Archives pour la catégorie Femmes dans les guerres

Coco Chanel et l’Affaire du n°5

Ce soir l’histoire d’une femme libre et avant-gardiste, brillante créatrice de mode, mais qui avait aussi sa part sombre et moins glorieuse …

Symbole de l’élégance française, Coco Chanel a pourtant montré une facette sombre de son personnage pendant l’Occupation. Voici le propos de cette émission, avec la fiction de Sara Thibau commentée par le documentariste, Stéphane Benhamou, auteur de « La Guerre du Numéro 5 ».

Notre invité est Stéphane Benhamou, auteur et producteur de documentaires, il a réalisé La Guerre du Numéro 5.

AUTANT EN EMPORTE L’HISTOIRE du dimanche 18 novembre 2018 par Stéphanie Duncan

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission France inter

« Femmes à Boches » – Occupation du corps féminin, dans la France et la Belgique de la Grande Guerre (Emmanuel Debruyne)

Parution du livre le 19 septembre 2018 – Entre 1914 et 1918, les expériences de guerre ne se limitent pas au front et à l’arrière. Il y a aussi l’occupation militaire, subie par près de 10 millions de Français et de Belges. La faim, l’angoisse, la privation et la lassitude sont les conditions de cette situation particulière où se mêlent complémentarité de genre et antagonisme de guerre : des relations intimes naissent entre des femmes et des hommes qui dans d’autres circonstances ne se seraient jamais rencontrés.Mais ces relations ne sont pas simplement une révolte de l’amour contre la haine. La vague de viols qui accompagne l’invasion d’août 1914 participe à terroriser les populations civiles. Et la prostitution connaît un essor fulgurant au cours des années suivantes. Quelle que soit leur nature, ces relations ne laissent pas les occupés indifférents : pendant quatre ans, le corps féminin est l’enjeu de tensions incessantes en pays occupé. « Sources de contamination » pour les uns, « femmes à Boches » pour les autres, celles qui fréquentent l’ennemi font les frais de leur choix. Ostracisées sous l’occupation, tondues à la libération, puis disparues une fois la paix revenue.Cent ans après la fin de la guerre, « Femmes à Boches » est le premier ouvrage à se pencher sur l’histoire de ces femmes.

Pour écouter le document sonore les belles lettres

Emmanuel Debruyne est professeur à l’Université de Louvain (UCLouvain), où il enseigne l’histoire contemporaine. Spécialiste des occupations militaires durant les deux guerres mondiales, il est notamment l’auteur de Le réseau Edith Cavell. Des femmes et des hommes en résistance (2015) et, avec Laurence van Ypersele, de Je serai fusillé demain. Les dernières lettres des patriotes belges et français fusillés par l’occupant. 1914-1918 (2011). Il a également dirigé avec James Connolly, Elise Julien et Matthias Meirlaen, En territoire ennemi. Expériences d’occupation, transferts, héritages (1914-1949) (2018).

Introduction
Remerciements

Chapitre 1. Violences sexuelles
« Nymphomanie de guerre »
Viols allemands et enquêtes alliées
« Les faits de ce genre sont, hélas ! assez nombreux »
Combien ?
« la sachant seule dans sa maison à l’extrémité du village… »
Le drame des « visites »
De la menace à la vengeance

Chapitre 2. Amours vénales
L’essor de la prostitution
Les « mesures propres à assurer la santé, la moralité et la tranquillité publiques »
Le « système allemand »
« Refuser des Allemands, toute direction, tout contrôle, toute collaboration » ?
La bataille des cabarets
« On ne saura jamais à quel point ces gens de débauche sont pourris et viciés ! »

Chapitre 3. Intimités
« Ce sont de jolis cocos, ces Allemands du diable ! »
« Mademoiselle ? »
Érotique de la langue
« J’ai passé mes plus belles années dans la peine et la tristesse »
Au cœur de la relation
La rupture
« Est-il possible qu’il y aura des femmes assez lâches pour les épouser ? »

