Archives pour la catégorie gendarmerie

Une femme d’honneur : série télévisée française de 37 épisodes

Une femme d’honneur est une série télévisée française de 37 épisodes. Créée par Éric Kristy, elle a été diffusée du 21 novembre 19961 au 13 mars 20082 sur TF1. Elle a été rediffusée sur TMC, AB3 ainsi que sur TV Breizh. La série a été aussi diffusé en Suisse sur TSR1.

Cette série policière met en scène une brigade de Gendarmerie nationale dirigée par une maman, Isabelle Florent, dans les départements de l’Yonne et notamment à Auxerre (1996-2000), du Vaucluse (2001-2002) puis des Alpes-Maritimes (2003-2007).

Dans le premier épisode de la dixième saison, Ultime thérapie, Isabelle Florent obtient le grade de Lieutenant.

La fin du trente-septième épisode, L’Ange noir, diffusé le 13 mars 2008 sur TF1, laisse penser qu’Isabelle Florent est morte : son cœur s’arrête alors qu’elle est transportée à l’hôpital après avoir été gravement blessée.

La série s’achève sur cet épisode, après que Corinne Touzet a annoncé en mai 2007 son intention de quitter la série 3.

Une femme d’honneur – générique épisode pilote

Quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie – Criminocorpus

gendarmerie | FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES

Corinne Touzet, née en 1959 dans les Pyré­nées-Atlan­tiques, est une comé­dienne, produc­trice et réali­sa­trice française, surtout connue pour son rôle d’of­fi­cier de gendar­me­rie dans la série à succès « Une femme d’hon­neur », diffu­sée de 1996 à 2007 sur TF1, TMC, TV Breizh et TSR1.Bache­lière à 16 ans et passion­née de cirque, elle suit des études de lettres à Aix-en-Provence. En 1981, elle débute sa carrière d’ac­trice à Paris dans un télé­film, et en 1987, elle obtient son premier grand rôle au cinéma dans « La rumba » de Roger Hanin. En l’an 2000, elle fonde la société, « Cori­lan’P­ro­duc­tions ». L’an­née suivante, elle devient marraine de l’as­so­cia­tion « Un regard, un enfant », qui défend la cause des enfants défa­vo­ri­sés et maltrai­tés. Tout en pour­sui­vant sa carrière de comé­dienne, elle crée en 2006 une nouvelle société, « Yes Produc­tions ». En 2008, elle devient porte-parole de l’AFIPA (Asso­cia­tion française et inter­na­tio­nale de protec­tion animale). Elle revient à la télé­vi­sion, sur TF1, en 2010 dans « Inter­pol », une série dont elle arrêtera le tour­nage après six épisodes, « un peu lassée de jouer les flics », avouera-t-elle en 2011. Biographie établie par gala

14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

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Quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie

La gendarmerie nationale compte presque 18% de femmes. Pourtant, il y a trente ans, celles-ci n’avaient pas leur place dans ce milieu, qui reste malgré tout très masculin.

La présence des femmes au sein de la gendarmerie est une réalité tangible. Fin 2014, elles représentaient 18 041 personnels, soit 17,8 % de l’ensemble des effectifs civils et militaires et, plus précisément, 52,5 % des personnels civils et 16,6 % des personnels militaires.

Pourtant, il y a un peu plus de 30 ans, elles n’avaient pas leur place au sein de la gendarmerie. Après avoir vaincu les réticences, en principe, aucun bastion de la gendarmerie ne leur est fermé aujourd’hui.

Jusqu’en 1983, les seuls militaires féminins de la gendarmerie étaient des personnels de soutien. C’est en 1982 que le ministre de la Défense annonce aux gendarmes français la féminisation des métiers de terrain. Cette étape marque l’ouverture du recrutement de sous-officiers de gendarmerie aux femmes, assorti de quotas. D’emblée, plusieurs questions en termes d’organisation et d’adaptation se posent, comme celle de la tenue, à créer de toutes pièces.

En 1983, la première femme intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Pour en savoir plus infos.emploipublic.

Quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie

JN Philippe Poisson

22 décembre 1975 : décrets n° 75-1209 et 75-1214 relatifs aux statuts particuliers des officiers et des sous-officiers de gendarmerie, qui précisent que les emplois dans cette arme ne sont ouverts qu’aux hommes, « en raison des conditions de mise en œuvre et d’intervention de [ses] formations et des sujétions de service » (voir aux 10 février et 9 juin 1983).

