Archives pour la catégorie Femmes dans la Résistance

Jeanne Bohec, la plastiqueuse à bicyclette (Nom de résistante : Râteau)

La Résistance serait-elle une histoire réservée aux hommes ? En effet, lorsque l’on évoque la Seconde Guerre mondiale, on limite trop souvent l’action des femmes à des missions secondaires, loin des luttes armées. Pourtant, leur engagement est bien réel et déterminant. Parmi ces destins singuliers, il y a celui de la Jeanne Bohec, une experte en explosifs qui mène de multiples missions de sabotages en Bretagne…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Yves-Marie EVANNO sur le site En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Le livre (2004) : Ce récit a reçu un prix de l’Académie française en 2000. Il a été publié pour la première fois en 1975 au Mercure de France.

Les éditions du Sextant publient des témoignages, récits, d’anciens résistants dans un format semi-poche, à un prix peu élevé. Continuer à transmettre les valeurs humaines de la Résistance, notamment aux jeunes générations, c’est la raison d’être de la collection.

Le 18 juin 1940, quand elle apprend que l’usine où elle effectue un stage de chimiste, va être occupée par les Allemands, Jeanne Bohec, bretonne, fille et petite-fille de Bretons, décide de quitter Brest et de rejoindre l’Angleterre par la mer. Elle a vingt-et-un ans. Engagée comme Volontaire française à Londres, la jeune fille apprend la vie militaire à l’école de sabotage, les week-ends dans des familles anglaises et fait la fête dans un Londres menacé mais libre et accueillant. Spécialiste de la fabrication d’explosifs, elle est bientôt parachutée en Bretagne. Nom de résistante : Râteau. Son rôle : former les résistants de l’Ouest au plastiquage des voies ferrées empruntées par les Allemands. C’est à bicyclette, afin de ne pas éveiller les soupçons, qu’elle sillonnera les routes pour rencontrer ses élèves et préparer le fameux « plan vert » au moment du débarquement. Jeanne Bohec aura été la seule femme instructeur de sabotage de toute la Résistance.

Auteure : Jeanne Bohec a enseigné les mathématiques pendant de nombreuses années, elle a vécu depuis 1945 dans le 18è arrondissement de Paris, où elle a été maire-adjoint en 1974. Elle est décédée en janvier 2010.

Une vidéo d’appui de 13’46 » : Interview de Jacqueline Sainclivier, professeure d’histoire contemporaine à l’université Rennes2, réalisée au lycée Saint Joseph de Bruz : Biographie de la résistante Jeanne Bohec – YouTube

Figure de la Résistance à Toulouse : Ginette Forgues

 « Ses jolis yeux bleus, son sourire avenant étaient certes des atouts mais sûrement moins déterminants que son sang-froid et son courage. »

« Ginette Forgues était l’une des grandes figures de la Résistance. Elle n’a pas encore 18 ans, lorsqu’elle s’engage dans la Résistance dans le Lot-et-Garonne et adhère au Parti Communiste Français. Agent de liaison du bataillon Arthur, elle distribue des tracts clandestins, transporte armes et explosifs entre les différents groupes de résistants, participe à la réception des parachutages et prend part aux combats. Ses jolis yeux bleus, son sourire avenant étaient certes des atouts mais sûrement moins déterminants que son sang-froid et son courage.

Secrétaire de Serge Ravanel, chef régional de l’ensemble des forces militaires de la Résistance, elle participera activement à l’évasion des résistants détenus à la prison Saint-Michel de Toulouse le jour de la Libération.

Ginette a reçu de nombreuses décorations en reconnaissance de son engagement dont la Légion d’Honneur, remise par le Préfet lors de la cérémonie du 14 juillet 2009.

Après la guerre, elle a continué à résister au quotidien, en militant activement au sein de la CGT et du PCF pour la justice sociale, la dignité humaine, toujours révoltée par la montée des idées racistes et xénophobes.

