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Les violences sexuelles pendant la guerre : vers une typologie de la violence politique – Elisabeth J. Wood

| ELISABETH WOOD | Les violences sexuelles pendant la guerre : vers une typologie de la …

Jeudi 5 avril, Elisabeth Wood, professeure de Science politique, d’études internationales et d’area studies à Yale University, intervient :

• à 15h dans le séminaire de la chaire Destins mondiaux de l’Amérique latine : Les héritages agraires des guerres civiles latino-américaines dans une perspective comparative https://goo.gl/YtSrnh

• à 17h30 dans le séminaire Violence et sortie de la violence : Les violences sexuelles pendant la guerre : vers une typologie de la violence politique.

Elisabeth Jean Wood est professeure de Science politique, d’études internationales et d’area studies à l’Université de Yale et membre de l’Institut de Santa Fe. Elle est en cours de publication de deux ouvrages, l’un sur les violences sexuelles durant les guerres, en s’appuyant sur des recherches menées dans plusieurs pays, et un second sur les violences politiques en Colombie (avec Francisco Gutiérrez Sanín). Elle a notamment écrit Forging Democracy from Below: Insurgent Transitions in South Africa (2000) et Insurgent Collective Action et Civil War in El Salvador (2003), et codirigé Understanding and Proving International Sex Crimes (2012).

Elisabeth Wood interviendra également dans le séminaire de la chaire Destins mondiaux de l’Amérique latine du Collège d’études mondiales, sur les héritages agraires des guerres civiles latino-américaines dans une perspective comparative, jeudi 5 avril à 15h.

Séminaire

Jeudi 5 avril 2018
17h30-19h30

Salle A3-35
FMSH | 54, bd Raspail Paris 6

Sur inscription uniquement

Disparition de Winnie Mandela : La passionaria des townships

L’ex-femme de Nelson Mandela est morte aujourd’hui à 81 ans. Populaire dans les townships, elle a été dénigrée par les leaders noirs, malgré un engagement sans faille dans la lutte anti-apartheid. Un documentaire d’Arte, visible ici, revient cette figure controversée…

Pour en savoir plus : Raoul Mbog – Publié le 02/04/2018. Mis à jour le 02/04/2018 à 17h06. sur le site de Telerama

 

 

Etats-Unis : mort de Linda Brown, la petite fille qui a mis fin à la ségrégation

Le nom de Linda Brown, décédée ce 26 mars à 76 ans, était associé à la lutte pour les droits civiques des Noirs américains. En 1951, cette petite écolière noire avait permis de mettre fin à la ségrégation dans les écoles aux Etats-Unis. Son refus d’inscription dans une école publique réservée aux Blancs dans le Kansas avait été porté devant la Cour suprême des Etats-Unis, qui lui avait donné raison…

Avec notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve

Pour en savoir plus sur le site de Rfi

“Mauvaises filles”. Déviantes et délinquantes XIXe-XXIe siècles (Actes journée d’étude)

La journée d’étude « Mauvaises filles. Déviantes et délinquantes XIXe-XXIe siècles » s’inscrit dans le cadre d’un projet de long terme. En effet, depuis quelques années des chercheur.e.s et des professionnell.e.s de l’éducation, que ce soit dans leur travail de recherche ou dans leur pratique professionnelle, se sont intéressés à cette catégorie dites de « mauvaises filles » tant d’un point de vue historique, que sociologique ou éducatif.

À travers une multitude de prismes différents, des questions communes surgissent : Qu’est-ce qu’une mauvaise fille à travers les époques ? Pourquoi la violence des filles est-elle perçue différemment de celle des garçons ? Comment l’appréhension spécifique de celle-ci résulte-t-elle des stéréotypes de genre et/ou les conforte-t-elle ? (…) »

Lire la suite de l’article de Hélène Duffuler-Vialle présentant le dossier des actes de cette journée d’étude.