16 juillet 1979 : création – avec un statut armée de Terre – d’une spécialité Emplois administratifs et d’état-major de la gendarmerie (EAEMG), qui offre aux gendarmes auxiliaires féminins, recrutés conformément à la loi de 1971, la possibilité de poursuivre une carrière dans l’arme (voir au 13 décembre 1993).

10 février 1983 : réglementation de l’ouverture aux femmes des corps d’officiers et de sous-officiers de la gendarmerie dans la limite de 5% des effectifs recrutés (voir au 9 mai 1985 l’élévation de ce quota) et avec fonctions interdites, dont le périmètre est précisé quatre mois plus tard (voir au 9 juin 1983).

9 juin 1983 : délimitation (modifiée notamment les 24 septembre 1986, 10 novembre 1999 et 25 août 2000) des emplois de sous-officiers ouverts aux femmes dans la gendarmerie départementale (dans les unités territoriales de plus de quinze personnes et les unités spécialisées de plus de huit, à l’exception des pelotons de surveillance et d’intervention, PSIG), ainsi que dans la gendarmerie maritime, la gendarmerie de l’air, la gendarmerie des transports aériens et une partie de la garde républicaine. Pour la gendarmerie maritime, la gendarmerie de l’air et la gendarmerie des transports aériens, et à l’exclusion de tout poste hors de la métropole ou dans les unités navigantes de la gendarmerie maritime, les conditions d’ouverture aux femmes sont les mêmes que dans la gendarmerie départementale.

1984 : premier mariage entre deux gendarmes de terrain (un gendarme mobile et une gendarme départementale).

9 mai 1985 : augmentation d’un demi point par an du quota de femmes officiers et sous-officiers recrutées par la gendarmerie, fixé, à l’origine, à 5% du recrutement (voir au 10 février 1983), et qui doit atteindre 7,5% en 1988.

24 septembre 1986 : ouverture aux gendarmes féminins de l’accès à plusieurs unités de l’arme, au-delà des limites assignées le 9 juin 1983, à l’exception du Groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN, ouvert le 10 novembre 1999), de la Batterie-fanfare et de l’Escadron motocycliste de la garde républicaine (ouverts le 10 novembre 1999), des unités navigantes de la gendarmerie maritime (ouvertes le 25 août 2000, sauf le service en sous-marin), du service en ambassade et des emplois de sous-officiers de gendarmerie mobile (ouverts à partir du 1er juin 2015).

2 septembre 1987 : entrée à l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) des deux premières officiers-élèves féminins (Isabelle Guion de Méritens et Joëlle Vachter).

1989 : nomination de la première femme officier de gendarmerie mobile, la lieutenante Isabelle Guion de Méritens

1992 : nomination du premier officier féminin (Joëlle Vachter) à la tête d’un escadron de gendarmerie mobile.

1993 : nomination de la première femme commandante de brigade (maréchal des logis-chef Cosette Heftre-Guy) à Saint-Mamet-la-Salvetat (Cantal).

21 novembre 1996 : succès (avec 11,5 millions de téléspectateurs) du premier épisode de la série de TF1 Une femme d’honneur, qui raconte les missions d’enquêtes et de régulation sociale de la gendarmerie départementale à travers l’action d’une dynamique commandante de brigade, interprétée par la comédienne Corine Touzet, plusieurs fois primée pour ce rôle. Le 37e et dernier épisode est présenté, sur TF1, le 13 mars 2008, mais des extraits de la série sont rediffusés sur d’autres chaînes (TLC, AB3, TV Breizh)

13 décembre 1996 : remplacement de la spécialité Emplois administratifs et d’état-major de la gendarmerie (EAEMG), créée en 1979 et qui offre un débouché aux gendarmes auxiliaires féminins, par la spécialité Emplois administratifs et de soutien de la gendarmerie (EASG), rattachée à la DGGN et ouverte aussi aux gendarmes auxiliaires masculins.

1997 : nomination de la première gendarme féminin (Carole Drencourt) au Groupe de sécurité de la Présidence de la République (GSPR)

16 février 1998 : suppression des quotas (institués le 10 février 1983 et revus le 9 mai 1985) dans le recrutement des femmes aux postes d’officiers et de sous-officiers de la gendarmerie.

