Archives pour la catégorie Féminisme

Un monde meilleur sauf pour les femmes

Dans la série «la Servante écarlate», elles sont asservies et violées pour donner un enfant aux dominants stériles. Une fiction féministe montrant la fragilité des droits des femmes.

On a pu remarquer à quel point le sujet des règles féminines est refoulé dans les séries télé (1), pourtant expertes en ruptures de tabous. L’inceste et l’anthropophagie apparaissent de façon plus fréquente que ce banal événement. Ce tabou concerne moins la mention des règles que la présence physique du sang menstruel à l’écran, restriction étrange si l’on pense aux litres de sang répandus dans certaines de nos séries préférées…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Sandra Laugier, Professeure de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne le 6 juillet 2017 sur le site du journal Liberation

La Servante écarlate – Film Complet EN FRANÇAIS – YouTube

Trailer du film La Servante écarlate – La Servante écarlate Bande …

THE HANDMAID’S TALE Bande Annonce (2017) La Servant Écarlate …

Aliénor d’Aquitaine : une rebelle au Moyen Age

Résumé : Stéphane Bern part à la rencontre d’une grande reine du Moyen Age : Aliénor d’Aquitaine. Reine de France à 15 ans, grâce à son mariage au roi Louis VII, elle devient reine d’Angleterre à 30 ans, au bras d’Henri II Plantagenêt. Visionnaire et stratège politique, elle négocie, traite et arme les bras de ses fils pour conserver le trône d’Angleterre, comme sa très chère Aquitaine. Pour Richard Coeur de Lion, son fils préféré, elle assume même la régence de l’Empire, mâtant, à elle seule, toutes les rébellions. Des deux côtés de la Manche, des trésors du patrimoine vibrent encore de son hitoire. Stéphane Bern visite notamment le palais de Westminster, qu’Aliénor a fait reconstruire, la rayonnante abbaye de Westminster, où elle fut couronnée, et le spectaculaire château de Douvres.

Genre : Magazine historique


Date de sortie : 2015


Présentateur(s) : Stéphane Bern

Secrets d’Histoire : Aliénor d’Aquitaine, une rebelle au Moyen Âge …

« La Mariée était en noir » avec Jeanne Moreau

Jeanne Moreau vient de mourir. Parmi ses rôles les plus marquants, on se souvient de l’héroïne de La Mariée était en noir, thriller de François Truffaut sorti en 1968. A l’époque, le réalisateur prépare son livre entretien avec Alfred Hitchcock, cinéaste qui a adapté Fenêtre sur cour, de William Irish, quelques années auparavant. Il s’agit du pseudonyme de Cornell Woolrich, auteur américain de nombreuses « pulp fictions », qui a imaginé ici l’histoire d’un mariage qui tourne mal. Le jour de la noce, cinq hommes tuent l’époux. Pour le venger, la jeune mariée les assassinera un à un en rayant leur nom de sa liste. Un pitch qui rappelle énormément celui de Kill Bill, où cinq tueurs professionnels font un carnage le jour du mariage de l’héroïne. La mariée les traquera alors sans relâche pour les éliminer…

Pour en savoir plus lire le billet publié 31 juillet 2017  par Elodie Bardinet sur le site Premiere.fr/Cinema

La Mariée était en noir – YouTube

La Mariée était en Noir (1986) Streaming En Français – YouTube

Zinaïda ou la Liberté

Parution du livre en juillet 2017 – Zinaïda Hippius est une star du XXe siècle. Poète et écrivain original, sa personnalité anticonformiste en fait une icône du genre. En Russie, elle milita pour réformer l’Église, puis, liée à des terroristes, elle sanctifia la violence. La Révolution d’octobre a trahi son rêve. Détruit aussi son ménage à trois qui faisait scandale. Repliée à Paris avec son mari, elle s’imposa pour sauver du naufrage la culture de l’Âge d’Argent. Mission réussie : après soixante-dix ans d’oblitération, son œuvre suscite un grand intérêt. Sa vie aussi, dont les aspects épars sont réunis dans ce récit biographique.

Pour Anne Hogenhuis, les relations entre la France et la Russie forment un pont entre les deux cultures qu’elle partage. Historienne, elle a publié plusieurs ouvrages pour éclairer ce thème à travers les événements du XIXe et du XXe siècle. Elle y privilégie toujours le rôle joué par les personnes, avec une préférence marquée pour les artistes et les poètes qui sont les prophètes de leur temps.

Éditions Rod

Les filles d’Antigone – Ces femmes qui ont dit non

Parution du livre le 8 juin 2017 – De l’Antiquité à nos jours, la vie de femmes rebelles. Elles ont opposé leurs valeurs personnelles à la loi d’un Etat despotique. Elles ont dit non à la force brutale. Au-delà du féminisme, elles ont agi au nom du genre humain. Certaines l’ont payé de leur vie, telle cette jeune étudiante allemande, exécutée à Munich, en 1943, pour avoir déposé à l’université des tracts anti-nazis.

