Archives pour la catégorie Justice

Lancement de la recherche participative HUGO. Patrimoine des lieux de justice

Souvent peu accessibles, chargés d’imaginaires et de mémoires conflictuelles, les lieux de justice restent aujourd’hui largement méconnus malgré leur ancrage dans les territoires.

HUGO est un nouveau service en ligne dédié à la connaissance partagée du patrimoine judiciaire. Il vise à dresser un inventaire géolocalisé des lieux de jugement et d’exécution des peines en rassemblant des informations relatives à l’architecture, l’histoire et la mémoire des lieux.

Son interface de consultation bilingue et en libre accès est destinée à faciliter le recueil d’informations et les recherches sur le patrimoine judiciaire.

Conçu sur une base participative, HUGO offre ainsi à chacun la possibilité de contribuer à la collecte des données par un formulaire complet ou simplifié.

HUGO est piloté par le CLAMOR. Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726). Le projet a reçu le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice et de la région Normandie. Il est réalisé en partenariat avec les Archives nationales, l’Université de Rouen, l’équipe InTRu (Tours), l’École nationale d’administration pénitentiaire et le Centre d’histoire judiciaire de Lille.

Le compte Twitter  @HUGOgeojustice vous relaiera toute l’actualité des dernières mises en ligne.

Plus d’information sur le projet : https://hugo.criminocorpus.org/fr/

Vous souhaitez participer ?  Rendez-vous sur :

https://criminocorpus.org/fr/reperes/lieux-de-justice/hugo-participer-au-projet/

Télécharger l’affiche de présentation

L’affaire du bois bleu, une innocente jetée aux chiens – L’Affaire Monique Case

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Parution du livre le 15 novembre 2006 – 1966, La Guerche sur l’ Aubois, une petite ville du cher. Georges Segretin, chef de bureau à la Société générale est retrouvé mort dans sa 2CV abandonnée dans le Bois Bleu. Il s’agit d’ un meurtre. Le commissaire en charge de l’ enquête porte très vite ses soupçons sur une certaine Monique Case qui tient un commerce de photographie avec son époux à La Guerche. Monique Case, trop élégante, dynamique, sociable ; bref, trop voyante dans une petite ville de province. Les journaux locaux, nationaux et internationaux s emparent de l’ affaire tandis qu à Paris l’ assassinat de Ben Barka fait des remous. Le crime de La Guerche servirait-il de dérivatif ? Devenue Monique la diabolique, selon la presse de l’ époque. Une véritable curée médiatique s’ opère. La voilà en bonne voie pour la guillotine. L’ affaire du Bois bleu est le récit très journalistique de la contre-enquête d’ une juge intègre qui a sauvée une innocente du pire mais aussi l’ histoire d’ une vie fracassée malgré une réhabilitation.

Extrait de l’avant-propos : « L’objectif que je me suis proposé, une fois obtenue l’autorisation de consulter, aux Archives départementales, le dossier complet de cette affaire du crime du Bois Bleu, survenue il y a juste quarante ans, était d’en produire un récit, certes dépouillé des témoignages superfétatoires, mais aussi proche que possible du déroulement des faits et de l’essentiel des procédures.

Un récit duquel émergerait nettement ce qui, au regard des débats qui ont lieu à propos des catastrophes judiciaires actuelles, constitua à l’époque la genèse d’une terrible erreur judiciaire. Erreur évitée in extremis alors que les deux innocents inculpés – un homme et une femme – avaient été poussés au bord de l’abîme par l’acharnement de certains policiers peu subtils, pas très portés à respecter certaines règles de la procédure pénale ainsi que celles de la déontologie propre à leur métier.

Rétrospectivement, on ne peut que frémir à l’idée de ce qui aurait pu se passer si l’instruction avait été continuée et conclue par un magistrat aussi approximatif et aussi peu soucieux de la vérité que l’avaient été les commissaires du SRPJ d’Orléans.

Question de vie ou de mort à l’époque. Que serait-il advenu de ces deux innocents si, dans sa démarche, la juge d’instruction avait été aussi peu scrupuleuse que les policiers, aussi enfermée qu’eux dans de simplistes préjugés, aussi éloignée qu’eux du doute rationnel, fondement de toute certitude ? Si, débordée par d’autres tâches, elle avait bouclé le dossier d’accusation en reprenant purement et simplement le rapport du SRPJ ? »

Gérard Boursier, ancien professeur de lettres installé à Vierzon, se spécialise depuis plusieurs années dans les récits historiques ( a fait paraître Vichy saccharine, Main douce…). Originaire de La Guerche, il s est servi des archives (inclues dans le livre) et a rencontré plusieurs acteurs du drame.