Ce dossier comprend les communications suivantes :

 

L‘historienne Anne-Emmanuelle Demartini : Invitée de Nagui, émission La bande originale consacrée aux empoisonneuses, France inter, vendredi 9 février 2018, 11-12h.

Parution du livre le 7 septembre 2017 – Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.

Elle est l’auteure de L’Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008)…

Éditions Champ Vallon

Les prêtres débauchés au XVIIIéme siècle – Conférence le vendredi 26 Janvier 2018 à 19h30 au pavillon Duhamel – Mantes la Jolie 78200

Histoire : les prêtres débauchés au 18ème siècle par Myriam DENIEL – TERNANT

  • Vendredi 26 Janvier 2018 à 19h30 au Pavillon Duhamel – Mantes la Jolie 78200

Une histoire impossible de la déviance sexuelle du clergé français au XVIIIe siècle.

Préambule : il s’agira d’expliquer les raisons d’un tel sujet de recherches et le cheminement qui a abouti à cette thématique.

Cette première intervention a pour objectif de fixer les freins, les obstacles ainsi que les difficultés méthodologiques d’une histoire de la déviance sexuelle du clergé français au XVIIIe siècle. Sous l’Ancien Régime, le clergé possède en effet des limites poreuses, ne permettant pas de circonscrire de manière claire les membres du premier ordre du royaume. Au sein de ce groupe composite, l’obligation de chasteté n’est impérative qu’à certains degrés d’appartenance à l’Église. Enfin, le vocabulaire utilisé pour désigner les ecclésiastiques s’avère particulièrement vague et fluctuant, rendant toute typologie aléatoire.

 Pour tenter d’écrire l’histoire de la déviance sexuelle du clergé français, il faut partir en quête de sources. Or ces sources sont très imparfaites .Rappelons tout d’abord que ces sources sont peu nombreuses, car leur existence même signifie l’échec d’un accommodement préalable. Ne parviennent guère à l’historien que les situations envenimées. Ces sources sont de plus parcellaires dans le temps et dans l’espace, pour des raisons de conservation et d’éparpillement dans diverses archives. Il faut donc renoncer à une prétention d’exhaustivité. Enfin, les sources peuvent mentir et les cas de calomnie font légion dans les archives.

 Finalement, seule la confrontation d’un corpus éclectique de sources peut permettre de balayer l’éventail de la déviance ecclésiastique à la fin de l’époque moderne.Nous présenterons ainsi les sources utilisées, leurs lieux de conservation, la méthodologie qui leur correspond et les enjeux qui y sont liés.

Ma thèse en 180 secondes (Compétition 2016) – Myriam DENIEL …

Myriam Deniel-Ternant – YouTube

Parution du livre le 2 février 2017 – Au XVIIIe siècle, grâce aux efforts redoublés de l’Église, le clergé semble davantage moralisé, comme en atteste le topos littéraire du « bon prêtre ». L’étude d’un corpus de sources éclectiques, issues des archives de la Bastille, du parlement et de l’officialité de Paris, révèle la persistance d’un contingent non négligeable de membres déviants. Enjeux d’une surveillance multiforme, les ecclésiastiques contreviennent à l’impératif de chasteté en entretenant des relations ancillaires, sodomites et tarifées, de manière fortuite ou régulière. Outre la mise en lumière de leurs pratiques sexuelles et d’une géographie de la capitale tentatrice, la confrontation des sources souligne l’existence de plusieurs effets de seuils entraînant scandale, saisine de justice et répression.

Myriam Deniel-Ternant est agrégée d’histoire, docteure en histoire moderne et membre du CHISCO (Centre d’Histoire sociale et culturelle de l’Occident) de l’Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Elle enseigne actuellement en lycée (78).

Ses domaines de recherche sont l’histoire religieuse, l’histoire de la sexualité, des femmes et du genre; l’histoire du droit et de la criminalité et l’histoire culturelle des représentations.

MYRIAM DENIEL-TERNANT Ecclésiastiques en débauche – Éditions …