Archives pour la catégorie Événements- Actualités – Annonces

« Cette catégorie d’êtres à jamais perdus ». Les femmes incarcérées dans les centrales du sud de la France, XIXe-début XXe siècles (Anna Le Pennec)

Anna Le Pennec a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse en histoire contemporaine intitulée « Cette catégorie d’êtres à jamais perdus ». Les femmes incarcérées dans les maisons centrales du sud de la France, XIXe-début XXe siècles.

Elle se tiendra le vendredi 7 décembre à 14h en salle D29 de la Maison de la recherche à l’université Toulouse Jean Jaurès et sera suivie d’un pot en salle D28. Pour faciliter l’organisation, merci d’indiquer votre présence (annalepennec@gmail.com).

Le Jury sera composé de :

Philippe Artières, CNRS-EHESS Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, Examinateur

Sylvie Chaperon, Université Toulouse – Jean Jaurès, Directrice de thèse

Sylvie Mouysset, Université Toulouse – Jean Jaurès, Examinatrice

 Marc Renneville, CNRS-EHESS Centre Alexandre Koyré, Rapporteur

Corinne Rostaing, Université Lyon 2, Rapporteure

Résumé : Donner la parole aux captives pour écrire leur histoire, dans laquelle elles apparaissent trop souvent comme les témoins inaudibles, les placer au cœur de l’étude, tels sont les objectifs de ce travail sur les prisonnières des maisons centrales de Cadillac et de Montpellier dans le sud de la France, depuis la naissance de la prison pénale au tournant du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle : qui sont ces femmes, quelles sont leurs conditions d’incarcération, comment vivent-elles l’enfermement, entre résistances et adaptations aux tentatives de disciplinarisation exercées par la pénitentiaire ? Les réponses à ces questions évoluent non seulement en fonction des politiques pénales et des mutations sociétales, mais surtout au gré des sociabilités carcérales, plurielles et mouvantes : spécifiques aux prisons de femmes, les changements du personnel surveillant  composé successivement de gardiens laïques, de religieuses puis de surveillantes laïques – bouleversent le quotidien des détenues ; de même que les rapports aux proches, fragilisés par l’identification des condamnées comme fautives et par leur absence du foyer, à une époque où les femmes incarnent les gardiennes de la morale dans la famille et la société. Les archives pénitentiaires des départements où se situent ces deux centrales de femmes, la Gironde et l’Hérault, contiennent notamment des dossiers individuels de prisonnières, des correspondances de personnels, de détenues et de leur entourage. Par une approche au ras du sol, partant de l’intérieur des centrales, nous tâcherons de dépeindre cette microsociété emmurée en confrontant les directives nationales avec les réalités locales et les vécus individuels. Dans un monde carcéral dominé par le masculin, où les prisonnières sont très minoritaires, il s’agira de comprendre comment l’enfermement au féminin est pensé ou au contraire ignoré.

La violence dans les maisons centrales de femmes de Cadillac et de Montpellier au XIXe siècle

« La dite Guyot venait de déclarer qu’elle était décidée à tuer quelqu’un1 ». Pour lire l’article sur https://journals.openedition.org/criminocorpus/2999

Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent dans l’émission RTL de Jacques Pradel sur les « Tueuses en série »

Retrouvez-moi JEUDI 29 NOVEMBRE avec Jacques Pradel sur RTL de 20h00 à 21h00 pour parler des Tueuses en série dans l’émission « L’Heure du crime »… A bientôt ! 😊Frédérique Volot

Sortie du livre le 15 Novembre 2018 –

Qui sont ces tueuses en série ?

20 portraits glaçants,

20 histoires incroyables

20 scénarios dignes d’Hollywood

Frédériques Volot livre une enquête fouillée pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de ces 20 tueuses en série qui ont défrayé la chronique aux quatre coins du monde…

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son ouvrage qui met en avant la cruauté de ces femmes qui – souvent – n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte.

Ces 20 histoires sont parfois dignes des plus grands romans noirs. Parfois, à l’inverse, les coupables n’ont rien d’extraordinaire… jusqu’au jour où l’irréparable est commis.

Des portraits passionnants.

 

(Introduction « Tueuses en série » – Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des séries policières telles que « Hercule Poirot », l’homme à la célèbre moustache, ou Sherlock Holmes. Des séries bâties sur l’invitation à la réflexion aux fins de résolution d’énigme, à la mise en action des « petites cellules grises », tant des protagonistes que des lecteurs ou spectateurs, menant immanquablement à la résolution de l’affaire, plutôt que sur la mise en scène de la violence.

