Archives pour la catégorie Féminisme

En 1898 paraissait La Fronde, premier journal féministe du monde

« Dans La Fronde, nous lutterons pour la femme écrivain qui veut placer sa copie, pour l’ouvrière qui veut avoir un salaire égal à celui de l’homme, pour la femme qui veut avoir les possibilités d’être épouse et mère » explique Marguerite Durand, sa fondatrice. Les autres journaux sont partagés entre bienveillance et franche moquerie.

Fondé par Marguerite Durand en 1897, La Fronde est le premier quotidien féministe du monde. Le 4 décembre 1897, le journal La Presse informe ses lecteurs de la naissance de ce journal d’un genre nouveau, le premier à être entièrement conçu et dirigé par des femmes…

C’ÉTAIT À LA UNE par Emmanuel Laurentin

Pour en savoir plus sur le site de France culture

« Une femme d’exception » réalisé par Mimi Leder.

SYNOPSIS ET DÉTAILS – Jeune avocate idéaliste, Ruth Bader Ginsburg vient d’avoir un enfant et ne trouve aucun cabinet prêt à engager une femme… Lorsqu’elle accepte une affaire fiscale avec son mari Martin, elle comprend qu’il y a sans doute là l’occasion de faire évoluer sa carrière. Mais elle est surtout consciente de pouvoir changer le regard de la justice sur la discrimination fondée sur le sexe. Une femme d’exception retrace les jeunes années de celle que l’on surnomme « Notorious RBG ». Aujourd’hui âgée de 85 ans, elle siège à la Cour Suprême et est l’une des plus grandes figures progressistes des États-Unis.

Date de sortie 2 janvier 2019 (2h 00min) De Mimi Leder

Avec Felicity JonesArmie HammerJustin Theroux plus 

Genres DrameBiopic

Nationalité Américain

La grève victorieuse des « matchgirls » anglaises – Presse RetroNews …

EN 1888, 1 400 OUVRIÈRES DE L’USINE D’ALLUMETTES BRYANT & MAY SE METTENT EN GRÈVE POUR PROTESTER CONTRE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL. ET SURTOUT REFUSER L’UTILISATION DU PHOSPHORE, QUI DÉFORME LA MÂCHOIRE DE CELLES QUI LE RESPIRENT.

 

Tout commence par un article paru dans l’hebdomadaire anglais The Link. Sous le titre « White slavery in London » (Esclavage blanc à Londres), la journaliste et militante socialiste Annie Besant dénonce les épouvantables conditions de travail des ouvrières de la manufacture d’allumettes Bryant & May.

Ces « matchgirls » – souvent des adolescentes – travaillent plus de 12 heures par jour pour 4 shilling par semaine (pas assez pour payer le loyer d’une chambre), sont à peine nourries dans l’usine et sont, de plus, soumises à des amendes si leurs mains ou leurs pieds sont jugés sales sur leur lieu de travail.

Par dessus tout, elles travaillent au milieu des gaz du phosphore utilisé pour fabriquer les allumettes. Le phosphore provoque des ostéonécroses de la mâchoire, déformant le visage et entraînant d’insupportables douleurs. Le « phossy jaw » (pour « phosphorus necrosis of the jaw ») touche de nombreuses ouvrières de la manufacture.

Lorsque l’article paraît, l’émoi est grand. Le premier geste de la direction de Bryant & May est alors de licencier les ouvrières qui ont parlé avec Annie Besant. Ce renvoi met le feu aux poudres. Le 6 juillet, les « matchgirls » cessent le travail 

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 5 avril 2018 sur le site de Retronews

Mary Read, Pirate des Caraïbes

Marie-Ève Sténuit, historienne de l’art et archéologue, auteur de nombreux livres sur des thèmes liées à la mer.

Vous pouvez également retrouver l’auteur dans cette publication de France Inter qui lui est consacrée, Marie-Ève Sténuit, raconteuse de l’Histoire.

Dimanche 30 décembre 2018 par Stéphanie Duncan

Pour en savoir plus sur le site de France inter

Le dossier du prochain numéro du magazine « Secrets de Pays » a pour thème : « Histoire de femmes en Périgord ».

Notre ami Jacky Tronel annonce : Le dossier du prochain numéro du magazine Secrets de Pays a pour thème : « Histoire de femmes en Périgord ». Sur la couverture, vous reconnaîtrez Joséphine Baker, puis Jeanne d’Albret (mère d’Henri IV) et Isabeau de Limeuil…

Diplômé de l’EHESS, attaché de recherche à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, coordinateur de rédaction de la revue d’Histoire Arkheia et membre du comité scientifique de la revue Histoire pénitentiaire, Jacky Tronel anime depuis avril 2010 un blog personnel intitulé « Histoire pénitentiaire et Justice militaire ». Il est également l’un des administrateurs de la page publique de Criminocorpus sur Facebook

 

Madeleine Pelletier, la « féministe intégrale »

Première femme interne en médecine, Madeleine Pelletier est l’une des féministes les plus combatives et radicales du XXe siècle. Volontiers provocatrice et violente, elle choque la bonne société française et s’attirera toute sa vie de fortes inimitiés.

Interne en médecine, féministe radicale, franc-maçonne, militante de gauche, c’est peu dire que Madeleine Pelletier (1874-1939) fut en avance sur son temps.

Issue d’une famille pauvre, elle arrête l’école à 12 ans et fréquente dès l’adolescence les cercles anarchistes et socialistes. À vingt ans, elle décide de reprendre ses études et parvient à devenir médecin. En novembre 1902, l’inscription au concours des internats des asiles lui est refusée au motif que ce concours est réservé aux personnes jouissant de leurs droits politiques, et donc fermé aux femmes.

Madeleine Pelletier met alors tout en œuvre pour que cette règle soit abolie. Soutenue par le quotidien féministe La Fronde, elle est finalement autorisée à passer le concours en 1903. Trois ans plus tard, elle devient la première femme médecin française diplômée en psychiatrie. Pendant quatre ans, elle est interne des asiles psychiatriques de la Seine, d’abord au centre hospitalier Sainte-Anne puis à l’asile de Villejuif.

En parallèle, elle s’initie à la franc-maçonnerie en 1906 et devient membre de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) où elle se bat sans relâche pour faire avancer la cause des femmes. En 1907, elle publie La Femme en lutte pour ses droits, opuscule dans lequel elle réclame le droit de suffrage et l’éligibilité des femme. Elle y soutient également le célibat comme arme de libération ainsi que le droit à l’avortement. L’ouvrage, considéré comme hautement subversif, fait scandale et révulse les conservateurs …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marina Bellot – modifié le 13/12/2018 sur le site de Retronews

Simone Weil, philosophe sur tous les fronts (1/4) Une intellectuelle à l’usine

À l’âge de 25 ans, Simone Weil, alors professeure agrégée, entre à l’usine. Elle entendait vivre cette expérience pour découvrir la vérité, avoir un contact direct avec la réalité. Elle en tire une dénonciation de l’aliénation du travail tout en affirmant une spiritualité du travail authentique.

L’invité du jour :

Robert Chenavier, agrégé de philosophie, président de l’Association pour l’étude de la pensée de Simone Weil, directeur de la publication des Cahiers Simone Weil, responsable de l’établissement des Œuvres complètes de Simone Weil aux éditions Gallimard.

Auteur de Simone Weil : une philosophie du travail aux éditions du Cerf et Simone Weil : l’attention au réelaux éditions Michalon.

Pour en savoir plus lire le billet publié  sur le site de