Archives pour la catégorie Féminisme

Résistances berbères

Massinissa, Jugurtha, La Kahina ou encore Matoub Lounès… Les héros et héroïnes berbères incarnent tous l’esprit de rébellion. Une résistance plurimillénaire, souvent écrasée et quelquefois triomphante.

Régulièrement et encore tout récemment, les nouvelles nous arrivent du Maroc de réactions vives ou violentes de la population berbère à la domination du pouvoir arabe, les nouvelles d’agitations portant de lourdes frustrations.

Le roi Mohammed VI a inscrit officiellement au premier rang de ses priorités l’amélioration de la situation de cette minorité qui constitue plus d’un quart de ses sujets. En 2011, la langue des Berbères, le tamazight, est devenue langue officielle dans la Constitution du royaume. Mais cela n’a pas du tout suffi à pacifier les esprits…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de France Culture

Marie Bonnevial : Communarde et syndicaliste (Dominique Segalen)

Institutrice très active lors des évènements de la Commune en 1871, Marie Bonnevial est révoquée de l’Instruction publique pour refus d’enseigner les matières religieuses. On lui doit la création du tout premier syndicat de l’Enseignement. Elle s’exile en Turquie pendant le gouvernement de l’Ordre moral et, dès son retour, s’installe à Paris. Condamnée en correctionnelle pour avoir participé avec Jules Guesde à l’organisation d’un Congrès ouvrier international, elle milite aux côtés de Jean Jaurès et contribue à la formation de plusieurs syndicats féminins. Elle est la première femme élue à la Bourse du Travail. Publiciste au journal La Fronde, elle s’implique dans l’organisation du mouvement socialiste, mutualiste et coopératif, participe à la fondation du Conseil national des femmes françaises où elle préside la Section du Suffrage et dirige la Ligue pour le droit des femmes à la suite de Maria Pognon. Initiée en 1894 et assumant de hautes responsabilités, elle deviendra le second Grand Maître de l’Ordre après Marie Georges Martin.

Graphiste et plasticienne, Dominique Segalen est auteur de cinq romans parus aux Éditions Luce Wilquin et d’une monographie : Marie Béquet de Vienne, une vie pour l’enfance, parue chez Conform Édition en 2013.

Sa passion pour la reconstitution historique lui permet de mettre en lumière les personnages et événements ayant marqué la genèse et la création de l’Obédience du Droit Humain.

Avec la contribution d’ Alain Michon (Préface)

  • Éditeur : Editions Detrad aVs (22 mai 2018)
  • Collection : Personnalités emblématiques du Droit Humain

 

Maria Pognon, une frondeuse à la tribune – (Dominique Segalen)

Peut-on écouter sans ciller les députés et sénateurs célébrer la liberté, l’égalité, la fraternité lorsque l’on est en incapacité juridique et civique, disposant d’aussi peu de droits que les enfants, les fous ou les criminels ? Comment surmonter sa frustration lorsque l’on est évincé des discussions et décisions importantes concernant son couple, sa famille, son quartier, sa ville ? L’idée d’un suffrage universel « masculin » est-elle acceptable, si l’on fait partie de l’autre moitié des citoyens, celle qui n’est jamais consultée ?

Maria Pognon et ses amies féministes ont vécu ces injustices et tenté d’apporter des réponses pertinentes à la prétendue « infériorité » des femmes. Journaliste, socialiste, présidente de la Ligue pour le Droit des Femmes et membre du Conseil d’administration de la Société française d’Arbitrage entre les Nations, Maria Pognon a participé entre 1889 et 1904 au long combat pour l’émancipation féminine sous la IIIe République aux côtés de Maria Deraismes et Georges Martin, comme les autres membres fondateurs de la première Loge mixte en France à l’origine de l’Ordre Mixte International Le Droit Humain.

Ce récit révèle son parcours, reconstitué d’après de nombreux documents d’époque.

Sommaire

Préface

Préambule1 – Une Honfleuraise
2 – Rencontres décisives
3 – Le congrès féministe international de 1892
4 – Revendications
5 – Fondation de la Grande Loge Symbolique Écossaise le Droit Humain
6 – Réseau républicain et groupe parlementaire
7 – Funérailles de Myrtile Rengnet
8 – Actions communes
9 – Le congrès féministe international de 1896
10 – Le Journal La Fronde
11 – L’égalité hommes femmes – La femme citoyenne
12 – Le travail des femmes Premiers syndicats féminins
13 – Le poids de la religion et de la justice
14 – La recherche de paternité
15 – Conférences
16 – Le Congrès féministe international de 1900
17 – Échos du congrès
18 – Notoriété
19 – Le Conseil national des femmes françaises
20 – L’arbitrage international et l’engagement pacifiste
21 – La Ligue Française pour le Droit des Femmes
22 – Exil à Nouméa
23 – La communauté française de Sydney
24 – Villa France

Biographie : Graphiste et plasticienne, Dominique Segalen (photographie à la une) est auteur de cinq romans parus aux Éditions Luce Wilquin et d’une monographie : Marie Béquet de Vienne, une vie pour l’enfance, parue chez Conform Édition en 2013.