Chapitre 4. Ostracisme
Lamentations
Stigmatisation
Exclusion
Représailles
« Dévouée aux Allemands »
« La guerre ne durera pas toujours, après on verra ! »

Chapitre 5. Maladies vénériennes
La grande peur
À qui la faute ?
« Soldaten ! »
« Sources d’infection »
Les centres de traitement vénériens
« Comme les ignobles loques qu’on rend aux propriétaires des maisons dévastées »
Au croisement du médical et du carcéral
« Parcs à poules »
Le front antivénérien

Chapitre 6. L’enfant du Boche
« Il y a quelques temps, elle était enceinte ; puis plus rien… »
« Rendue mère par une infâme violence »
« De père inconnu »
« Petits Allemands »
Paternités occupantes
Enfants de l’Allemagne ?
Combien ?

Chapitre 7. La défaite du couple
La fuite
« Les cheveux coupés ras avec des ciseaux vengeurs »
« Heur haar af ! Heur haar af ! »
Et en France ?
Rituels expiatoires
« Que ce traitement ne se produise pas toujours avec douceur peut se comprendre »
Face à la justice
Des unions en difficulté
La « libération » de la prostitution
Sortie de guerre vénérienne

Épilogue
L’impossible bilan
Devenir allemande : Louise
Revenir en Belgique : Marie et sa fille Charlotte
La quête du père : Joseph, fils de Julie
Parcours enfouis et mémoires oblitérées

Conclusion
Notes
Sources et bibliographie
Index des noms de lieux
Index des noms de personnes

PRESSE

Un sujet grave et presque essentiel pour tenter d’analyser le ressenti humain d’une frange de la population féminine pendant la guerre de 14-18, vue au-delà du front et à l’arrière de celui-ci. La Libre Belgique – 22/10/2018

L’intérêt du livre tient à la quantité de documents qu’il brasse pour dessiner un tableau complet et réfléchi du trouble alors semé dans les rapports de sexe et de genre. Dense, presque exhaustive, l’enquête interroge les réalités de la natalité et de l’avortement en guerre, et surtout les angoisses et les stéréotypes quien découlent parmi les contemporains. Le Monde des Livres – 08/11/2018.

Éditions Les Belles Lettres

Ces Françaises qui fréquentaient les Allemands pendant 14-18

« Cent ans après, Femmes à Boches est le premier ouvrage à se pencher sur l’histoire de ces femmes », écrit ainsi l’éditeur en quatrième de couverture. Il est vrai que si beaucoup de choses ont été écrites depuis 1918 sur la Grande Guerre, les deux millions de civils français qui ont subit l’occupation allemande ont pendant longtemps été ce qu’Annette Becker a appelé les « oubliés de la Grande Guerre » . De nombreux écrits ou témoignages sont revenus leur sort dans les années 1920, dont le livre de Georges Gromaire, L’occupation allemande en France (1914-1918),paru en 1925, a été le best-seller. Mais l’histoire des civils français confrontés à l’occupation pendant ce conflit est ensuite et peu à peu devenue anecdotique, surtout après la Seconde Guerre mondiale qui a soumis l’ensemble du pays aux affres de l’occupation. Il a fallu attendre la fin des années 1990 pour voir des chercheurs de premier plan (Annette Becker, Philippe Nivet) s’intéresser à ce sujet. Depuis, la vie des civils dans les régions occupées est beaucoup plus étudiée, notamment par des jeunes chercheurs comme Philippe Salson ou l’anglais James Connolly

Pour en savoir plus lire le billet publié par Nicolas CHARLES sur le site de Non. fiction

« Femmes à Boches ». Occupation du corps féminin, dans la France et la Belgique de la Grande Guerre, Emmanuel Debruyne

Les Belles Lettres , 464 pages.