31 juillet 1998 : organisation du recrutement des gendarmes adjoints volontaires (GAV), le 1er août 1998 pour les hommes, le 1er mars 1999 pour les femmes, destinés à remplacer les gendarmes auxiliaires issus de la conscription après la suspension du service national en 1997.

10 novembre 1999 : abrogation (commencée le 29 avril 1998) de certaines dispositions limitant l’accès des femmes à plusieurs emplois dans la gendarmerie (voir au 9 juin 1983, au 24 septembre 1986 et au 25 août 2000) ; ouverture aux gendarmes féminins de toutes les unités de la garde républicaine et du Groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale, GSIGN.

20 avril 2000 : constitution du Mouvement des femmes de gendarmes, qui donne naissance, en 2001, à l’Association nationale des familles de gendarmes (ANFG), à laquelle adhèrent des époux de gendarmes féminins, et qui prend le nom, en 2007, d’Association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie (AAMFG).

25 août 2000 : ouverture aux gendarmes féminins des unités navigantes de la gendarmerie maritime (à l’exception des postes à bord des sous-marins) ; seuls les emplois de sous-officiers de gendarmerie mobile restent interdits aux femmes (voir au 24 septembre 1986, au 1er juin 2015 et à fin juin 2016).

Octobre 2000 : nomination de la première officier féminin au régiment de cavalerie de la garde républicaine, où elle occupe les fonctions de commandant du centre d’instruction de cette formation, à Saint-Germain-en-Laye

2003 : nomination des trois premières gendarmes féminins à la tête d’une brigade de recherche.

2006 : nomination de la première femme (Isabelle Guion de Méritens) au grade de colonel de gendarmerie. La nouvelle officier général prend le commandement du groupement de la gendarmerie des Yvelines, puis, en 2012, celui de la Gendarmerie maritime.

4 mars 2013 : nomination de la colonelle de gendarmerie Joëlle Vachter, dotée d’une bonne expérience internationale, comme adjointe auprès du chef de mission d’EULEX, l’importante mission européenne « État de droit » (EULEX) déployée au Kosovo.

27 mars 2013 : nomination de la première femme (la colonelle Isabelle Guion de Méritens) au grade de général de brigade de gendarmerie.

27 février 2014 : publication de l’ouvrage de Leila Minano et Julia Pascual, La Guerre invisible. Révélations sur les violences sexuelles dans l’armée française (Les Arènes et Causette), qui met en lumière des pratiques de harcèlement et des agressions contre des femmes soldats au sein des troupes françaises, les plus féminisées d’Europe, et de la gendarmerie (le 15 avril 2014, le ministre de la Défense annonce un plan d’action contre les « harcèlements, violences et discriminations », inspiré par un rapport d’enquête interne, commandé à la suite de la parution de ce livre).

3 mars 2014 : mise en place de « Stop discri », un outil permettant de signaler des faits de discrimination et de harcèlement à l’inspection générale de la gendarmerie sans passer par la voie hiérarchique ; ce dispositif participe à un programme national de lutte contre le harcèlement dans la fonction publique.

1er juin 2015 : début de l’expérimentation dans trois escadrons, et dans le cadre d’un plan d’action pour l’égalité professionnelle, de l’intégration pendant un an de sous-officiers féminins volontaires dans la gendarmerie mobile (voir fin 2016).

1er août 2015 : nomination de la générale Isabelle Guion de Méritens au commandement de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN)

29 février 2016 : nomination d’une lieutenante-colonelle au premier poste de porte-parole de la gendarmerie.

Fin juin 2016 : décision de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) de permettre aux sous-officiers féminins volontaires de servir dans les escadrons de gendarmerie mobile en raison des bons résultats de l’essai réalisé pendant une année (voir au 1er juin 2015)

Ces quelques repères sur la féminisation de la gendarmerie m’ont été fournis par monsieur Jean-Noël Luc que je remercie infiniment

  • Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud
  • Agrégé d’Histoire
  • Docteur de troisième cycle
  • Docteur d’État

84736100125190lParution du livre le 27 septembre 2016Une énième histoire de la gendarmerie ? Non : une première histoire des hommes et des femmes qui incarnent cette institution

Et qui résume en plus, pour la première fois, les résultats des recherches récentes. Cette nouvelle approche prend en compte les relations des gendarmes avec la population et les autres acteurs de l’ordre public et de la défense. Elle analyse le rôle spécifique des « soldats de la loi » au sein de l’État et de la société. Elle apporte un autre éclairage à l’histoire des systèmes policiers, des forces armées et des politiques de sécurité…

Histoire des gendarmes : De la maréchaussée à nos jours (Poche …

L’étudiante au vélo rouge

Par · Publication 14 février 2017 · Mis à jour 14 février 2017

Le 7 octobre 1982, Marguerite, une jeune américaine, étudiante en droit à l’université de Montpellier, disparaît avec son vélo.
A la Une de l’Heure du Crime, la radioscopie d’une affaire criminelle digne d’un roman de Georges Simenon.

