Archives pour la catégorie Féminisme

Une traversée du siècle – Marguerite Thibert, femme engagée et fonctionnaire internationale

 « 8 mars 1982, gare Saint-Lazare. En cette journée internationale des femmes célébrée en grande pompe pour la première fois par les pouvoirs publics, les nombreux voyageurs et voyageuses… sont invités à s’étonner des silences de l’histoire, à prendre conscience que les femmes ont un passé de luttes pour leurs droits, à découvrir « soixante femmes qui ont marqué l’histoire du féminisme »…

Les visages qui s’offrent aux passants sur les portraits géants .. sont pour la plupart inconnus … celui de Marguerite Thibert … La phrase qui lui est attribuée et qui est offerte à la réflexion de tous est la suivante : « La femme doit être créatrice dans la vie collective et non pas seulement génératrice d’enfants »

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Parution du livre le 3 octobre 2017 – Femme engagée, socialiste, pacifiste, féministe et très active sur le plan professionnel, Marguerite Thibert (1886-1982) a traversé une bonne part du XXe siècle. Docteure ès lettres en 1926, elle devient fonctionnaire au Bureau international du travail, en charge du travail des femmes et des enfants, puis experte envoyée en mission dans les pays émergents, avant d’être en France une figure centrale du Comité du travail féminin.

Pour raconter la vie de cette femme exceptionnelle, Françoise Thébaud une démarche originale : elle propose une biographie impersonnelle et collective, qui aborde des pistes multiples. Avec Marguerite Thibert, nous comprenons l’histoire des communautés scientifiques de l’après-Grande Guerre et de la première génération de femmes diplômées, celle des organisations internationales, de leurs politiques de genre et de leurs programmes d’assistance technique après 1945, celle des féminismes dans leurs dimensions nationales et internationales, celle des configurations successives des socialismes et des pacifismes, celle des mutations sociales et politiques de la France d’après-Seconde Guerre mondiale, celle enfin du monde global, dont la protagoniste se sentait solidaire. Un parcours et un ouvrage fascinants à tous égards.

Françoise Thébaud est professeure émérite d’histoire contemporaine à l’université d’Avignon et chercheuse associée à l’Institut des études genre de l’université de Genève. Elle est également codirectrice de la revue francophone Clio. Femmes, genre, histoire, traduite en anglais depuis 2013, et membre de l’équipe Genre du groupe de recherche EHNE. Parmi ses dernières publications, outre la direction de numéros de Clio FGH. Écrire l’histoire des femmes et du genre (2007 ; traduction espagnole, 2013), La fabrique des filles (Textuel, 2010, avec Rebecca Rogers, réédition 2014), La place des femmes dans l’histoire. Une histoire mixte (codir. avec Geneviève Dermenjian, Irène Jami, Annie Rouquier, 2010), Les femmes au temps de la guerre de 14 (Payot, 2013). Elle a également codirigé, avec Isabelle Ernot, les entrées « Historiennes » du Dictionnaire universel des créatrices(Éditions des femmes, 2013). Elle a écrit la biographie de Marguerite Thibert (1886-1982), docteure ès lettres, pacifiste, féministe, socialiste, et experte du travail des femmes au Bureau international du travail à Genève.

Éditeur : BELIN

Collection : Histoire

Gardons en tête que la liberté commence par le corps.

Beaucoup de gens pensent que les garçons auraient plus besoin de bouger que les filles. Ces gens n’ont pas conscience que ces croyances peuvent avoir un impact sur leur manière d’agir avec les enfants ou les jeunes.

Gardons en tête que la liberté commence par le corps. Le Salon des dames

Belles de jour. Prostituées, clients et proxénètes, Le Sociographe, 2017, n°59.

Présentation du numéro : Les recherches sur ce thème se sont essentiellement intéressées aux trajectoires des personnes prostituées, en étudiant leurs comportements, leur passé sexuel, leur état de santé physique et mental, ainsi que les discriminations dont elles font l’objet.

Au sein de notre société, deux grandes approches de la prostitution s’opposent, selon que l’on considère celle-ci comme un choix librement exercé ou le résultat d’une violence contre les femmes.

Dans la première approche, les femmes (voir les hommes aujourd’hui) peuvent disposer librement de leur corps, la prostitution est un choix voulu, consenti. Elle est donc un métier comme un autre.

La deuxième perspective considère la prostitution comme une violence à l’égard des femmes et constitue une exploitation non seulement des femmes prostituées mais de l’ensemble des femmes présentées comme une « marchandise ». Ces dernières sont donc définies comme des objets sexuels destinés à répondre aux besoins des hommes, en tant qu’épouses ou comme prostituées.

