Archives pour la catégorie gendarmerie

Gendarmerie : « Un métier d’autorité qui se féminise », dit une commandante

INVITÉE RTL – Karine Lejeune, commandante de groupement de l’Essonne et lauréate du « coup de cœur » de la Femme d’influence 2018, fait le point sur la féminisation de la gendarmerie.

Elles représentent aujourd’hui 20 % des effectifs de gendarmerie, dont trois sont commandantes de groupement départemental. « Les femmes sont présentes dans toutes les subdivisions d’armes », se félicite Karine Lejeune, commandante du groupement de gendarmerie de l’Essonne.

Déjà dépositaire de l’ordre national du Mérite en 2015, la militaire a été élue « coup de cœur » de la Femme d’influence 2018. Gendarmerie départementale, mobile et même GIGN…  le métier accueille de plus en plus d’éléments féminins depuis 1983, officiers et sous-officiers…

Pour en savoir plus et lire la vidéo d’appui sur le site de Rtl

 


Juin 2018 – Elise Tielrooy rencontre les experts de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale)

Elise Tielrooy, romancière et actrice française, s’est rendue à l’IRCGN le vendredi 8 Juin afin de découvrir les « vrais » experts. Le but de cette visite était de lui permettre de mieux comprendre les nouveaux phénomènes criminels afin de préparer son prochain roman policier. IRCGN – Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale

C’est en 1992 qu’Elise Tielrooy débute sa carrière à l’affiche de « Suite Royale » de Francis Huster. Rapidement remarquée, elle multiplie les tournages au cinéma et joue dans de nombreux films comme « Hélas pour moi » de Jean-Luc Godar ou encore « La chambre des officiers » en 2001. Après une pause dans sa carrière, elle revient sur le petit écran en 2007 et obtient un rôle principal dans la série « Mes amis, mes amours, mes emmerdes »…

Pour en savoir plus sur le site Gendarmerie.interieur.gouv.fr

VIDÉO. « Merci, mon colonel » : l’hommage de Robert Badinter au « sacrifice » d’Arnaud Beltrame

Face à la caméra de « 19h le dimanche », l’ancien garde des Sceaux loue l’acte héroïque du gendarme Arnaud Beltrame, le 23 mars, qui a sacrifié sa vie pour sauver celle d’une otage, lors de l’attaque terroriste du supermarché de Trèbes (Aude).

Il est celui qui a aboli la peine de mort en France. A tout juste 90 ans, l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter a choisi de rendre un vibrant hommage au colonel Arnaud Beltrame, tué à Trèbes (Aude) le vendredi 23 mars, en sacrifiant sa vie au profit de celle d’une otage durant l’attaque jihadiste d’un supermarché.

Devant la caméra de France 2 pour « 19h le dimanche », Robert Badinter salue ainsi dans le geste d’Arnaud Beltrame « la plus noble expression de la fraternité »« C’est pour épargner la vie d’innocents qu’il a donné la sienne. Que son souvenir demeure vivant à travers les générations. Il a servi la cause de l’humanité toute entière. Merci, colonel ! », conclut l’ancien ministre. Franceinfo reproduit ci-dessous in extenso son hommage…

Pour en savoir plus sur le site de France tvinfo.fr/

« Merci, mon colonel » : l’hommage de Robert Badinter au « sacrifice » d …

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Camille Dahan France 2 – France Télévisions

Mis à jour le 01/04/2018 | 18:38 – publié le 01/04/2018 | 17:54

Une femme d’honneur : série télévisée française de 37 épisodes

Une femme d’honneur est une série télévisée française de 37 épisodes. Créée par Éric Kristy, elle a été diffusée du 21 novembre 19961 au 13 mars 20082 sur TF1. Elle a été rediffusée sur TMC, AB3 ainsi que sur TV Breizh. La série a été aussi diffusé en Suisse sur TSR1.

Cette série policière met en scène une brigade de Gendarmerie nationale dirigée par une maman, Isabelle Florent, dans les départements de l’Yonne et notamment à Auxerre (1996-2000), du Vaucluse (2001-2002) puis des Alpes-Maritimes (2003-2007).

Dans le premier épisode de la dixième saison, Ultime thérapie, Isabelle Florent obtient le grade de Lieutenant.

La fin du trente-septième épisode, L’Ange noir, diffusé le 13 mars 2008 sur TF1, laisse penser qu’Isabelle Florent est morte : son cœur s’arrête alors qu’elle est transportée à l’hôpital après avoir été gravement blessée.

