Archives pour la catégorie Histoire

Rendez-vous à la médiathèque de Carmaux dans le cadre d’une manifestation sur la Retirada

Rendez-vous à la médiathèque de Carmaux (81) samedi 16 février 2019 à 15 h 00 pour une séance de dédicace dans le cadre d’une manifestation sur la Retirada. A très bientôt. Sylvie Anahory

Sylvie Anahory -« J’ai écrit mon premier texte, illustré s’il vous plaît, vers l’âge de sept ans. Une histoire horrible et noire : la mort de Kiki, petit moineau parisien trouvé entre les roues d’une voiture. L’agonie fut lente : plus de vingt-quatre heures. Ce fait divers devait me marquer à jamais. La découverte des Oiseaux de Hitchcock fit le reste. Bref, les oiseaux et moi, une longue histoire noire ; de fait mon prochain roman évoque souvent les volatiles.

L’incursion vers le noir est donc arrivé très tôt. Mes premiers textes, des nouvelles, sont assez dures me dit-on, imprégnées de corps meurtris, mais pas gore pour autant. J’essaie d’entraîner le lecteur, qui voudra bien me suivre, à imaginer au-delà du texte. C’est d’autant plus violent. L’imagination dépasse le texte et le lecteur fait sa part de création. J’aime beaucoup le suspense, en littérature comme au cinéma.

Ma formation d’historienne de l’art me permet d’aiguiser le regard sur des détails a priori sans importance, mais qui se dévoilent par la suite. J’utilise donc la description pour développer la trame narrative et valoriser le suspense. Progressivement je m’oriente vers une écriture qui développe le suspense. Mes autres formations en histoire et anthropologie m’aident à circonscrire le texte dans un contexte historique pour lequel j’effectue de nombreuses recherches avant de rédiger. Mes premiers romans « Aucune terre ne sera mienne » et Terres de sel,sont fortement ancrés dans l’histoire (Guerre d’Espagne pour le premier et le Béarn de la fin du XVI à la fin du XIX siècle). Le prochain se déroulera à Paris, en 1960. En parallèle je rédige également un polar historique avec plusieurs périodes mêlées. »

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/60878

L’oeuvre du temps – Mémoire, histoire, engagement – Ludivine Bantigny

Parution du livre le 17 janvier 2019 –  C’est un parcours sur les sentiers du temps que ce livre propose, d’une plume vive et engagée. A la rencontre de quelques spectres, des fragments d’un passé personnel, intime parfois même, s’imbriquent dans le récit historien où des questions taraudantes sont soulevées. Quel est le rapport au temps selon les sociétés ? Quels liens l’histoire peut-elle nouer avec la psychanalyse ? L’écriture de l’histoire peut-elle être neutre – et doit-elle l’être ? Quelle part y occupent les émotions et l’intensité des sensibilités ? Ces pages vagabondent aussi à travers des romans, pour agripper en eux la matière du temps, robuste, charnelle, parfois étourdissante.

La vie des morts renaît ici : car l’histoire est peuplée de fantômes qui viennent nous visiter sans toujours nous hanter. L’ouvrage part à la recherche d’un temps ravivé où surgit l’intensité historique : le temps de l’événement en particulier. C’est l’occasion d’explorer les rapports de générations, leurs conflits et plus encore leurs solidarités. Le tout se dit dans une écriture au présent, où l’on pense possible d’abolir l’imparfait : les temps grammaticaux expriment tant de choses sur nos sociétés, leurs conceptions de l’avenir comme du passé.

Le livre s’aventure pour finir sur quelques chemins d’espoir ouvrant sur d’autres temps : des futurs imaginés mais non pas imaginaires pour autant. Afin que vienne enfin un temps dont on s’éprenne.

Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie et chercheuse associée au Centre d’histoire de Sciences Po Paris. Elle a travaillé sur la jeunesse et les générations, l’engagement politique et la conscience historique, la guerre d’Algérie, l’événement 1968 et la décennie qui l’a suivi. Elle s’intéresse également à l’histoire des projets de société et des futurs imaginés.