Invités de l’émission RTL de Jacques Pradel : Dominique Rizet, journaliste, spécialiste police-justice à BFMTV. Auteur du livre « Robert Gatounes : le Major » (Anne Carrière, 1995) et Jean-Pierre Fabre, ancien officier de gendarmerie, auteur du livre « La double vie de l’étrangleur » (Michel Lafon, 1993).

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de l’émission l’Heure du crime

Indépendamment de mes activités sur les blogs Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des … et FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES : 

Je vous invite à découvrir ce nouveau site, fruit du travail de plusieurs mois de recherche, d’errance vagabonde et d’itinérance. Bonne lecture.

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14568042_10154039133838997_4135132077425372860_nPhilippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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« Le Pain Maudit de Pont-Saint-Esprit »

 Affaires sensibles mardi 7 février 2017 par Fabrice Drouelle

 Fabrice Drouelle

Fabrice Drouelle

Au mois d’août 1951, une petite ville du Sud de la France est la proie d’un mal mystérieux. 300 de ses habitants tombent brusquement malades. L’éventail de symptômes est complexe. Et personne ne comprend ce qui se passe ! Au fil des jours, la situation s’aggrave. Certains malades sont terrassés par des accès de folie, d’autres sont pris d’hallucinations. Une trentaine d’entre eux seront mêmes internés à l’hôpital psychiatrique !

Très vite, la Presse s’empare du dossier. De drame régional, « l’Affaire de Pont-Saint-Esprit » s’invite en Une de l’actualité nationale ! Et dans un jeu de la surenchère médiatique, les témoignages d’horreurs se succèdent. Au point qu’un grand quotidien de l’époque finira même par s’interroger si « ce n’est pas le Diable qui serait derrière toute cette affaire… »

A Paris, les autorités sont inquiètes. En Province, la population a peur. De leur côté, les enquêteurs piétinent. Le mystère du drame de Pont-Saint-Esprit demeure. Au point qu’en 2007, un journaliste américain ira même jusqu’à affirmer que les habitants de la ville auraient été victime d’une expérience secrète menée par la CIA ! L’Hypothèse est invérifiable mais elle en dit long sur l’intérêt que suscite encore ce dossier…

Aujourd’hui, 65 ans après, se replonger dans « l’Affaire de Pont-Saint-Esprit », c’est bien sûr revivre ses terribles journées d’août 1951 qui ont secoué les habitants de cette petite ville du département du Gard. Mais c’est aussi revenir sur le contexte de la France de l’après-guerre, pays dont la population fut divisée par l’occupation, dont le territoire fut meurtri par le poids des bombes et qui tente désormais de reconstruire. Pays enfin où la sécurité alimentaire était l’un des enjeux les plus importants. Un enjeu qui explique peut-être pourquoi l’enquête judiciaire n’a pas abouti… (Photographie à la une bande défilante : Reproduction d’une photographie de l’Affaire du pain maudit à Pont Saint Esprit . © Maxppp / Photo archives le Provençal/PHOTOPQR/LA PROVENCE)

L’invité de l’émission : Steven Kaplan. Historien, professeur d’histoire européenne à l’université américaine de Cornell. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de références sur le rôle et la symbolique du Pain. Il a écrit Le Pain maudit, retour sur la France des années oubliée 1945-1958, paru aux éditions Fayard en 2008.

Pour en savoir plus voir le billet publié par Affaires sensibles sur le site de France inter

9782213636481-tParution du livre le 7 mai 2008 – Le 16 août 1951, un terrible empoisonnement par le pain frappe la petite ville gardoise de Pont-Saint-Esprit : plus de trois cents personnes tombent malades. Une trentaine d’individus sont pris de démence et internés en hôpital psychiatrique. Une semaine plus tard, cinq Spiripontains meurent intoxiqués.