La série s’achève sur cet épisode, après que Corinne Touzet a annoncé en mai 2007 son intention de quitter la série 3.

Une femme d’honneur – générique épisode pilote

Quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie – Criminocorpus

gendarmerie | FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES

Corinne Touzet, née en 1959 dans les Pyré­nées-Atlan­tiques, est une comé­dienne, produc­trice et réali­sa­trice française, surtout connue pour son rôle d’of­fi­cier de gendar­me­rie dans la série à succès « Une femme d’hon­neur », diffu­sée de 1996 à 2007 sur TF1, TMC, TV Breizh et TSR1.Bache­lière à 16 ans et passion­née de cirque, elle suit des études de lettres à Aix-en-Provence. En 1981, elle débute sa carrière d’ac­trice à Paris dans un télé­film, et en 1987, elle obtient son premier grand rôle au cinéma dans « La rumba » de Roger Hanin. En l’an 2000, elle fonde la société, « Cori­lan’P­ro­duc­tions ». L’an­née suivante, elle devient marraine de l’as­so­cia­tion « Un regard, un enfant », qui défend la cause des enfants défa­vo­ri­sés et maltrai­tés. Tout en pour­sui­vant sa carrière de comé­dienne, elle crée en 2006 une nouvelle société, « Yes Produc­tions ». En 2008, elle devient porte-parole de l’AFIPA (Asso­cia­tion française et inter­na­tio­nale de protec­tion animale). Elle revient à la télé­vi­sion, sur TF1, en 2010 dans « Inter­pol », une série dont elle arrêtera le tour­nage après six épisodes, « un peu lassée de jouer les flics », avouera-t-elle en 2011. Biographie établie par gala

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

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Quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie

La gendarmerie nationale compte presque 18% de femmes. Pourtant, il y a trente ans, celles-ci n’avaient pas leur place dans ce milieu, qui reste malgré tout très masculin.

La présence des femmes au sein de la gendarmerie est une réalité tangible. Fin 2014, elles représentaient 18 041 personnels, soit 17,8 % de l’ensemble des effectifs civils et militaires et, plus précisément, 52,5 % des personnels civils et 16,6 % des personnels militaires.

Pourtant, il y a un peu plus de 30 ans, elles n’avaient pas leur place au sein de la gendarmerie. Après avoir vaincu les réticences, en principe, aucun bastion de la gendarmerie ne leur est fermé aujourd’hui.

Jusqu’en 1983, les seuls militaires féminins de la gendarmerie étaient des personnels de soutien. C’est en 1982 que le ministre de la Défense annonce aux gendarmes français la féminisation des métiers de terrain. Cette étape marque l’ouverture du recrutement de sous-officiers de gendarmerie aux femmes, assorti de quotas. D’emblée, plusieurs questions en termes d’organisation et d’adaptation se posent, comme celle de la tenue, à créer de toutes pièces.

En 1983, la première femme intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Pour en savoir plus infos.emploipublic.

Quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie

JN Philippe Poisson

22 décembre 1975 : décrets n° 75-1209 et 75-1214 relatifs aux statuts particuliers des officiers et des sous-officiers de gendarmerie, qui précisent que les emplois dans cette arme ne sont ouverts qu’aux hommes, « en raison des conditions de mise en œuvre et d’intervention de [ses] formations et des sujétions de service » (voir aux 10 février et 9 juin 1983).

16 juillet 1979 : création – avec un statut armée de Terre – d’une spécialité Emplois administratifs et d’état-major de la gendarmerie (EAEMG), qui offre aux gendarmes auxiliaires féminins, recrutés conformément à la loi de 1971, la possibilité de poursuivre une carrière dans l’arme (voir au 13 décembre 1993).

10 février 1983 : réglementation de l’ouverture aux femmes des corps d’officiers et de sous-officiers de la gendarmerie dans la limite de 5% des effectifs recrutés (voir au 9 mai 1985 l’élévation de ce quota) et avec fonctions interdites, dont le périmètre est précisé quatre mois plus tard (voir au 9 juin 1983).

