Archives pour la catégorie Féminisme

Gabrielle Russier par-delà les barricades – Mourir d’aimer

Une professeur de 32 ans et son élève de 16 ans. Une histoire d’amour qui finit mal sur fond de barricades de mai 68.

Le 1er septembre 1969, une professeure de lettres de 32 ans se suicide au gaz dans son appartement des quartiers nord de Marseille. Quelques mois plus tôt, Gabrielle Russier battait le pavé du côté du Vieux-Port au côté de Christian Rossi, un lycéen de 16 ans. Son jeune amant…

UNE HISTOIRE PARTICULIÈRE, UN RÉCIT DOCUMENTAIRE EN DEUX PARTIES par Stéphane Bonnefoi et Véronique Samouiloff

Gabrielle Russier par-delà les barricades (2/2) : Une enseignante …

Les WASP, ces femmes pilotes émérites dont la contribution à la guerre fut longtemps cachée …

Organisation paramilitaire pionnière composée uniquement de femmes pilotes, la Women Aiforce Service Pilots comptait près de 1 000 membres en 1943. Retour sur l’histoire de ces femmes courageuses chargées de convoyer les avions et de transporter les officiels à travers les États-Unis, qui risquèrent leur vie pour leur pays et furent injustement oubliées de l’histoire durant des décennies.

L’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale à la suite de l’attaque de Pearl Harbor déclenche la mise en place d’une nouvelle politique de rationnement. La nourriture et le matériel sont distribués avec soin, et la demande de pilotes dépasse rapidement le personnel disponible. En 1942, l’US Air Force se rend compte qu’elle va devoir engager et former de nouvelles unités pour poursuivre sa campagne…

Pour en savoir plus sur le site de dFailygeekshow

29 avril 1945 : Les femmes votent pour la première fois

Suite à l’obtention du droit de vote le 21 avril 1944, c’est durant le premier tour des élections municipales que les femmes votent pour la première fois, le 29 avril 1945. Premier scrutin depuis la Libération, plus de douze millions d’électrices sont amenées à voter.

Largement diffusées, les images immortalisant cette participation ancrent cette (r)évolution dans les consciences des citoyens et des (désormais) citoyennes : à partir de ce jour, le droit de vote des femmes est bien réel, effectif et effectué. Secrétariat d’Etat en charge de l’égalité des femmes et des hommes

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577850_10151233266568997_1054825976_nPhilippe POISSON – Ancien formateur des Personnels à l’Administration pénitentiaire

Gestionnaire du très sérieux  Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …
Membre correspondant du CLAMOR: Centre pour les humanités numériqueset l’histoire de la …
FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES

Quelles revendications féministes pendant la Première Guerre mondiale ?

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’implication totale des sociétés européennes dans l’effort de guerre entraîne paradoxalement la naissance, ou l’amplification, de revendications de la part de différents groupes sociaux.  Par exemple, dans l’empire colonial français, le Sénégalais Blaise Diagne, premier député africain français en 1914, réclame plus d’intégration par l’attribution plus facile de la citoyenneté française, une grande diffusion de la culture française à l’école et la participation des Africains au service militaire.

Les revendications féministes sont également bien présentes dans le conflit. Ainsi, le 28 avril 1916, la poétesse Marthe Dupuy écrit un article intitulé « la femme après la guerre », publié en Une du quotidien L’Ouest-Eclair. Cette alliance déconcertante entre un journal catholique et une parole féministe s’explique par l’absence de pensée radicale dans les revendications exposées – on est encore loin des mouvements pour le planning familial

Pour en savoir plus lire le billet publié par Thomas PERRONO sur le site de la revue En envor.


21430474_10154928720338997_8303056292301167768_nPhilippe POISSON – Ancien formateur des Personnels à l’Administration pénitentiaire

Gestionnaire du très sérieux  Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …
Membre correspondant du CLAMOR: Centre pour les humanités numériqueset l’histoire de la …
FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES

 

Prise de possession (Louise Michel)

Parution du livre le 3 mai 2017 – La brochure-brûlot de Louise Michel intitulée Prise de possession, paru en 1890, est pour la première fois rééditée dans son intégralité et dans son originalité. Dans la nouvelle édition que voici, le texte original a pu être restauré grâce à de nouvelles sources. Le sens lui est ainsi rendu, et la métamorphose, en maints endroits, ne manque pas de sel. Écrite fin 1889, au carrefour de l’activité propagandiste de la femme de tribune et de l’écriture autobiographique et feuilletonesque, cette brochure veut « chauffer » le public et en appelle pour cela, contre la République bourgeoise, à la grande date-centenaire de 1789. Une Louise Michel vivante, à la fois vibratile et tragique, apparaît, suspendue à la fois aux feuilles du jour, à l’actualité, et aux mythes immémoriaux de la lutte prométhéenne contre la Force. Son discours anarchiste résonne d’une vigueur citoyenne qui ne pourrait être plus actuelle.

