t’il guidé dans votre carrière ?

J’ai souvent été appelé le petit fils du Président à défaut de Rodolphe Oppenheimer.

Je ne cache pas que j’ai ressenti une immense fierté d’être le petit-fils de cet homme aussi simple qu’exceptionnel. Il eut deux filles, trois petites filles et me voilà seul petit fils.

Un jour il m’a remis un tome de ses mémoires, la dédicace était la suivante à « Rodolphe-Edgar III qui portera mon épée » Edgar est d’une part mon second prénom et le nom de mon père, à croire que l’Œdipe a encore de longs jours devant lui.

Comme mon grand-père, j’ai une passion pour la musique l’écriture et la composition. Edgar Faure était flatté d’être chanté par Jean-Claude Pascal ou Serge Reggiani.

J’ai été deux fois élu dans les Hauts de Seine, dans la ville où je réside. J’ai taché durant cette longue période à réfléchir à la façon dont Edgar Faure faisait de la politique. Il n’avait pas d’ennemi mais des opposants politiques. Il disait toujours qu’un mauvais arrangement valait mieux qu’un bon procès. Dans la liste de mes aphorismes, je me suis amusé à écrire « la droite et la gauche ne sont que des directions seul l’avenir a un futur politique » Mon sens ou mon envie de consensus ont souvent gêné.

L’opposition systématique et générale m’a obligé à prendre un peu de recul sur les mandats électifs pour l’instant. Edgar que je surnommais petit garçon « Papa Titi » est pour moi une étoile flamboyante « nous ne nous quittons jamais vraiment ».

Que gardez-vous de lui ?

L’amour de la vie

Quel serait son apport pour les générations présentes et à venir selon vous ?

Le recul, l’humilité, son sens de la hiérarchie des priorités. Il ne perdait pas de temps à communiquer, il travaillait incessamment, jours et nuits au service de la France pour laquelle il a été Ministre à treize reprises, 2 fois Président du Conseil, Président de l’assemblée nationale, Académicien… Il pousserait sans doute ses amis politiciens à devenir des intellectuels, ne pas se cacher derrière son petit doigt. Rappelons qu’il a construit l’université de Vincennes sans terrain, sans budget au risque de terminer devant la Cour de Justice de la République. Il savait consulter les riches comme les pauvres, le monde urbain comme le monde rural.

Vous avez des projets d’écriture actuellement ? Une sortie prévue ?

Pourriez-vous nous en dire plus ?

Je viens de terminer un nouvel ouvrage avec mon ami le Dr Éric Malbos sur les thérapies par la réalité virtuelle, il verra le jour chez Odile Jacob que je remercie de nous faire confiance

Pour terminer, dites-nous quelle est la phrase “le claim” qui résume le plus votre état d’esprit actuellement ?

« JUMP BABY JUMP », essayez le, il marche très bien J

Merci Cher Rodolphe

Philippe Poisson, gestionnaire du carnet criminocorpus, anime la rubrique « Portrait du jour ».

Philippe Poisson, gestionnaire du carnet criminocorpus, anime la rubrique « Portrait du jour ».

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique «portrait du jour» permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

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179 – Portrait du jour : Mary G. Ash, auteur de fantastique, fantasy…

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Bienvenue sur notre site Mary . Ph.P.

Pour son 179ème portrait du jour le carnet criminocorpus accueille Mary G. Ash.

Six romans, plusieurs nouvelles et trois enfants à mon actif. De formation ingénieur, j’ai travaillé vingt ans pour Orange, principalement en tant que chef de projet informatique.

“Auteur de fantastique, fantasy, SF et plus si inspiration, j’écris sous le nom de Mary G. Ash depuis 2014.

Lorsque l’opportunité s’est présentée, j’ai renoncé à mon activité d’ingénieur pour me consacrer à l’écriture.

Passionnée de lecture tous azimuts : fantastique, fantasy, SF, bien sûr, mais aussi thrillers, romans historiques, épopées romantiques, classiques… Fan inconditionnelle de Robin Hobb, de Diana Gabaldon ou d’Andrea Japp. Et lectrice pour l’association Lire&Faire Lire, qui encourage chez les enfants le goût pour la lecture en allant lire des histoires dans les écoles.

Et j’ai la chance d’habiter Perros-Guirec, au cœur de la côte de Granit Rose !

