Archives pour la catégorie Luttes sociales

Femmes, noires et communistes contre Wall Street — par Claudia Jones

« La journaliste communiste trinidadienne Claudia Jones est bien peu connue en France ; nous avons donc traduit un extrait d’un long article qu’elle publia en juin 1949 dans la revue du Parti communiste américain, après avoir été incarcérée puis expulsée des États-Unis en raison de son engagement poilitique : une exhortation féministe et révolutionnaire à la prise en considération de la spécificité de l’oppression qui affecte les femmes noires (celles-ci, en tant que travailleuses, noires, et femmes, sont les sujets les plus opprimés de la société, écrivait-elle en précurseuse de l’outil sociologique et militant intersectionnel) doublée d’un appel à « l’unité noire et blanche » contre Wall Street. »

Pour en savoir plus sur revue Ballast

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de laisser sa place, dans un bus de l’État de l’Alabama

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de laisser sa place, dans un bus de l’État de l’Alabama. James Blake, vétéran de l’armée américaine et chauffeur du bus dans lequel monte Rosa Parks, couturière, lui demande et à trois autres passagers noirs de se lever pour laisser leurs places assises aux usagers blancs. La réponse de Rosa Parks est claire : « Non ». « D’abord, j’avais travaillé dur toute la journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée ». Par ce geste devenu symbolique, elle contribue largement à changer le visage des USA et de la ségrégation. Bravo Rosa ! Les éphémérides

Rosa Parks Biography – Biography.com

Biographie de Rosa Parks sous-titrée en français. – YouTube

Décès de Rosa Parks – Vidéo Ina.fr

Les 60 ans du « non » de Rosa Parks – YouTube

____________________________________________________________________________________________

Une fiction écrite par Philippe Alkemade, réalisée par Juliette Heymann, un programme proposé par Patrick Liegibel

Le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama), Rosa Parks, une petite couturière noire de 42 ans, ne pouvait pressentir en montant dans le bus conduit par James Blake, que son refus de céder sa place à un passager blanc, allait changer son destin et lui apporter une célébrité internationale. Considérée par le Congrès américain comme la mère du Mouvement des droits civiques, cette figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis travaillera jusqu’à un âge avancé pour défendre ses idées.

AFFAIRES SENSIBLES du vendredi 10 octobre 2014

Rosa Parks, la dignité d’une nation – France Inter

____________________________________________________________________________________________

24059021_10155122613743997_6261477677754359418_nVous pouvez retrouver également mon activité principale sur le très sérieux :

Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? : le genre de l’engagement dans les années 1968

téléchargement (1)Les « années 1968 » constituent, on le sait, une époque de contestation mondialisée. Mais les rôles de genre, les stéréotypes sexués, les clichés virilistes sont-ils eux aussi contestés ? Pour le savoir, ce livre se concentre sur la question de l’engagement, acception plus large que le seul militantisme et plus circonscrite que le vaste champ du politique. Son ambition est de saisir l’influence du genre dans les multiples formes de positionnement et de conflictualité politique, dans les organisations syndicales comme les groupes et partis politiques, les mouvements associatifs et les collectifs militants, dans une période marquée par de nouvelles dynamiques féministes. Les scènes retenues, européennes certes, mais aussi africaines, latino-américaines et états-uniennes, se placent volontairement dans une perspective internationale et transnationale, parce que ces expériences politiques circulent, s’échangent, se modifient en se transmettant. Qu’il s’agisse de grèves ouvrières, de groupes d’auto-conscience, de créations artistiques, de mouvements d’émancipation et d’auto-détermination, on y voit les actrices et acteurs mobiliser des ressources qui leur permettent de transformer les rapports sociaux, de résister à l’ordre établi et in fine de rompre la spirale de la domination.

Sous la direction de Ludivine Bantigny et Fanny Bugnon 
De Fanny Gallot – Presses universitaires de Rennes, 2017

Marcelle Tynaire, La révolte d’Eve. Chroniques et autres textes

Servitude amoureuse de Juliette Drouet pour Victor Hugo, vote des femmes, courants féministes… Ses chroniques et articles racontent toute une époque. Et ses limites.

