Archives pour la catégorie Droit des femmes

L’administration révolutionnaire des filles de joie

Alors qu’une légende noire présente la Révolution française comme un temps de débauche, le cas de la prostitution étudié par Clyde Plumauzille montre que 1789 instaure au contraire un ordre moral et politique : femmes indignes, les prostituées sont aussi tenues pour des citoyennes de second rang.

Recensé : Clyde Plumauzille, Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804), Ceyzérieu, Champ Vallon, 2016, 398 p., 28 €.

Pour en savoir plus lire le billet publié  par Florence Lotterie , le 16 juin 2017 sur le site de  la vie des idées

Griselidis Real, la courtisane libertaire

Une jeunesse et une éducation en Suisse, des études d’art décoratif à Zurich, mariée à 20 ans, maman à 23 ans, Grisélidis Real aurait dû avoir une vie linéaire et sans accroche. Elle devient à Paris dans les années 1970 l’une des figures de proue de la révolution des prostituées.

• Réalisateur : Jacques Malaterre

Les Oubliés de l’Histoire
Une collection créée et dirigée par Jacques Malaterre et co-écrite par Jean-Yves Le Naour
(France, 2016, 20 x 26 mn)
Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M

Pour lire la vidéo en intégralité :

Les Oubliés de l’Histoire – Griselidis Real – Une courtisane libertaire …

Les oubliés de l’histoire – Grisélidis Réal, une courtisane libertaire …

L’école des sages-femmes : Naissance d’un corps professionnel (1786-1917)

 Résumé : De la matrone à la sage-femme, la professionnalisation et la fonctionnarisation d’un corps de santé publique.

Comment passe-t-on de la figure de la matrone, accoucheuse traditionnelle sans formation particulière ni autre autorité que celle conférée par l’habitude, à celle de la sage-femme dûment diplômée, véritable agent de santé publique d’une puissance publique elle-même en pleine recomposition ? Nathalie Sage-Pranchère, archiviste paléographe et docteur en histoire, a fait de cette transition son champ d’études de prédilection. Elle en propose, avec son ouvrage L’Ecole des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786-1917), tiré de sa thèse de doctorat soutenue en 2011, une synthèse passionnante et admirablement documentée …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marie RANQUET le 24 avril 2017 sur site Non fiction

Parution du livre le 19 janvier 2017 – Protéger l’homme « au moment où il arrive au port de la vie », telle est la mission que les gouvernements français, de l’Ancien Régime à la IIIe République, assignent aux sages-femmes. Accompagnatrices des mères et désormais membres du corps médical, les sages-femmes se sont constituées au cours du XIXe siècle en profession scientifique, détentrice d’un savoir riche et varié. Partout en France, leur formation a occupé administrateurs et médecins, faisant naître des dizaines d’écoles départementales, dont le dynamisme n’a souvent eu que peu à envier à l’école de l’Hospice de la Maternité de Paris. Du cours hospitalier à la véritable école-maternité, les institutions de formation ont accueilli en un siècle des dizaines de milliers de jeunes femmes qui, leur diplôme en main, se sont faites dans les campagnes les « institutrices du système de santé » français. Lettrées, compétentes et respectées, les sages-femmes ont ainsi fait bénéficier leurs patientes d’une qualité de soins acquise aux meilleures sources du savoir obstétrical. Légitimées par leur formation et le monopole que l’Etat leur accorde face aux matrones, elles ont mis au monde l’essentiel de la population française, ont vacciné des générations de nouveau-nés et se sont faites les chantres de l’hygiène pasteurienne dès ses débuts. L’histoire de l’émergence de ce corps professionnel, né d’une volonté politique et du consentement des accoucheuses, est riche d’enseignements pour les enjeux contemporains de la naissance et de ses acteurs.

Nathalie Sage Pranchère, ancienne élève de l’Ecole nationale des Chartes, docteure et agrégée d’histoire, est chercheuse associée au Centre Roland-Mousnier (UMR 8596, CNRS-Université Paris-Sorbonne). Ses travaux portent sur les professions de santé, leurs dynamiques de définition et de légitimation (formation, exercice illégal de la médecine dans ses différentes acceptions, syndicalisation). Elle intervient régulièrement dans les écoles de sages-femmes (Suresnes, Tours, Dijon) pour assurer des cours sur l’histoire de la profession et l’anthropologie historique de la naissance.

(Avec la contribution de), Jean-Pierre Bardet (Préface)

  • Éditeur : Presses universitaire François Rabelais
  • Collection : Perspectives historiques

 Une vidéo d’appui : L’école des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786 …

Trotula de Salerne, obstétricienne du XIe siècle

Trotula de Salerne était une obstétricienne du XIe siècle. Oui, parfaitement, une chirurgienne, une obstétricienne !

