Archives pour la catégorie Justice

Nathalie Wood : Questions sur une mort tragique

Retour sur la mort tragique de l’actrice Natalie Wood, qui s’était noyée en 1981 dans la baie de Los Angeles.

Le corps de Natalie Wood avait été retrouvé par des gardes-côtes, flottant au large de l’île de Santa Carolina, dans la baie de Los Angeles, le 29 novembre 1981. L’héroïne de La Fureur de vivre et de West Side story, avait passé le week-end de Thanksgiving, à bord du Yatch « Splendour », avec son mari, Robert Wagner, et l’acteur Christopher Walken. Après autopsie, sa mort est considérée comme une noyade accidentelle, due à une importante consommation d’alcool. Robert Wagner a-t-il assassiné sa femme Natalie Wood ? Il y a quelques jours, l’homme de 87 ans, a été désigné « personne d’intérêt », stade qui précède une désignation formelle comme suspect, dans l’enquête sur la noyade sa femme… Lire un extrait

Invitées de l’émission Rtl  l’Heure du crime du 21 février 2018 : Nicole Bacharan, historienne, politologue, spécialiste de la société Américaine, Géraldine Maillet, romancière, réalisatrice et scénariste. Auteure du livre « Splendour » (Editions Grasset / Collection « Ceci n’est pas un fait divers » / 2014).

Pour en savoir plus sur le site de l’émission Rtl.

Parution du livre le 7 mai 2014 :  « C’est qui, Natalie Wood ? Une énigme brune, une écorchure cinégénique, une mélancolie en fourreau d’organza, quelques citations et coupures de presse, une erreur d’aiguillage… » … mais, pour la légende du grand cinéma, Natalie Wood, c’était aussi l’actrice inoubliable de Splendour in the Grass et de La fureur de vivre. Et c’était la fille douloureuse, nymphomane, bouleversante de talent et d’intensité qui, dans la nuit du 29 novembre 1981, se noya en face de l’île de Santa Catalina tandis que son mari, Robert Wagner, et son amant Christopher Walken, s’enivraient sur le pont d’un bateau précisément nommé Spendour. De la splendeur au drame : tel fut son étrange et romanesque destin…

   Dans ce livre-opéra, Géraldine Maillet a choisi de revisiter l’existence de cette actrice à l’instant de sa mort. Flux de pensées, Hollywood et ses mirages, les hommes de passage, les triomphes, la solitude, les petites joies et les grands désespoirs…

   Un roman ? Mieux : une descente aux enfers à travers le sexe, l’alcool, le glamour. En passant par le cœur d’une femme glorieuse et perdue.

L‘historienne Anne-Emmanuelle Demartini : Invitée de Nagui, émission La bande originale consacrée aux empoisonneuses, France inter, vendredi 9 février 2018, 11-12h.

Parution du livre le 7 septembre 2017 – Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.

Elle est l’auteure de L’Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008)…

Éditions Champ Vallon

La justice à nu par Jean Libon

Pour écouter le document sonore lire le billet publié le 1er février 2018 sur le site de l’émission France culture.

Après près de 900 films labellisés Strip-Tease pour la télévision belge et française, Jean Libon, co-fondateur de l’émission, suit au long cours et au cinéma la juge d’instruction Anne Gruwez dans des affaires pénales et un dossier de meurtre sordide vieux de vingt ans qu’elle choisit de rouvrir.

Depuis 1985 et les débuts de l’émission à la RTBF, il déshabille sans commentaire la société, vous met face à votre voisin, dresse le portrait des riches, des pauvres, de leurs travers… Après la fin de la diffusion à la télévision, le co-fondateur de l’emblématique émission Strip-Tease, Jean Libon, s’attaque au grand écran…

Pour écouter le document sonore lire le billet publié le 1er février 2018 sur le site de l’émission France culture.

Violences conjugales : la justice au pied du lit

Une femme est tuée tous les trois jours, en France, sous les coups de son conjoint. La question des violences conjugales avance aujourd’hui lestée de chiffres, mais aussi d’une belle mythologie : nous autres modernes serions les premiers à lutter contre elles …