Sa passion pour la reconstitution historique lui permet de mettre en lumière les personnages et événements ayant marqué la genèse et la création de l’Obédience du Droit Humain.

Parution : juin 2015
Éditeur : Detrad aVs

Michelle Perrot : « Faire l’histoire des femmes, c’est contribuer à sortir les femmes des silences de leur histoire »

La rédactrice en chef du «Libé des historien·nes» évoque son travail pionnier sur l’histoire des femmes et des classes populaires. Retour sur un demi-siècle de carrière d’une grande intellectuelle qui a puissamment renouvelé la discipline.

Par Christian Delage , directeur de l’Institut d’histoire du temps présent, CNRS, Paris-VIII et Clyde Plumauzille, chargée de recherches au CNRS — 10 octobre 2018 à 18:46 (mis à jour à 19:34)

Pour en savoir plus sur le site de Liberation

L’appel de 440 historiennes : notre vision de l’histoire est-elle trop masculine ?

Hélène Carrère d’Encausse, académicienne, entourée par les académiciens Félicien Marceau, Alain Decaux, Jean-Marie Rouart, Marc Fumaroli, Pierre Nora et René de Obaldia. Photo prise le 26 octobre 2006 à l’institut de France à Paris.• Crédits : OLIVIER LABAN-MATTE – AFP

La domination masculine n’épargne pas non plus l’Histoire avec un grand « H ». 440 historiennes françaises viennent de publier une tribune dans « Le Monde », pour dénoncer l’invisibilité des femmes dans leur discipline.

A quelques jours de l’ouverture des Rendez-vous de l’histoire de Blois, la démarche est évidemment symbolique. Comment se traduit cette marginalisation ? La domination masculine a-t-elle construit une autre Histoire ?

LA QUESTION DU JOUR par Guillaume Erner

L’appel de 440 historiennes françaises : « Mettons fin à la domination masculine en histoire »

Pour en savoir plus sur France culture.fr

Trois «affaires classées» éclairent le pouvoir des femmes au Moyen Age

Entrées dans la sphère du pouvoir politique, trois femmes accusées d’adultère eurent la tête tranchée : leur infidélité était devenue une atteinte à la souveraineté détenue par le couple seigneurial.

Cold cases : ainsi Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur désignent-ils les exécutions de trois femmes, épouses de trois des plus puissants seigneurs d’Italie au tournant des xive et xve siècles. Les malheureuses furent accusées d’adultère et eurent la tête tranchée. Certes, le nom des commanditaires de ces assassinats est tout aussi connu que le mode opératoire : Francesco Gonzague, seigneur de Mantoue, convoqua un tribunal d’exception afin que la peine de mort fût prononcée contre Agnese en 1391 ; Filippo Maria Visconti, duc de Milan, fit soumettre à la question et condamner Beatrice par un juge en 1418 ; Niccolò d’Este, marquis de Ferrare, ordonna lui-même la décollation de Parisina et de son amant, le propre fils du seigneur, en 1425.

Cold cases pourtant, car ces exécutions s’étaient évanouies dans la nuit historiographique jusqu’à ce que Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur, spécialistes de l’Italie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, exhument le dossier ou, pour le mieux dire, créent le dossier en associant les trois cas. Outre son resserrement chronologique (moins de quarante ans) et spatial (l’Italie du Nord et ses cours), cette séquence se distingue par plusieurs étrangetés qui, jusqu’à présent, avaient échappé à l’attention. Décelées par É. Crouzet-Pavan et J.-C. Maire Vigueur, elles les ont poussés à mener l’enquête dans les archives de Ferrare et de Mantoue, de Modène et de Venise. Pourquoi les seigneurs choisirent-ils tous trois de rendre public ce qui les exposait à l’infamie ? Pourquoi sanctionnèrent-ils ainsi un adultère quand aucune législation du temps ne prévoyait une telle extrémité, et quand bien d’autres moyens permettaient de régler ce délicat problème d’honneur ? …

Jean-Baptiste DELZANT sur le site de Non fiction pour en savoir plus

 

La féminité n’a jamais été anti féministe …

La féminité n’a jamais été anti féministe. Ce qui n’est pas féministe c’est d’imposer aux femmes un moule dans lequel rentrer. Chapeau, poils, talons ou pas, robe ajustée ou jean. Pull ou soutif : on fait ce que l’on veut. Et si on veut être à poil, en sweat ou en robe du soir le samedi à midi, ça nous regarde. Tu piges ? Le Salon des dames