L’affaire connaît un retentissement exceptionnel, passionne et terrifie l’opinion. Des experts du monde entier tentent de percer le mystère du pain maudit.

Si cette tragédie a été si intensément ressentie, c’est parce que le pain en est la cause. Redevenu brièvement, sans doute pour la dernière fois, un produit de première nécessité, le pain a tué et rendu fou. Pourquoi ?

Ce livre majeur, fondé sur des archives en grande partie inédites, cherche à résoudre l’énigme. Steven Kaplan refait l’enquête, convoque les acteurs, interroge leurs hypothèses, et, en s’emparant de ce fait divers, raconte la France des années 1945-1958 – un pays encore vacillant après la guerre et sur le point de basculer dans la modernité triomphante des Trente Glorieuses. Il livre ici, avec un souffle digne d’un auteur de roman policier, l’histoire méconnue d’un secteur essentiel à notre économie et à notre culture : la meunerie et la boulangerie.

Steven L. Kaplan est professeur d’histoire européenne à Cornell University. Il fut le premier à faire du pain un objet d’histoire totale, au carrefour du matériel et du symbolique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur la France, notamment Les Ventres de Paris (Fayard, 1987), Adieu 89 (Fayard, 1993), Le Meilleur Pain du monde (Fayard, 1996), La Fin des corporations (Fayard, 2001) et Le Retour du bon pain (Perrin, 2002)

Les Éditions Fayard

Les prisons militaires, maritimes et prévôtales …

Les peines privatives de liberté prononcées par une juridiction militaire se purgeaient, aux 19ème et 20ème siècles, dans ce que l’on appelle communément des « prisons militaires ». – (Illustration à la une : © Ancienne prison militaire de l’Abbaye, vers 1850.)

Les prisons militaires (armée de terre)

Au sein de la série J des archives de la Guerre, consacrée à la justice militaire, la sous-série 13 J rassemble les archives relatifs à une centaine d’établissements pénitentiaires, qu’il s’agisse des documents produits par les établissements eux-mêmes, ou par l’administration centrale qui en avait la tutelle. Elle se compose de registres d’écrou et de dossiers (archives de l’administration centrale de la justice militaire, archives des établissements eux-mêmes, archives des services détenteurs des archives de la justice militaire).

On trouve également des documents relatifs aux prisons militaires dans la plupart des autres séries du cadre de classement. Elles sont précisément recensées dans le répertoire numérique de la sous-série 13 J, .

Les prisons de la marine militaire

Des prisons furent installées dans les arsenaux de la Marine dès leur fondation. À Rochefort par exemple, une prison avait été établie dans les années 1660 dans une dépendance du logis du commandant de la Marine. Dans ces villes où la Marine était en situation de quasi monopole, ces prisons maritimes servaient à toutes les juridictions, les prisons communales se révélant souvent insuffisantes.

En 1859, la marine de guerre installe à Brest, à bord de l’Hercule, un pénitencier destiné à accueillir en provenance de toute la France les marins condamnés par la justice militaire maritime (Archives de la marine à Brest, sous-série 1O qui ne comprend plus que les registres de moralité des détenus). Cet unique pénitencier est remplacé à partir de 1873 par des prisons installées dans chaque port chef-lieu d’arrondissement maritime. Ces prisons se constituaient d’une maison d’arrêt pour les marins, militaires et ouvriers des arsenaux punis par voie disciplinaire ou de simple police, d’une maison de justice pour les accusés et prévenus, d’une maison d’arrêt pour les peines supérieures à deux mois. Dans la première moitié du 20ème siècle, certaines de ces prisons ne sont plus que de simples maisons d’arrêt (ce sera le cas de Rochefort comme de Lorient), et sont même supprimées (Lorient en 1903). Les décrets du 5 juillet 1952 (Journal officiel du 6 juillet 1952, p. 6811) et du 20 mars 1954 (Journal officiel du 26 mars 1954, p. 2663) suppriment les prisons maritimes, alors même que justice maritime et justice militaire étaient réunies en un « service commun des justices militaires des forces armées ».

Les archives se trouvent principalement dans la série O des antennes portuaires du service historique de la défense : Brest, Cherbourg, Rochefort et Toulon (prison de l’arsenal et prison maritime, prisons maritimes d’Afrique du Nord à Bizerte et Mers-El-Kébir).

