Archives pour la catégorie Femmes dans la Résistance

Simone Veil : L’Immortelle (Hervé Duphot-Pascal Bresson)

Parution du livre le 27 juin 2018 – Cet album est un vibrant hommage à Simone Veil, figure féministe populaire et discrète. Le récit s’attache aux temps forts de sa vie, de la loi pour l’IVG défendue à l’assemblée nationale, à son enfance à Nice avant d’être déportée avec sa famille.

Simone Jacob est née en 1927 à Nice. À 17 ans elle est déportée à Auschwitz, avec toute sa famille. Ses sœurs et elle reviendront du camp de concentration. Cette période l’a marquée à jamais. En 1946, elle épouse Antoine Veil. Magistrat, elle devient en 1974, ministre de la Santé de Valéry Giscard d’Estaing, chargée de défendre la loi sur l’IVG. En 1993, elle occupe à nouveau la fonction de ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement d’Édouard Balladur. Simone Veil a également été députée européenne et membre du Conseil constitutionnel. Elle était présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Cette femme de conviction s’est très peu confiée. Le grand public ne connaissait que sommairement son parcours de déportée. Elle a attendu d’avoir 80 ans pour écrire ses mémoires (Une Vie, Ed. Stock). Elle raconte que c’est une kapo,  sans doute une prostituée Polonaise, qui lui a sauvé la vie en lui disant : «Tu es trop belle pour mourir ici …».

Chez nous comme dans tant de familles juives françaises, la mort a frappé tôt et fort

Hervé Duphot est né à Créteil en 1972. Après des études en communication visuelle, il travaille comme graphiste dans la publicité. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement des arts graphiques et la bande dessinée. Il vit à Paris, mais conserve des attaches creusoises.

Pascal Bresson, dessinateur et scénariste, est né à Reims en 1969. Depuis 25 ans, il habite à Saint-Malo. Pascal a appris le métier dès l’âge de 12 ans auprès de deux maîtres du 9e art : Tibet et René Follet. Il a publié plus de 40 bandes dessinées et livres pour la jeunesse et a été récompensé pour son travail par plus de 15 prix, dont le « Grand Prix Public BD Européenne des médias 2015 » pour Plus fort que la haine (Glénat). Sa citation préférée : « Un stylo peut transformer une tragédie en espoir et victoire. » Nelson Mandela

Éditeur : MARAbulles

Collection : Biopic et roman graphique

« L’immortelle », Simone Veil en BD – BFMTV

Simone Veil l’Immortelle. Dessin Hervé Duphot – bradasse

Charlotte Delbo (1913-1985)

21 juillet 2018 – Charlotte Delbo était la secrétaire de Louis Jouvet, quand elle a décidé de quitter le théâtre pour s’engager dans la résistance. Arrêtée en 1942, elle sera déportée à Auschwitz en janvier 1943. Elle restera vingt-sept mois en déportation. A son retour, elle écrit dans l’urgence, son premier livre.

Issue d’un milieu modeste, Charlotte Delbo est attirée très jeune par l’écriture et la philosophie. En 1937, elle rencontre par hasard Louis Jouvet qui, ébloui par sa vivacité intellectuelle, son énergie, lui demande de devenir sa secrétaire personnelle, elle qui n’a pourtant jamais reçu aucune formation théâtrale. Commencent alors plusieurs années d’assistanat, qui vont bouleverser la vie de cette jeune femme ainsi que celle du « patron » lui-même.

En 1942, elle décide de s’arracher à lui pour rejoindre le réseau de résistants communistes de son jeune époux, Georges Dudach. Le réseau sera démantelé et le couple arrêté: Georges Dudach mourra fusillé à 28 ans, et Charlotte Delbo sera envoyée à Auschwitz, avec 230 femmes résistantes dans un convoi rendu célèbre par l’un des livres de l’écrivain, Le Convoi du 24 janvier …

Pour en savoir plus sur le site de France culture

L’engagement des femmes dans la Résistance

Dans le cadre de son programme en faveur de la promotion et de la défense des valeurs républicaines « Les Chemins de la République », le Conseil Départemental de la Haute-Garonne vous propose d’aller à la rencontre des « colporteurs de la République » qui profitent du festival « 31 notes d’été  » pour intervenir sur la place publique sur des sujets d’actualité en lien avec les valeurs républicaines.

RDV – Mercredi 25 juillet à 18h30 à 31 notes d’été – Astrolabe à Buzet Sur Tarn pour l’intervention de Elerika Leroy :

L’engagement des femmes dans la Résistance

Alice, Henriette, Jeanne, Augustine, Olga, Rachel, Marie-Louise, Fela, Osna, Simone, Janine, Paulette, Catherine, Odette, Rosine, Angèle, Rolande, Paule, Martine, Ginette, Jeannine, Aline, Frida, Damira… toutes ont combattu avec courage et abnégation. Quelles qu’en soient les raisons, les motivations, les circonstances, les relations, elles se sont engagées dans la Résistance, elles se sont battues contre l’obscurantisme, contre la haine, contre le racisme, pour la liberté, pour l’égalité et dans la fraternité. Archives départementales de la Haute-Garonne a partagé une publication.