Le devoir de mémoire était pour Ginette une autre forme de résistance. Elle a écrit plusieurs livres de souvenirs sur sa jeunesse combattante et pendant plus de 25 ans, elle a témoigné de son expérience de résistante auprès des jeunes élèves de la Région, notamment dans le collège Jean Jaurès de Castanet, sa ville, qui a baptisé l’une de ses salles du nom de Ginette Forgues »… (Par l’entremise de son secrétaire départemental Pierre Lacaze, le PCF rend hommage à Ginette Forques dans la La Dépêche du Midi publié le 25 mai 2017.)

Liberté, couleur de femme, Récit de vie Ginette Forgues (Auteur) Paru en septembre 2003

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

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Récit de résistance d’une femme centenaire : Yvette Lundy

« Le corps est nu et le cerveau tout à coup est en guenille : on est comme un trou, un trou plein de vide, et si on regarde autour, c’est encore du vide. » Yvette Lundy

Yvette Lundy est institutrice de 28 ans lorsqu’elle est arrêtée le 19 juin 1944 pour avoir fait de faux papiers. Dans son témoignage, elle évoque les conditions de son interrogation dans les locaux de la Gestapo de Châlons. Déportée à Ravensbrück, elle sera libérée par les soviétiques le 21 avril 1945. Reprenant alors son métier d’institutrice, ce n’est qu’à partir de 1958 qu’elle commencera à témoigner devant des milliers d’écoliers de la région Champagne-Ardenne…

Le 19 juin 1944, la Gestapo vient arrêter Yvette Lundy pendant sa classe, signant le prologue d’un périple inimaginable pour cette jeune femme d’alors 28 ans. Âgée aujourd’hui de 101 ans, elle incarne toujours l’engagement total pour la liberté…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 mai 2017 |Fanny Lattach – Agence France-Presse | Europe

VIDEO – Yvette Lundy fête ses 100 ans : « Je n’ai pas vu le temps passer »

Yvette Lundy, un livre pour se souvenir – France 3 Grand Est

Publication du livre le 1er janvier 2012 – « La résistance commence par un état d’ esprit. Les actes suivent. Mon idée de la résistance n ‘est pas de mourir en martyre sur l ‘autel d’ une France libérée, j ‘ai vingt ans et j ‘aime trop la vie pour m ‘offrir en sacrifice. J’ai plutôt en tète de pourrir la vie des allemands comme ils pourrissent la notre jusqu’ a ce qu’ils plient bagage ! Et les occasions ne manquent pas pour peu qu ‘on ait un peu d ‘imagination…

Éditeur : LB-COM

Dans la prison Saint-Michel (Toulouse) : Jeanine Messerli, dite « Niquou » dans la Résistance

PAR · 1 AVRIL 2017

Un travail remarquable et novateur de quatre lycéens et leur professeur d’histoire de Fontenilles en Haute-Garonne sur Jeanine Messerli, dite « Niquou » dans la Résistance, déportée avec Jeanne Verdier au camp de Ravensbrück. Photo Pierre Lasry :

Dans la prison Saint-Michel
Portraits &entretiens
Jeannine Messerli dite «Niquou» durant la résistance, est arrêtée et déportée en 1943. Elle fait partie des miraculés des camps de concentration.

Pour accéder au site derriere-les-matricules (Cliquer sur le site pour le déroulement du document)

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« Si je reviens un jour » – Les lettres retrouvées de Louise Pikovsky (webdocumentaire)

PAR · PUBLICATION 30 MARS 2017 · MIS À JOUR 30 MARS 2017

En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. Internés à Drancy, le père, la mère et les quatre enfants ont été déportés à Auschwitz. Ils n’en reviendront pas.