Les archives centrales de la marine à Vincennes conservent un ensemble de dossiers constitués par le bureau de la justice militaire en sous-série CC3 (cotes 430-2178, 1482-1487, 1675-1686, documents produits par le bureau de la justice maritime dont rapports sur les prisons maritimes, états de mutation et de moralité, 1681-1912 et 1874- 1907) et 1CC : l’ article 1 CC 187 contient un dossier consacré à la construction, l’aménagement et l’entretien des prisons maritimes de Cherbourg (1867-1940), Brest (1872-1935), Lorient et Rochefort (1872), Toulon (1871-1888, 1923-1940). On trouvera en sous-série DD2 les plans des prisons des principaux arsenaux jusque vers 1850. Sous la cote 3BB2 4024 sont conservés des plans de la prison maritime de Brest en 1951-1952. On trouvera en BB8 DAB 209 et 210 le catalogue des bibliothèques des prisons maritimes de Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort pour la période 1881 – 1887.

On trouvera également dans les archives de la Guerre, sous-série 13 J quelques dossiers relatifs à des prisons maritimes (13 J 1439-1444 et 2 registres esseulés de la prison maritime de Bizerte cotés 13 J 173-174), sans doute cédés à l’administration de la justice militaire au moment de la réunion des deux systèmes pénitentiaires de la marine et de l’armée, en 1953.

Prisons prévôtales et gendarmerie

La gendarmerie qui est chargée d’exercer la police au sein des forces armées est organisée, en temps de guerre ou en opérations extérieures, en prévôtés. Celles-ci disposent de prisons prévôtales destinées à garder des prévenus, des suspects, des déserteurs, ou des prisonniers en transit. L’instruction sur le service de la gendarmerie aux armées du 31 juillet 1911 précise (article 54) que ces prisons « sont établies dans les quartiers généraux de groupes d’armées, d’armée, de corps d’armée, de division et d’unité plus faible opérant isolément, par les soins et sous l’autorité des prévôts et des commandants de force publique. Il peut en être établi également dans les commandements d’étapes ». Il s’agit souvent d’un local de fortune « spacieux, solidement construit, facile à garder, et présentant toutes les garanties contre les évasions ». Les archives des prisons prévôtales sont inclues dans les fonds des prévôtés au sein des archives de l’armée de terre, pour le XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle. Au-delà, elles sont en principe conservées par le département gendarmerie. Toutefois, celles-ci ne sont pas encore inventoriées et l’on dispose, dans le meilleur des cas, de simples récolements. Outre les fonds de quelques prévôtés pendant la Deuxième Guerre mondiale (campagne de 1939-1940, corps expéditionnaire français en Italie, prévôtés 1944-1945), on signalera plus particulièrement :

– Prévôté des troupes du Levant (Liban-Syrie), 1919-1949 (prisons prévôtales de
Beyrouth, d’Alep, de Damas) ;
– Prévôtés des forces d’occupation en Allemagne et des forces françaises stationnées en Allemagne, 1945-1999 (prison prévôtale de Landau) ;
– Prévôtés en Indochine, 1947-1957 ;
– Prévôtés en Algérie, 1955-1968.
Il faut aussi préciser que les détachements prévôtaux ayant participé aux opérations extérieures des dernières décennies du XXe siècle (Liban, Afrique, Balkans) ont déposé, à leur retour, leurs archives au département gendarmerie.

En savoir plus

Emmanuel Pénicaut , « Les archives des prisons militaires (XIXe-XXe siècle) », Revue historique des armées , 260 | 2010 , [En ligne].

Jean-Philippe Zanco , « Autour du Code de justice maritime (1858-1965) », Revue historique des armées , 252 | 2008 ,

Jean-Claude Farcy, Guide des archives judiciaires et pénitentiaires (1800-1958), 2006,

 

Gendarmes et miliciens – L’implication de la gendarmerie des les cours martiales de 1944

92Le 31 décembre 1943, le chef de la Milice, Joseph Darnand, est nommé par le gouvernement de Vichy secrétaire général au Maintien de l’ordre. Cette nomination, exigée par les autorités allemandes d’occupation, marque une radicalisation dans la lutte contre les maquis. Les cours martiales créées pour juger sommairement les Résistants arrêtés, permettent de les fusiller, dès la sentence rendue, sous couvert d’une apparence de légalité.