9 juin 1983 : délimitation (modifiée notamment les 24 septembre 1986, 10 novembre 1999 et 25 août 2000) des emplois de sous-officiers ouverts aux femmes dans la gendarmerie départementale (dans les unités territoriales de plus de quinze personnes et les unités spécialisées de plus de huit, à l’exception des pelotons de surveillance et d’intervention, PSIG), ainsi que dans la gendarmerie maritime, la gendarmerie de l’air, la gendarmerie des transports aériens et une partie de la garde républicaine. Pour la gendarmerie maritime, la gendarmerie de l’air et la gendarmerie des transports aériens, et à l’exclusion de tout poste hors de la métropole ou dans les unités navigantes de la gendarmerie maritime, les conditions d’ouverture aux femmes sont les mêmes que dans la gendarmerie départementale.

1984 : premier mariage entre deux gendarmes de terrain (un gendarme mobile et une gendarme départementale).

9 mai 1985 : augmentation d’un demi point par an du quota de femmes officiers et sous-officiers recrutées par la gendarmerie, fixé, à l’origine, à 5% du recrutement (voir au 10 février 1983), et qui doit atteindre 7,5% en 1988.

24 septembre 1986 : ouverture aux gendarmes féminins de l’accès à plusieurs unités de l’arme, au-delà des limites assignées le 9 juin 1983, à l’exception du Groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN, ouvert le 10 novembre 1999), de la Batterie-fanfare et de l’Escadron motocycliste de la garde républicaine (ouverts le 10 novembre 1999), des unités navigantes de la gendarmerie maritime (ouvertes le 25 août 2000, sauf le service en sous-marin), du service en ambassade et des emplois de sous-officiers de gendarmerie mobile (ouverts à partir du 1er juin 2015).

2 septembre 1987 : entrée à l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) des deux premières officiers-élèves féminins (Isabelle Guion de Méritens et Joëlle Vachter).

1989 : nomination de la première femme officier de gendarmerie mobile, la lieutenante Isabelle Guion de Méritens

1992 : nomination du premier officier féminin (Joëlle Vachter) à la tête d’un escadron de gendarmerie mobile.

1993 : nomination de la première femme commandante de brigade (maréchal des logis-chef Cosette Heftre-Guy) à Saint-Mamet-la-Salvetat (Cantal).

21 novembre 1996 : succès (avec 11,5 millions de téléspectateurs) du premier épisode de la série de TF1 Une femme d’honneur, qui raconte les missions d’enquêtes et de régulation sociale de la gendarmerie départementale à travers l’action d’une dynamique commandante de brigade, interprétée par la comédienne Corine Touzet, plusieurs fois primée pour ce rôle. Le 37e et dernier épisode est présenté, sur TF1, le 13 mars 2008, mais des extraits de la série sont rediffusés sur d’autres chaînes (TLC, AB3, TV Breizh)

13 décembre 1996 : remplacement de la spécialité Emplois administratifs et d’état-major de la gendarmerie (EAEMG), créée en 1979 et qui offre un débouché aux gendarmes auxiliaires féminins, par la spécialité Emplois administratifs et de soutien de la gendarmerie (EASG), rattachée à la DGGN et ouverte aussi aux gendarmes auxiliaires masculins.

1997 : nomination de la première gendarme féminin (Carole Drencourt) au Groupe de sécurité de la Présidence de la République (GSPR)

16 février 1998 : suppression des quotas (institués le 10 février 1983 et revus le 9 mai 1985) dans le recrutement des femmes aux postes d’officiers et de sous-officiers de la gendarmerie.

31 juillet 1998 : organisation du recrutement des gendarmes adjoints volontaires (GAV), le 1er août 1998 pour les hommes, le 1er mars 1999 pour les femmes, destinés à remplacer les gendarmes auxiliaires issus de la conscription après la suspension du service national en 1997.

10 novembre 1999 : abrogation (commencée le 29 avril 1998) de certaines dispositions limitant l’accès des femmes à plusieurs emplois dans la gendarmerie (voir au 9 juin 1983, au 24 septembre 1986 et au 25 août 2000) ; ouverture aux gendarmes féminins de toutes les unités de la garde républicaine et du Groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale, GSIGN.

20 avril 2000 : constitution du Mouvement des femmes de gendarmes, qui donne naissance, en 2001, à l’Association nationale des familles de gendarmes (ANFG), à laquelle adhèrent des époux de gendarmes féminins, et qui prend le nom, en 2007, d’Association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie (AAMFG).

25 août 2000 : ouverture aux gendarmes féminins des unités navigantes de la gendarmerie maritime (à l’exception des postes à bord des sous-marins) ; seuls les emplois de sous-officiers de gendarmerie mobile restent interdits aux femmes (voir au 24 septembre 1986, au 1er juin 2015 et à fin juin 2016).