Elérika Leroy, historienne et spécialiste de la … – Criminocorpus

Elérika Leroy – Criminocorpus

Les femmes et le débarquement du 6 juin 1944

« Certes elles ne portaient pas les armes, mais furent  présentes pourtant sur tous les théâtres d’opérations en Europe ou dans le Pacifique. Leur dévouement n’a jamais faibli. Anglaises, Américaines, Rochambelles (France-Libre) ou résistantes, elles se sont toujours dépensées sans compter pour soigner les blessures des combattants, qui pour beaucoup leurs doivent la vie, ou pour accompagner les derniers instants des mourants. Leurs rôles sont tous aussi importants que ceux des soldats engagés dans toutes les batailles de l’Histoire. Respect Mesdames ! » Ph.P.

Manon Cormier, avocate et résistante bordelaise – Presse RetroNews …

Née le 27 août 1896 dans une famille bourgeoise et républicaine (son père, Jules Cormier, est maire de Bassens), Manon Cormier est la première femme à obtenir, à 20 ans, sa licence de droit à Bordeaux. Elle devient ainsi la première avocate bordelaise en 1921. Cette pionnière sur la région va s’attacher à défendre les plus démunis. Son autre combat, celui qui la portera toute sa vie, c’est son attachement aux droits des femmes.

En 1924, elle devient présidente fondatrice de la section girondine de la Ligue française pour le droit des femmes (LFDF), puis membre du comité central de la Ligue dès 1928, et organise de nombreuses rencontres pour défendre le droit de vote des Françaises.

Ces conférences obtiennent de plus en plus de succès ; les journaux qui en font l’écho se montrent souvent admiratifs devant ses arguments…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 27 février 2018 sur le site de Retronews.

Mariette et Poupette en Résistance : les sœurs Simone et Marie Alizon

L’engagement en Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, et plus encore dans les premiers mois de l’occupation, ceux des « bricolages héroïques » pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Azéma, n’est pas un objet historique qui s’étudie aisément1. Comment expliquer ainsi que deux sœurs, dont la plus âgée n’a pas 20 ans et la cadette, plus jeune de 3 ans, pâtit d’une santé fragile, deviennent dès 1941 deux agents importants d’un réseau de renseignement de la France libre ?…

Pour lire l’intégralité de l’article de Erwan LE GALL sur le site Enenvor.fr

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Hommage à Sophie Scholl et à la résistance allemande contre le nazisme

 Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin, « La Rose blanche » (Die Weiße Rose en allemand).

Le printemps 1943. La bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait :
« Ont été condamnés à mort pour haute trahison :

Christoph Probst, 24 ans,

Hans Scholl, 25 ans,

Sophie Scholl, 22 ans.

La sentence a été exécutée. »

Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d’un mouvement de résistance, « La Rose Blanche », dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois.

Inge Scholl, sœur des deux premiers, raconte ici leur histoire : l’enfance en Bavière dans une famille protestante, l’entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre.

« La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée. »

Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l’honneur de l’Allemagne. Pascal disait : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd’hui.

Traduit de l’allemand par Jacques Delpeyrou, publié par les Éditions de Minuit en 1955.

Sommaire : Préface – Printemps 1943 – Tracts de la Rose blanche – Tracts du Mouvement de Résistance – Le dernier tract.

de Inge Scholl  (Auteur),‎ Jacques Delpeyrou (Traduction)

Nombre de pages de l’édition imprimée : 107 pages

Éditeur : Minuit (4 avril 2013)

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Sophie Scholl est une jeune opposante au régime d’Hitler dans l’Allemagne des années 40. À peine sortie de l’adolescence, l’intégrité et la foi (protestante) de cette étudiante de 22 ans l’ont conduite, avec son frère Hans, dans une lutte admirable et courageuse jusqu’au don ultime de leurs vies. Cofondateurs du réseau étudiant de résistance La Rose blanche, ils furent tous deux arrêtés, condamnés et décapités, le 22 février 1943.

C’est ce destin unique que Paule du Bouchet livre aux jeunes lecteurs (à partir de 13 ans), à travers les lignes de ce journal fictif. Élisa, une amie de cœur de Sophie, qui l’admire et rêve secrètement de lui ressembler, dresse, jour après jour, au fil de ses souvenirs et de son quotidien difficile, le portrait extraordinaire de cette jeune résistante. Avec une plume simple et fine, l’auteur dépeint admirablement les sentiments contradictoires qui furent le lot de tant d’hommes et de femmes, déchirés au plus profond d’eux-mêmes entre leurs idéaux et la peur que faisait régner un gouvernement despotique.

D’un ton juste et égal, ce récit transporte autant par l’émotion qu’il inspire que par les faits qu’il rapporte. On en sort confiant et plein d’espoir.

Auteure: Paule du Bouchet
Editeur : Gallimard Jeunesse
Collection : « Scripto »
Nombre de pages : 144