Archives pour la catégorie Femmes dans la Résistance

Les femmes et le débarquement du 6 juin 1944

« Certes elles ne portaient pas les armes, mais furent  présentes pourtant sur tous les théâtres d’opérations en Europe ou dans le Pacifique. Leur dévouement n’a jamais faibli. Anglaises, Américaines, Rochambelles (France-Libre) ou résistantes, elles se sont toujours dépensées sans compter pour soigner les blessures des combattants, qui pour beaucoup leurs doivent la vie, ou pour accompagner les derniers instants des mourants. Leurs rôles sont tous aussi importants que ceux des soldats engagés dans toutes les batailles de l’Histoire. Respect Mesdames ! » Ph.P.

Manon Cormier, avocate et résistante bordelaise – Presse RetroNews …

Née le 27 août 1896 dans une famille bourgeoise et républicaine (son père, Jules Cormier, est maire de Bassens), Manon Cormier est la première femme à obtenir, à 20 ans, sa licence de droit à Bordeaux. Elle devient ainsi la première avocate bordelaise en 1921. Cette pionnière sur la région va s’attacher à défendre les plus démunis. Son autre combat, celui qui la portera toute sa vie, c’est son attachement aux droits des femmes.

En 1924, elle devient présidente fondatrice de la section girondine de la Ligue française pour le droit des femmes (LFDF), puis membre du comité central de la Ligue dès 1928, et organise de nombreuses rencontres pour défendre le droit de vote des Françaises.

Ces conférences obtiennent de plus en plus de succès ; les journaux qui en font l’écho se montrent souvent admiratifs devant ses arguments…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 27 février 2018 sur le site de Retronews.

Mariette et Poupette en Résistance : les sœurs Simone et Marie Alizon

L’engagement en Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, et plus encore dans les premiers mois de l’occupation, ceux des « bricolages héroïques » pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Azéma, n’est pas un objet historique qui s’étudie aisément1. Comment expliquer ainsi que deux sœurs, dont la plus âgée n’a pas 20 ans et la cadette, plus jeune de 3 ans, pâtit d’une santé fragile, deviennent dès 1941 deux agents importants d’un réseau de renseignement de la France libre ?…

Pour lire l’intégralité de l’article de Erwan LE GALL sur le site Enenvor.fr

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Hommage à Sophie Scholl et à la résistance allemande contre le nazisme

 Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin, « La Rose blanche » (Die Weiße Rose en allemand).

Le printemps 1943. La bataille de Stalingrad venait de se terminer par la défaite des forces allemandes. Apparurent alors à Munich des affiches où on lisait :
« Ont été condamnés à mort pour haute trahison :

Christoph Probst, 24 ans,

Hans Scholl, 25 ans,

Sophie Scholl, 22 ans.

La sentence a été exécutée. »

Les trois étudiants décapités à la hache étaient, avec trois de leurs compagnons qui seront exécutés plus tard, les animateurs d’un mouvement de résistance, « La Rose Blanche », dont les Munichois avaient pu lire les tracts depuis quelques mois.

Inge Scholl, sœur des deux premiers, raconte ici leur histoire : l’enfance en Bavière dans une famille protestante, l’entrée dans la Jeunesse hitlérienne, puis, peu à peu, la découverte de la réalité nazie et, enfin, cette décision déchirante : la résistance contre leur propre pays en guerre.

« La vraie grandeur, écrit Inge Scholl, est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée. »

Ces six universitaires ont plus que personne contribué à sauver l’honneur de l’Allemagne. Pascal disait : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Nous devons croire celle-ci, entre toutes, aujourd’hui.

Traduit de l’allemand par Jacques Delpeyrou, publié par les Éditions de Minuit en 1955.

Sommaire : Préface – Printemps 1943 – Tracts de la Rose blanche – Tracts du Mouvement de Résistance – Le dernier tract.

de Inge Scholl  (Auteur),‎ Jacques Delpeyrou (Traduction)

Nombre de pages de l’édition imprimée : 107 pages

Éditeur : Minuit (4 avril 2013)

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Sophie Scholl est une jeune opposante au régime d’Hitler dans l’Allemagne des années 40. À peine sortie de l’adolescence, l’intégrité et la foi (protestante) de cette étudiante de 22 ans l’ont conduite, avec son frère Hans, dans une lutte admirable et courageuse jusqu’au don ultime de leurs vies. Cofondateurs du réseau étudiant de résistance La Rose blanche, ils furent tous deux arrêtés, condamnés et décapités, le 22 février 1943.

C’est ce destin unique que Paule du Bouchet livre aux jeunes lecteurs (à partir de 13 ans), à travers les lignes de ce journal fictif. Élisa, une amie de cœur de Sophie, qui l’admire et rêve secrètement de lui ressembler, dresse, jour après jour, au fil de ses souvenirs et de son quotidien difficile, le portrait extraordinaire de cette jeune résistante. Avec une plume simple et fine, l’auteur dépeint admirablement les sentiments contradictoires qui furent le lot de tant d’hommes et de femmes, déchirés au plus profond d’eux-mêmes entre leurs idéaux et la peur que faisait régner un gouvernement despotique.