« Il y avait longtemps que les urnes s’engorgeaient et se dégorgeaient périodiquement sans qu’il fût possible de prouver d’une façon aussi incontestable que ces bouts de papier, chargés disait-on de la volonté populaire et qu’on prétendait porter la foudre, ne portent rien du tout.

La volonté du peuple ! avec cela qu’on s’en soucie de la volonté du peuple !

Si elle gêne, on ne la suit pas, voilà tout ; on prétend qu’elle est contre la loi et s’il [n’] en existe aucune, on en fabrique ou on en démarque à volonté comme les écrivains sans imagination démarquent un chapitre de roman.

Le suffrage, dit universel, c’était le dernier espoir de ceux qui voulaient faire vivre encore la vieille société lépreuse, il n’a pu la sauver et la voilà, la marâtre, la parricide, étendue sur la table de dissection, si putréfiée déjà qu’il faut enterrer le cadavre, autour duquel, semblables aux chœurs antiques, gémissent ou vocifèrent toutes les douleurs qu’elle a causées.

N’y a-t-il pas assez longtemps que la finance et le pouvoir font leurs noces d’or à l’avènement de chaque nouveau gouvernement ; c’est depuis toujours, tandis que lourds et mornes les jours s’entassent comme le sable sur les foules, plus exploitées, plus misérables que les bêtes d’abattoir. » 

Louise Michel – Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle demeure aujourd’hui une figure révolutionnaire et anarchiste.

Édition établie, annotée et présentée par Claude Rétat.

Éditeur : L’Herne

Femmes et filles – Mai 1968 (Pascale de Langautier, Inès de Warren)

Loin de réduire cet ouvrage à une histoire de femmes, c’est à elles que nous avons choisi de donner la parole pour recueillir leurs souvenirs des événements inscrits dans la mémoire collective. Intellectuelles, artistes, romancières, scientifique, chacune a eu son Mai 68 et en garde une empreinte plus ou moins forte, mais aucune n’a oublié le souffle de ce mois de Mai, le vent de liberté.

Pascale de Langautier : Éditrice et auteure, elle a co-dirigé le Cahier de L’Herne Isaac Bashevis Singer

Inès de Warren est la nièce de Chantal Delsol. Elle vit à Paris

Elle est titulaire d’une licence de philosophie et d’un master de journalisme. Elle a été journaliste pendant de nombreuses années, et elle est aujourd’hui biographe et auteur de: « Cet amour que le monde oublie », sur le parcours de sa sœur qui, à 35 ans, alors qu’elle avait une carrière d’artiste, est entrée chez les Sœurs de Bethléem

Collectif

Éditeur : L’Herne

Le souffle de Mai 68, côté filles – Chacune a vécu à sa manière « son » Mai 68 et en garde une empreinte plus ou moins forte. Selon Irène Frain, Mai 68 a été un formidable tremplin pour nombre de femmes en leur donnant le courage de tenir leur cap. Pour elle, 68 est encore un mot magique qui continue à faire « jaillir des étincelles dorées ». Selon la journaliste Ghislaine Ottenheimer, l’avènement d’Emmanuel Macron et de son nouveau « libéralisme » à la française marquerait la fin définitive de « l’épopée soixante-huitarde ». Pourvu que dure l’imagination au pouvoir…Femmes et Filles, Mai 68, dirigé par Pascale de Langautier et Inès de Warren, Editions de L’Herne, 190 p., 15 EUR. News Summed UP

Mai 68, où sont les femmes ? – France Culture

Aujourd’hui, nous reviendrons sur les mobilisations féminines et le rôle des mouvements féministes.

INTERVENANTS

  • Sociologue – chargée de recherche au CNRS
  • Maîtresse de conférence à l’université Paris II Panthéon-Assas.
  • Chargée de cours à l’université Paris Nanterre.

Mai 68 (3/4) : Mai 68, où sont les femmes ? – France Culture

Manifestation mai 68
Manifestation mai 68 Crédits : JACQUES MARIE / AFP – AFP