Marcelle Tynaire (1870-1948), romancière, journaliste, « reporteresse » et voyageuse, avait une plume élégante, élogieuse pour celles et ceux qu’elle estimait, mais aussi acérée pour d’autres qui contrevenaient à ce qu’elle pensait devoir être la décence intellectuelle…

Pour en savoir plus voir le billet publié par Gilles Heuré le 12 mars 2017 dans telerama

Parution du livre le 23 février 2017 – « Sous ce titre La Révolte d’Ève paraîtront plusieurs articles sur la condition sociale de la femme, l’amour et le mariage dans la société actuelle et la société future. Ces articles formeront plus tard un volume », écrivait, le 5 septembre 1898, Marcelle Tinayre dans La Fronde, le premier journal féministe en France. L’ouvrage ne parut jamais mais, sous ce même titre, les éditions des femmes-Antoinette Fouque présentent une sélection de chroniques publiées durant une trentaine d’années par la romancière.

Dans sa « Lettre à une inconnue » (17 juillet 1898), elle définit le rôle qu’elle s’assigne dans le débat intellectuel et politique : « Nous qui avons l’honneur de tenir une plume, nous précisément, comme écrivains et comme femmes, nous devons être la conscience des inconscients, la voix des muets, les complices de toutes les évasions hors des vieux cachots séculaires murés par le prêtre, le soldat, le magistrat. »
De 1898 à 1933, 32 chroniques mettant au cœur les relations femmes-hommes donnent aussi à lire 35 ans d’Histoire française. Marcelle Tinayre traite de sujets innombrables (politique, vote des femmes, féminisme, éducation, indépendance, mariage, servitude, amour…), écrit des portraits de femmes artistes et fait quelques incursions en « Terres étrangères » (Turquie, Scandinavie…).
Émerge ainsi la voix singulière et subtile d’une femme engagée, irréductible à une quelconque idéologie, et dont le regard s’avère incroyablement pertinent, acéré et actuel, porté par une écriture d’une grande élégance et une ironie délicieusement efficace.
Marcelle Tinayre, née Marguerite Suzanne Marcelle Chasteau (Tulle, 1870 – Grossouvre, 1948), grandit dans une famille bourgeoise où les femmes sont instruites et anticonformistes. Elle est l’une des premières collaboratrices du quotidien féministe La Fronde et une romancière prolixe qui connaît le succès dès son premier roman Avant l’amour (1897). Co-fondatrice du prix Femina, très populaire durant toute sa vie, elle reçoit elle-même plusieurs prix. Pourtant, son œuvre n’est que trop rarement évoquée dans les anthologies littéraires consacrées à la Belle Époque.Réunies et présentées par Alain Quella-Villéger
Préface de France Grenaudier-Klijn

Dulcie September, personnalité politique sud-africaine et militante anti-apartheid

Dulcie September est une personnalité politique sud-africaine et une militante anti-apartheid, née le 20 août 1935 dans la banlieue du Cap, assassinée le 29 mars 1988 à Paris.

À la suite de l’élection de François Mitterrand en 1981, le Congrès national africain n’est plus considéré comme une organisation terroriste par la France et peut ouvrir un bureau à Paris. Elle en prend la direction au début de 1984. Après une agression dans le métro en 1987, elle demande une protection policière, ce qui lui est refusé. Craignant pour sa sécurité, elle déménage et va habiter à Arcueil. Le 29 mars 1988, elle est assassinée devant la porte de son bureau. Son assassin, qui l’attendait à l’étage supérieur, lui loge 5 balles dans la tête . L’association Survie notamment accuse les services secrets français d’avoir collaboré à cet assassinat. Avant son assassinat, Dulcie enquêtait sur un trafic d’armes entre la France et l’Afrique du Sud.

Le 14 juillet 1996, Nelson Mandela honore de sa présence la pose d’une plaque lors d’une cérémonie commémorative devant son dernier domicile, à Arcueil.Le Salon des dames
———————-
Dulcie September is a South African political figure and anti-apartheid activist, born on 20 August 1935 in the suburbs of Cape Town, murdered on 29 March 1988 in Paris.