D’un ton juste et égal, ce récit transporte autant par l’émotion qu’il inspire que par les faits qu’il rapporte. On en sort confiant et plein d’espoir.

Auteure: Paule du Bouchet
Editeur : Gallimard Jeunesse
Collection : « Scripto »
Nombre de pages : 144

Marie-Madeleine Fourcade, chef de réseau dans la résistance

Marie-Madeleine Fourcade fut la seule femme ayant dirigé un grand réseau de la résistance. Un réseau étendu à toute la France et riche de 1 500 agents, il porte le nom d’Alliance. Créer un réseau de résistance : comment retenir les femmes et les hommes qui pouvaient en faire partie ?

« Rien dans le parcours de cette jeune femme de la haute bourgeoisie, élevée au couvent des Oiseaux et pianiste avertie, ne préfigure un tel destin », écrit l’historien Max Lagarrigue. Elle dirigea seule un réseau étendu à toute la France. Riche de 1 500 agents, principalement issus de la fonction publique, de l’armée et des professions indépendantes, composé de 25 % de femmes, Alliance fut d’une redoutable efficacité.

Par Eugénie Alecian – Avec Marie-Madeleine Fourcade – Réalisation Noureddine Saoudi

LES NUITS DE FRANCE CULTURE par Philippe Garbit

Pour écouter le document sonore du 14 février 2018 sur France culture

« Femmes engagées – les Mayennaises de l’ombre 1939-1945 »

L’ouvrage « Femmes engagées – les Mayennaises de l’ombre 1939-1945 » est destiné à rendre hommage à ces Mayennaises, connues ou anonymes, trop longtemps restées dans l’ombre. En Mayenne, elles étaient cultivatrices, secrétaires, institutrices… Elles s’appelaient Odette, Marie, Suzanne, Madeleine ou Germaine… Elles étaient agents de liaison, assistantes de résistants… Elles ont caché des maquisards, des prisonniers de guerre français ou des Juifs… Elles considéraient leurs actions comme ordinaires.

Dans le cadre de la programmation « Femmes engagées »l’Association pour le Mémorial de la Déportation lancera officiellement une nouvelle publication « Femmes engagées – les Mayennaises de l’ombre – 1939-1945 » à partir du samedi 25 novembre 2017. Il s’agit du deuxième numéro de la série des « Cahiers du Mémorial », lancée en 2015.

Ce livre inédit est illustré de nombreuses photographies, de portraits et est composé de 130 pages.

Il est vendu à partir du 25 novembre 2017 au Mémorial et dans certaines librairies du département.

Mayenne. Le passé de résistantes ressurgit dans un livre – Ouest-France

Une trace dans le ciel (Agnès Clancier)

Parution du livre le 4 mai 2017 – Une trace dans le ciel relate l’histoire de Maryse Bastié, pionnière de l’aviation.

Elle s’efforce de vider son esprit. D’oublier ce qu’elle sait. Ce qu’elle a vécu ces derniers jours, ces derniers mois. Elle doit tout effacer. Tout sauf l’enfance, la jeunesse, l’amour, les défis, la folie, ce qui, d’elle, leur sera pour toujours inaccessible. Ce qui la rend invulnérable.

Arrêtée par la Gestapo, en mars 1944 pour ses activités de résistante, une femme tente, dans la solitude de sa cellule, de surmonter sa peur pour affronter l’épreuve de la détention et des interrogatoires, d’accepter la perspective de sa propre mort tout en gardant intactes sa détermination et sa foi en l’avenir.

Aviatrice célèbre pour avoir, dans les années trente, battu de nombreux records internationaux, elle se remémore son enfance, les moments heureux de son existence, les êtres qu’elle a aimés, les exploits accomplis, puisant dans ce passé et dans la résurgence d’émotions anciennes la force dont elle a besoin.

Ce roman est inspiré de la vie de Maryse Bastié, une héroïne de l’aviation, de la résistance à l’occupant et de la cause des femmes, qui a relevé tous les défis de son temps et mené tous les combats pour la liberté. C’est aussi un formidable témoignage de cette époque où des fous volants, de Mermoz à Hélène Boucher, ont laissé, souvent au péril de leur vie, des traces dans le ciel, ouvrant ainsi la voie à l’aviation moderne.

Agnès Clancier est l’auteur de plusieurs romans, dont « Port Jackson » (2007, Gallimard, coll. Blanche), d’un récit « Karina Sokolova » (2014, Arléa) et d’un recueil de poèmes « Outback, disent-ils » (2017, Éditions Henry).

« Une trace dans le ciel » (Arléa), paru en mai 2017, est son septième livre. Ce roman est inspiré par la vie de Maryse Bastié, héroïne de l’aviation, mais aussi engagée dans la cause des femmes et résistante pendant la seconde guerre mondiale. Site internet : www.agnes-clancier.com

Éditeur : Arléa

Collection : LITTÉRATURE GÉNÉRALE

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 Paroles d’experts de l’identité judiciaire. L’empreinte d’Alphonse Bertillon » (documentaires).Criminocorpus poursuit son enquête au service de l’identification judiciaire de la préfecture de police de Paris et vous propose, à travers la mise en ligne de 4 nouveaux documentaires, de découvrir différents aspects du.