Le passage à l’acte de violence extrême ne peut jamais être excusable, encore moins exemplaire. Mais est-il possible d’éprouver de la compassion pour l’une ou l’autre de ces femmes ? Question troublante qui ne saurait trouver de réponse universelle ou définitive.

Le cas d’Aileen Wuornos m’a interpellée malgré l’horreur des meurtres dont elle s’est rendue coupable. La détresse de son enfance seule ne suffit-elle pas à expliquer -sans le justifier- qu’elle ait plongé dans la drogue, l’alcool, pratiqué la prostitution, avant de naufrager dans les abîmes du meurtre dont l’exécution par injection létale subie en 2002, à l’âge de 46 ans, fut le point final ? Cette femme en désespérance totale du début à la fin de sa vie n’aurait-elle pas mérité que, à quelque moment que ce soit de son enfance, de son adolescence ou de son état d’adulte, quelqu’un lui tende la main puis, l’éclairant elle-même sur sa propre nature, lui donne les moyens d’échapper à ses démons et lui donne une chance de connaître un destin moins funeste ?

Ni juge, ni partie, je n’ai pas la réponse.

A vous lecteurs, en votre âme et conscience, de vous faire votre propre opinion à la lecture de ces histoires de « Tueuses en série ». Frédérique Volot

Portrait du jour : Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent :

https://criminocorpus.hypotheses.org/63737/embed#?secret=chJmtPIcbi

Agnès Evein à Rochefort le mardi 27 novembre 2018 dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, Agnès Évein, créatrice de costumes pour le cinéma sera présente à Rochefort.

Fille de Jacqueline Moreau et Bernard Évein (respectivement créatrice de costumes et décorateur des « Demoiselles de Rochefort »), elle a travaillé pour Bertrand Tavernier sur les films 14-18 comme « La vie et rien d’autre » et « Capitaine Conan ».

Deux interventions sont programmées :

* Conférence d’ Agnès Evein, créatrice de costumes 14-18 pour le cinéma
Palais des congrès, salle de l’auditorium de 14h30 et 16h30.
Projection du film d’animation des élèves du lycée Merleau-Ponty « Des noms et des hommes », puis présentation du métier de créatrice de costumes sur la thématique 14-18, ainsi qu’un échange avec la salle.
> Gratuit – ouvert à tout public

* Projection du film de Bertrand Tavernier  » Capitaine Conan «
Suivi d’un temps d’échange avec Agnès Evein sur son métier, le tournage, le costume 14-18…
> Gratuit – Cinéma Apollo 8, début de séance 19h30

 

« Agnès Evein est « tombée » dans le cinéma quand elle était petite. Plus tard, elle intègre une préparation aux Arts Décoratifs et Beaux-Arts puis une école de Création Textile et obtient un diplôme de Créateur Textile Option Accessoires et Histoire du Costume : l’histoire sera en effet une de ses principales sources d’inspiration. Créatrice de Costumes, elle participe à de nombreux longs métrages dont capitaine Conan de Bertrand Tavernier, ce qui lui vaut une nomination aux César dans la catégorie « Meilleurs Costumes ». Elle a travaillé pour des films très connus du grand public comme Les enfants du marais de Jean Becker, la fille de d’ArtagnanL627 etLa vie et rien d’autre tous trois de Bertrand Tavernier, mais aussi L’œuvre au noir  d’André Delvaux. Pluridisciplinaire, elle navigue entre différents espaces dédiés à l’écran : cinéma ou télévision, et pour le spectacle vivant, opéra et théâtre…

Pour en savoir plus sur Agnès Evein : https://criminocorpus.hypotheses.org/71838

Rencontre Elisabeth Fnac Saint Brieux le samedi 17 novembre 2018

72 – Portrait du jour : Elisabeth Larbre : scientifique … – Criminocorpus

https://criminocorpus.hypotheses.org/57319

25 août 2018 – 72 – Portrait du jour : Elisabeth Larbre : scientifique par conviction, littéraire par passion et aptitudes. par Philippe Poisson · Publié 25 août …

Disparition de Christophe Regina, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Limoges-ESPE

PAR  · PUBLIÉ 12/10/2018 · MIS À JOUR 12/10/2018

Nous avons la très grande tristesse de vous informer que Christophe Regina, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Limoges-ESPE, s’est éteint ce matin à l’âge de 38 ans, terrassé par une maladie contre laquelle il a lutté avec force et courage.

