Archives pour la catégorie Droit des femmes

La grève victorieuse des « matchgirls » anglaises – Presse RetroNews …

EN 1888, 1 400 OUVRIÈRES DE L’USINE D’ALLUMETTES BRYANT & MAY SE METTENT EN GRÈVE POUR PROTESTER CONTRE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL. ET SURTOUT REFUSER L’UTILISATION DU PHOSPHORE, QUI DÉFORME LA MÂCHOIRE DE CELLES QUI LE RESPIRENT.

Tout commence par un article paru dans l’hebdomadaire anglais The Link. Sous le titre « White slavery in London » (Esclavage blanc à Londres), la journaliste et militante socialiste Annie Besant dénonce les épouvantables conditions de travail des ouvrières de la manufacture d’allumettes Bryant & May.

Ces « matchgirls » – souvent des adolescentes – travaillent plus de 12 heures par jour pour 4 shilling par semaine (pas assez pour payer le loyer d’une chambre), sont à peine nourries dans l’usine et sont, de plus, soumises à des amendes si leurs mains ou leurs pieds sont jugés sales sur leur lieu de travail.

Par dessus tout, elles travaillent au milieu des gaz du phosphore utilisé pour fabriquer les allumettes. Le phosphore provoque des ostéonécroses de la mâchoire, déformant le visage et entraînant d’insupportables douleurs. Le « phossy jaw » (pour « phosphorus necrosis of the jaw ») touche de nombreuses ouvrières de la manufacture.

Lorsque l’article paraît, l’émoi est grand. Le premier geste de la direction de Bryant & May est alors de licencier les ouvrières qui ont parlé avec Annie Besant. Ce renvoi met le feu aux poudres. Le 6 juillet, les « matchgirls » cessent le travail 

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 5 avril 2018 sur le site de Retronews

 

Avant la loi Veil, le coup d’éclat des 343 « salopes »

1971 |Le 5 avril 1971, elles étaient 343 à signer publiquement un manifeste dans Le Nouvel Observateur et à déclarer publiquement qu’elles avaient eu recours à l’avortement. Comment les médias ont-ils permis aux féministes de cheminer vers la dépénalisation de l’avortement ? Exploration en archives.

C’était le 5 avril 1971. Dans Le Nouvel Observateur343 femmes signaient un manifeste et déclaraient avoir eu recours à l’avortement malgré l’interdiction pénale, et réclamaient le droit à disposer de leur corps …

Par Alisonne Sinard le 5 avril 2018 sur le site de l’émission de France culture

G. Avril de Sainte-Croix et Saint-Nazaire : la barbarie boche plutôt que la prostitution ?

G. Avril de Sainte-Croix est un personnage aussi fantasque que fondamental pour qui s’intéresse au mouvement féministe, figure emblématique de la IIIe République mais aujourd’hui complètement oubliée1. Née en 1855 en Suisse, près de Genève, mais passant l’essentiel de sa mondaine vie à Paris, cette présidente du Conseil national des Femmes française n’a selon toute vraisemblance jamais mis les pieds en Bretagne, encore moins dans l’estuaire de la Loire. Pourtant, cela ne l’empêche pas de mener en septembre 1917 une charge particulièrement virulente contre la prostitution qui, selon ses dires, sévit à Saint-Nazaire à la faveur de la présence américaine

Pour en savoir plus lire le billet publié par Erwan LE GALL sur le site En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Etats-Unis : mort de Linda Brown, la petite fille qui a mis fin à la ségrégation

Le nom de Linda Brown, décédée ce 26 mars à 76 ans, était associé à la lutte pour les droits civiques des Noirs américains. En 1951, cette petite écolière noire avait permis de mettre fin à la ségrégation dans les écoles aux Etats-Unis. Son refus d’inscription dans une école publique réservée aux Blancs dans le Kansas avait été porté devant la Cour suprême des Etats-Unis, qui lui avait donné raison…

Avec notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve

Pour en savoir plus sur le site de Rfi

La mini jupe : une révolution dans les années 60

« Mini, mini, mini », comme le disait Jacques Dutronc en 1966 ; tout comme le bikini, la mini-jupe a fait tourner des têtes depuis les années 60 ! De ses détracteurs du début à ses admirateurs de maintenant, voici un historique de cette pièce de mode née dans les années 1960. Entre vêtement usuel et arme de libération de la femme, la mini-jupe est l’un des signes de son époque et des attentes de toute une génération…

Pour en savoir plus sur Ibis rouge

Germaine Chaumel, femme photographe

Totalement oubliée de l’histoire actuelle de la photographie, Germaine Chaumel (1895-1982) fut pourtant l’une de ses plus remarquables servantes entre 1935 et 1950. Elle apparaît notamment comme l’une des meilleures représentantes de la « nouvelle vision » photographique qui se développa dans l’entre-deuxguerres. La mise en perspective de ses images avec celles de certains de ses célèbres contemporains démontre la qualité de son travail et sa modernité. À l’instar de Willy Ronis ou de Brassaï dans la capitale, Germaine Chaumel a flâné dans les rues de Toulouse à la recherche d’un instant éphémère ou d’une rencontre. Son studio a été fréquenté par les vedettes et les notabilités de l’époque. Elle a mis ses qualités de photoreporter au service de la presse régionale et internationale. Quant à sa création artistique, elle s’est vu récompensée par de nombreux prix dans les salons d’art photographique nationaux. L’ensemble de son oeuvre, d’une exceptionnelle sensibilité, porte un regard empathique d’une émouvante proximité sur le quotidien des Toulousains.

 Auteur : François Bordes

Conservateur en chef du Patrimoine, Directeur des Archives municipales de Toulouse

Germaine Chaumel : photographe d’hier, femme d’aujourd’hui …

Germaine Chaumel, photographe d’hier, femme d’aujourd’hui. on Vimeo

Rencontre avec François Bordes pour l’exposition Germaine Chaumel …

Le roman de Julie Victoire (Gilles Laporte)

51WO6c4MzyL._SX330_BO1,204,203,200_Ce même jour, 26 mars, mais en 1824, naissait à Bains-les-Bains une femme qui allait bouleverser son temps et le nôtre : JULIE-VICTOIRE DAUBIE. Devenue première bachelière de France au terme d’un combat héroïque contre l’université mâle de ce temps, elle devint la première licenciée ès Lettres et première journaliste économique de France, aurait pu devenir première femme docteur ès Lettres si la mort ne l’avait pas fauchée en plein travail sur sa thèse, à l’âge de 50 ans. Aujourd’hui, en 2018, dans les convulsions sexistes et sociales que nous connaissons, souvenons-nous d’elle, de son engagement citoyen et de son courage de FEMME dont toutes les pensées sont toujours de brûlante actualité. Merci, Madame Julie-Victoire ! (On peut lire/relire ma biographie romancée de cette grande Femme -préface de Jean-Louis Debré-, premier livre grand public à elle consacré : « Le roman de Julie-Victoire, première bachelière de France » – éd. ESKA/MA Paris. Et à votre disposition pour vous conter en public son histoire, la mettre en perspective avec les événements de notre temps.) Bonne lecture. Vive la conscience citoyenne. Salut et Fraternité ! Gilles Laporte