Éditeur : Noir Délire

Pour en savoir plus une vidéo d’appui Les innocents de La Guerche – Vidéo Ina.fr et le document sonore de Jean-Michel ARMAND Les erreurs judiciaires …. un fer qui taraude tous les acteurs de la justice ! (Jean-Michel ARMAND)

Photographie à la une, bande défilante : Mrs Case Accused Of The Murder Of Georges Segretin. France, La Guerche sur l’Aubois, 13 octobre 1966, Monique CASE, une commerçante, est accusée du meurtre du chef de bureau de la société générale de Bourges Georges Segretin… Getty Images

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

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Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Dans la prison du Temple, Madame Royale ne savait plus parler

Enfermée dans la tour du Temple durant la Révolution, Madame Royale, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, ne savait plus parler à force de silence.

(Gravure de 1889 : « Vue de la prison du Temple a Paris à l’époque de la détention de la reine de France Marie-Antoinette »© Isadora/Leemage)

Elle aurait dû avoir une jeunesse de princesse. Une jeunesse baignée d’insouciance et de frivolité. L’Histoire en a décidé autrement. Marie-Thèrèse Charlotte, dite Madame Royale, a eu le malheur de naître quelques années avant que n’éclate la Révolution française. Etre la fille du roi et de la reine de France à cette époque n’était vraiment pas enviable. Et, le 10 août 1792, à l’âge de 13 ans, la voici incarcérée avec ses parents Louis XVI et Marie-Antoinette, son petit frère Louis-Charles et sa tante Madame Elisabeth à la prison du Temple à Paris… (Illustration à la une, bande défilante : Gravure figurant Marie-Thérèse dans la prison du Temple – A droite: Marie-Thérèse et son frère cadet Louis-Joseph, par Vigée-Lebrun en 1784 (musée du château de Versailles) Hulton Archive/Getty Images – Crédit Photo Josse / Leemage).

Pour en savoir plus lire le billet publié le 27 mai 2017 par Dominique Bonnet dans  Paris match

Les femmes et la question criminelle – Délits commis, expériences de victimisation et professions judiciaires

Parution du livre  2017 – Délinquantes, victimes et professionnelles de la justice : cet ouvrage examine ce qui réunit et distingue les expériences des femmes face à la criminalité, et ce qui les différencie de celles des hommes. Il retrace d’abord l’apparition des perspectives féministes en criminologie, sous l’angle des rapports entre sexe, genre et science. Déconstruisant les stéréotypes de la délinquance féminine, il en décrit les diverses formes, des plus communes (vol, délinquance routière) aux plus « extraordinaires » (homicide, crime organisé). Sont ensuite discutées les violences conjugales et sexuelles envers les femmes, leurs impacts sur la santé et les politiques publiques qui s’y rapportent. L’ouvrage examine enfin le rôle que jouent les femmes dans le contrôle social de la délinquance. Premier ouvrage en français à proposer un tel panorama, il décrit les multiples façons d’intégrer une perspective de genre à la recherche et à la pratique criminologiques.

Auteurs/éditeurs

Véronique Jaquier, Ph.D., est psychologue et docteure en criminologie. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur les violences subies et agies par les femmes, les politiques pénales et publiques délimitant leur prise en charge, et leurs impacts sur la santé mentale. Après des recherches en Suisse (Université de Lausanne) et aux États-Unis (Yale University), elle poursuit aujourd’hui ses activités au Centre romand de recherche en criminologie de l’Université de Neuchâtel.

Joëlle Vuille , Ph.D., a fait des études de droit suisse et obtenu un doctorat en criminologie à l’Université de Lausanne. Elle a ensuite mené une recherche postdoctorale à l’Université de Californie à Irvine avant d’intégrer l’équipe du Centre romand de recherche en criminologie de l’Université de Neuchâtel.

Document sonore d’appui sur rfj.ch/rfj/

1977, la Place de Mai – Les  » Mères de la Place de Mai « 

Au printemps 1976, un coup d’état installe en Argentine une énième dictature militaire qui se distingue des précédentes par sa volonté d’avancer sans visage.

« … Face à cette situation inédite, la réponse était difficile. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme sont alors intervenues mais l’opinion internationale a été beaucoup plus sensible au mouvement des Mères qui s’est levé timidement le 30 avril 1977. C’étaient des femmes de 40 à 60 ans ; elles étaient lasses d’entendre leurs interlocuteurs dans les commissariats de police et les palais de justice leur dire que non, ils ne savaient pas où avaient pu passer leurs fils et leurs filles… »

Invitée de l’émission France Inter Alice Verstraeten Anthropologue

Pour en savoir plus voir le billet publié le 1er mai 2017 sur le site de l’émission La marche de l’Histoire

Parution du livre le 3 septembre 2013 – A crime imprescriptible, douleur inextinguible.

