Archives pour la catégorie Justice

Anne Gruwez : « La prison, c’est rien à côté de moi »

Rendue célèbre par « Strip Tease », l’émission qui vous déshabille, cette juge d’instruction a quelques conseils à vous donner sur la justice, la musique et la vie en général.

L’HEURE BLEUE du jeudi 12 avril 2018 par Laure Adler

Grandement inspirés par le naturel de cette juge d’instruction bruxelloise anti-conformiste, pour leur premier long-métrage, « Ni juge, ni soumise« , Jean Libon et Yves Hinant l’ont suivie pendant trois ans. Ils lui ont demandé d’être elle-même, sans fard, sans inhibitions avec ses « clients », ces personnes qui viennent dans son bureau pour entendre la sentence. Ensuite, ils ont ensuite choisi quelques cas, tout en demandant à la dame de penser à une affaire qui lui tenait à cœur, pour avoir un fil conducteur…

Pour en savoir plus sur le site de l’émission France inter.

21430474_10154928720338997_8303056292301167768_nPhilippe POISSON – Ancien formateur des Personnels à l’Administration pénitentiaire

Gestionnaire du très sérieux  Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …
Membre correspondant du CLAMOR: Centre pour les humanités numériqueset l’histoire de la …
FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES

 

Manon Cormier, avocate et résistante bordelaise – Presse RetroNews …

Née le 27 août 1896 dans une famille bourgeoise et républicaine (son père, Jules Cormier, est maire de Bassens), Manon Cormier est la première femme à obtenir, à 20 ans, sa licence de droit à Bordeaux. Elle devient ainsi la première avocate bordelaise en 1921. Cette pionnière sur la région va s’attacher à défendre les plus démunis. Son autre combat, celui qui la portera toute sa vie, c’est son attachement aux droits des femmes.

En 1924, elle devient présidente fondatrice de la section girondine de la Ligue française pour le droit des femmes (LFDF), puis membre du comité central de la Ligue dès 1928, et organise de nombreuses rencontres pour défendre le droit de vote des Françaises.

Ces conférences obtiennent de plus en plus de succès ; les journaux qui en font l’écho se montrent souvent admiratifs devant ses arguments…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 27 février 2018 sur le site de Retronews.

“Mauvaises filles”. Déviantes et délinquantes XIXe-XXIe siècles (Actes journée d’étude)

La journée d’étude « Mauvaises filles. Déviantes et délinquantes XIXe-XXIe siècles » s’inscrit dans le cadre d’un projet de long terme. En effet, depuis quelques années des chercheur.e.s et des professionnell.e.s de l’éducation, que ce soit dans leur travail de recherche ou dans leur pratique professionnelle, se sont intéressés à cette catégorie dites de « mauvaises filles » tant d’un point de vue historique, que sociologique ou éducatif.

À travers une multitude de prismes différents, des questions communes surgissent : Qu’est-ce qu’une mauvaise fille à travers les époques ? Pourquoi la violence des filles est-elle perçue différemment de celle des garçons ? Comment l’appréhension spécifique de celle-ci résulte-t-elle des stéréotypes de genre et/ou les conforte-t-elle ? (…) »

Lire la suite de l’article de Hélène Duffuler-Vialle présentant le dossier des actes de cette journée d’étude.

Ce dossier comprend les communications suivantes :

 

À la prison de Fleury-Mérogis, une crèche va ouvrir pour les enfants des femmes détenues (Paul Guyonnet)

JUSTICE – C’est une grande première. À partir du mois de septembre prochain, la prison de Fleury-Mérogis, dans la banlieue sud de Paris, devrait être le premier centre pénitentiaire français à disposer d’une crèche pour accueillir les bébés des femmes incarcérées. « Une révolution », explique-t-on au sein de l’administration de la plus grande prison française, comme le rapporte Le Parisien.

L’objectif est de permettre aux femmes incarcérées, qui sont pour l’heure en cellule avec leur nourrisson, de pouvoir le faire garder pendant la journée, afin par exemple de travailler ou de suivre des formations scolaires ou universitaires. « Cela va favoriser la réinsertion de ces femmes, car ces détenues sont occupées à plein-temps actuellement par leurs bébés », continue Le Parisien, citant l’administration pénitentiaire…

Par Paul Guyonnet le 3 mars 2018 sur le site du Huffingtonpost.

