Archives pour la catégorie Justice

La correction des femmes – Les criminelles en Angleterre (1853-1914) – (Alice Bonzom)

Si la femme victorienne idéale était censée être une fée du logis, la criminelle, elle, était vue comme un démon des prisons. Les détenues, perçues comme autant de déviantes perturbatrices qu’il fallait domestiquer, devinrent un problème majeur à la fin du XIXe siècle. Elles firent l’objet de tentatives de déconstruction et reconstruction identitaires visant à les transformer en « vraies femmes ».

Les détenues anglaises et galloises représentent actuellement environ 5% de la population carcérale. Entre 1995 et 2010, le nombre de femmes emprisonnées a connu une augmentation de 125%. Cette hausse inquiétante a relancé le débat sur la question de leur réinsertion. L’idée de réformer les criminels n’est pas nouvelle, mais elle se décline sous une forme différente à l’époque victorienne et édouardienne. Dans une société fascinée par l’esprit criminel [1], remodeler l’identité des délinquants selon des normes morales genrées apparaît comme fondamental. La femme criminelle en particulier devient la cible de nombreuses tentatives de reconstruction… English

 Pour en savoir plus lire le billet publié par Alice Bonzom , le 1er décembre 2017 sur le site de la La vie des idees.fr/La-correction-des-femmes.html

Alice Bonzom est doctorante en civilisation britannique (ATER) à l’Université Lyon 2. Son travail de thèse, dirigé par Neil Davie, s’intitule : « Criminelles ou rebelles, déviantes ou démentes : femmes victoriennes et édouardiennes dans l’univers carcéral londonien (1877-1918) ».


Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de laisser sa place, dans un bus de l’État de l’Alabama

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de laisser sa place, dans un bus de l’État de l’Alabama. James Blake, vétéran de l’armée américaine et chauffeur du bus dans lequel monte Rosa Parks, couturière, lui demande et à trois autres passagers noirs de se lever pour laisser leurs places assises aux usagers blancs. La réponse de Rosa Parks est claire : « Non ». « D’abord, j’avais travaillé dur toute la journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée ». Par ce geste devenu symbolique, elle contribue largement à changer le visage des USA et de la ségrégation. Bravo Rosa ! Les éphémérides

Rosa Parks Biography – Biography.com

Biographie de Rosa Parks sous-titrée en français. – YouTube

Décès de Rosa Parks – Vidéo Ina.fr

Les 60 ans du « non » de Rosa Parks – YouTube

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Une fiction écrite par Philippe Alkemade, réalisée par Juliette Heymann, un programme proposé par Patrick Liegibel

Le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama), Rosa Parks, une petite couturière noire de 42 ans, ne pouvait pressentir en montant dans le bus conduit par James Blake, que son refus de céder sa place à un passager blanc, allait changer son destin et lui apporter une célébrité internationale. Considérée par le Congrès américain comme la mère du Mouvement des droits civiques, cette figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis travaillera jusqu’à un âge avancé pour défendre ses idées.

AFFAIRES SENSIBLES du vendredi 10 octobre 2014

Rosa Parks, la dignité d’une nation – France Inter

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24059021_10155122613743997_6261477677754359418_nVous pouvez retrouver également mon activité principale sur le très sérieux :

Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

Quand les violences conjugales deviennent un crime (Eric Pincas)

Une longue histoire retracée dans les archives du Magazine Historia

Près de 225.000 femmes victimes de violences physiques ou sexuelles en 2016. Les chiffres sont accablants et justifient que le président Macron, lors de son discours pour la journée de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre dernier, ait fait observer une minute de silence pour les 123 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’année passée, avant d’annoncer une série de mesure destinées à lutter contre ce fléau.

En 2004, Historia dénonçait déjà l’histoire, hélas longue, des sévices endurés par les femmes. Les premières vraies mesures pour protéger les victimes datent de 1825… les dernières, alors, de 1994.

Eric Pincas dans mensuel 723 daté mars 2007 – Gratuit

Pour lire l’intégralité de l’article sur Historia.fr

Le procès du viol

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PAR  · PUBLICATION  · MIS À JOUR 

Le parcours de deux femmes brisées qui pendant quatre années menèrent une lutte vitale aux côtés de Gisèle Halimi, leur avocate, pour que le viol soit reconnu comme un crime :

Aujourd’hui Affaires sensibles/la Fiction vous propose « Le Procès du Viol »

  • Une émission proposée par Christophe Barreyre
  • Écrite par Leslie Menahem
  • Réalisée par Sophie-Aude Picon

Une nuit de l’été 1974, Anne Tonglet et Araceli Castellano sont violées et torturées par trois hommes alors qu’elles font du camping sauvage dans la calanque de Morgiou à Marseille.