Je pratique la planche à voile et le taichi : la première pour le fun et le second pour rester zen (mais ça ne marche pas très bien :-)). J’adore la natation artistique, en tant que spectatrice et admiratrice, après avoir entraîné quelques années des équipes de jeunes nageuses d’un club local.

 Depuis, décembre 2017, une coopération avec une jeune maison d’édition bordelaise

En 2017, j’ai soumis à plusieurs maisons d’édition, dont Gloriana, le premier tome des « enfants de Dis Pater », une trilogie historique fantastique. Il s’appelle encore à cette époque Cristal Noir, et ne deviendra Pacte de Brumequ’un an plus tard.

En 52 avant Jésus-Christ, Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César. C’est la fin de la tentative de rébellion des tribus gauloises. Pacte de Brume est le premier tome d’une relecture fantastique événements étroitement liés à la Guerre des Gaules, croisant mondes moderne et antique.

Les Gaulois, parfois désignés par César sous le nom des Enfants de Dis Pater, croyaient en la réincarnation. Quand vous entendez les tambours vibrer, les cornemuses résonner, ne ressentez-vous pas comme un appel, ancien et irrésistible ? N’éprouvez-vous pas ce frisson au creux de l’estomac ? Peut-être êtes-vous l’un d’entre eux, guerrier ou guérisseur du premier siècle avant l’an zéro, âme voyageuse, revenue parmi nous. Et s’il est une fraction de notre humanité susceptible de traverser le temps, ce sont les sentiments intenses tels que l’amour et son sombre jumeau, la haine.

La trilogie des Enfants de Dis Pater est une histoire de vengeance, de guerre, et d’amour. Ses héros ne s’impliquent pas dans l’éternelle quête de l’objet magique, ils ne s’inscrivent pas dans l’habituelle lutte du bien contre le mal, ils ne sont pas les héritiers secrets d’un trône mystérieux. L’objet magique, ils l’ont déjà. Le bien ? Le mal ? Zoé vous répondrait que Catuan n’était pas mauvais, qu’il voulait simplement la liberté et l’indépendance pour son peuple, et qu’il n’était pas le premier à estimer que la fin justifiait les moyens. L’héritier attendu depuis des siècles ? Le Druide-Guerrier ? Peut-être n’est-il jamais né, à moins que les hommes ne l’aient pas reconnu, ou qu’il soit encore à venir. Et pourtant leur histoire va déterminer la grande Histoire.

Pacte de Brume et Pacte d’écume , les tomes 1 et 2, sont sortis en octobre 2018 et mars 2019 ; le troisième et dernier tome est prévu pour l’automne 2019.

=> 4e de couverture de Pacte de Brume :

Jules César les appelait « Les enfants de Dis Pater ». En 58 avant Jésus-Christ, ils peuplent un territoire que seule Rome nomme alors la Gaule. Parmi eux, Iouna, fille d’un druide influent d’Armorique, formée aux arts de la guérison, de l’astronomie, de la divination. Son clan, les Orinii, possède depuis des temps immémoriaux trois Pierres qui ont toujours contribué à sa puissance. La légende raconte que celui qui ceindra la triade de joyaux sacrés, le Druide-Guerrier, deviendra invincible.

Deux mille ans plus tard, Cassilda, pourchassée par un mystérieux ennemi, est la victime d’une série événements inexplicables, qui vont l’entraîner jusqu’au seuil de la mort. Seule l’une des Pierres, étrangement réapparue, pourra peut-être la sauver.

Quel est ce terrible secret qui semble lier les deux jeunes femmes à travers les brumes du temps ?

Vous pouvez retrouver mes nouvelles et des extraits de mes romans sur :

 www.maryash.fr

Et me suivre sur :