Femmes et filles envoyées en prison par la cour d’assises du Nord durant la première moitié du xixe siècle (1822-1850) – (Virginie Despres)

La part des femmes dans la population pénitentiaire a beaucoup diminué au cours du XIXe siècle en France. Leur faible participation à la délinquance et à la criminalité, ainsi que la relative indulgence des tribunaux à leur égard, expliquent cette évolution décroissante. Dans le Nord, de la fin du XVIIe siècle à la Révolution, puis pendant la première décennie duXIXe siècle, elles forment un quart en moyenne des délinquants et des criminels [1][1] Voir D. Blary et P. Guignet, La délinquance à Valenciennes…. Par la suite, devant la cour d’assises de Douai, cette proportion reste à peu près stable jusqu’au début de la Monarchie de Juillet, avant de diminuer progressivement tout au long du XIXesiècle [2][2] Ainsi, entre 1886 et 1900, la part des femmes traduites…. Bien que le vaste et très peuplé département nordiste ne figure pas parmi les plus criminels du territoire, son contentieux abondant en fait un exemple de choix pour toute étude abordant la place des femmes dans la justice pénale.2

Notre propos portera sur la répression de la criminalité féminine jugée entre 1822 et 1850, ces limites chronologiques correspondant à la période durant laquelle la centrale mixte de Loos était susceptible d’accueillir des femmes. En effet, l’année 1822 marque l’arrivée des premiers détenus dans cette prison destinée, comme toutes les centrales, à recevoir les individus condamnés à la réclusion criminelle ou à un emprisonnement correctionnel d’une année ou plus, de même que les femmes et les vieillards condamnés aux travaux forcés [3][3] La population pénale de Loos s’élève alors à 448 hommes…. Les enfants devant subir un emprisonnement correctionnel d’au moins un an sont également envoyés en centrale. À partir des années 1830, la prison de Loos se dote d’un quartier distinct pour les enfants mineurs, sans séparation entre les sexes. Cependant, en raison de leur faible nombre, les filles sont enfermées avec les femmes majeures et sont complètement séparées des garçons. En 1850, année du vote de la loi sur l’éducation et le patronage des jeunes détenus, certaines d’entre elles sont transférées avec les adultes à la centrale de femmes de Haguenau, ce qui doit permettre de récupérer l’ancien quartier féminin pour l’affecter aux mineurs et remédier à la surpopulation carcérale…

Pour lire le texte intégral sur le site de la revue Cairn Femmes et filles envoyées en prison par la cour d’assises du … – Cairn

Virginie Despres : Docteur en Droit de l’Université de Lille II, Virginie Despres a soutenu en 2004 une thèse sur Les différences entre les sexes dans la justice criminelle au xixe siècle. Les femmes devant la cour d’assises du Nord (1811-1914). Publication : « Les vols domestiques au xixe siècle, d’après les arrêts de la cour d’assises du Nord (1811-1914) », dans Juges et Criminels. Études en hommage à Renée Martinage, Lille, Publications de l’Espace Juridique, 2000, p. 629-64 …

Histoire, économie & société – 2005/3 (24e année) – Pages : 118 – Affiliation : Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr – ISBN : 9782200920388 – DOI : 10.3917/hes.053.0411 – Éditeur : Armand Colin

Nathalie Wood : Questions sur une mort tragique

Retour sur la mort tragique de l’actrice Natalie Wood, qui s’était noyée en 1981 dans la baie de Los Angeles.

Le corps de Natalie Wood avait été retrouvé par des gardes-côtes, flottant au large de l’île de Santa Carolina, dans la baie de Los Angeles, le 29 novembre 1981. L’héroïne de La Fureur de vivre et de West Side story, avait passé le week-end de Thanksgiving, à bord du Yatch « Splendour », avec son mari, Robert Wagner, et l’acteur Christopher Walken. Après autopsie, sa mort est considérée comme une noyade accidentelle, due à une importante consommation d’alcool. Robert Wagner a-t-il assassiné sa femme Natalie Wood ? Il y a quelques jours, l’homme de 87 ans, a été désigné « personne d’intérêt », stade qui précède une désignation formelle comme suspect, dans l’enquête sur la noyade sa femme… Lire un extrait

Invitées de l’émission Rtl  l’Heure du crime du 21 février 2018 : Nicole Bacharan, historienne, politologue, spécialiste de la société Américaine, Géraldine Maillet, romancière, réalisatrice et scénariste. Auteure du livre « Splendour » (Editions Grasset / Collection « Ceci n’est pas un fait divers » / 2014).

Pour en savoir plus sur le site de l’émission Rtl.

Parution du livre le 7 mai 2014 :  « C’est qui, Natalie Wood ? Une énigme brune, une écorchure cinégénique, une mélancolie en fourreau d’organza, quelques citations et coupures de presse, une erreur d’aiguillage… » … mais, pour la légende du grand cinéma, Natalie Wood, c’était aussi l’actrice inoubliable de Splendour in the Grass et de La fureur de vivre. Et c’était la fille douloureuse, nymphomane, bouleversante de talent et d’intensité qui, dans la nuit du 29 novembre 1981, se noya en face de l’île de Santa Catalina tandis que son mari, Robert Wagner, et son amant Christopher Walken, s’enivraient sur le pont d’un bateau précisément nommé Spendour. De la splendeur au drame : tel fut son étrange et romanesque destin…

   Dans ce livre-opéra, Géraldine Maillet a choisi de revisiter l’existence de cette actrice à l’instant de sa mort. Flux de pensées, Hollywood et ses mirages, les hommes de passage, les triomphes, la solitude, les petites joies et les grands désespoirs…

   Un roman ? Mieux : une descente aux enfers à travers le sexe, l’alcool, le glamour. En passant par le cœur d’une femme glorieuse et perdue.