Infirmière française de la 531ème compagnie de transport sanitaire en Italie. Août 1944

Même en temps de guerre, un simple sourire peut rendre une humanité aux soldats. Infirmière française de la 531ème compagnie de transport sanitaire en Italie. Aout 1944. Ses femmes qui servaient dans le train auprès de la 9ème DIC, convoyaient les blessés du front vers l’arrière, prenant au passage les obus sur la tête, comme leurs homologues masculins.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

Infirmières et conductrices françaises. 531ème compagnie de transport sanitaire en Italie. Août 1944

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Infirmières et conductrices françaises. 531ème compagnie de transport sanitaire en Italie. Août 1944. Ses femmes qui servaient dans le train auprès de la 9ème DIC, convoyaient les blessés du front vers l’arrière, prenant au passage les obus sur la tête, comme leurs homologues masculins.

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Yolaine Dagnan dite « Moustique » et Jacqueline Bardet, deux marinettes infirmières au chevet des gars de Leclerc

40438915_1810242052431500_2748386616803328000_nYolaine Dagnan dite « Moustique » et Jacqueline Bardet, deux marinettes infirmières au chevet des gars de Leclerc. J’ai découvert la photo de gauche en faisant mes recherches pour écrire mon tome 6. L’image de joie de ces jeunes femmes de 20 ans et plus qui ont osé tout quitter pour le pays est confondante. Elles faisaient partie des 9 jeunes femmes ayant intégré le 7 mai 1944 le régiment blindé des fusiliers marins de la 2eme DB (2eme cie médicale, médecin-capitaine Gillot). Au front comme les hommes, risquant le même éclat d’obus, la même mitraille, elles chevauchèrent vers Paris. Il y a peu de documentation facile d’accès sur elles. Mais on ne pouvait pas ne pas leur rendre hommage. Vous les retrouverez dans le t.6. Yolaine et Jacqueline continuèrent leur carrière d’infirmière en Indochine.

Merci à Pauline Brunet pour son aide amicale. 

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Écrivain

Margot Duhalde, la pilote de la France libre

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Margot Duhalde, la pilote de la France libre. Quand on est basque, que l’on a 20 ans et que l’on pilote depuis 4 ans déjà, dans un pays, le Chili, « peu connu pour son féminisme », il va sans dire que l’on a un caractère bien trempé. Ce fut un pilote français, César Copetta qui initia l’adolescente à l’art aérien. En 1941, elle prit une décision, celle de se mettre au service de sa patrie d’origine. La France! Elle voulait servir de Gaulle. Elle débarqua crânement au consulat de France et se présenta comme pilote (elle avait 50 heures de vol…). Elle y cacha même son astigmathie. Mai 1941, elle embarqua pour Liverpool. Arrivée en Angleterre, les FAFL ne voulurent pas d’elle. Pas de femme pilote. Mais la RAF, qui avait besoin de femmes convoyeuses d’avion…accepta sa candidature et après une dure formation, elle devint la seule française membre de l’Air Transport Auxiliary (ATA), unité « féminine » chargée de convoyer les avions neufs ou réparés pour le compte de la Royal Air Force. Il faut aller vite, très vite pour donner les avions aux collègues masculins. Margot et ses consœurs devaient se « transformer » presque tout seules (on leur fournissait juste l’épais manuel) d’un type d’avion à un autre. Margot Duhalde qui, selon la légende dit avion avant maman convoya…1.500 zings anglais ou américains et de tous types, chasseurs, bombardiers, avions de transport et d’instruction. Spitfire, Hurricane, B-17…

C’est à l’automne 1944 que le général de Gaulle signa un décret autorisant les femmes pilotes dans l’armée de l’air. Après guerre, décorée de la légion d’honneur en 1946 (enfin la reconnaissance), Margot repartit au Chili. Elle connut une dizaine d’accidents pendant la guerre. En 2006, Margot Duhalde fut promue commandeur de la Légion. Elle vola pour la dernière fois à 86 ans. Cette grande dame qui avait mis son coeur et sa jeunesse au service de la patrie de ses parents est décédée en février 2018.

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