Archives pour la catégorie Justice

Jacqueline Sauvage, la contre-enquête

Deux journalistes reviennent sur l’histoire Jacqueline Sauvage. Cette femme condamnée pour avoir tué son mari violent, puis graciée après que l’opinion publique s’en soit mêlée.

Invité(e)s de l’émission RTL de jacques Pradel du 3 octobre 2017 : Hélène Mathieu et Daniel Grandclément pour leur livre, « La vérité sur l’affaire Jacqueline Sauvage ». Une « contre-enquête » qui paraît mercredi 4 octobre aux éditions Stock – Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta du barreau de Paris, les deux avocates de Jacqueline Sauvage.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de Rtl

Parution du livre le 4 octobre 2017 – « Pourquoi s’acharner sur Jacqueline Sauvage ? Elle a assez payé ! » vont penser ceux qui ont vécu pendant des mois au rythme des manifestations.

Comme eux, une bonne partie de l’opinion publique a réclamé la grâce de cette femme meurtrière de son mari après quarante-sept années de violences.

Pourtant, deux jurys populaires l’ont condamnée à dix ans de prison. Des faits ignorés du grand public justifiaient-ils cette sévérité ?

Ce livre-enquête, écrit sans parti pris, révèle les zones d’ombre de l’affaire et dévoile une femme complexe, à la fois dure et soumise, humiliée par son mari, mais amoureuse et jalouse.

Méritait-elle de devenir l’emblème des femmes battues ?

« La cause était bonne mais ce n’était pas la bonne personne », tranchera l’avocat général du procès en appel.

Collection : Essais – Documents

Chasse aux sorcières à Salem – ARTE

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Ce documentaire-fiction revient sur un des faits divers les plus marquants de l’histoire des États-Unis : la folie destructrice qui s’est emparée d’un village protestant à la fin du XVIIe siècle. Glaçant.

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Dans cette bourgade du Massachusetts, vingt-cinq personnes sont exécutées par les autorités locales, plusieurs dizaines jetées en prison après des procès pour le moins expéditifs. Le même chef d’accusation s’applique à chacun : sorcellerie et commerce avec le diable. Aucun fait, pourtant, ne vient étayer les soupçons, si ce n’est les dénonciations de quelques jeunes filles se plaignant d’avoir été envoûtées par leur servante, une voisine ou une connaissance. Trois siècles plus tard, cette tragédie au sein d’une communauté de protestants puritains d’origine anglaise soulève beaucoup de questions, et reste une tache indélébile dans l’histoire des États-Unis… Pour en savoir plus sur Arte.tv/fr/videos

La chasse aux sorcières – YouTube

« Le viol »: Téléfilm dramatique réalisé par Alain Tasma

Résumé : Le 21 août 1974, dans les calanques de Marseille, deux jeunes touristes belges venues passer quelques jours de vacances en France sont agressées et violées par trois hommes. Pendant quatre années, alors que leur entourage leur suggère d’oublier cet incident, ces deux jeunes femmes et leurs avocates vont se battre pour amener leurs agresseurs devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence. Pour cela, à deux reprises elles demandent au tribunal correctionnel de Marseille, ce qui était inconcevable à l’époque, de se déclarer incompétent pour juger cette affaire. Finalement le 2 mai 1978, s’ouvre le procès aux assises…

Genre : Téléfilm dramatique

Pays : Belgique – Date de sortie : 2017

Réalisateur : Alain Tasma

Acteurs(s) : Clotilde Courau (Gisèle Halimi), Camille Sansterre (Nicole), Bérangère McNeese (Malia), Pierre Andrau (Bruno), Stéphane Rideau (Pierre)

Mardi 19 Septembre 2017 : 20h55 – 22h25 sur France 3

22:25 Mardi 19 septembreFRANCE 3DÉBAT : Le viol, un crime sous silence

Après la diffusion du téléfilm «le viol», Carole Gaessler,en compagnie d’Anne Tonglet et Araceli Castellano, revient sur cette affaire qui a marqué une étape dans la prise de conscience par la société de la gravité du viol et de ses conséquences pour les victimes… C’est seulement en 1980 que le viol est devenu un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle. En France, une femme sur six est victime de viol ou de tentative au cours de sa vie. Après un viol, rien n’est plus comme avant. Mais la vie des victimes peut reprendre. Pourtant, dans notre pays, on ne les y aide pas. Le suivi dont elles bénéficient reste bien souvent aléatoire

Violette Nozière, la fleur du mal ( une histoire des années 30) – Anne-Emmanuelle Demartini

Parution du livre le 7 septembre 2017 – Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.