Darnand, qui a imposé son autorité sur l’ensemble des forces de l’ordre, leur ordonne de constituer les pelotons d’exécution après  chaque audience de cette juridiction peu conforme au droit français. De la sorte les gendarmes se voient contraints de participer  à ces mises à mort, alors que la législation, encore en vigueur, le leur interdit. C’est à un véritable cas de conscience que les militaires de la gendarmerie sont alors confrontés…

Le colonel Claude CAZALS bien connu des historiens de la gendarmerie a été l’un des tout premiers à écrire sur la gendarmerie sous l’occupation. Outre de nombreux articles, pour notamment la Revue de la Gendarmerie Nationale, il a ainsi été l’auteur de « La gendarmerie sous l’occupation » en 1994, « La Garde sous Vichy » en 1997, « La gendarmerie et la Libération. Résistance. Combats libérateurs. Réorganisation. Épuration. » en 2001.

Décédé à l’âge de 74 ans dans l’Aveyron en 2010.

Son père Marcellin CAZALS, dont l’une des trois salles de réunion à la DGGN place Beauvau porte le nom, en plus de ses brillantes actions de résistance durant la guerre, a en effet également été nommé « Juste parmi les nations » en 1993 pour avoir sauvé plusieurs familles juives. Il  fait partie des 14 gendarmes honorés de cette distinction »

Petit-fils et fils de gendarme, Benoît Haberbusch est officier de gendarmerie, affecté au service historique de la Défense au château de Vincennes. Docteur en histoire, il a soutenu en 2003 à l’Université de Paris IV-Sorbonne une thèse sur la gendarmerie en Algérie de 1939 à 1945.

Ce spécialiste reconnu de l’histoire de la gendarmerie a publié une dizaine d’ouvrages et rédigé une centaine d’articles sur le sujet. En 2012, il a publié Les gendarmes face au crime durant l’entre-deux-guerres (Geste éditions). Il est également rédacteur en chef de la revue Histoire et Patrimoine des Gendarmes.

La maréchaussée angoumoisine au XVIIIe siècle

 88Cet ouvrage, fruit d’une recherche fouillée, méthodologique et passionnante, représente une histoire bien vivante des troupes de la maréchaussée que nous propose Pierre Boulanger, l’historien bien connu, des terroirs charentais.

En se servant de l’exemple angoumoison, l’auteur nous retrace les transformations rencontrées par la maréchaussée tout au long du XVIIIe siècle. Par la même, il nous décrit les incivilités commises dans nos campagnes, le plus souvent due à des conditions sociales et économiques très précaires.

Initialement chargée de réprimer les méfaits commis par les soldats et les déserteurs et par les mercenaires qui, pendant et après la guerre de Cent Ans, forment des bandes de pillards (les Grandes compagnies), la maréchaussée  se sédentarise progressivement. Par une décision royale de François Ier en 1536, les missions de la maréchaussée sont étendues à la police des personne ne relevant pas des juridictions locales ordinaires : vagabonds, étrangers non domiciliés, vols avec armes, vols sur les grands chemins.

Cependant, la maréchaussée souffre de nombreuses imperfections (implantation irrégulière, manque de contrôle, faiblesse des effectifs) aggravées par la vénalité des charges et la faiblesse des gages qui justifient une série de réformes, conduites entre 1720 et 1778.

Ces réformes renforcent le caractère militaire de la maréchaussée en accentuant son assisse territoriale. De brigades – de quatre à cinq hommes – sont réparties le long des grandes routes. Chaque brigade surveille une dizaine de kilomètre de route de part et d’autre de son siège. Progressivement on parvient à un maillage territorial plus fin et plus rationnel qui nous apporte de nombreuses indications sur la vie des villageois.

A travers cette histoire originale de la maréchaussée, l’auteur nous guide au cœur de la société rurale charentaise et angoumoisine de XVIIIe siècle.

Depuis 2009, Les Éditions Transmettre placent la transmission des connaissances humaines au centre de leurs préoccupations. Maison d’édition prônant la recherche et le partage des savoirs, nous publions des ouvrages favorisant la compréhension de nos sociétés excluant tout préjugé social, politique ou religieux.

Notre ligne éditoriale se veut multiculturelle. En effet, les Éditions Transmettre constituent un passage de relais éducatif et intergénérationnel dans le respect et la tolérance de chacun.

Nous ne souscrivons à aucun des modes de pensée ou des choix idéologiques du moment. Nous souhaitons garantir l’universalité de la pensée comme le soulignent nos différentes collections de livres rares en histoire, sciences humaines, religions, judaïsme…