La terreur engendrée par la  » disparition forcée  » broie les intimités et défait les liens sociaux. Le pouvoir tente d’empêcher la résistance, mais c’est sous-estimer la mémoire des sens. Se taire est intenable. Et si témoigner totalement semble impossible, les victimes, peu à peu, se transforment en résistantes par leur volonté de dire et de montrer malgré tout.

Les  » Mères de la Place de Mai  » ‒ suivies par les frères et sœurs, les enfants de disparus et les survivants des camps ‒ nomment l’innommable à travers une parole exploratoire, compensent l’invisible et l’irreprésentable à travers une esthétique reconstruite, recréent du lien social à travers les petits liens de sens et les émotions des récits partagés. Elles renversent point par point les intentions de déshumanisation.

Mêlant expériences de terrain et témoignages directs de victimes résistantes, cette réflexion transdisciplinaire propose un filet de sens pour appréhender l’horreur.

Alice Verstraeten est docteure en anthropologie, auteure et illustratrice. Elle a publié divers articles sur la disparition forcée argentine dans des revues françaises, québécoises et internationales. Elle a co-réalisé, avec sa sœur Cécile Verstraeten, le film documentaire  » Victor  » (2009), portrait d’un survivant de l’ESMA (l’un des plus grands camps argentins de disparition) résistant quotidiennement à la terreur et à l’impunité.

Auteur : Alice Verstraeten

Collection: Mémoire et survivance

Discipline: Etudes littéraires

Pauline-Dubuisson, l’inspiratrice du film « la vérité » de Clouzot …

Pauline Dubuisson a vécu une enfance douloureuse, enfermée dans les principes de son père, une adolescence agitée pendant l’occupation, et une histoire d’amour à la fin dramatique. Le 17 mars 1951, elle tue de trois coups de revolver son ancien amant qui allait en épouser une autre…

Crimes, faits divers, histoires inquiétantes ou étonnantes, Christophe Hondelatte propose aux auditeurs d’Europe 1 de revenir durant une heure, sur les aventures humaines et les histoires vraies qui ont marqué la France, en les ponctuant d’archives de la station.

Pour en savoir plus voir le billet publié le 6 septembre 2016  sur le site de l’émission Europe1

Liens utiles sur le Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … :

La petite femelle – Criminocorpus

Pauline Dubuisson, un destin tragique – Criminocorpus

L’affaire Pauline Dubuisson – Criminocorpus

ob_462626_ob-056637-p1150922Philippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

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Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Paul Grappe, le déserteur travesti

Le 21 juillet 1928 à Paris dans le quartier de Charonne, Louise Grappe abat son mari de deux balles dans la tête. Elle explique au commissaire qu’il était ivre et qu’il la menaçait, elle et son enfant. Et elle se met à raconter l’histoire extraordinaire de son  drôle de couple qui commence quand Paul déserte de l’armée au début de  la guerre de 14  et doit vivre à Paris incognito…Photographie à la une, bande défilante : Suzanne (Paul Grappe travesti) au Bois. ((c) Archives Nationales Fonds Maurice Garçon).

Crimes, faits divers, histoires inquiétantes ou étonnantes, Christophe Hondelatte propose aux auditeurs d’Europe 1 de revenir durant une heure, sur les aventures humaines et les histoires vraies qui ont marqué la France, en les ponctuant d’archives de la station.

Pour en savoir plus voir le billet publié le 8 mars 2017 sur le site de l’émission Europe1

Parution du livre en mai 2011 – Paris, 1911. Paul Grappe et Louise Landy s’aiment et se marient. Survient la guerre. Paul déserte, se travestit en femme pour ne pas être arrêté et, pendant dix ans, aux yeux de tous, vit avec Louise sous l’identité de Suzanne Landgard. Il entraîne son épouse dans de multiples jeux sexuels et acquiert même une petite notoriété en étant l’une des premières « femmes » à sauter en parachute. En 1925, avec l’amnistie, Suzanne redevient Paul. Pour le couple, les choses commencent alors à se gâter…

A partir d’archives étonnantes (photos, lettres, journaux intimes, documents judiciaires), Fabrice Virgili et Danièle Voldman racontent la très curieuse – et tragique – histoire de Paul et Louise, une histoire qui brasse les questions des traumatismes de guerre, du travestissement, de l’homosexualité, des « troubles dans le genre », de la virilité, des violences conjugales et de la complexité des sentiments amoureux.

Fabrice Virgili est historien, directeur de recherche au CNRS (IRICE / Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

Historienne des sociétés urbaines contemporaines, directrice de recherche émérite au CNRS (Centre d’histoire sociale du XXe siècle – Paris 1-Panthéon-Sorbonne), Danièle Voldman a travaillé sur l’histoire de l’architecture et sur les séquelles des guerres dans les ensembles urbains, notamment sur la reconstruction des villes françaises après la Seconde Guerre mondiale.

Genre : Histoire
Collection : Histoire Payot