 facebook : Mary.G.Ash.Books

 Instagram : mary.g.ash

Ces femmes qui ont rejoint De Gaulle à Londres : Janine Hoctin-Boulanger

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Janine Hoctin-Boulanger. La guerre comme fin d’adolescence. Septembre 1939, Janine, une parisienne de tout juste 16 ans est en voyage scolaire en Angleterre. A Hastings, elle apprend la déclaration de guerre. Pour éviter tout risque lors du retour, elle reste, avec l’accord de ses parents, outre-Manche. Puis le temps passe. La guerre s’installe. Janine est coupée de la France. Comme elle veut bien faire, elle s’engage dans la Croix rouge pour s’occuper des enfants évacués de Londres et des blessés des bombardements, en attendant mieux. Janine découvre la vraie guerre avec le Blitz de Londres. Arrive enfin, le 7 novembre 1940, la création du corps féminin des volontaires françaises…qui n’engagent que des Françaises de 18 ans! Qu’à cela ne tienne, Janine triche sur son âge. De plus, comme par hasard, son passeport est perdu. Janine va aller se former à Bournemouth en décembre 1940. Sous les bombes. D’abord interprète « anglais » pour les FNFL, elle vit surtout dans les caves de Londres la nuit, nerfs mis à rudes épreuves. Sa caserne est détruite (avril 1941). Puis mademoiselle Hoctin devient conductrice en 1942 (camp de Camberley). Elle y apprend la mort de son père. Devenue chauffeur officiel des hautes autorités, nuit et jour, Janine verra la guerre en roulant, accompagnant les plus grands dont de Gaulle « distant mais totalement investi de sa mission ». Au camp de Camberley, elle rencontre le sergent Bernard Boulanger, de la 1ère compagnie du 501ème RCC, qu’elle ne reverra que deux ans plus tard (avril 1944). La mère de Janine, elle, entrera dans la résistance (réseau Confrérie Notre Dame, c’est Janine qui la « proposa » au « colonel Rémy »). Rentrée en France après la libération de Paris, mademoiselle Hoctin continuera à servir dans le cadre de la mission de ré-administration de la France (avec Claude Hettier de Boislambert, Mission militaire française de liaison administrative (MMLA)) avant de retourner l’état-major de la marine. Janine se mariera le 5 avril 1945 avec Bernard Boulanger, passé adjudant.
Janine a reçu la légion d’honneur en 2010 et est décédée le 20 février 2016.
N’hésitez pas à partager
Rudolph de Patureaux Ecrivain

Rendre hommage aux « War brides », ces femmes oubliées … à travers deux romans de Karine Lebert et une BD de Julien Frey

Les War brides. C’est ainsi que l’on appelle ces femmes qui au lendemain de la seconde guerre mondiale ont épousé un GI américain, et qui ont tout laissé derrière elles pour aller vivre en Amérique… L’Histoire les a totalement oubliées, et pourtant les War brides seraient plus de 200 000 à être originaires d’Europe, et principalement de France et de Normandie.

« Les Amants de l’été 44 » paru en mars 2018 aux Presses de la cité, vient d’être couronné du Prix Littéraire Lévarey-Levesque par l’association des anciens élèves du Lycée François 1er du Havre. Une belle reconnaissance pour son auteur, Karine Leber, qui par le biais de ce roman et son tome 2, « Pour l’amour de Lauren », fait œuvre de mémoire en faveur de ces femmes totalement oubliées par l’Histoire.

Parution le 15 mars aux éditions Presses de la Cité. – « Cela fait plusieurs années que cette histoire me trotte dans la tête. Raconter le destin d’une Normande, Philippine, éprise d’un GI, Ethan, en 1944, dans cette Normandie enfin libérée mais martyrisée par les bombardements. Une jeune fille amoureuse et naïve dont la jeunesse a été perdue à cause de l’occupation. Les Etats-Unis, ce pays de Cocagne, et le séduisant GI en uniforme qui lui semblent plein de promesses. L’avenir radieux qui lui tend les bras. Raconter la vie dans les camps « cigarette » le voyage en bateau de ces war brides, du Havre jusqu’à New York, puis l’existence, souvent désenchantée, au Montana, en Pennsylvanie ou, comme mon héroïne, en Louisiane, de ces petites Normandes devenues américaines. Mais le raconter sous la forme (presque) d’un roman policier à travers l’enquête d’une femme d’aujourd’hui, la petite-fille new-yorkaise de Philippine et d’Ethan, Gemma Harper. Laquelle ne sera pas non plus insensible au charme de la Normandie… » 

Biographe et journaliste d’architecture et de décoration intérieure, Karine Lebert connait bien la Vendée, ses parents, bien que normands, vivant depuis 15 ans à Saint-Gilles-Croix-de -Vie. Après une enfance dans l’Orne, elle a été biographe pendant quinze ans.

Aujourd’hui, journaliste à Paris Normandie et Maisons Normandes, elle également membre de la SADN (Société des Auteurs de Normandie), de la Société des Écrivains de Vendée et de la SGDL (Société des Gens de Lettres)

C’est une passionnée. Ses héroïnes sont à son image et c’est grâce à l’écriture qu’elle sait redonner aux femmes une place prépondérante dans l’Histoire Pour en savoir plus sur Ecrivainsvendee.wordpress.