Elle est l’auteure de L’Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008).

Éditions Champ Vallon

Mauvaises filles : incorrigibles et rebelles

Depuis le 28 septembre 2016, l’ouvrage « Mauvaises filles : incorrigibles et rebelles » est disponible aux Éditions Textuel.

Le 28 septembre 2016 marque la sortie de l’ouvrage « Mauvaises filles : incorrigibles et rebelles ». Si les « mauvais garçons » ont leurs héros, de Gavroche à Joey Starr en passant par James Dean, les « mauvaises filles » sont les invisibles de l’Histoire. Dans cet ouvrage, les auteurs dévoilent ces ombres fugaces qui surgissent au détour d’archives médicales ou judiciaires : « vagabonde », « hystérique », « fille-mère », « prostituée », « fugueuse », « cheffe de bande », « punk », « crapuleuse »…

Par le biais d’une vingtaine de portraits incarnés de « mauvaises filles » jugées immorales, de 1840 aux années 2000, les auteurs rendent un visage et une histoire à ces destins orageux. Ils cartographient les lieux qu’elles traversent ou qui les enferment – lieux de perdition (fête foraine, guinguette, bal), de coercition (internat, couvent, prison, asile), de soumission (maison close, foyer familial).

Étouffées et contraintes depuis des décennies par le poids des normes juridiques, religieuses, médicales, familiales, ces mineures « incorrigibles et rebelles » ont néanmoins fini, à travers leurs résistances, par devenir des actrices du changement social, culturel et politique.

Alors, déviantes ou dissidentes ?

Cette publication est disponible aux Éditions Textuel. Elle marque le point culminant d’une célébration, d’une invitation à revisiter l’histoire et à honorer la mémoire de ces mauvaises filles.

Les mauvaises filles à l’honneur

L'exposition itinérante « Mauvaises filles : déviantes et délinquantes XIXème XXème siècles », qui aborde la question du regard posé sur la déviance juvénile féminine par la justice et la société, avait servi de cadre à l’organisation de la journée des mauvaises filles en mars 2016 au site central de l’ENPJJ. Docteure en Histoire, Véronique BLANCHARD est responsable du Centre d’exposition historique (CEH) de Savigny-sur-Orge. Rattaché au service de la recherche et de la documentation de l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ), le CEH est un espace dédié à l’histoire de l’enfance en justice des XIX/XXème siècles. Véronique BLANCHARD co-signe cet ouvrage avec David NIGET, maître de conférences en Histoire à l’Université d’Angers. Tous deux sont membres du comité de rédaction de la Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » (RHEI), qui est l’une des 4 publicationsde l’ENPJJ. Ils ont également activement participé à l’organisation, à la promotion et à la diffusion de l’exposition « Mauvaises filles : déviantes et délinquantes XIXème XXème siècles ».

Cette exposition itinérante, qui aborde la question du regard posé sur la déviance juvénile féminine par la justice et la société, avait servi de cadre à l’organisation de la journée des mauvaises filles en mars 2016 au site central de l’ENPJJ.

Elle est actuellement visible aux Archives départementales du Nord.

D’Edith Cavell à Mademoiselle Docteur ou Mata Hari : histoire de l’espionnage au féminin

En 1997, « Le cabinet de curiosités » proposait une série intitulée  » Les aventures de l’espionnage », le deuxième volet s’intéressait aux « Espionnes de charme et femmes de choc ». Avec Claude Moniquet et Génovefa Étienne au micro de Jacques Munier.

En 1997, Le cabinet des curiosités s’intéressait à ces femmes des combats de l’ombre.

  • Production : Jacques Munier
  • Réalisation Vincent Decque
  • Le cabinet de curiosités – Les aventures de l’espionnage 2/5 : Espionnes de charme et femmes de choc
  • 1ère diffusion : 23/12/1997

Intervenante : Claude Moniquet (Président de l’ESISC (European Strategic intelligence and Security Center)

Pour en savoir plus Les Nuits de France Culture par Philippe Garbit sur le site de Franceculture

Histoires de procès : Violette Nozière, l’empoisonneuse parricide

20 Minutes » exhume les archives de procès devenus mythiques ou tombés dans l’oubli..

Tout l’été, 20 Minutes revient sur les grands procès du début du 20e siècle en partenariat avec Retronews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France. Aujourd’hui, l’affaire Violette Nozière, une jeune parisienne jugée en octobre 1934 à l’âge de 19 ans pour le meurtre de son père et la tentative de meurtre de sa mère.

Pour en savoir plus lire le billet d’Hélène Sergent publié le 10 août 2017 sur le site 20minutes.fr/societe