Archives pour la catégorie Droit des femmes

Ludivine Bantigny : “Rien n’est plus collectif que Mai 68” (Entretien)

Non, Mai 68 n’est pas qu’un mouvement étudiant parisien. Dans toute la France, ouvriers, agriculteurs, commerçants, artisans, et même chauffeurs de taxi et danseurs s’y sont mis. Et bien avant le mois de mai. C’est ce que l’historienne Ludivine Bantigny rétablit brillamment dans son livre, qui bouscule les idées reçues. Rencontre avec l’auteure de “1968. De grands soirs en petits matins”…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 février 2018-   (Propos recueillis par Michel Abescat) – Sur le site de Telerama

Date de parution du livre le 4 janvier 2018 – À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation.

Son livre s’attache au vif des événements : à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. « Les événements » : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement « changer la vie ».

Ludivine Bantigny, ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l’université de Rouen, après avoir enseigné aux instituts d’études politiques de Paris et de Strasbourg. Ses travaux portent sur la jeunesse comme enjeu social et politique, sur la socialisation, les formes d’héritage et de transmission générationnelle, ainsi que sur l’histoire des sciences humaines et sociales (sciences du psychisme et sociologie) dans la seconde moitié du XXe siècle. Membre du comité de rédaction des revues Vingtième SiècleHistoire@Politique et Revue d’histoire de l’enfance irrégulière, elle a récemment publié Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des Trente Glorieuses à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007), Les « XXe siècle » français. La France et les Français de 1914 à nos jours(Ellipses, 2006) et, en codirection, Printemps d’histoire. La khâgne et le métier d’historien (Perrin, 2004)…

Ludivine Bantigny: Livres, Biographie, écrits, livres audio …

Le blog de Ludivine Bantigny | Le Club de Mediapart

L’histoire faite aussi par des femmes

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, France 5 propose jusqu’au 18 mars une série de documentaires consacrée à des femmes qui ont fait l’histoire mais dont on parle peu voire pas du tout.

Dimanche 18 février, la série débute avec le documentaire Anne Morgan, une Américaine sur le front, réalisé par Sylvain Bergère et produit par Olivier Mille. Entièrement composé d’archives, il retrace l’histoire de l’Américaine Anne Morgan et de ses 350 compatriotes féminines qui l’ont suivie en Picardie de 1917 à 1924 pour aider les civils à reconstruire leurs villages et à se reconstruire eux-mêmes…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marion Mayer le 18 février 2018 sur le site La-croix

Filles de Mai : 68 mon Mai à moi. Mémoires de femmes

Parution du livre le 23 janvier 2018 – ELLES ont entendu Michelle Perrot parler du silence des femmes dans l’histoire. ELLES ont voulu dire Mai 68. Elles se sont réunies. Elles ont parlé et beaucoup ri. Elles se sont souvenues. Elles ont écrit et les écrits ont voyagé de l’une à l’autre de toutes à toutes échos croisés de l’avant, du pendant et de l’après. Et puis des mots ont pris le pouvoir des mots mémoire, des mots passion et l’abécédaire est né de la mémoire de ces filles de mai. Monique Bauer. Michelle Perrot a raison d’évoquer une « chronologie existentielle », à propos de ces lignes qui traversent l’événement comme des sillons féconds. 68 se décline en milliers d’expériences intimes et collectives. Celles qu’offre ce livre n’ont pas vocation à être exhaustives, ni même représentatives. Elles s’expriment en revanche avec sincérité, loin des reniements et des rejets qui font depuis plusieurs décennies, dans les médias, le bon ton des rédactions, loin des mépris hautains et des ricanements. Ces témoignages sont une force parce qu’ils ne parlent pas seulement du passé mais donnent espoir pour le présent, à bonne distance des triomphants. » Ludivine Bantigny.

de Collectif (Auteur),‎ Ludivine Bantigny (Postface),‎ Monique Bauer (Avec la contribution de),‎ Michelle Perrot (Préface).

Éditeur : Editions Le Bord de l’eau

Collection : Documents

Années 1930 : « Femmes, restez au foyer ! » – Presse RetroNews-BnF

Dans la France du XIXe siècle, on estime qu’entre 4 et 7 millions de femmes gagnaient leur vie en travaillant. La guerre de 1914-1918 les a ensuite menées dans les usines tandis que les hommes étaient au front : des centaines de milliers de « munitionnettes » ont ainsi participé à l’effort de guerre.

Mais, tandis que les féministes militent pour que cette nouvelle égalité perdure, les tenants du patriarcat réclament au même moment, avec force, le retour à la « tradition ». Qu’importe : pendant les années folles, les femmes, parfois habillées en garçonnes [voir notre article], poursuivent leur mouvement d’émancipation et revendiquent l’égalité des sexes.

La réaction ne se fait pas attendre : les mouvements chrétiens organisent, au début des années 1930, des « Congrès de la mère au foyer » destinés à inciter les femmes à retrouver le chemin du sacro-saint foyer.

Car, martèlent en 1933 les participants venus de tous les pays européens : la situation est « lamentable ». L’Écho de Paris relaie ce constat catastrophiste …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marina Bellot le 27 juin 2016 sur

Années 1930 : « Femmes, restez au foyer ! » – Presse RetroNews-BnF

Divorcer ou vendre son épouse ? Une pratique anglaise qui a perduré jusqu’au début du XXème siècle

Divorcer ou vendre  son épouse ?