Le tome 2 des « Amants de l’été 44 » est paru aux Presses de la Cité. Ce sera aussi la fin des aventures de Gemma et de Philippine dans cette Normandie chère à mon coeur, de Honfleur à Barfleur, de 1944 à 2001. Aujourd’hui, je suis très heureuse de vous présenter la couverture. Cette histoire m’a accompagnée pendant deux ans. Parmi tous mes livres, elle a une résonance particulière. Je vous souhaite à l’avance une belle lecture de « Pour l’amour de Lauren »…  Karine Lebert

Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant de femme d’affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part depuis Honfleur sur les traces de son aïeule, Philippine, cinquante ans après, grâce à ceux qui l’ont connue. Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau G1 rencontré à l’été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane.

Passé le choc de la découverte du Nouveau Monde, le bonheur s’offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions de son pays natal ? Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ? Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ? … Entre deux continents, deux époques, portraits croisés de deux femmes entières qui vibrent à l’unisson. Pour l’amour d’une petite fille, Lauren…

13 – Portrait du jour : Karine Lebert, l’auteure du roman « Les Amants …

https://criminocorpus.hypotheses.org/46814

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Lorsque Julien débarque dans le Michigan pour y rencontrer la famille américaine de sa femme, il découvre l’Amérique du Midwest marquée par la crise des subprimes et des cousins pas ordinaires. Mais surtout, il rencontre Odette, la grand-tante française au caractère bien trempé. Cette parisienne qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, s’est mariée avec un soldat américain. Comme elle, 200 000 européennes ont quitté leur famille et leur pays par amour pour un GI. 200 000 femmes qu’on appelle des « War Brides ».

Revue de presse :

Les talents de conteur de Julien Frey servent brillamment ce sujet peu connu du grand public. L’histoire d’amour se mêle à la grande Histoire, et la ligne Claire de Lucas Varela rend le récit d’autant plus passionnant. Philippe Peter (Le Parisien)

Un récit authentique formidablement raconté, une découverte humaine amusante et touchante, au delà des clichés. Mick Léonard (Planète BD)

Narrée d’une fine plume par Julien Frey, mis en images dans un style semi-réaliste et des tons pastels par Lucas Varela, Michigan fait partie des meilleurs romans graphiques du moment. Philippe Muri (La Tribune de Genève)

Julien Frey et Lucas Varela entraînent le lecteur dans ce qui était le rêve américain et qui prend à notre époque des allures de déroute. Reste une histoire pleine de nostalgie et de tendresse pour cette tante d’Amérique. S.Salin (BD GEST)

Né en 1977, Julien Frey grandit à Paris. Titulaire d’une licence de cinéma, il participe à l’écriture d’une quinzaine de séries d’animation pour la jeunesse (« Casper, « Ava Riko Téo, « Geronimo Stilton », etc.). Julien s’oriente ensuite vers des projets plus personnels. En 2013, il participe régulièrement à la revue de bande dessinée ‘Papier’, dirigée par Lewis Trondheim. L’année suivante, en collaboration avec Dominique Mermoux, il publie « Un jour il viendra frapper à ta porte » (Delcourt), un premier album autobiographique sur la quête des origines et le devoir de mémoire. Avec le dessinateur Lucas Varela, il sort « Michigan » (Dargaud, 2017). En 2018, parait « Avec Edouard Luntz » (Futuropolis), en collaboration avec Nadar. Les deux auteurs travaillent actuellement sur un nouveau projet. Julien vit à Montpellier, avec sa femme et leurs deux enfants…

  • Éditeur : Dargaud (7 avril 2017)
  • Collection : Michigan. Sur la route d’une War Bride

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Elisabeth « Brigitte » Friang. La résistante de Diên Biên Phu