After the election of François Mitterrand in 1981, the African National Congress is no longer considered as a terrorist organization by France and can open an office in Paris. She took over in early 1984. After an assault in the subway in 1987, she asked for police protection, which she was denied. Fearing for her safety, she moved and moved to Arcueil. On 29 March 1988, she was murdered outside her office door. Her murderer, who was waiting for her on the top floor, shoot her. The association Survie notably accuses the French secret services of having collaborated in this assassination. Before his assassination, Dulcie was investigating an arms trade between France and South Africa.

On July 14, 1996, Nelson Mandela honored the presence of a plaque at a commemorative ceremony in front of his last residence in Arcueil.

1848, des femmes dans la Révolution

 AUTANT EN EMPORTE L’HISTOIRE  dimanche 26 février 2017 par Stéphanie Duncan

Le 22 février 1848 tout semblait calme dans le royaume de France. Mais ce matin-là des ouvriers, des artisans, des étudiants, des femmes et même des enfants, ont envahi la capitale.

La veille, une réunion républicaine a été interdite par la police qui craint des débordements. L’ambiance, c’est vrai, est inhabituelle ce jour-là, fébrile, électrique, malgré la pluie qui commence à tomber… Alors que les manifestants sont de plus en plus nombreux à la Concorde et à la Madeleine, un chant s’élève soudain, la Marseillaise, qui va galvaniser la foule. Rien ne semble plus pouvoir l’arrêter. Même pas les sabres de la garde municipale. Le soir, les premières barricades se dressent. C’est le début de la Révolution de 1848, qui après Paris va bientôt embraser toute l’Europe.

Ce qu’on oublie souvent c’est que cette Révolution qui va abolir l’esclavage et instaurer le suffrage universel, fut pour les femmes le creuset d’un incroyable bouillonnement d’idées, un moment suspendu où tout semblait possible.

Elles s’appelaient George Sand bien sûr, mais aussi Eugénie Niboyet, Jeanne Deroin, Jeanne-Désirée Gay et j’en passe… Des femmes n’ayant d’autre existence civile que celle de fille ou d’épouse… Elles ont soudain pris la parole, écrit des pétitions, imaginé un monde où femmes et hommes seraient libres et égaux…

Comment Suzanne, jeune fille éprise d’absolu et de littérature, pourrait-elle résister à cet élan ? C’est son histoire que je vais vous raconter ce soir.

La fiction : 1848, des Femmes dans la Révolution, une fiction de Thady Macnamara – Illustration à la une bande défilante : Révolution de 1848: Alphonse de Lamartine (1790-1869), écrivain et politicien français, rejette le drapeau rouge devant l’hôtel de ville le 25 février 1848. Peinture de Felix Philippoteaux (vers 1815-1884), 1848. Musée Carnavalet, Paris © Getty / Leemage

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de l’émission france inter

ob_462626_ob-056637-p1150922Philippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des et membre correspondant du CLAMOR Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice …

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

La chaîne You Tube OdyFolio Emirates est désormais lancée …

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

« Les midinettes » : ces femmes qui ont lutté pour le repos le week-end

Il y a un siècle, ces femmes se sont mobilisées pour réclamer un meilleur salaire. Elles sont devenues les fers de lance de notre droit du travail.

Au pied du Louvre, elles cherchent leurs traces, la piste des petites mains de Paris d’il y a cent ans. Axelle et Sarah ont un indice : cette photo prise il y a un siècle. Le lieu de rassemblement des « midinettes », l’endroit où ces couturières des grandes maisons parisiennes s’offraient une pause déjeuner sur le pouce. En 1917, ces midinettes défraient la chronique. Voici les seules images filmées de celles qui réclament la semaine anglaise : le droit de travailler cinq jours et se reposer le samedi et le dimanche.

Jusqu’à 20 000 femmes dans la rue

Avec leur robe et leur chapeau, ces jeunes femmes en fleurs amusent la gent masculine. Leur mobilisation commence sur les Champs-Elysées. Le mouvement va se répandre comme une traînée de poudre. On comptera jusqu’à 20 000 femmes dans la rue. Le 11 juin 1917, une loi est votée, les midinettes obtiennent gain de cause.

avatarFrance 3 France  Télévisions Mis à jour le 24/02/2017 | publié le 24/02/2017
Pour visionner le document France tv info

ob_462626_ob-056637-p1150922Philippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant du CLAMOR Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice …

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

La chaîne You Tube OdyFolio Emirates est désormais lancée …

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/