Archives pour la catégorie Document sonore radio

Pourquoi la violence faite aux femmes

Mis en ligne le 13 octobre octobre 2017 – Alors que des hommes cèdent à leurs « pulsions irrépressibles et licites » selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s’étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?

heSam Université

Conférences

Un débat enregistré en 2014.

Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de « L’échange économico-sexuel »

Éliane de Latour, IRIS/EHESS

Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS

Françoise Héritier, anthropologue, professeure honoraire au Collège de France.

Pour en savoir plus sur France culture

Madeleine Pelletier (1874 – 1939), une femme d’avant-garde

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« Portrait de la doctoresse Madeleine Pelletier, à son bureau ». Madeleine Pelletier (1864-1939), médecin, féministe, militante du droit à l’avortement, candidate aux élections législatives dans le XVIIIème arrondissement de Paris, en 1910. Photographie de Harlingue, 1910. Paris, Bibliothèque Marguerite Durand.

Une vie, une oeuvre par Irène Omélianenko

Il y a ce portrait en noir et blanc. Cheveux noirs coupés courts et jetés en arrière, costume d’homme, mâchoire volontaire : Madeleine Pelletier fait partie de cette première vague féministe de la fin du XIXe siècle et tout en elle respire la femme de combat et de conviction.

Médecin, première femme interne en France, Madeleine Pelletier est atypique, même dans le milieu des féministes…

Intervenants :

  • Christine Bard professeure des universités, spécialiste de l’histoire des femmes et du genre, université d’Angers ; elle a consacré un colloque en 1991 à Madeleine Pelletier.
  • Charles Sowerwine professeur émérite à l’université de Melbourne, Australie et professeur associé au centre d’histoire culturelle de l’université de Versailles – Saint-Quentin en Yvelines.
  • Felicia Gordon professeure émérite à Wolfson College, université de Cambridge, Grande-Bretagne.
  • Evelyne Rochedereux féministe, présidente de l’association CYBEL, a fait poser une plaque à la mémoire de Madeleine Pelletier rue de Gergovie à Paris.
  • Florence Sitoleux documentariste. Elle prépare un documentaire audiovisuel sur Madeleine Pelletier et nous mène sur ses traces à Perray-Vaucluse, asile où elle est morte.
  • Michel Caire psychiatre et historien.

Pour en savoir plus lire le billet publié le 30 septembre 2017 sur le site de l’émission de France culture

Dans « Nos années folles » de Téchiné, l’histoire vraie de Paul Grappe, déserteur travesti

Passer de l’autre côté du genre pour échapper à la guerre, c’est ce que décide Paul, le mari de Louise, lorsqu’il est envoyé au combat. Redécouvrez le documentaire qui raconte l’histoire de Paul, Louise, et Suzanne, dont s’est inspiré André Téchiné pour « Nos années folles », qui sort ce mercredi…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 13 septembre 2017 sur le site de France culture.

D’Edith Cavell à Mademoiselle Docteur ou Mata Hari : histoire de l’espionnage au féminin

En 1997, « Le cabinet de curiosités » proposait une série intitulée  » Les aventures de l’espionnage », le deuxième volet s’intéressait aux « Espionnes de charme et femmes de choc ». Avec Claude Moniquet et Génovefa Étienne au micro de Jacques Munier.

En 1997, Le cabinet des curiosités s’intéressait à ces femmes des combats de l’ombre.