Claude Citharel a fait des études de lettres et de psychologie. Il est romancier, journaliste et essayiste. Après l’étude critique du féminisme et de la maltraitance dans un précédent ouvrage, l’auteur vous livre ici l’histoire tragique de femmes qui se sont révoltées pour une juste cause au péril de leur vie. Illustration de couverture : portrait de Sophie Scholl, par Annette Poupard

Bande-annonce de «Les Filles d’Antigone» de Claude Citharel

  • Éditeur : Edilivre
  • Collection : Classique

Ma vie d’esclave chez les mormons

Dix ans après son mariage, dans un cas historique qui a secoué la nation américaine et mené à la réécriture des lois, Ann a divorcé de son puissant mari mormon, prétextant la négligence et les traitements cruels.

En 1876, Ann Eliza a publié une autobiographie intitulée « Wife n° 19 ».

Elle explique la raison de son écriture : « Si j’entreprends la rédaction de cet ouvrage, c’est pour montrer au monde le véritable visage du mormonisme et dénoncer les pitoyables conditions de vie de ses femmes, réduites au pire esclavage qui soit. Ce n’est pas seulement leur corps qui leur est ravi, mais également leur âme. »

Son autobiographie est un document poignant révélant comment Brigham Young, président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et d’autres hommes mormons vivaient à la tête de nombreux ménages, visitant leurs femmes tour à tour, devenues de véritables servantes.

Ann Eliza Young a parcouru les États-Unis pour expliquer la dégradation de la polygamie et du mormonisme, mais aussi pour révéler la véritable personnalité de Brigham Young lui-même. Elle a témoigné devant le Congrès américain en 1875. Ses remarques ont contribué à un passage de la loi qui a réorganisé le système judiciaire du territoire de l’Utah, aidant le gouvernement fédéral à poursuivre les polygames.

Le mot de l’éditeur : En 1876, après être parvenue à s’échapper de la secte mormonne, Ann Eliza a publié une autobiographie intitulée « Wife n ° 19 ». Elle explique son «  désir de montrer au monde ce que le mormonisme est vraiment ; l’état pitoyable de ces femmes, détenues dans un système de servitude plus cruel encore que l’esclavage africain, car il prétend détenir corps et âme ensemble ». Son autobiographie est un document poignant révélant comment Brigham Young, chef de l’Église mormonne toujours très importante dans le monde, et les hommes mormons vivaient dans des ménages qui étaient essentiellement des harems, en utilisant leur religion pour justifier ce qui équivaut à de l’esclavage sexuel. Les femmes mormones sont contraintes encore aujourd’hui de partager leur amour et de souffrir en silence.  Ann Eliza Young, dont le divorce est un cas historique qui a secoué la nation américaine, a parcouru les États-Unis pour expliquer la dégradation de la polygamie et le mormonisme. Elle a témoigné devant le Congrès américain en 1875.  Son témoignage a contribué à la promulgation de la loi qui a réorganisé le système judiciaire américaine aidant le gouvernement à poursuivre les polygames

Éditions Jourdan

Thérèse, le grand amour caché de Léon Blum

Parution du livre le 3 mars 2016 – Thérèse Pereyra sera durant 20 ans le grand amour caché et l’inspiratrice de Léon Blum. Alors que l’on célèbre les 80 ans du Front Populaire, Dominique Missika fait découvrir une femme lumineuse qui dut, malgré elle, rester dans l’ombre.

Née dans la bourgeoisie qu’on disait encore israélite, mariée à un agent de change, Thérèse, est une jolie fille, piquante, sportive, au tempérament d’artiste dans le Paris de la Belle Epoque. Infirmière décorée pendant la Grande Guerre, elle tombe amoureuse de Léon Blum, alors conseiller d’état, critique littéraire, dandy, et auteur d’un sulfureux ouvrage Du Mariage. Alors qu’elle divorce, Blum, lui, ne s’y résout pas. Commence une liaison qui durera 20 ans.

Libre, résolument moderne, Thérèse accepte, malgré son féminisme, de rester dans l’ombre du leader de la SFIO. Décoratrice, elle ouvre une boutique rue de Miromesnil au temps des Années folles, conduit son amant dans son bolide dans l’Aude où il est candidat, milite à la section la section du XVIe arrondissement de la SFIO, entre au Comité national des Femmes Socialistes. Les deux amants partagent une belle complicité intellectuelle et politique – non sans renoncements du côté de Térèse.

Leur mariage au moment du Front Populaire, fait d’elle le témoin privilégié de cette folle « embellie ». Première dame avant l’heure, celle que les socialistes désignent affectueusement comme la « citoyenne Blum », sacrifie sa santé à la grande aventure, luttant en cachette contre la maladie. Elle meurt lorsque tombe le Front Populaire.

Dominique Missika fait revivre la complexité du « métier de femme » dans ces années de grandes espérances où tout survient trop tôt.

Historienne et directrice éditoriale des éditions Tallandier, Dominique Missika a publié notamment deux biographies de femmes, Berty Albrecht (Tempus) et L’Institutrice d’Izieu (à paraître en Points) ainsi qu’une Histoire des Françaises au XXe siècle (Seuil 2014). En 2009, elle révélait dans « Je vous promets de revenir », le dernier combat de Léon Blum lors des années de guerre, de 1940 à 1945.

Alma Editeur