Informée de cette découverte, Stéphanie Trouillard, journaliste de France 24, a prêté main forte à Khalida Hatchy, une professeure de l’établissement qui souhaitait reconstituer le parcours de cette jeune fille. À partir des documents de Louise, elles ont pu retrouver des témoins, des cousins éloignés et des anciennes élèves. Ce webdocumentaire raconte ce travail de mémoire, qui les mènera jusqu’à Jérusalem. Il rend enfin la parole à Louise, une élève particulièrement douée, qui n’a pas pu vivre l’existence brillante à laquelle elle semblait destinée…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site de france24.

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« La dame du Jeu de Paume », Rose Valland

Rose Valland (1898-1980) est, sous l’Occupation, attachée de conservation bénévole au Jeu de Paume. Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, ce musée d’avant-garde servit d’entrepôt aux milliers d’œuvres spoliées par les Nazis. Rose Valland y inventoria secrètement chacune des œuvres volées et envoyées vers l’Allemagne par le commando Rosenberg. Après la guerre, grâce à ses carnets, elle fit rapatrier près de 30 000 oeuvres d’art. Cette femme, ouvertement homosexuelle et féministe, s’est battue toute sa vie pour la restitution de ces œuvres à leurs propriétaires ou héritiers, notamment par la création du MNR (Musée Nationaux Récupération) dont la base de données porte aujourd’hui son nom.Contribution de Marie Martin. invisibilisees
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Rose Valland (1898-1980) is a Jeu de Paume volunteer conservation assistant under the Occupation. Throughout the Second World War, this avant-garde museum served as a warehouse for thousands of artworks despoiled by the Nazis. Rose Valland secretly invented each of the works stolen and sent to Germany by the Rosenberg commando. After the war, thanks to her notebooks, she brought back nearly 30,000 artworks. This woman, openly homosexual and feminist, has fought all her life for the restitution of these works to their owners or heirs, notably by the creation of the National Recovery Museum whose database now has her name.Contributed by Marie Martin.invisibilisees

Une femme dans la Résistance

Parution du livre le 25 mars 2017 – Un cadavre est découvert, lors des travaux de rénovation d’une vieille ferme, dans une vallée à quelques kilomètres de la Côte de Granit rose. « Janine » – son pseudonyme dans la clandestinité –, institutrice en retraite, raconte ce que fut son rôle dans la Résistance. Elle est la seule encore en vie à savoir pourquoi un jeune homme a été enterré à cet endroit en 1944, et qui il est. C’est l’occasion pour elle d’évoquer, entre autres péripéties, comment elle est devenue agent de liaison d’un mouvement de résistance, comment elle s’est occupée d’aviateurs alliés en attente de rapatriement vers la Grande-Bretagne. On assiste aussi à une sombre affaire – l’assassinat d’un couple de résistants – qui ne sera élucidée que bien des années après la guerre. Il s’agit enfin d’une longue histoire d’amour née dans la clandestinité, vécue jusqu’au bout avec rage et passion. Un roman palpitant, un document passionnant…

La Gidouille – Éditeur de livres – Publier des ouvrages d’auteurs inspirés d’horizons divers, sans préjugé ni tabou. L’empathie avec les auteurs et l’émotion dégagée par le texte sont les seuls critères retenus.

Le choix va vers des romans, de préférence courts et denses, ou des nouvelles, qui côtoient les titres de la collection « Vive voie », récits de vies ou de tranches de vie méritantes, insolites, pittoresques ou remarquables, mais toujours enrichissants.

Alain Lozac’h, installé en Bretagne près de Saint-Brieuc, passionné d’histoire, est l’auteur d’une quinzaine de livres. Plusieurs de ses ouvrages sont consacrés au patrimoine et aux aventures maritimes (Ports de Bretagne, La Pérouse, Jim Hawkins).Le thème de la seconde guerre mondiale est également un de ses sujets de prédilection, qu’il traite à travers des domaines aussi variés que ceux de la Résistance, de la spoliation des œuvres d’art, des pilotes de la France Libre, etc.