Octobre 2000 : nomination de la première officier féminin au régiment de cavalerie de la garde républicaine, où elle occupe les fonctions de commandant du centre d’instruction de cette formation, à Saint-Germain-en-Laye

2003 : nomination des trois premières gendarmes féminins à la tête d’une brigade de recherche.

2006 : nomination de la première femme (Isabelle Guion de Méritens) au grade de colonel de gendarmerie. La nouvelle officier général prend le commandement du groupement de la gendarmerie des Yvelines, puis, en 2012, celui de la Gendarmerie maritime.

4 mars 2013 : nomination de la colonelle de gendarmerie Joëlle Vachter, dotée d’une bonne expérience internationale, comme adjointe auprès du chef de mission d’EULEX, l’importante mission européenne « État de droit » (EULEX) déployée au Kosovo.

27 mars 2013 : nomination de la première femme (la colonelle Isabelle Guion de Méritens) au grade de général de brigade de gendarmerie.

27 février 2014 : publication de l’ouvrage de Leila Minano et Julia Pascual, La Guerre invisible. Révélations sur les violences sexuelles dans l’armée française (Les Arènes et Causette), qui met en lumière des pratiques de harcèlement et des agressions contre des femmes soldats au sein des troupes françaises, les plus féminisées d’Europe, et de la gendarmerie (le 15 avril 2014, le ministre de la Défense annonce un plan d’action contre les « harcèlements, violences et discriminations », inspiré par un rapport d’enquête interne, commandé à la suite de la parution de ce livre).

3 mars 2014 : mise en place de « Stop discri », un outil permettant de signaler des faits de discrimination et de harcèlement à l’inspection générale de la gendarmerie sans passer par la voie hiérarchique ; ce dispositif participe à un programme national de lutte contre le harcèlement dans la fonction publique.

1er juin 2015 : début de l’expérimentation dans trois escadrons, et dans le cadre d’un plan d’action pour l’égalité professionnelle, de l’intégration pendant un an de sous-officiers féminins volontaires dans la gendarmerie mobile (voir fin 2016).

1er août 2015 : nomination de la générale Isabelle Guion de Méritens au commandement de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN)

29 février 2016 : nomination d’une lieutenante-colonelle au premier poste de porte-parole de la gendarmerie.

Fin juin 2016 : décision de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) de permettre aux sous-officiers féminins volontaires de servir dans les escadrons de gendarmerie mobile en raison des bons résultats de l’essai réalisé pendant une année (voir au 1er juin 2015)

Ces quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie m’ont été fournis par monsieur Jean-Noël Luc que je remercie infiniment

  • Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud
  • Agrégé d’Histoire
  • Docteur de troisième cycle
  • Docteur d’État

84736100125190lParution du livre le 27 septembre 2016Une énième histoire de la gendarmerie ? Non : une première histoire des hommes et des femmes qui incarnent cette institution

Et qui résume en plus, pour la première fois, les résultats des recherches récentes. Cette nouvelle approche prend en compte les relations des gendarmes avec la population et les autres acteurs de l’ordre public et de la défense. Elle analyse le rôle spécifique des « soldats de la loi » au sein de l’État et de la société. Elle apporte un autre éclairage à l’histoire des systèmes policiers, des forces armées et des politiques de sécurité…

Histoire des gendarmes : De la maréchaussée à nos jours (Poche …

L’étudiante au vélo rouge

Par · Publication 14 février 2017 · Mis à jour 14 février 2017

Le 7 octobre 1982, Marguerite, une jeune américaine, étudiante en droit à l’université de Montpellier, disparaît avec son vélo.
A la Une de l’Heure du Crime, la radioscopie d’une affaire criminelle digne d’un roman de Georges Simenon.

Invités de l’émission RTL de Jacques Pradel : Dominique Rizet, journaliste, spécialiste police-justice à BFMTV. Auteur du livre « Robert Gatounes : le Major » (Anne Carrière, 1995) et Jean-Pierre Fabre, ancien officier de gendarmerie, auteur du livre « La double vie de l’étrangleur » (Michel Lafon, 1993).