En 1978, les avocates des victimes, Anne-Marie Krywin, Marie-Thérèse Cuvelier et Gisèle Halimi ont obtenu le renvoi de l’affaire devant une cour d’Assises, les procès pour viol relevaient jusque là de la correctionnelle. Au terme de débats houleux, les deux jeunes femmes furent accusées d’avoir été consentantes par les trois hommes qui les avaient violées. Pour des journalistes présents lors du procès, « le seuil de l’insupportable avait été franchi »…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 3 novembre-2017 sur le site de l’émission France inter

D’anciennes collaboratrices prennent la défense de Pierre Joxe, accusé d’agression sexuelle

L’ancien ministre envisage de porter contre l’écrivaine Ariane Fornia, à l’origine du témoignage.

HARCÈLEMENT – Vingt ex-collaboratrices affirment mercredi dans une lettre ouverte avoir « confiance » en l’ancien membre du Conseil constitutionnel Pierre Joxe, accusé d’agression sexuelle par l’écrivaine Ariane Fornia.

 Dans cette lettre ouverte, publiée en intégralité par France Bleu Bourgogne, intitulée « Nous avons confiance », ces vingt collaboratrices de Pierre Joxe « au cours des cinq dernières décennies tant à l’Assemblée nationale que dans différents ministères, à la Cour des Comptes, au Conseil Constitutionnel ou autres organismes » affirment dans un premier temps être « solidaires de toutes les victimes de harcèlement » et « affirment que les femmes sont l’égale des hommes, qu’elles ont droit au respect en toute circonstance et que tout geste, tout propos, tout écrit qui vise à les humilier est fondamentalement et définitivement condamnable »…
Pour en savoir plus lire le billet publié le 25 octobre 2017 dans le D’anciennes collaboratrices prennent la défense de Pierre Joxe, accusé d’agression sexuelle

Jacqueline Sauvage, la contre-enquête

Deux journalistes reviennent sur l’histoire Jacqueline Sauvage. Cette femme condamnée pour avoir tué son mari violent, puis graciée après que l’opinion publique s’en soit mêlée.

Invité(e)s de l’émission RTL de jacques Pradel du 3 octobre 2017 : Hélène Mathieu et Daniel Grandclément pour leur livre, « La vérité sur l’affaire Jacqueline Sauvage ». Une « contre-enquête » qui paraît mercredi 4 octobre aux éditions Stock – Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta du barreau de Paris, les deux avocates de Jacqueline Sauvage.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de Rtl

Parution du livre le 4 octobre 2017 – « Pourquoi s’acharner sur Jacqueline Sauvage ? Elle a assez payé ! » vont penser ceux qui ont vécu pendant des mois au rythme des manifestations.

Comme eux, une bonne partie de l’opinion publique a réclamé la grâce de cette femme meurtrière de son mari après quarante-sept années de violences.

Pourtant, deux jurys populaires l’ont condamnée à dix ans de prison. Des faits ignorés du grand public justifiaient-ils cette sévérité ?

Ce livre-enquête, écrit sans parti pris, révèle les zones d’ombre de l’affaire et dévoile une femme complexe, à la fois dure et soumise, humiliée par son mari, mais amoureuse et jalouse.

Méritait-elle de devenir l’emblème des femmes battues ?

« La cause était bonne mais ce n’était pas la bonne personne », tranchera l’avocat général du procès en appel.

Collection : Essais – Documents

Chasse aux sorcières à Salem – ARTE

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Ce documentaire-fiction revient sur un des faits divers les plus marquants de l’histoire des États-Unis : la folie destructrice qui s’est emparée d’un village protestant à la fin du XVIIe siècle. Glaçant.

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Dans cette bourgade du Massachusetts, vingt-cinq personnes sont exécutées par les autorités locales, plusieurs dizaines jetées en prison après des procès pour le moins expéditifs. Le même chef d’accusation s’applique à chacun : sorcellerie et commerce avec le diable. Aucun fait, pourtant, ne vient étayer les soupçons, si ce n’est les dénonciations de quelques jeunes filles se plaignant d’avoir été envoûtées par leur servante, une voisine ou une connaissance. Trois siècles plus tard, cette tragédie au sein d’une communauté de protestants puritains d’origine anglaise soulève beaucoup de questions, et reste une tache indélébile dans l’histoire des États-Unis… Pour en savoir plus sur Arte.tv/fr/videos

La chasse aux sorcières – YouTube