Elle a entre autres publié 1968, de grands soirs en petits matins (Seuil, 2018), La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013 [rééd. 2019]) et Le plus bel âge ? jeunes et jeunesse en France de l’aube des  » Trente Glorieuses  » à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007)…

Éditeur : Editions de la Sorbonne

« … On entend de temps en temps Ludivine Bantigny sur les ondes, sur France culture notamment. On la découvre à la télévision pour des documentaires – elle a notamment été conseillère historique et a interprété un rôle dans 68, la plus grande grève du siècle en direct de Dimitri Kourtchine et Gilles Perez diffusé sur France 3 en avril 2018 – ou pour l’émission 28 minutes sur Arte – elle y intervient comme chroniqueuse dans le « club » du vendredi. De fait, c’est une historienne engagée pour qui le temps presse : elle souhaite consacrer ses prochaines années de recherche à explorer des expériences politiques alternatives, des pensées et pratiques d’un monde où le marché ne serait pas un grand totem, où la concurrence cesserait de nous accabler, où l’exploitation ferait place à l’émancipation… »

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/59202

Les volontaires féminines FFL

¨Mai 1941. Camp de Camberley. Les volontaires féminines FFL recrutées par la Française Simone Mathieu, créatrice de leur unité, s’initient au port du masque à gaz. Elles étaient, à cette date, 126. N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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ob_a93e53_1687livor« Pour les engagées volontaires « mili­taires », le général de Gaulle signe l’acte officiel de création le 7 novembre 1940 « du corps féminin des volontaires fran­çaises » qui prend le nom plus ad hoc, le 16 décembre 1941, de « Corps des volon­taires françaises ». Cette création est une innovation de la France libre qui répond au souhait de Françaises de s’engager. Parmi elles, l’ancienne championne de tennis, Simone Mathieu, une des premières à avoir demandé une inscription au sein des Forces françaises libres (FFL). Elle a servi au cours de l’hiver 1939-1940 dans le Women Military Service et, le 19 juin 1940, ayant eu connaissance par la presse de l’appel du général de Gaulle, propose ses services au général. Faute de réponse et parce qu’elle menace de s’engager dans l’armée anglaise, l’amiral Muselier, chargé de l’intérim de De Gaulle alors à Dakar, lui répond d’autant plus favorable­ment que depuis l’été il emploie, à son état-major, des jeunes femmes qui portent un uniforme bleu marine dont il a lui-même choisi le chapeau. 11 charge Simone Mathieu de la mise sur pied de ce corps des volontaires féminines constitué sur le modèle anglais de YAuxiliary Territorial Service (ATS) et avec lequel elle apprend le métier à l’École des cadettes britan­niques.

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Pour former cette unité, elle passe des annonces dans les journaux spécifiant que les candidates doivent avoir entre dix-huit et quarante-cinq ans au plus et avoir la nationalité française (de naissance ou par leur mariage). Destinées à dégager les combattants des tâches civiles, elles sont conductrices, mécaniciennes, infirmières, médecins, secrétaires, simples plantons, photographes, dessinatrices. Certaines sont affectées au chiffre, d’autres au service de guet sur les toits de Londres les soirs d’alerte, plus généralement à tous les postes où elles peuvent remplacer un homme. D’autres, plus rares, deviennent parachutistes afin d’effectuer des missions en France. Elles signent, comme les hommes, un engagement pour la durée de la guerre plus trois mois et suivent l’instruction et l’entraînement avec leurs collègues anglaises de l’ATS au camp de Bournemouth…

Pour en savoir plus voir 18 destins du 18 juin: portrait de Simonne Mathieu portrait-de-simonne-mathieu/

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google

blog de Philippe Poisson

Projet de documentaire sur Paul Sarrette et le maquis Louis – Laurence Delleur. Journaliste, réalisatrice

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« Je vais me battre non pas pour un mot, pour la gloire ou un drapeau, mais pour vous, pour les hommes, les femmes et les enfants, pour que vous viviez sans connaître encore les horreurs d’une guerre. Ce que nous avons de plus précieux, notre être avec son existence, ses pensées, ses actions et sourires, est menacé d’esclavage, avec une vie autre, sans bonheur. Cela ne sera jamais parce que des jeunes gens comme nous ont sacrifié leur vie, parce qu’ils se sont battus jusqu’à la fin. »

Ces mots sont ceux de mon grand-oncle, Paul Sarrette, le frère de ma grand-mère maternelle. Il a écrit cette lettre à ses parents avant de sauter en parachute depuis l’Angleterre. Ses parents ne l’ont jamais revu.