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de l’émission l’Heure du crime

Indépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

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Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nPhilippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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« Le Pain Maudit de Pont-Saint-Esprit »

 Affaires sensibles mardi 7 février 2017 par Fabrice Drouelle

 Fabrice Drouelle

Fabrice Drouelle

Au mois d’août 1951, une petite ville du Sud de la France est la proie d’un mal mystérieux. 300 de ses habitants tombent brusquement malades. L’éventail de symptômes est complexe. Et personne ne comprend ce qui se passe ! Au fil des jours, la situation s’aggrave. Certains malades sont terrassés par des accès de folie, d’autres sont pris d’hallucinations. Une trentaine d’entre eux seront mêmes internés à l’hôpital psychiatrique !

Très vite, la Presse s’empare du dossier. De drame régional, « l’Affaire de Pont-Saint-Esprit » s’invite en Une de l’actualité nationale ! Et dans un jeu de la surenchère médiatique, les témoignages d’horreurs se succèdent. Au point qu’un grand quotidien de l’époque finira même par s’interroger si « ce n’est pas le Diable qui serait derrière toute cette affaire… »

A Paris, les autorités sont inquiètes. En Province, la population a peur. De leur côté, les enquêteurs piétinent. Le mystère du drame de Pont-Saint-Esprit demeure. Au point qu’en 2007, un journaliste américain ira même jusqu’à affirmer que les habitants de la ville auraient été victime d’une expérience secrète menée par la CIA ! L’Hypothèse est invérifiable mais elle en dit long sur l’intérêt que suscite encore ce dossier…

Aujourd’hui, 65 ans après, se replonger dans « l’Affaire de Pont-Saint-Esprit », c’est bien sûr revivre ses terribles journées d’août 1951 qui ont secoué les habitants de cette petite ville du département du Gard. Mais c’est aussi revenir sur le contexte de la France de l’après-guerre, pays dont la population fut divisée par l’occupation, dont le territoire fut meurtri par le poids des bombes et qui tente désormais de reconstruire. Pays enfin où la sécurité alimentaire était l’un des enjeux les plus importants. Un enjeu qui explique peut-être pourquoi l’enquête judiciaire n’a pas abouti… (Photographie à la une bande défilante : Reproduction d’une photographie de l’Affaire du pain maudit à Pont Saint Esprit . © Maxppp / Photo archives le Provençal/PHOTOPQR/LA PROVENCE)

L’invité de l’émission : Steven Kaplan. Historien, professeur d’histoire européenne à l’université américaine de Cornell. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de références sur le rôle et la symbolique du Pain. Il a écrit Le Pain maudit, retour sur la France des années oubliée 1945-1958, paru aux éditions Fayard en 2008.

Pour en savoir plus voir le billet publié par Affaires sensibles sur le site de France inter

9782213636481-tParution du livre le 7 mai 2008 – Le 16 août 1951, un terrible empoisonnement par le pain frappe la petite ville gardoise de Pont-Saint-Esprit : plus de trois cents personnes tombent malades. Une trentaine d’individus sont pris de démence et internés en hôpital psychiatrique. Une semaine plus tard, cinq Spiripontains meurent intoxiqués.

L’affaire connaît un retentissement exceptionnel, passionne et terrifie l’opinion. Des experts du monde entier tentent de percer le mystère du pain maudit.

Si cette tragédie a été si intensément ressentie, c’est parce que le pain en est la cause. Redevenu brièvement, sans doute pour la dernière fois, un produit de première nécessité, le pain a tué et rendu fou. Pourquoi ?

Ce livre majeur, fondé sur des archives en grande partie inédites, cherche à résoudre l’énigme. Steven Kaplan refait l’enquête, convoque les acteurs, interroge leurs hypothèses, et, en s’emparant de ce fait divers, raconte la France des années 1945-1958 – un pays encore vacillant après la guerre et sur le point de basculer dans la modernité triomphante des Trente Glorieuses. Il livre ici, avec un souffle digne d’un auteur de roman policier, l’histoire méconnue d’un secteur essentiel à notre économie et à notre culture : la meunerie et la boulangerie.

Steven L. Kaplan est professeur d’histoire européenne à Cornell University. Il fut le premier à faire du pain un objet d’histoire totale, au carrefour du matériel et du symbolique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur la France, notamment Les Ventres de Paris (Fayard, 1987), Adieu 89 (Fayard, 1993), Le Meilleur Pain du monde (Fayard, 1996), La Fin des corporations (Fayard, 2001) et Le Retour du bon pain (Perrin, 2002)

Les Éditions Fayard