Si les positions abolitionnistes souhaitent que l’on donne un statut officiel de travailleur aux personnes qui se prostituent, les tenants de la réglementation préfèrent que l’on installe la prostitution dans des lieux réservés, que l’on punisse les prostitués qui travailleraient en dehors ainsi que les clients. Il s’agit donc clairement pour ce numéro de dépasser les clivages habituels que pose la question de la prostitution en se proposant de mettre au cœur de la discussion des orientations qui, habituellement, ne cohabitent pas, sans parti pris ni équivoque.

Dossier coordonné par Anne-Françoise Déquiré (membre du Comité de rédaction, enseignante à l’Institut social de Lille)

Présentation de la revue : Le sociographe est une revue trimestrielle d’instituts de formation associés et d’établissements partenaires du travail social. Elle alimente et guide la recherche dans le travail social et médicosocial. Elle propose également la publication annuelle d’un hors-série.

écrire au sociographe : contact@champsocial.com

Pour en savoir plus sur Champ social

Le guide juridique des femmes victimes de violences

On peut envoyer des tas de tweets et attendre l’indignation des jurés de Hollywood. Mais, avant toutes choses, savoir quoi faire ici et maintenant. Le GUIDE JURIDIQUE DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE de My-Kim Yang-Paya et Céline Marcovici ( Alma Editeur ) est également disponible en numérique.

Comment engager des poursuites ? Peut-on obtenir l’incarcération de l’agresseur ? A-t-on le droit, suite à des coups, de quitter le domicile ? Comment protéger l’enfant d’un père violent à l’endroit de sa mère ?, etc. Autant de questions auxquelles ce guide répond.

Le divorce par consentement mutuel date de 1975, la première campagne d’information sur les violences conjugales remonte à 1989 (plus de 200 000 femmes en sont victimes chaque année en France). Ce n’est qu’au xxie siècle que la nécessité de légiférer pour endiguer les violences physiques, sexuelles ou psychologiques dont sont victimes les femmes dans leurs couples, au travail ou dans leur vie quotidienne a été prise en compte. Depuis tout un train de réformes s’est ajouté dont la plupart sont ignorées ou mal comprises. C’est donc à une nécessité impérieuse qu’obéit la rédaction de ce guide juridique à la fois précis et grand public.

Les deux avocates qui signent ce livre répondent à toutes les questions que la victime, ses proches et l’entourage peuvent se poser. Elles montrent que les femmes qui sont la proie de violences disposent d’armes juridiques pour se défendre. En annexe, un lexique permet de comprendre la terminologie juridique parfois intimidante. Et les coordonnées des principales institutions et associations d’aide aux femmes victimes de violence permettent de savoir à qui s’adresser.

My-Kim YANG PAYA dirige l’Association Avocats Femmes et Violences créée en 1997 et Céline MARCOVICI en est la secrétaire générale. Elles sont toutes deux avocates à la Cour.

par My-Kim Yang Paya et Céline Marcovici

REVUE DE PRESSE

« En France, il y a les trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie » – Isabelle Adjani –

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« En France, il y a les trois G: galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l’une à l’autre en prétextant le jeu de la séduction fait partie des « armes de l’arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. »

Laissons savoir à ces messieurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices, ou les ingénieures, les commerciales, les institutrices, les mamans ou les putains sont toutes libres de baiser, libres d’avorter.

Et libres de parler ! – Isabelle Adjani –

Affaires de harcèlement sexuel : à quoi servent les médias ?

Des révélations sur le producteur américain Harvey Weinstein au débat entre Christine Angot et Sandrine Rousseau en passant par la Une des Inrocks sur Bertrand Cantat, des affaires bien différentes mais qui interrogent sur le traitement médiatique du harcèlement et des violences faites aux femmes.

C’est le sujet qui a scandalisé tout le monde, fait la Une de tous les journaux, tourné en boucle sur les chaînes d’info au rythme des révélations, et suscité une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux des Etats-Unis à la France: L’affaire Weinstein, du nom de ce producteur de cinéma américain accusé d’avoir violé et agressé des dizaines d’actrices et d’avoir instauré un système qui a permis une véritable omerta… Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de France culture.

La Fabrique médiatique par Caroline Broué

Pourquoi la violence faite aux femmes

Mis en ligne le 13 octobre octobre 2017 – Alors que des hommes cèdent à leurs « pulsions irrépressibles et licites » selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s’étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?

heSam Université

Conférences

Un débat enregistré en 2014.

Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de « L’échange économico-sexuel »

Éliane de Latour, IRIS/EHESS

Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS

Françoise Héritier, anthropologue, professeure honoraire au Collège de France.

Pour en savoir plus sur France culture