Elle fut formée à l’école de Salerne. Il s’agissait à l’époque d’un des plus grands centres médicaux du monde où accouraient les étudiants de toute l’Europe pour se former de façon libre et laïque à la chirurgie. Des femmes ont eu l’autorisation de venir étudier aux cotés des hommes. Parmi elles, la plus connue était Trotula De Salerne. Elle exerçait la méde… Afficher la suite

Le pantalon d’Alice Saunier-Seïté, ministre des Universités

En 1976, Alice Saunier-Seïté, ministre des Universités, fut la première à pénétrer dans le palais Bourbon vêtue d’un pantalon. Une apparition si incongrue qu’elle entraîna une réaction du Premier ministre Jacques Chirac regrettant qu’elle dégradât ainsi sa fonction et jusque l’image de la France. Le Salon des dames
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In 1976, Alice Saunier-Seïté, Universities minister, was the first woman to enter the Bourbon palace wearing trousers. It was such an unusual sight that Prime Minister Jacques Chirac criticised her for degrading not only her role but also the image of France.

Née le 26 avril 1925 à Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche), Alice Saunier-Seïté a connu une importante carrière universitaire avant son entrée en politique. Maître de conférences de géographie (1963), puis professeur à la faculté des lettres de Rennes (1965-1969). Elle est nommée vice-présidente de l’université de Paris-XI (1970-1971).

Grande carrière

Mme Saunier-Seïté a été la première femme à occuper des fonctions jusque là dévolues aux hommes : première femme doyen de faculté, en lettres, à Brest (1968-1969), première femme recteur d’académie, à Reims (1973-76), première femme nommée professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) en 1981.

Alice Saunier-Seïté a également été secrétaire général adjoint du Parti républicain, puis présidé le Mouvement national des élus locaux (1990-98). Conseiller de Paris depuis 1983, elle était en outre membre depuis 1995 de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques). Elle est par ailleurs l’auteur de nombreuses publications sur les régions arctiques et sur l’aménagement du territoire. Décédée en août 2003…

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Parution du livre le 19 août 2010 – Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne le dicton « porter la culotte ». Au cours de la Révolution, il se charge d’une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément clé du nouvel ordre politique. Mais l’Ancien Régime continue pour les femmes, qui, sur le plan tant vestimentaire que social, n’accèdent ni à la liberté ni à l’égalité. Privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, elles sont interdites de pantalon.

Rien de tel qu’un interdit pour susciter le désir… Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l’émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont les femmes connues et inconnues qui s’approprient l’habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 pour que le pantalon soit féminisé et devienne un vêtement mixte. Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. Pourquoi l’ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s’habiller en homme n’est-elle toujours pas abrogée ? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une « journée de la jupe » ? L’actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l’histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin. Editions du Seuil Sciences humaines Histoire L’Univers historique

Christine Bard, professeure d’histoire à l’université d’Angers (CERHIO / Centre d’histoire de Sciences Po), est notamment l’auteure des Garçonnes (Flammarion, 1998) et de Ce que soulève la jupe (Autrement, 2010).

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 208 608 visites et 3 590 384 pages vues au 27 février 2016

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

La chaîne You Tube OdyFolio Emirates est désormais lancée …

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Eva « Evita » Perón : le combat pour le droit de vote des femmes en Argentine

En Argentine, le combat pour le droit de vote des femmes a été incarné par Eva « Evita » Perón. Cette belle actrice, qui s’est illustrée dans des films et au théâtre, épouse en 1945 Juan Perón, qui devient président de l’Argentine l’année suivant. Fervente militante en faveur de l’égalité entre femmes et hommes, Evita a utilisé sa position de Première dame pour se battre en faveur du suffrage des femmes et l’amélioration de la vie des pauvres. En 1947, victoire : les parlementaires votent enfin le suffrage universel en Argentine. Elle meurt cinq ans plus tard d’un d’un cancer fulminant du col utérin, à l’âge de 33 ans mais est restée depuis une figure légendaire de la politique argentine.

Elle a dit : « Le présent siècle ne passera pas dans l’Histoire sous le nom de siècle de la désintégration atomique, mais avec un autre nom beaucoup plus significatif : le siècle du féminisme victorieux. »  Merci pour cet article Le Salon des dames

1945 : premier vote des femmes

LES OUBLIETTES DU TEMPS  du lundi 13 mai 2013

Le 21 juillet 1944, le gouvernement provisoire du Général de Gaulle promulguait une ordonnance qui permettait aux femmes de voter et d’être élues. Mais il faudra attendre les 29 avril et 13 mai 1945, dates des élections municipales, pour que les Françaises exercent pour la première fois ce droit.

Il s’agissait pour la France de rattraper son retard. En effet, les habitantes de l’état américain du Wyoming avaient déjà le droit de vote depuis longtemps (1869), tout comme les Néo-Zélandaises (1893), les Australiennes (1902), les Finlandaises (1906) et les Norvégiennes (1913). Avec Michelle Perrot, historienne, sur le site de l’émission France inter

Michelle Perrot est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris VII. Elle est notamment l’auteur avec Georges Duby de L’Histoire des femmes en Occident, de l’Antiquité à nos jours. Dernier ouvrage paru : Les Ombres de l’Histoire. Crime et châtiment au XIXe siècle, 2001 (et collection de poche, 2003) …