  • Production : Jacques Munier
  • Réalisation Vincent Decque
  • Le cabinet de curiosités – Les aventures de l’espionnage 2/5 : Espionnes de charme et femmes de choc
  • 1ère diffusion : 23/12/1997

Intervenante : Claude Moniquet (Président de l’ESISC (European Strategic intelligence and Security Center)

Pour en savoir plus Les Nuits de France Culture par Philippe Garbit sur le site de Franceculture

L’affaire du bois bleu, une innocente jetée aux chiens – L’Affaire Monique Case

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Parution du livre le 15 novembre 2006 – 1966, La Guerche sur l’ Aubois, une petite ville du cher. Georges Segretin, chef de bureau à la Société générale est retrouvé mort dans sa 2CV abandonnée dans le Bois Bleu. Il s’agit d’ un meurtre. Le commissaire en charge de l’ enquête porte très vite ses soupçons sur une certaine Monique Case qui tient un commerce de photographie avec son époux à La Guerche. Monique Case, trop élégante, dynamique, sociable ; bref, trop voyante dans une petite ville de province. Les journaux locaux, nationaux et internationaux s emparent de l’ affaire tandis qu à Paris l’ assassinat de Ben Barka fait des remous. Le crime de La Guerche servirait-il de dérivatif ? Devenue Monique la diabolique, selon la presse de l’ époque. Une véritable curée médiatique s’ opère. La voilà en bonne voie pour la guillotine. L’ affaire du Bois bleu est le récit très journalistique de la contre-enquête d’ une juge intègre qui a sauvée une innocente du pire mais aussi l’ histoire d’ une vie fracassée malgré une réhabilitation.

Extrait de l’avant-propos : « L’objectif que je me suis proposé, une fois obtenue l’autorisation de consulter, aux Archives départementales, le dossier complet de cette affaire du crime du Bois Bleu, survenue il y a juste quarante ans, était d’en produire un récit, certes dépouillé des témoignages superfétatoires, mais aussi proche que possible du déroulement des faits et de l’essentiel des procédures.

Un récit duquel émergerait nettement ce qui, au regard des débats qui ont lieu à propos des catastrophes judiciaires actuelles, constitua à l’époque la genèse d’une terrible erreur judiciaire. Erreur évitée in extremis alors que les deux innocents inculpés – un homme et une femme – avaient été poussés au bord de l’abîme par l’acharnement de certains policiers peu subtils, pas très portés à respecter certaines règles de la procédure pénale ainsi que celles de la déontologie propre à leur métier.

Rétrospectivement, on ne peut que frémir à l’idée de ce qui aurait pu se passer si l’instruction avait été continuée et conclue par un magistrat aussi approximatif et aussi peu soucieux de la vérité que l’avaient été les commissaires du SRPJ d’Orléans.

Question de vie ou de mort à l’époque. Que serait-il advenu de ces deux innocents si, dans sa démarche, la juge d’instruction avait été aussi peu scrupuleuse que les policiers, aussi enfermée qu’eux dans de simplistes préjugés, aussi éloignée qu’eux du doute rationnel, fondement de toute certitude ? Si, débordée par d’autres tâches, elle avait bouclé le dossier d’accusation en reprenant purement et simplement le rapport du SRPJ ? »

Gérard Boursier, ancien professeur de lettres installé à Vierzon, se spécialise depuis plusieurs années dans les récits historiques ( a fait paraître Vichy saccharine, Main douce…). Originaire de La Guerche, il s est servi des archives (inclues dans le livre) et a rencontré plusieurs acteurs du drame.

Éditeur : Noir Délire

Pour en savoir plus une vidéo d’appui Les innocents de La Guerche – Vidéo Ina.fr et le document sonore de Jean-Michel ARMAND Les erreurs judiciaires …. un fer qui taraude tous les acteurs de la justice ! (Jean-Michel ARMAND)

Photographie à la une, bande défilante : Mrs Case Accused Of The Murder Of Georges Segretin. France, La Guerche sur l’Aubois, 13 octobre 1966, Monique CASE, une commerçante, est accusée du meurtre du chef de bureau de la société générale de Bourges Georges Segretin… Getty Images

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 208 608 visites et 3 590 384 pages vues au 27 février 2016

Odyfolio Emirates est le site d’information touristique de référence sur Dubaï, Abu Dhabi, les Émirats Arabes Unis (EAU), Oman, etc