Très tôt intéressé par l’histoire du genre, il a consacré sa thèse aux expressions de la conflictualité féminine à Marseille au siècle des Lumières et soutenu celle-ci à l’Université d’Aix-Marseille, sous la direction de Martine Lapied et Gilbert Buti et sous la présidence d’Arlette Farge (thèse publiée en 2017 chez Garnier). Ses travaux ont porté sur les rapports des femmes à la violence au XVIIIsiècle, qu’elles en aient été actrices ou victimes, sur la criminalité, sur les liens entre littérature et droit, ainsi que sur les gens de justice et leur formation. Il a été le co-auteur, avec Philippe Gardy, de Lucifer au couvent. La femme criminelle et l’institution du refuge au siècle des Lumières ( Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2009), ainsi que de nombreux ouvrages ayant trait à la violence (CNRS Éd., 2010), à la justice et à la manipulation. On lui doit également un essai sur La violence des femmes. Histoire d’un tabou social (Paris, Max Milo, 2011) et avec Lucien Faggion, un Dictionnaire de la méchanceté (Paris, Max Milo, 2013).

Christophe était un être sensible et généreux, et sa curiosité insatiable et contagieuse n’avait d’égal que sa gentillesse. Il était aussi avide de reconnaissance : celle de ses pairs, collègues et amis, avec lesquels il adorait échanger et défendre ses convictions. Et surtout, et même plus que tout, il recherchait la reconnaissance de ses étudiants qu’il chérissait, couvait de sa bienveillance et nourrissait de ses curiosités infinies, comme de ses travaux et découvertes.

Nous sommes tous désemparés aujourd’hui à l’idée qu’une vie si neuve, à l’aube d’une carrière si pleine de promesses, ait été interrompue si tôt et de manière si inattendue. Passionné par la recherche, les débats d’idées et l’enseignement, porteur de thèses nouvelles et stimulantes dans le domaine encore si peu masculin de l’histoire du genre, Christophe Regina survivra dans ses livres et aussi dans l’inspiration que son travail déjà si riche malgré son jeune âge nous aura généreusement léguée.

Céline Borello, Lucien Faggion et Sylvie Mouysset, ses collègues et amis

Les femmes dans la Grande Guerre mises en avant au festival du film de Compiègne

C’est pour rendre hommage «  au rôle tout à fait essentiel que les femmes ont tenu pendant la Grande Guerre  », souligne Michel Foubert, que le Festival du film de Compiègne a décidé de leur rendre hommage. Entre le 2 et le 11 novembre, elles seront particulièrement mises en avant à travers une série de films, de soirées et de rencontres.

«  Elles ont été un soutien essentiel dans le moral et l’esprit combattant,poursuit le premier adjoint au maire de Compiègne. Elles ont été marraines de guerre, ambulancières. Elles ont permis le maintien d’une activité économique en France. On n’a pas suffisamment montré toutes ces actions qui ont permis la victoire.  » Mata Hari et Musidora seront les stars contemporaines de cette période qui seront évoquées. Le festival du film projettera Wonder Woman – la dernière version est transposée pendant la Grande Guerre -, Camille ClaudelLes Gardiennes ou Lady Chatterley, pour les films les plus récents. Mais aussi Agent X27 (1931), L’Homme que j’ai tué(1932) ou encore Wings (1927). Cinq soirées au Théâtre impérial seront également proposées…

 

Nicole Canet – Au bonheur du jour, une galerie bien singulière

Nichée rue Chabanais, dans le quartier de l’Opéra à Paris, et donc aussi à deux pas de la gare Saint Lazare, la galerie d’art « Au Bonheur du Jour » est une galerie comme il n’en existe que très peu dans le monde. Elle est presqu’exclusivement consacrée à l’art gay et à l’expression homoérotique de la fin du XIXème siècle et du début du XXème.

La rue Chabanais fut longtemps le centre des plaisirs interdits à Paris. Jusqu’en 1946, elle hébergeait le plus célèbre bordel parisien, le Chabanais. Dans les années 70, avec sa voisine, la rue Sainte Anne, elle était au cœur du quartier gay de la capitale. Aujourd’hui, elle abrite toujours le plus ancien bar LGBT de Paris, La Champmeslée, et juste en face, la Galerie Au Bonheur du Jour, tenue par la dynamique Nicole Canet.

En dehors des périodes d’expositions, il faut prendre rendez-vous pour que Nicole Canet vous fasse découvrir ses collections très particulières centrées autour du nu masculin : peintures, illustrations et aussi photos anciennes originales du temps où la photo n’était pas encore numérique mais argentique ou albuminée…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Marc Devirnoy le 16 octobre 2018 sur le site de Gayviking