Une pratique anglaise qui a perduré jusqu’au début du XXème siècle

Apparue au XVIIe siècle, la vente d’épouse permettait aux Anglais les plus modestes de mettre fin à un mariage par consentement mutuel.

Au XIXe siècle, pour éviter une procédure de divorce extrêmement coûteuse (équivalente à 16 000 euros) et fastidieuse, la façon la plus simple de divorcer pour les ménages modestes restait donc de recourir à la vente d’épouse.

La femme était alors exhibée collier au cou et, vendue aux enchères au plus offrant. Parfois, un simple ruban attaché autour de son cou ou de son bras suffisait.

La vente était annoncée à l’avance, souvent par voie de publicité dans un journal local.

Elles attiraient les foules et étaient souvent accompagnées de railleries ou de plaisanteries douteuses. Lorsque qu’un accord était conclu, les parties concernées et la plupart des badauds se retrouvaient généralement à la taverne locale pour célébrer la transaction !

Ce qui explique, probablement, pourquoi les autorités se contentaient la plupart du temps de fermer les yeux sur cette pratique illégale et le cérémonial particulièrement dégradant qui l’accompagnait.

Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que cette coutume ignoble soit définitivement bannie d’Angleterre.

La dernière vente ayant eu lieu en 1913 pour une livre sterling …

Michel Hebert a partagé la publication de Marie Lucie Thepin dans le groupe J’aime l’Histoire et le Patrimoine.

Geneviève Tabouis : « Je suis devenue journaliste parce que mes professeurs d’archéologie, en 1914, étaient antiféministes ! »

 « Attendez-vous à savoir… « 

1952 |Connaissance de l’homme – « Les métiers des femmes : la femme journaliste » entretien avec Geneviève Tabouis (1ère diffusion : 04/06/1952 Chaîne Nationale).

Dans cette émission de Gérard Caillet, « Les métiers des femmes », en 1952, Geneviève Tabouis racontait comment elle était devenue journaliste, plutôt qu’archéologue. Un programme de la série « Connaissance de l’homme » qui s’intéressait aux métiers pratiqués par des femmes, ce jour-là il s’agissait d’expliquer le métier de journaliste… Pour en savoir plus sur Geneviève Tabouis : « Je suis devenue journaliste … – France Culture

Les Nuits de France Culture par Philippe Garbit

 Frau Tabouis  » – Geneviève Tabouis – Les dernières nouvelles de demain (1892-1985)

 Geneviève Tabouis - Les dernières nouvelles de demain (1892-1985Parution du livre le 4 novembre 2003 – Avant Françoise Giroud, Geneviève Tabouis fut, des années 1930 aux années 1960, la première femme journaliste à acquérir une notoriété internationale. Bien connue des auditeurs de RTL, qui l’entendirent dans les années soixante annoncer les Dernières nouvelles de demain, elle fut d’abord au quotidien L’Œuvre l’une des journalistes les plus en vue de la presse parisienne des années 1930. jeune fille de la bonne bourgeoisie, introduite dans les milieux diplomatiques par son oncle l’ambassadeur Jules Cambon, elle sut vite se faire respecter dans un milieu d’hommes en mêlant travail, panache et mondanité.

Farouche adversaire du nazisme,  » Frau Tabouis  » dénoncée par Hitler dans ses discours dut s’exiler à Londres puis New York en 1940. Elle devint l’amie et confidente d’Eleanor Roosevelt. Rentrée en France à cinquante-trois ans, elle rebâtit de zéro une nouvelle carrière journalistique et connut une nouvelle notoriété grâce à la radio, encore active jusqu’à 88 ans ! A partir de sources inédites, voici la première biographie de cette grande journaliste, portrait nuancé d’une femme exceptionnelle à la volonté de fer, que l’on accusa longtemps d’être un agent soviétique – la réalité étant beaucoup plus complexe.

 « Attendez-vous à savoir… «

La rencontre d’Erfurt par Geneviève Tabouis (RTL, 22 mars …

Le Sommet de Dublin par Geneviève Tabouis (RTL, 2 …

Le bilan des entretiens Pompidou-Heath par Geneviève …

Les relations Est-Ouest suite au sommet de Copenhague …

The Dublin Summit by Geneviève Tabouis (RTL, 2 …

Biographie de l’auteur :

Docteur en Histoire, Denis Maréchal a été conseiller historique du Mémorial de Caen, directeur du Centre mondial de la Paix à Verdun et est actuellement chargé de mission auprès de la direction de l’Ina (Institut National de l’Audiovisuel). Il a notamment publié Radio-Luxembourg (1933-1993) et collaboré à L’Écho du siècle, dictionnaire historique de la radio-télévision (sous la direction de Jean-Noël Jeanneney).

Éditeur : Nouveau Monde

Jeanne Chauvin, pionnière des femmes avocates – Presse RetroNews …

(Portrait de Jeanne Chauvin paru en 1926, année de sa mort, dans le journal Comoedia – source : RetroNews-BnF) 

Comme Julie-Victoire Daubié qui, en 1861, osa briguer le droit de passer son baccalauréat, Jeanne Chauvin dut batailler pour forcer la porte des prétoires. Cette fille de notaire, brillante élève, se présenta à la Cour d’appel de Paris pour prêter le serment d’avocat, le 24 novembre 1897, avec en poche son doctorat en droit et sa licence ès lettres.

Un journaliste du quotidien monarchiste modéré Le Soleil raconte cette journée hors du commun, entre empathie et admiration pour la jeune prétendante …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marina Bellot le 6 février 2018 sur le site de Retronews