La chaîne You Tube OdyFolio Emirates est désormais lancée …

Pour visiter le site http://www.odyfolioemirates.com/fr/

Les femmes et la question criminelle – Délits commis, expériences de victimisation et professions judiciaires

Parution du livre  2017 – Délinquantes, victimes et professionnelles de la justice : cet ouvrage examine ce qui réunit et distingue les expériences des femmes face à la criminalité, et ce qui les différencie de celles des hommes. Il retrace d’abord l’apparition des perspectives féministes en criminologie, sous l’angle des rapports entre sexe, genre et science. Déconstruisant les stéréotypes de la délinquance féminine, il en décrit les diverses formes, des plus communes (vol, délinquance routière) aux plus « extraordinaires » (homicide, crime organisé). Sont ensuite discutées les violences conjugales et sexuelles envers les femmes, leurs impacts sur la santé et les politiques publiques qui s’y rapportent. L’ouvrage examine enfin le rôle que jouent les femmes dans le contrôle social de la délinquance. Premier ouvrage en français à proposer un tel panorama, il décrit les multiples façons d’intégrer une perspective de genre à la recherche et à la pratique criminologiques.

Auteurs/éditeurs

Véronique Jaquier, Ph.D., est psychologue et docteure en criminologie. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur les violences subies et agies par les femmes, les politiques pénales et publiques délimitant leur prise en charge, et leurs impacts sur la santé mentale. Après des recherches en Suisse (Université de Lausanne) et aux États-Unis (Yale University), elle poursuit aujourd’hui ses activités au Centre romand de recherche en criminologie de l’Université de Neuchâtel.

Joëlle Vuille , Ph.D., a fait des études de droit suisse et obtenu un doctorat en criminologie à l’Université de Lausanne. Elle a ensuite mené une recherche postdoctorale à l’Université de Californie à Irvine avant d’intégrer l’équipe du Centre romand de recherche en criminologie de l’Université de Neuchâtel.

Document sonore d’appui sur rfj.ch/rfj/

Récit de résistance d’une femme centenaire : Yvette Lundy

« Le corps est nu et le cerveau tout à coup est en guenille : on est comme un trou, un trou plein de vide, et si on regarde autour, c’est encore du vide. » Yvette Lundy

Yvette Lundy est institutrice de 28 ans lorsqu’elle est arrêtée le 19 juin 1944 pour avoir fait de faux papiers. Dans son témoignage, elle évoque les conditions de son interrogation dans les locaux de la Gestapo de Châlons. Déportée à Ravensbrück, elle sera libérée par les soviétiques le 21 avril 1945. Reprenant alors son métier d’institutrice, ce n’est qu’à partir de 1958 qu’elle commencera à témoigner devant des milliers d’écoliers de la région Champagne-Ardenne…

Le 19 juin 1944, la Gestapo vient arrêter Yvette Lundy pendant sa classe, signant le prologue d’un périple inimaginable pour cette jeune femme d’alors 28 ans. Âgée aujourd’hui de 101 ans, elle incarne toujours l’engagement total pour la liberté…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 mai 2017 |Fanny Lattach – Agence France-Presse | Europe

VIDEO – Yvette Lundy fête ses 100 ans : « Je n’ai pas vu le temps passer »

Yvette Lundy, un livre pour se souvenir – France 3 Grand Est

Publication du livre le 1er janvier 2012 – « La résistance commence par un état d’ esprit. Les actes suivent. Mon idée de la résistance n ‘est pas de mourir en martyre sur l ‘autel d’ une France libérée, j ‘ai vingt ans et j ‘aime trop la vie pour m ‘offrir en sacrifice. J’ai plutôt en tète de pourrir la vie des allemands comme ils pourrissent la notre jusqu’ a ce qu’ils plient bagage ! Et les occasions ne manquent pas pour peu qu ‘on ait un peu d ‘imagination…

Éditeur : LB-COM