Elisabeth « Brigitte » Friang. La résistante de Dien Bien phu. En Aout 1943, Elisabeth, voulant faire médecine, jeune fille de bonne famille de 19 ans, choisit son camp. Celui de la France libre. Elle entre en résistance (jouant de son côté angélique, elle vole des armes aux Allemands) puis au BCRA du colonel Passy. Les services secrets. Elle sera en charge (avec d’autres) et malgré son jeune âge, de l’organisation des opérations aériennes du nord-ouest. Le BOA. Nom de code Galilée 2. Elisabeth devenue « Brigitte » vérifie les zones de parachutages, transporte les valises de radioguidage. Plus tard, Brigitte est sollicitée par l’agent Britannique Yeo-Thomas (voir mon t.4) pour participer à l’évasion de Pierre Brossolette (arrêté le 4 février 1944 en Bretagne). 21 Mars 1944, malheureusement le plan avorte. Suite aux « aveux» d’un agent de liaison, Pierre Manuel, Brigitte (et son compagnon) sont arrêtés au Trocadero. Elle prend une balle dans le ventre lorsque la Gestapo l’appréhende. Tabassée, torturée (on lui cogne la tête contre les murs), Brigitte ne parle pas. Elle va être envoyée en déportation. Direction Ravensbrück (exactement le kommando de Zwodau)! Puis elle survivra aussi à la marche à la mort vers Dachau pendant l’hiver 1945 (470 kms à pied), ne voulant pas laisser ses os en terre allemande et reviendra à Paris. A son retour à Paris, hôtel Lutetia, elle pèse aussi peu qu’un enfant de huit ans (26 kilos). Puis, Brigitte sera attachée de presse d’André Malraux avant de devenir correspondante de guerre en Indochine (1951). Pour suivre les troupes, elle passera son brevet de parachutiste militaire. Brigitte vivra comme un homme, au milieu des soldats (une vie de frousse selon ses dires). Son aventure se terminera à Dien Bien Phu, ou elle sera parachutée. Étant une femme et non militaire, Brigitte sera exfiltrée de « force », alors qu’elle désire rester jusqu’au bout avec les soldats.

Je vous engage à lire ses oeuvres : Regarde-toi qu meurs qui meurs (1947) et les fleurs du ciel (1955)

Brigitte est décédée le 6 mars 2011.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

Lire une vidéo sur http://www.memoresist.org/temoignage/brigitte-friang/

Les volontaires féminines FFL

¨Mai 1941. Camp de Camberley. Les volontaires féminines FFL recrutées par la Française Simone Mathieu, créatrice de leur unité, s’initient au port du masque à gaz. Elles étaient, à cette date, 126. N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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ob_a93e53_1687livor« Pour les engagées volontaires « mili­taires », le général de Gaulle signe l’acte officiel de création le 7 novembre 1940 « du corps féminin des volontaires fran­çaises » qui prend le nom plus ad hoc, le 16 décembre 1941, de « Corps des volon­taires françaises ». Cette création est une innovation de la France libre qui répond au souhait de Françaises de s’engager. Parmi elles, l’ancienne championne de tennis, Simone Mathieu, une des premières à avoir demandé une inscription au sein des Forces françaises libres (FFL). Elle a servi au cours de l’hiver 1939-1940 dans le Women Military Service et, le 19 juin 1940, ayant eu connaissance par la presse de l’appel du général de Gaulle, propose ses services au général. Faute de réponse et parce qu’elle menace de s’engager dans l’armée anglaise, l’amiral Muselier, chargé de l’intérim de De Gaulle alors à Dakar, lui répond d’autant plus favorable­ment que depuis l’été il emploie, à son état-major, des jeunes femmes qui portent un uniforme bleu marine dont il a lui-même choisi le chapeau. 11 charge Simone Mathieu de la mise sur pied de ce corps des volontaires féminines constitué sur le modèle anglais de YAuxiliary Territorial Service (ATS) et avec lequel elle apprend le métier à l’École des cadettes britan­niques.

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Pour former cette unité, elle passe des annonces dans les journaux spécifiant que les candidates doivent avoir entre dix-huit et quarante-cinq ans au plus et avoir la nationalité française (de naissance ou par leur mariage). Destinées à dégager les combattants des tâches civiles, elles sont conductrices, mécaniciennes, infirmières, médecins, secrétaires, simples plantons, photographes, dessinatrices. Certaines sont affectées au chiffre, d’autres au service de guet sur les toits de Londres les soirs d’alerte, plus généralement à tous les postes où elles peuvent remplacer un homme. D’autres, plus rares, deviennent parachutistes afin d’effectuer des missions en France. Elles signent, comme les hommes, un engagement pour la durée de la guerre plus trois mois et suivent l’instruction et l’entraînement avec leurs collègues anglaises de l’ATS au camp de Bournemouth…

Pour en savoir plus voir 18 destins du 18 juin: portrait de Simonne Mathieu portrait-de-simonne-mathieu/

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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