L’affaire du meurtre d’Alexia Daval, en Haute-Saône, a été élucidée cette semaine, comme on le sait, lorsque son mari a finalement avoué qu’il en était l’auteur, après avoir affiché durant trois mois l’innocence d’une douleur extrême. Ainsi la lumière a-t-elle été braquée, devant l’opinion, sur le grand fléau des violences conjugales, comme cela avait été déjà le cas, notamment, en 2003, quand Marie Trintignant était morte sous les coups de son compagnon. Une femme est tuée tous les trois jours, en France, dans de pareilles conditions, et un homme tous les douze jours. Une femme sur dix, vivant en couple, est victime de violences physiques, sexuelles ou psychologiques. Et chacun voit bien que la façon dont une société affronte un tel phénomène a beaucoup à nous dire sur ses équilibres et ses déséquilibres. C’est en historienne des systèmes judiciaires que Victoria Vanneau, ingénieure de recherche au CNRS, mon invitée ce matin, s’est attachée à  ce sujet sur la durée de deux siècles, afin de rédiger un livre intitulé par antiphrase La Paix des ménages, mais sous-titré : Une histoire des violences conjugales du XIXe au XXIe siècle. Elle y démontre que les archives des tribunaux ont beaucoup à nous apprendre sur l’ensemble des drames dont ils ont eu à se saisir d’âge en âge et sur les évolutions de la manière dont, en face d’une société elle-même en mouvement, entre la morale et le droit, entre la justice pénale et la justice civile, ils ont tâché de maîtriser quelque peu le fléau dont il s’agit. Jean-Noël Jeanneney

Pour écouter le document sonore lire le billet le 3 février 2018 publié sur le site de l’émission France culture.

Concordance des temps par Jean-Noël Jeanneney

29 minutes de bonheur sur Criminocorpus avec Anne Gruwez, juge d’instruction au parquet de Bruxelles

Découvrez une journée en présence d’Anne Gruwez, Juge d’instruction au parquet de Bruxelles. Entre dépositions et interventions sur le terrain, plonger au cœur judiciaire belge

Une juge atypique – YouTube

La paix des ménages – Histoire des violences conjugales, XIXe-XXIe siècles (Victoria Vanneau)

D’actualité ! Et d’ailleurs Jean-Noël Jeanneney ne s’y est pas trompé puisque Victoria Vanneau sera son invitée ce samedi dans l’excellente « Concordance des temps » sur France Culture ! N’hésitez pas à le commander dès à présent chez votre libraire préféré …

 Parution du livre le 3 mars 2016 – Devenue un « fait de société », la question des violences conjugales avance lestée de chiffres, mais aussi d’une « belle » mythologie : nous autres modernes serions les premiers à lutter contre elles, à les juger réprouvables et même à les punir. A l’heure où les historiens s’emploient à revisiter la place de l’Etat dans l’organisation des sociétés, ce livre est une contribution majeure à la compréhension historique de la place du droit et de la justice dans le processus de pacification des moeurs qui tenaille tant le XIXe siècle.

Nourri des centaines d’affaires de violences conjugales dont les tribunaux n’ont pas cessé d’être saisis, il souligne la difficulté de saisir ces violences bien particulières, pour les victimes notamment, il plonge le lecteur dans l’ambiance des tribunaux et il fait le pari de se placer au plus près des magistrats qui traitent ces affaires. Y apportant des arguments solides et historiquement fondés, il permet également d’alimenter les débats citoyens et d’aller à l’encontre de certaines idées reçues : les hommes battus existent aussi, le XIXe siècle ne fut pas que celui du « droit de correction » et peut-être, ayant fait de ces violences un « fait de droit » et non pas un « fait de société », savait-il mieux les punir qu’aujourd’hui.

Victoria Vanneau est historienne du droit et des institutions, spécialiste des violences de genre en droit pénal français et en droit pénal international. Ancienne chargée de mission au sein du ministère de la Justice, elle est ingénieur de recherche au CNRS (ISP/Mission de recherche Droit et Justice). Elle a enseigné au sein des universités de Paris-2, Rennes-1 et Angers. Elle a co-écrit Le Vase de Soissons n’existe pas & autres vérités cruelles sur l’histoire de France (Autrement, 2013) et est l’auteure de Le Chien ; Histoire d’un objet de compagnie (Autrement, 2014).

Éditeur : Anamosa

Victoria Vanneau – La paix des ménages, histoire des violences …

L’affaire Capelle-Lafarge, une des plus grandes énigmes judiciaires…

Janvier 1840, un ancien monastère en ruine dans le Limousin : l’endroit, lugubre, est appelé « le Château » et vient de connaître un crime qui défraie la chronique française.

La victime est Charles Lafarge, maître de forge, un rustre, un rapace, condamné jadis pour avoir commis des faux en écriture avec la complicité de son comptable. L’accusée est Marie Fortunée Capelle, fille d’un colonel de la Garde. Elle est parisienne et orpheline, n’est pas jolie, mais possède un teint ambré et de beaux yeux noirs dont elle connaît le pouvoir. La victime n’est autre que l’époux de cette jeune femme et de toute évidence, les soupçons pèsent sur elle : mais comment en est-on arrivé là ? …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Curieuses histoires