Il y a quelques semaines j’ai fait mon baluchon et je me suis rendue dans cette magnifique région du Morvan. J’y ai rencontré des hommes et des femmes qui chacun de leur côté ont oeuvré pour que la mémoire du maquis Louis perdure.

Je suis réalisatrice de documentaires et j’ai pour projet d’honorer moi-aussi la mémoire de Paul et de ces maquisards qui n’ont pas hésité à risquer leur vie pour nous à travers un film.

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Je voudrais vous raconter l’histoire de ce fils d’un architecte niçois, amateur de cigares et de jolies filles. L’histoire d’Amédée, de Contran, de Paul Saulieux, de Paul Sawyer, les pseudos de cet agent du SOE, un service secret anglais créé par Churchill. L’histoire d’un héros, chef à vingt-deux ans d’un maquis dans le Morvan fort de plus de mille hommes. L’histoire de Paul, décédé le 5 septembre 1944 par l’éclat d’une grenade lors d’un tir d’essai de mortier, à cinq jours de la libération de la ville voisine de Luzy.

Je voudrais vous raconter l’histoire d’un volet méconnu de la Résistance, celle des membres de la section française du SOE, le Special Operations Executive, un service secret créé par Winston Churchill dès 1940 pour soutenir le débarquement allié et freiner les Allemands dans leur retrait.

Le maquis Louis a été l’un des plus grands maquis du Morvan. Il a reçu près de vingt parachutages par les Anglais, leur apportant les armes et l’argent dont les autres maquis de la région manquaient parfois. Paul n’a pas hésité d’ailleurs à soutenir les autres maquis via le colonel Roche, chef des FFI de la Nièvre. (Ci-dessous la seule photo que nous ayons de Paul Sarrette au maquis). 

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La sœur de Paul, ma grand-mère, est toujours en vie, la fiancée de Paul également. J’ai retrouvé ces deux derniers mois pas moins de cinq anciens maquisards du maquis Louis encore en vie, qui ont connu Paul. Ils ont tous plus de 90 ans. Aussi, il n’y a pas de temps à perdre pour recueillir leur témoignage. J’ai donc lancé un crowdfunding pour pouvoir financer les premiers tournages avant qu’il ne soit trop tard…

Je dispose également d’archives précieuses : la famille de Paul a conservé ses lettres, ses photos, leur correspondance après-guerre avec les camarades de Paul au maquis.

Enfin, l’école primaire de Chiddes dans la Nièvre va porter le nom de Paul en avril prochain. Ce sont les élèves qui ont souhaité lui rendre cet hommage.

Aujourd’hui je souhaite réaliser ce projet personnel mais qui, je le crois, aborde des valeurs universelles. Tous les témoignages de gens qui ont connu de près ou de loin le maquis Louis sont les bienvenus.

Laurence Delleur,  laurencedelleur@gmail.com

Lien vers le crowdfunding que j’ai lancé

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-heros-de-la-famille-paul-sarrette-chef-d-un-maquis-de-mille-hommes-a-22-ans

 

Mary Read, Pirate des Caraïbes

Marie-Ève Sténuit, historienne de l’art et archéologue, auteur de nombreux livres sur des thèmes liées à la mer.

Vous pouvez également retrouver l’auteur dans cette publication de France Inter qui lui est consacrée, Marie-Ève Sténuit, raconteuse de l’Histoire.

Dimanche 30 décembre 2018 par Stéphanie Duncan

Pour en savoir plus sur le site de France inter

Infirmières et conductrices françaises. 531ème compagnie de transport sanitaire en Italie. Août 1944

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Infirmières et conductrices françaises. 531ème compagnie de transport sanitaire en Italie. Août 1944. Ses femmes qui servaient dans le train auprès de la 9ème DIC, convoyaient les blessés du front vers l’arrière, prenant au passage les obus sur la tête, comme leurs homologues masculins.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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